Ron Benner (photo: Frédérick Côté, La Tribune 11 juin 2010)

Lors du premier événement d’art actuel « ORANGE« , organisé par le centre d’expositions de Saint-Hyacinthe, j’ai été en contact direct avec les oeuvres installatives de Ron Benner, un artiste multidisciplinaire en art contemporain.

En effet, en 2003, j’ai installé avec l’aide de ma conjointe les photographies de cet artiste à la salle d’exposition de la bibliothèque T.A Saint-Germain. Ces oeuvres représentaient des photographies de Péruviens prises ça et là. Elles étaient intégrées dans des cadres d’une profondeur de 2 pouces et demi environ dans lesquels étaient déposés une multitude de graines de toutes sortes, cultivées dans ce pays.

Artiste de renom international, il tente de retracer dêpuis 1997 le trajet parcouru par les plantes comestibles des Amériques (à partir du 15e siècle) exportées et encore cultivées aujourd’hui de manière industrielle ou locale en Europe, Asie et Afrique . Vous retrouverez à coup sûr chez-lui un défenseur engagé de la biodiversité  depuis plus de 35 ans et il l’évoque régulièrement dans ses oeuvres. Natif de London en Ontario, son incursion en ingénierie agricole à l’université de Guelph (1969-70), ses voyages en Amérique de centre et du sud, Asie, Europe ainsi qu’au Mexique, ses intérêts pour l’histoire, la politique, le colonialisme et le capitalisme teintent ses créations.

Connaissant mon intérêt pour le patrimoine horticole du Québec, quelle ne fût pas ma surprise de recevoir de sa part, en 2006, un sachet de graines de maïs de Gaspé, une ancienne variété québécoise très difficile à trouver et cultivée au Québec par les MicMacs avant l’arrivée des premiers colons. Je l’en remercie encore aujourd’hui.

 Pour en connaître davantage sur ses oeuvres, visitez le musée vituel du Canada.

La photo ici-haut a été prise lors de l’exposition 10: un projet de jardin qui s’est tenu à l’université Bishop’s à Lennoxville entre  le 03 juillet et le 04 septembre 2010 regroupant maïs, fleurs et photographies.

Advertisements