Comment reproduire et conserver vos semences d’épinard

Semences d’épinard (image: http://citicroc.com)

L’épinard aime le froid, beaucoup le froid. Aussitôt qu’il y aura une hausse des températures, il aura tendance à monter en graines. Vous devez donc freiner cet élan naturel en le plantant dès que le sol se travaille un peu. Au Québec, ça peut être dès le début avril, même à la fin mars si vous le pouvez ou encore en septembre pour une récolte d’automne.  Si vous le plantez trop tard au printemps, vous ne pourrez constater quels sont ceux qui retardent leur montée en graines. C’est ce qui nous est arrivée la première fois qu’on en a planté.

En effet, en voulant faire les « fins-fins », nous n’avions pas regardé les directives de plantation et les avions semés à la mi-mai, après le dernier gel au sol. Le plant a donné tout son énergie aux graines et le feuillage a vraiment été moche. Vous avez pas idées.  Il était hors de question d’en manger tellement ils étaient laids et chétifs.

Deuxièmement, comme la plante est dioïque, ça prend un mâle pour 2 femelles pour la production de semences sinon, pas de graines. En regardant une pousse, pas moyen de savoir lequel donnera un mâle et une femelle. Semez-en donc généreusement et ce, assez rapproché. Les instructions sont habituellement sur le sachet d’emballage car elles diffèrent d’une variété à l’autre. Assurez-vous aussi qu’il n’y ait pas une autre variété en fleurs en même temps que les vôtres à moins de 2 km de distance ( idéalement 5 km)… sinon DANGER! Risque de pollinisation croisée; surtout si vous voulez préserver la pureté des spécimens.

Troisièmement, laissez sécher les semences (appelées akènes) directement sur le plant à l’extérieur jusqu’à ce qu’elles soient bien dodues. Elles se rassembleront en petits tas de boules sur la tige au centre du plant. Un tuteur pourrait être nécessaire  pour tenir les tiges de grands cultivars. Amenez-les dans la maison pour les sécher la tête en bas encore quelques jours et ce, pour être sûr qu’ils seront secs pour l’ensachage.

Mais avant cette dernière étape, vous devrez froissez les semences aglutinées car elles seront plutôt difficiles à séparer. Reste quelques débris qu’un tamis poourra vous débarasser.

Finalement, inscrivez le nom de votre variété sur un sachet opaque et l’année de récolte. Elles se conserveront 4 à 5 ans si entreposées dans un lieu sec, frais et à l’abris de la lumière.

La tomate Savignac (prise 3)

Tomate Savignac (image: Slow Food Canada)

Depuis 2010, nous retraçons les informations susceptibles de donner un éclairage sur l’historique de cette variété, aujourd’hui inscrite au panthéon de l’arche du goût de slow Food (section Québec). Même après 8 ans, il arrive encore qu’une autre brique vienne s’ajouter à l’édifice. C’est ça la recherche!

Au départ, Armand Savignac, un clerc de Saint-Viateur du Centre de réflexion chrétienne de Joliette se destine à l’enseignement de la musique. Après l’obtention de son diplôme de professeur à la Shole Cantorum de l’université de Montréal en 1939, des problèmes de digestion chronique combinés à une difformité musculaire l’obligent à réorienter ses activités pour se consacrer à temps plein au jardinage.

Frère Armand Savignac avec sa tomate, année inconnue (photo: Yves Gagnon des Jardins du Grand-Portage)

En effet, à l’âge de 42 ans, suivant les conseils de naturopathes, on lui suggère une diète exclusivement de type frugivore. Selon son biographe, Paul Beaupré, c’est justement pour payer ses traitements chiropratiques qu’il débute dès 1948 la vente d’arbres fruitiers, de vignes et de tomates dont celle-ci. Durant cette année, il rencontre Raymond Dufresne, frère d’Alphonse Dufresne lorsque ce dernier initie Armand Savignac à la méthode de compostage « Indore ».  De Saint-Félix-de-Valois, Raymond remet au frère Savignac des semences d’une tomate rose qu’il sèmera l’année suivante. Impressionné le goût et par la vigueur de la plante, il décide de se dédier à 100% à sa culture, abandonnant de même coup toutes les autres variétés. Il l’a baptisa alors tomate « Dufresne » en l’honneur de Raymond. Adaptée aux régions fraîches et courtes du Québec, il en augmenta considérablement la productivité.

