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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Réponse à notre concours… gagnez de l’ail canadien

06 mardi Sep 2011

Posted by Michel in Non classé

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Et bien nous revoilà, après 1 mois de repos d’écriture. Nous en avons bien profité et avons maintenant la tête remplie de nouvelles idées d’articles. Comme promis, le tirage de notre concours « gagnez de l’ail canadien » s’est déroulé le 06 septembre dernier et Madame Julie Buron est l’heureuse gagnante. Félicitations à cette dernière qui se mérite l’une de nos variétés d’ail canadien, soit assez pour débuter sa propre culture. Merci à tous les participants. Vous avez été très nombreux.

Nous voulons évidemment vous fournir la réponse à notre question qui était de trouver le nom ou l’utilité de la machinerie illustrée dans notre dernier article (voir image à gauche).

Encore une fois, vos réponses nous ont surpris par leur exactitude et bon nombre d’entre vous ont misé dans le mille en identifiant cet outil comme étant une TRÉPIGNEUSE. N’essayez pas de trouver la définition dans le dictionnaire, elle n’y est pas… pas dans le nôtre en tous cas.

En effet, cet outil était activé par un ou deux chevaux pour faire fonctionner de la machinerie agricole fixe.

trépigneuse (1947) Beauce

Vous souhaiteriez en voir une pour de vrai? Dirigez-vous à Lennoxille et plus précisément au Musée Uplands. Dès l’entrée du site, vous vous retrouverez face-à-face avec l’une d’entre elle. Profitez-en, la visite guidée est gratuite et vous pourrez en profiter pour déguster le thé à l’anglaise. Pour ceux et celles qui aimeraient en savoir davantage sur l’historique québécoise de la trépigneuse et ses utilisations, consultez cette page très bien documentée.

À quand une loi pour protéger les variétés patrimoniales végétales du Québec?

04 jeudi Août 2011

Posted by Michel in Biodiversité

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Poule Chantecler (image: http://moulindespionniers.com)

En 1999, le gouvernement provincial adoptait la loi sur les races animales du patrimoine agricole du Québec.

Ainsi, l’Assemblée nationale statuait que la vache canadienne, la poule Chantecler et le cheval canadien faisaient dorénavant partis du patrimoine historique et des traditions agricoles du Québec. Cette reconnaissance a fait en sorte qu’elles ont pu recevoir la mention « races patrimoniales du Québec » et du même coup éviter leur extinction. Même le gouvernement canadien en 2002 reconnaissait le cheval canadien comme « symbole national au même titre que la feuille d’érable ».  Qu’en est-il des variétés patrimoniales végétales québécoises ? Il n’existe rien.

En fait, il y a bien des stratégies et des plans d’action pour protéger les plantes menacées ou vulnérables. Dans ce cas-ci, on cible davantage la flore sauvage mais en ce qui a trait aux plantes d’utilité… rien.

Cheval canadien (image: http://breedsavers.blogspot.com)

Pourtant,  n’ont-elles pas elles aussi contribué à l’essor de notre collectivité et ce, depuis l’arrivée des  amérindiens jusqu’à aujourd’hui?

Pendant des siècles, l’homme nord-américain a adapté ses semences pour qu’elles répondent à ses besoins mais aussi s’adaptent à son terroir.  Que ce soit via l’alimentation des hommes et des animaux, la fabrication textile, l’apport médicinale, ornementale, la conception d’engrais verts, etc. , ne mériteraient-elles pas aussi une protection avant qu’elles ne disparaissent?

Selon L’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture,  75% de la diversité génétique des productions agricoles de la planète a disparu en 100 ans.  N’est-ce pas un signal suffisant pour agir?

La patate en chapelet

03 mercredi Août 2011

Posted by Michel in Plantes comestibles indigènes au Québec

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Patates en chapelet

L’apios americana ou de son nom commun, la patate en chapelet est un tubercule vivace comestible indigène au Québec.  Pourquoi cette appellation?

Et bien, la raison en est fort simple. Tout comme les boules du chapelet, les racines rondes sont reliées entre elles par une mince racine qui fait songer à un cordon. Rien ne vous empêche de réciter une prière en les récoltant. Hi!, Hi!, Hi!