En 1985, Monsieur Yves Gagnon, semenciers des Jardins du Grand-Portage, rencontre l’homme dans son jardin alors âgé de 90 ans. Il se dit « sidéré par la qualité de ses 200 plants atteignant 3 mètres, tout comme la qualité de ses nombreux fruits qu’ils portaient ». Il ajoute:

 J’ai rapporté des semences chez moi et cultive cette tomate depuis ce temps. Je l’ai baptisée « Savignac » en l’honneur du frère Armand qui l’a sauvée de l’extinction tout en l’améliorant par une sélection patiente et méticuleuse.

Yves Gagnon (source: infodimanche.com / 30 mars 2013)

C’est donc la raison qui explique pourquoi on retrouve cette tomate sous les noms « Dufresne » et « Savignac ». Armand Savignac mourût a l’âge de 95 ans; pas mal pour un homme condamné par la médecine moderne à l’âge de 42 ans.

Pour lire l’article original de l’historique de cette tomate, consultez le blogue des Jardins du Grand-Portage.

À NOTER: REPRODUCTION DES PHOTOGRAPHIES D’ARMAND SAVIGNAC ET DE YVES GAGNON INTERDITES SANS LE CONSENTEMENT DE CE DERNIER.

Les jardins de la victoire

Affiche faisant la promotion des jardins de la victoire

En voyant nos factures d’épicerie en progression constante, je peux comprendre qu’il y ait des émeutes dans le monde pour protester. Serait-ce alors le moment de démarrer un potager ce printemps?  La réponse vous surprendra peut-être mais « NON ».

En effet, selon la National Gardening Association, un organisme sans but lucratif de promotion du jardinage aux États-Unis, celui-ci prétend qu’en un an, si votre potager est bien entretenu, vous pourriez économiser environ 500$ sur vos achats alimentaires. C’est quand même pas rien mais pour quelqu’un sans outil, connaissance, temps et surtout terrain, l’investissement ne vaut pas la peine.

Par contre, ça n’a pas empêché les américains l’an passé d’augmenter leurs achats de semences au point où de nombreux grainetiers ont été en rupture de stock de tomates, poivrons et oignons. Est-ce un retour à la terre? J’en doute car en lisant sur le passé, la ré-émergence des outils de jardin n’a jamais été un indicateur réjouisant de l’état dans lequel se trouvait une société.

De fait, les gens n’ayant aucun intérêt pour le jardinage ne deviennent pas du jour au lendemain gentle(wo)man-farmers.  Il y a eu un facteur extrinsèque puissant qui lesa  incité à produire leur nourriture.

Cette fois-ci, ce serait attribuable à la récession économique très difficile chez nos voisins du Sud.

Une autre fois, ce fût vers la fin de 1943, durant la 2e guerre mondiale. La première dame des États-Unis, Eleanor Roosevelt, avait sensibilisé 20 millions d’Américains à remplacer une partie de leur gazon par un potager pour palier aux restrictions alimentaires et aider l’armée dans ses efforts de guerre. Appelés les « Jardins de la Victoire », la production nationale de légumes frais avait augmentée entre 30% et 40%.

Ainsi donc, même si de manière individuelle le démarrage d’un potager ne paraît pas « rentable », si on s’y met tous, cela pourrait certainement avoir une influence à la baisse sur le prix du panier d’épicerie. Car en augmentant l’offre et en diminuant la demande, les prix pourraient être susceptibles de baisser. Qu’en pensez-vous?

Bonne fin de semaine!

Ron Benner, artiste et défenseur de la biodiversité

Ron Benner (photo: Frédérick Côté, La Tribune 11 juin 2010)

Lors du premier événement d’art actuel « ORANGE« , organisé par le centre d’expositions de Saint-Hyacinthe, j’ai été en contact direct avec les oeuvres installatives de Ron Benner, un artiste multidisciplinaire en art contemporain.