Toutefois, cette fabiacée porte également le nom de « haricot sauvage »  puisque la fleur produit une fève comestible.

Autrefois, c’était une plante consommée en abondance par les amérindiens et on la retrouve encore aujourd’hui sous le vocable « patate ou pomme de terre des indiens ».

Dans son livre de 1916, Iroquois, foods and food preparation, l’auteur,  Frederick Wilkerson Waugh (1872-1924) fait justement la mention suivante:

Roots of various wild and cultivated plants were evidently used extensively and a few, such as the wild potato, the artichoke, and the pepper-root, are still eaten by some of the older people.

Apios americana en fleurs (source: inconnue)

De plus, une étude faite en 1976 par J.A.E Seabrook et L.A Dionne sur la génétique de l’apios américana, prétend que les premiers colons européens en auraient aussi beaucoup mangés au début de la colonie. Très nutritive (3 fois plus de protéine que la pomme de terre), elle n’a jamais été domestiqué mais les autochtones protégeaient son habitat naturel afin de pouvoir en récolter les années subséquentes.

Facile de culture, elle n’a besoin d’aucun engrais, de compost ou de matières organiques. Productive (environ 2 kilos par plant), c’est une grimpante qui pourra atteindre jusqu’à 5 mètres de hauteur. Vous pouvez soit planter un tubercule ou une graine pour qu’elle pousse. Aime les sols légers plutôt chaud… même acide. Le moment de la récolte sera venue, à la 2e année de plantation, en automne, lorsque les tiges commenceront à se dessécher.

Par contre, lorsque la plante sera établie depuis plusieurs années, vous pouvez déterrer les racines qui seront à la surface de la terre. N’a besoin d’aucune protection hivernale car rustique jusqu’en zone 3.

Disponible chez: Norton Natural, native & perennial vegetable (site ontarien en anglais seulement)

(04 mai 2015): NOUS VOULONS REMERCIER CHALEUREUSEMENT MADAME MARIELLE OLIVIER ET SON CONJOINT DE NOUS AVOIR APPORTÉ DE NOMBREUX TUBERCULES. Nous espérons, grâce à eux, redistribuer cette richesse de notre patrimoine à toutes les personnes intéressées.

Patates en chapelet (de chez Madame Marielle Olivier)

Patates en chapelet (de chez Madame Marielle Olivier)

Des semences patrimoniales de l’Inde au Québec

02 mardi Août 2011

Posted by Michel in Biodiversité

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Reportez-vous en Inde en 1984. Deux événements mortels à Pendjab et à Bhopal font des milliers de victimes et davantage de blessés. Devant tant d’atrocités mais surtout dans une perspective globale de ramener l’agriculture non-violente, protéger la terre, sa biodiversité ainsi que ses petits producteurs et du même coup réduire la dépendances aux grandes compagnies de semences, la Dr. Vandana Shiva créa Navdanya cette même année.

Dr. Vandana Shiva (image: /www.ordfront.se)

En fait, cet ONG indien offre aux paysans de l’Inde une alternative aux semences dites « modernes » et aux OGM. Doté d’une banque de semences « traditionnelle », ils proposent mais forment aussi les petits agriculteurs à l’utilisation de variétés héritage (minimum 50 ans d’ancienneté) ne requérant aucun produit chimique ou pesticide. 

Mais qui dit banque, dit aussi « taux d’intérêt ». 25%; c’est le taux que le fermier devra rembourser la première année. Bien que ça semble faramineux, on ne parle pas ici d’argent mais de quantités empruntées. 

Par exemple, pour un emprunt de 1 kilo de semences de riz, 1, 25 kilo de nouvelles semences de riz sera remboursé. Pas mal non! L’agriculteur à donc rapidement la possibilité d’utiliser les surplus pour avoir un revenu décent et même en avoir suffisamment pour ses semailles l’année suivante. La banque quant à elle fait ses profits grâce à l’exploitation de sa ferme expérimentale. Plusieurs milliers de variétés y sont entreposées.

Certaines d’entre elles d’ailleurs peuvent nous être accessibles via La Société des Plantes et les Jardins de l’écoumène pour ne nommer que ceux-là. Informez-vous auprès de ces entreprises pour connaître quelles sont les espèces offertes et ainsi encourager cette initiative qui regroupe, 27 ans plus tars, des milliers d’adhérents.

Pour en savoir davantage, écoutez la chronique radiophonique de Marion Tissot à l’émission « L’après-midi porte conseil » de Radio-Canada ou visionnez la capsule vidéo ici-bas.

Carte postale du mois d’août 2011

01 lundi Août 2011

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Coupe du foin (Cap-Saint-Ignace 1957)

Un de mes plus beaux souvenirs de jeunesse se situe à la campagne. Je roule tranquillement seul en bicyclette sur une petite route en gravier. Il y a tout autour de moi des champs de blé doré prêts pour la récolte. Le soleil, haut dans le ciel, caresse mon visage. La faible brise chaude mais sèche fait onduler mes cheveux d’enfant. Les grillons, le frottement des gerbes au vent et mes pneus sur les minuscules roches sont les seuls sons qui parviennent à mes oreilles. C’est le mois d’août, les vacances. l’insouciance. le simple pur bonheur. Si le paradis existe, j’y ai touché à ce moment-là.

Comment reproduire et conserver vos semences de betterave

29 vendredi Juil 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Graines de betterave (image: http://fr.123rf.com)

À cause de leur pollen extrêmement léger, la betterave peut se polliniser avec la betterave à sucre, la betterave fourragère, la bette à carde et d’autres betteraves potagères. La distance d’isolement recommandée se situera entre 3 et 8 kilomètres.

Ainsi à l’automne, récoltez les plus belles racines (bien formées, exemptes de meurtrissures et/ou de maladies apparentes). Il y a de multiples raisons pour cela:

  1. Il y a malgré tout des chances qu’il y ait des pertes pendant l’entreposage durant l’hiver.
  2. La betterave à besoin d’autres plants pour produire des semences.
  3. Cela assure une diversité génétique.

Tige florale de betterave (image: http://encyclo.voila.fr)

Nous n’avons trouvé aucune documentation indiquant le nombre de racine-mères à conserver ou à planter pour assurer la meilleure diversité génétique possible.  Chez-nous, c’est minimum 7 mais plusieurs experts s’entendent pour dire que plus il y en aura, mieux se sera.

Habituellement, elles seront mises en chambre froide et pour notre part, nous les enterrons dans du sable pour éviter qu’elles ne se dessèchent.

Lorsque le printemps sera de retour, plantez-les espacées de 30 à 60 centimètres (ça dépend de la grosseur de vos cultivars) en carré et ce, jusqu’au collet. Par inadvertance, nous avions laissé le col d’une betterave hors du sol et il avait pourri durant l’été. Ouachhhh! Dégueulasse. Mais les insectes avaient adoré.

Vous verrez par la suite apparaître une hampe florale pouvant atteindre facilement 1,2 mètre de hauteur. Tuteurez. Ne soyez pas surpris car il y aura de nonbreuses tiges sur la même.

Vous pouvez dès lors, cueillir les glomérules (graines) au fur et à mesure  lorsqu’elles tourneront au brun pâle, seront sèches et bien dodues ou encore, coupez les tiges au ras du sol pour les suspendre dans un endroit sec et aéré.

Ceci, afin qu’elles poursuivent leur maturation à l’abris des intempéries. C’est aussi plus facile de récolter les graines lorsque vous aurez deux minutes au lieu d’attendre qu’elles brunissent au jardin.

Frottez pour retirez les semences et débarassez-vous des débris avec un tamis. Ensachez-les dans une enveloppe brune en inscrivant le nom de la variété. Gardez-les au frais à l’abris de la lumière. Vos semences devraient se conserver pour une période de 4 à 5 ans mais pourraient déjà perdre 50% de leur potentiel de germination dès la 6e année.

Bonne fin de semaine!

La persévérance au jardin de la vie

28 jeudi Juil 2011

Posted by Michel in Non classé

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Je me suis rendu au potager hier en fin d’après-midi.