En effet, en 2003, j’ai installé avec l’aide de ma conjointe les photographies de cet artiste à la salle d’exposition de la bibliothèque T.A Saint-Germain. Ces oeuvres représentaient des photographies de Péruviens prises ça et là. Elles étaient intégrées dans des cadres d’une profondeur de 2 pouces et demi environ dans lesquels étaient déposés une multitude de graines de toutes sortes, cultivées dans ce pays.

Artiste de renom international, il tente de retracer dêpuis 1997 le trajet parcouru par les plantes comestibles des Amériques (à partir du 15e siècle) exportées et encore cultivées aujourd’hui de manière industrielle ou locale en Europe, Asie et Afrique . Vous retrouverez à coup sûr chez-lui un défenseur engagé de la biodiversité  depuis plus de 35 ans et il l’évoque régulièrement dans ses oeuvres. Natif de London en Ontario, son incursion en ingénierie agricole à l’université de Guelph (1969-70), ses voyages en Amérique de centre et du sud, Asie, Europe ainsi qu’au Mexique, ses intérêts pour l’histoire, la politique, le colonialisme et le capitalisme teintent ses créations.

Connaissant mon intérêt pour le patrimoine horticole du Québec, quelle ne fût pas ma surprise de recevoir de sa part, en 2006, un sachet de graines de maïs de Gaspé, une ancienne variété québécoise très difficile à trouver et cultivée au Québec par les MicMacs avant l’arrivée des premiers colons. Je l’en remercie encore aujourd’hui.

 Pour en connaître davantage sur ses oeuvres, visitez le musée vituel du Canada.

La photo ici-haut a été prise lors de l’exposition 10: un projet de jardin qui s’est tenu à l’université Bishop’s à Lennoxville entre  le 03 juillet et le 04 septembre 2010 regroupant maïs, fleurs et photographies.

Les pommiers de chez-nous

Les pommiers de chez-nous

Pour faire du pouce sur l’article d’hier, je vous suggère un livre hyper spécialisé du gouvernement fédéral (Agriculture et Agroalimentaire Canada) sur la pomme du Québec: les pommiers de chez-nous. 

Décrivant 254 variétés cultivées dans l’est et le centre du Canada, les auteurs Shahrokh Khanizadeh et Johanne Cousineau, deux spécialistes en la matière, ont amené l’exercice jusqu’à décrire chacun des cultivars selon les caractéristiques suivantes:

  • rusticité
  • résistance à la tavelure
  • fruit de type MacIntosh ou non
  • pouvant ou non être utilisé comme porte-greffe
  • est-ce un pommetier, pommetier ornemental ou ressemblant à un pommetier
  • bon ou non pour le jus, le cidre ou la transformation
  • triploïde (c’est-à-dire avec 51 chromosomes au lieu de 34)
  • Hâtive ou d’été

Bilingue, avec de magnifiques photographies (avec ou sans droits d’auteur), on retrace l’origine et l’historique de chaque pommier.Vous retrouverez des couleurs, saveurs et une diversité comme vous n’en aurez jamais imaginé sur ce fruit. J’avoue que le prix n’est pas donné: 100$ l’unité et 250$ si vous optez pour une version avec photos sans droit d’auteur. Mais vous pouvez vous rabattre sur la version CD-ROM classique à 45.00$.  

Les pruniers de chez-nous

Les fraisiers de chez-nous

Pour terminer, Agriculture et Agroalimentaire Canada a également produit deux autres volumes, moins dispendieux (77$ et 25.95$ respectivement) tout aussi poussés: « les prunier de chez-nous » et « les fraisiers de chez-nous ». Ce sont assurément des bibles pour ceux qui, comme nous, font des recherches mais aussi pour les producteurs et arboriculteurs qui souhaiteraient identifier ou se lancer dans la culture de pommiers ou pruniers d’antan. Disponible à l’adresse suivante.

La pomme Saint-Laurent d’hiver

Pomme Saint-Laurent d'hiver (image: http://www.ruralys.org)

La pomme Saint-Laurent d’hiver serait originaire de Montréal et aurait été obtenu par hasard, c’est-à-dire via des pépins de la variété « Fameuse », la pomme la plus renommée du Québec pendant au moins 300 ans. Comme la plantation à partir de pépins de pommes donne peu de chances d’obtenir les mêmes caractéristiques que le plant-mère;  il est normal que ce rejeton en ait conservé certaines facettes. 

Thomas Gregg, dans son livre « A Hand-book of fruit culture, being a guide to the cultivation and management of fruit trees », mentionne déjà sa très grande popularité en Nouvelle-Angleterre en 1873. Ruralys amène le temps de récolte vers la moitié septembre. 

Léon Provencher(1885)  quant à lui fait plutôt référence à la fin octobre et même jusqu’en novembre. Qui croire?  On s’y penche. Une anectode de ce dernier fait mention qu’en 1860, un seul arbre aurait donné dans un verger de Saint-Joachim, 32 minots et demi (1 minot = 15,4 kg… donc 500.5 kg ou 1101.1 livres… WOW!). 

La Saint-Laurent d’hiver arrivait ainsi au 2e rang des pommes les plus cultivées à Saint-Paul-d’Abbotsford et ses alentours; régions riches pour la culture de la pomme. Le fruit peut être utilisé frais mais est aussi excellent pour les desserts car la cuisson n’altèrera pas sa consistance. Son goût est qualifié de :

Riche, sucrée, légèrement subacide, miellée, fruitée, avec un arôme particulier

Aujourd’hui, elle est presque disparue car comme une grande majorité des fruits anciens, elle est peu adaptée aux réalités du marché, c’est-à-dire qu’elle se conserve peu longtemps et souffrre de meurtrissures dans le transport la rendant moins attrayante pour les consommateurs.  Vous pouvez vous procurer des plants par l’intermédiaire de Ruralys 1-418-856-6251.

Avis de recherche: La framboise blanche de Saint-Denis-de-Kamouraska

framboise blanche (image: http://www.klyko.com)

Lors de la conférence horticole de Québec du 02 février 1888, Monsieur Jean-Claude Chapais dressa  un portrait de ce fruit cultivé dans la région de Saint-Denis-de-Kamouraska depuis « de temps immémorial ».  Mentionnant avec un point d’interrogation qu’il s’agirait de la variété « orange », il fait état de la rusticité (-30 degrés Fahrenheith / – 18 degrés celsius) du plant. 

En effet, sans avoir besoin d’un paillis de couverture en hiver, il serait rustique au point d’en recontrer sur des terrains vagues parmi les broussailles. Produisant en abondance à partir du 15 juillet jusqu’en septembre et ce, sans interruption, il déplore quelque peu sa tendreté. Ce qui ne l’empêche pas de rajouter qu’il ferait un fruit idéal pour le marché frais autour des villes car, selon ses dires, la framboise blanche-orange est, en plus d’être productive,

grosse, très sucrée, d’une belle couleur orange et l’une des meilleures en qualité que nous ayons rencontré.

Cité en mai 1888 à partir des notes obtenues de Monsieur Chapais, le journal l’Agriculture illustré fait état qu’un fruit cultivé est plus gros comparé à celui laissé à l’état sauvage.

Il existe de nombreuses framboise blanche de type « orangé » sur le marché.

Toutefois, nous n’avons aucune image nous permettant de comparer les cultivars. Par exemple, l’image ci-contre est une variété européenne. Vous en connaissez davantage sur celle de Saint-Denis-de-Kamouraska? Vous avez des documents (photos, archives, preuves…) qui pourraient nous aider dans nos recherches?  Faites-en nous part.

Nous remercions Martine Thibeault, agente de documentation à Solidarité rurale du Québec pour les renseignements complémentaires au livre du même organisme « De nature à culture: les produits du terroir, premier inventaire des produits du terroir québécois« .

Carte postale de février 2011

Potager de l'Île d'Orléans (date et source inconnues)

Chaque mois, nous vous enverrons, à un moment donné, une belle carte postale d’époque en lien avec la culture horticole du Québec.

En effet, nous voulions vous faire profiter des belles images trouvées à travers nos recherches. J’espère qu’elles vous plairont.