J’ai dû le délaisser pendant deux semaines pour diverses raisons.

Inutile de vous dire que la nature s’organise en l’absence du jardinier. Les mauvaises herbes poussent. Les oiseaux se régalent de fraises, framboises et bleuets. Les insectes passent à l’attaque. Les fines herbes vivaces envahissent des espaces non colonisés.

En le revisitant, cela m’a fait penser à une maxime « un succès instantané, c’est 20 ans de travail acharné ». Je me suis du coup, remémoré ses débuts. D’une grosseur de 10 par 15 pieds, il est maintenant rendu plusieurs centaines de fois plus grand. Et il reste encore de la place. J’ai un objectif d’espace à combler et je m’y tient. Chaque année, je gagne du terrain.  Je suis en voie d’atteindre mon but. Ça fera bientôt 9 ans que j’y travaille.

En passant, je vais vous révéler un secret acquis au cours de mes 15 ans de vie professionnelle comme conseiller d’orientation. Il m’aide non seulement dans mon travail mais aussi dans ma vie personnelle: se fixer un objectif à court terme réalisable.

Rien ne vous empêche d’avoir un vue d’ensemble d’un projet plus gros comme celui que je vise en agrandissant ma parcelle de terrain cultivable. D’autres investiront leurs énergies à l’obtention d’un diplôme, perdre du poids, courir un demi-marathon, amasser de l’argent pour l’achat d’une maison, apprendre une langue, etc. L »important c’est de subdiviser. Un sous-objectif pourrait se réaliser en une semaine, une journée ou même une heure. La durée n’est pas importante en soi.

Par contre, il est primordial qu’il puisse se concrétiser rapidement en allant dans le sens du projet visé et ce, pour garder la motivation et sentir cette satisfaction en soi après l’avoir accompli. C’est le chemin parcouru qui,à la fin, aura de la valeur et non la destination.

Par exemple, j’ai rencontré un jour un père de famille soucieux de l’avenir de son fils. Avec tout le sérieux du monde, il m’avait révélé qu’il ne souhaiterait jamais qu’il passe au travers les épreuves qu’il avait eues à endurer pour réussir. Âgé de 23 ans, son garçon n’avait aucun but dans la vie outre dépenser l’argent du père au grand dam de ce dernier. Que puis-je faire implorait-il?

Pour l’aider, je l’amena sur la manière dont il avait réussi à devenir un homme d’affaires prospère, état dont il était fier. Ayant commencé à travailler à 15 ans, il avait cumulé toutes sortes de boulots ingrats jusqu’à devenir, au fil du temps, un entrepreneur aguerri avec les responsabilités et le statut social asoociés. Au fil de la conversation, il comprit que ses épreuves l’ont amené à développer toutes sortes de compétences et d’expérience aujourd’hui fort utiles dans son domaine. Au lieu de les voir comme des épreuves, il s’est aperçu qu’au contraire, elles étaient une richesse. Elles l’avaient préparé à sa carrière actuelle. En protégeant son fils, il le privait de l’opportunité de créer ses propres erreurs, de s’améliorer, de se découvrir en tant qu’homme. Quel choc pour lui de comprendre qu’au lieu de l’aider, il lui nuisait.

Bon nombre de gens désirent le succès immédiat sans y mettre les efforts ou souhaient protéger les leurs à l’extrême en pensant bien faire? Est-ce réellement une bonne chose?

Ainsi, me fixer l’objectif d’arracher un carré de mauvaises herbes durant 30 minutes n’est pas banal en soi. Cela m’apprend à connaître mon terrain, son sol, le type de mauvaises herbes qui y poussent, les moyen de les contrôler, la réaction des plants semés, le nombre d’heure d’ensoleillement, etc. Mon terrain m’instruit sur mon niveau de patience, ma tolérance, ma résiliance, mon ignorance, sur son intéraction avec ce qui l’entoure. C’est pourquoi, je persévère car  pour certains se sera perçu comme un torture, un fardeau, un recommencement perpétuel.

Dans mon cas, mon potager est mon guide. Il m’instruit, m’enrichit, me nourrit. Et après 20 ans de travail acharné, il m’aura sûrement autant « cultivé » que moi.

Avis de recherche: La pomme Bourassa

27 mercredi Juil 2011

Posted by Michel in Avis de recherche

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Pomme Bourassa (image: Elliott's Fruit Book)

Pendant presque 150 ans (entre 1740  et  1885) nombre de témoignages font référence à la pomme Bourassa, fruit du patrimoine du Québec.

C’est le cas de la mention de P. Potier (1743) citant qu’elle est assez bien connue pour donner son nom aux variétés de pommes de types grises. Elle est aussi qualifiée comme « l’une des meilleures pommes du pays », par la baronne von Riedesel (1784).

Même dans la littérature américaine, on en retrouve des traces notamment:

  • (1854) F.R. Elliott: Elliott’s fruit book or The American fruit-grouwer’s guide in orchard and garden

  • (1867) John Aston Warder: American Pomology. Apples.

  • (1869) Andrew Jackson Downing: The fruits and fruit-trees of America 

Ce n’est sûrement pas étranger au fait qu’elle fût présente aussi aux États-Unis et décrite comme « very best in Lower Canada, and in Maine and Vermont » par Thomas Gregg dans son livre A Hand-book of fruit culture, being a guide to the Cultivation and Management of fruit Trees en 1873 (p.49) et 1877 (p. 64).

Puis après 1885…. plus rien. Qu’est-ce qui s’est passé?
C’est d’autant plus intringuant qu’elle était estimée et très présente dans la province.

Dans son ouvrage « les fruits du Québec », inspiré des écrits de Léon Provencher (1874 et 1885), Paul-Louis Martin la décrit comme:

… une grosse pomme de forme conique, à la peau rouge grisâtre et à la chair riche en arômes, d’une saveur relevée, quoique un peu sèche.

Disparue depuis plus d’un siècle, Paul-Louis Martin se demande si un jour, elle sera redécouverte. Une recherche, plus spécifique, du côté des vieux vergers de Saint-Paul-d’Abbotsford pourraient en guider certains car elle fût très présente dans ce village nommé du nom  du révérend anglican Joseph Abbott (1790-1862).  

En effet, celui-ci contribua au développement de la pomiculture dans cette région en important non seulement cette variété mais aussi la pomme Fameuse et la grise.

Vous savez où trouver cette variété du patrimoine du Québec? Faites-le nous savoir.

La permaculture

26 mardi Juil 2011

Posted by Michel in Non classé

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Cyril G Hopkins (1866-1919)

Quoique de nombreux courants de pensées incluent aujourd’hui la permaculture à toutes les sphères de l’activités humaines telles la culture, l’économie, la politique, etc., nous l’aborderons davantage sous l’aspect de l’agriculture, l’une des premières applications à laquelle elle a été pensée.

En effet, le mot permaculture découle de l’expression anglaise « permanent agriculture » utilisée pour la première fois par l’agronome américain Cyril G Hopkins lors de la parution en 1910 de son ouvrage Soil Fertility and Permanent Agriculture . Ce terme signifie « agriculture qui se maintien indéfiniment ». Nous pourrions écrire longtemps sur le concept mais nous avons déniché une vidéo beaucoup plus éloquente. Elle décrit concrètement, selon nous, le meilleur exemple d’une agriculture intégrée à son milieu et ce, en tout respect du territoire, de sa flore et de sa faune. D’une durée d’environ 36 minutes chacune, sans pause publicitaire, nous devons avouer que la narration est plutôt ennuyante mais quelle source d’inspiration pour sauver notre belle planète. 

De fait, elle redéfinit totalement la manière dont l’agriculture est pratiquée. Prenez un moment pour vous en inspirer. Vous souhaitez en apprendre davantage, consultez le site sur la permaculture francophone (section Québec).

Curiosité au potager: l’oignon catawissa (mise à jour)

25 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Oignon Catawissa (image: http://www.garys-genealogy.com/id85.htm)

Suite à de nouvelles lectures d’anciens livres, nous croyons important ajouter de nombreuses précisions à notre article paru le 19 janvier 2011.