En référence à l’image ci-dessus, nous sommes constamment surpris par la grosseur des potagers d’antan et le travail qu’ils devaient exiger.

D’ailleurs, l’entretien était majoritairement l’affaires des femmes car très peu d’hommes, outre de jeunes garçons, sont présents sur les photographies. Ils étaient probablement aux champs ou vaquaient à d’autres travaux agricoles.

Qui plus est, le potager en plus d’être un approvisionnement alimentaire important était aussi, pour plusieurs, une source de revenu d’appoint.

De fait, les surplus (fruits, légumes, fines herbes et aussi les fleurs) étaient écoulés dans les marchés locaux ou autrement.  

Bonne fin de semaine! 

Un vrai potager de la Nouvelle-France

Potager de la Nouvelle-France

Lors des festivités du 400e de Québec, une petite initiative est presque passée sous silence en 2008.

En effet, un potager très particulier a été érigé sur les plaines d’Abraham sous l’aspect de ceux qu’on retrouvait à  l’époque de la Nouvelle-France. Madame Louise  Saint-Pierre, ethnologue,  en a été la conceptrice. Ayant été propriétaire d’une entreprise nommée le potager de la Nouvelle-France pendant de nombreuses années, ce n’est sûrement pas une coïncidence si c’est à elle qu’on s’est adressé pour cette tâche. Possédant une maîtrise en études médiévales jumelée à des études collégiales en agriculture, elle s’intéresse tout particulièrement à l’histoire horticole.  Elle possède une vaste collection d’anciens cultivars qu’on pouvait planter aux premiers temps de la colonie.

De fait, Madame Saint-Pierre voulait  l’œuvre la plus représentative possible en fonction des documents d’archives qu’elle avait consultés.

Reproduction de l'intérieur d'un jardin de la Nouvelle-France

Pour l’occasion, l’équipe de l’émission « la semaine verte » a réalisé le 24 mai 2009 un reportage (voir ici-bas) sur les débuts du projet jusqu’à sa réalisation complète. N’ayant pu le visiter lors de sa construction, nous nous y sommes rendus l’année suivante pour nous en inspirer. Car, l’un de nos souhaits serait qu’un jour, nous aussi puissions en ériger un pour ajouter à notre collection. Pour quelles raisons croyez vous que POTAGERS D’ANTAN prend un « S ».

En attendant de contempler le nôtre, vous pourrez voir celui-ci le long du sentier piétonnier menant au kiosque Edwin-Bélanger .

Curiosité au potager: l’arbuste aux bonbons

Sur l'image, la variété Issai

Quel nom intriguant n’est-ce pas?

En fait, cette verbénacée (Callicarpa dichotoma), originaire de l’Asie de l’Est est un arbuste d’ornement qui comprend environ 150 espèces.  Celle présentée sur l’image ci-contre (variété Issai) se couvre de fleurs roses pâles pour ensuite donner des fruits non comestibles mauves très lumineux. D’autres produiront des fruits blancs, etc. et ce, en fonction du cultivar mais curieusement, les oiseaux ne semblent guère les apprécier. Les fruits survivront une partie de l’automne donnant de la couleur au jardin car en plus (en fonction de la variété), certaines offrent un feuillage spectaculaire.

D’une hauteur et d’une largeur de 1 à 2 mètres, il peut survivre dans des conditions allant jusqu’à -20 dégrés celsius (zone 5). Pratiquement jamais attaqué (insecte, maladie…) sauf peut-être à l’occasion quelques feuilles tâchées… mais si c’est juste ça. Pour garder votre plant compact, vous devez le rabattre à environ 10 centimètres du sol après chaque automne. Exige un paillis pour les 3 premières années car les jeunes plants sont plus fragiles que les adultes. Très rare au Québec. Disponible chez: enfin des fleurs.

En passant, je remarque par le taux de fréquentation l’intérêt des internautes à la section « curiosités au jardin ». Pour les amateurs de plantes originales, visiter le Jardin des curiosités. à Saint-Ours, en Montérégie. C’est un bel endroit au bord du Richelieu qui vous charmera par la diversité de ses découvertes peu communes.