En effet, selon l’ouvrage de 1885, Potager d’un curieux, Histoire, culture et usages de 100 plantes comestibles peu connues ou inconnues, les auteurs, Pailleux et Bois décrivent cet oignon dont l’historique est basé sur les écrits du docteur E. Bretschneider; ayant lui-même publié un volume intitulé: early european researches into the flora of China.

De fait, Bretschneider relate qu’un français, Louis Le Compte, s’étant joint aux jésuites missionnaires de Chine en 1687 édita en 1696 plusieurs mémoires dont le Nouveaux mémoires sur l’état de la Chine, dans lesquels il mentionne un oignon en particulier.

J’y ai vue une espèce d’oignon qui ne vient point de graines comme ceux d’Europe, mais, à la fin de la saison, on voit sortir de petits filaments sur la pointe ou sur la tige des feuilles, au milieu desquelles se forme un oignon semblable à celui qui germe dans la terre.

Pour ceux qui connaissent déjà l’oignon égyptien, cette description pourrait fort bien y ressembler car c’est un proche parent.

Par contre, Bretschneider ajoute:

Cet oignon paraît être celui qui avait été décrit sous le nom de Lou tz’tsung (oignon poussant en étages) dans le Kiu huang pen ts’ao publié à la fin du quatorzième siècle. … Au sommet des feuilles poussent quatre à cinq petits oignons, et que sur ceux-ci d’autres oignons se produisent encore, formant ainsi de trois à quatre étages.

L’ouvrage d’Hervieux-Morin de 1885 se serait donc trompé en estimant ce légume originaire de la région de Catawissa, ville de la Pennsylvanie aux États-Unis. Cette mégarde pourrait provenir du fait qu’il est cité dans la revue horticole de 1875 (p.57) que l’oignon catawissa a été importé d’Amérique par M.A de Lentilhac aîné et aussitôt proposé aux étals par M. Gagnaire aîné, horticulteur à Bergerac.

D’ailleurs, une souche de l’oignon catawissa aurait été développé en 1850 par F. F. Merceron, justement de Catawissa en Pennsylvanie. Est-ce le même? Reste à savoir de quelle manière cet oignon s’est retrouvé en Amérique du Nord. D’anciens écrits font mention qu’il aurait été introduit aux États-Unis par le Canada en 1820. Il serait vraisemblablement arrivé avec les premiers colons français en Nouvelle-France comme oignon égyptien.

Ainsi, ce légume vivace se retrouverait aujourd’hui, semble-il, jusqu’en Alaska (zone 0a). Plus vigoureux que son cousin, l’oignon égyptien, on peut en planter en toute sécurité dans notre potager et le laissez-là tout l’hiver sans craindre le gel puisqu’il est rustique jusqu’à -30 degrés sous zéro. Il peut mesurer au-delà de 2 pieds et demi, soit l’équivalent de plus de 76 centimètres. C’est le plus grand de sa famille.  Cela en fait un légume au pied massif pour ainsi supporter tout ce poids. C’est pourquoi on le surnomme souvent « perennial tree onion » en anglais ou « arbre-oignon vivace » (traduction libre).

De plus, il ne produit pas une mais deux séries de petits bulbes à l’extrémité de sa tige; la deuxième poussant par-dessus la première, contrairement à l’oignon égyptien qui lui en a qu’une seule.  Il arrive même, à l’occasion, qu’une troisième série pousse sur la deuxième.

Et, comme son cousin, il se replantera de lui-même, un peu plus loin, d’où l’appellation typique anglaise « walking onion » (oignon qui marche). Si vous laissez quelques divisions ou bulbes au potager chaque année, espacés d’environ 6 pouces, ils se reproduiront allègrement et vous en aurez à vie. Pas de maladies, ni d’insectes connus.

Anecdote: Pour les planter, lancez les bulbilles dans les airs et laissez-les là où ils sont tombés. Il s’enracineront rapidement d’eux-mêmes. On ne s’en occupera plus par la suite jusqu’à la récolte, sauf pour désherbage biensûr. Pour ceux qui trouvent le jardinage compliqué, offrez-leur ce légume car il est très prolifique et hyper facile à entretenir.

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