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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Trinquons à notre 200e article

22 jeudi Sep 2011

Posted by Michel in Non classé

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Quoi de mieux, comme au 18e siècle, de trinquer avec une limonade pour ce 200e article.

En effet, durant cette période, on distingue les liqueurs ou eaux rafraîchissantes de printemps et d’été des liqueurs « pour fortifier et donner chaleur en hiver ».

Parmi les premières, on retrouve les eaux glacées de fleurs (violettes, oranges, roses) et les eaux glacées de fruits (framboises, cerises, groseilles, oranges). Il s’agit simplement de macérations dans de l’eau et du sucre. Limonade et orangeades ne sont que des variantes d’eau, de citron et d’orange. Les eaux d’épices (cannelle, anis, coriandre), même si elles sont servies glacées, sont considérées comme des liqueurs d’hiver. Certains « esprits aromatiques » se nomment aussi « eaux » lorsqu’on les distille avec ces épices.

Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière (1685-1752) (source: http://fr.wikipedia.org)

Il semblerait que le gouverneur de la Nouvelle-France de 1749 à 1752, Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière, possèdait de nombreuses fioles de ratafia (fruit), d’eau de cannelle, d’orangette et d’eau cordiale (mélisse et écorce de citron).

On vous donne justement une recette de limonade trouvée dans un ancien livre de recettes de la Nouvelle-France.

  • 1 litre (4 tasses) d’eau
  • 60 ml ( 4. c à soupe) de sucre
  • le zeste d’un citron
  • le zeste de 2 oranges
  • le jus de 6 citrons
  • le jus de 2 oranges

Mélanger le tout et laisser reposer 4 heures. Au moment de servir, filtrer le liquide pour retirer les zestes. Servir froid.

Tchin! Tchin!

Le mûrier blanc

21 mercredi Sep 2011

Posted by Michel in Plantes comestibles indigènes au Québec

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Mûrier blanc (source: http://en.wikipedia.org)

Introduit au Québec via la Chine supposément vers la fin du 18e siècle et ce,  pour la production de la soie, le mûrier blanc (Morus alba) s’est rapidement naturalisé un peu partout en Amérique du Nord par l’intermédiaire des oiseaux.

En effet, ceux-ci rafolent de ses fruits et les graines ont été répandues par les déjections car non assimilées par leur organisme.

Par ailleurs, il en existe plusieurs variétés et ce dernier pourrait s’hybrider avec d’autres mûriers sauvages. Sur ce, certains mettent en garde justement sa propagation qui metterait en péril le mûrier rouge (Morus rubra), une espèce indigène qu’on ne rencontrait seulement maintenant qu’au Sud de l’Ontario.

Fruits du mûrier blanc (source: http://www.treecanada.ca)

Ainsi, on retrouve des fruits mûrs blancs, roses, mauves et même presque noirs. Ils sont délicieux mais ils doivent être consommés frais et rapidement. Très appréciés à l’époque par les autochtones, vous devez prendre garde car immatures, ceux-ci contiennent des hallucinogènes.  C’est bon à savoir n’est-ce pas!

Qui plus est, utilisé par les entreprises de fabrication de la soie car les feuilles sont très appréciés des vers à soie, d’anciens écrits font état de la facilité à laquelle cette industrie aurait pu s’implanter là où il abondait.

Toutefois, en 1748, Peter Kalm (1716-1779), explorateur et botaniste, explique ses réserves en mentionnant que:

Il ne serait pas utile de mettre sur pied des usines de soie, car la main-d’oeuvre coûte cher (en parlant de la Nouvelle-France). Un homme gagne de dix-huit pences à trois shillings (entre 15 et 20 cents) et davantage pour une journée de travail et les femmes sont payées de façon semblable.

Néanmoins, l’arbre pouvant atteindre jusqu’à 15 mètres de hauteur se cultive facilement jusqu’en zone 3. Préférant les sols très bien drainés, il supporte les sols très pauvres, secs, la pollution et il serait une piste intéressante pour la production de petits fruits dans des régions où il y a des terres incultes. Les fruits servent à la confection de confitures, tartes, gelées, dans des muffins, gâteaux, les pains et les jeunes pousses tendres peuvent aussi être bouillis et mangés comme légumes très savoureux.

Disponible à la pépinière ancestrale à l’adresse suivante: http://www.pepiniereancestrale.com

 

Tomate… rouge ou rose?

20 mardi Sep 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Récemment, nous avons reçu un texte très intéressant (photographies à l’appui) composé par Madame Michèle Renaud concernant la manière d’identifier une tomate rouge versus une rose. Nous la remerçions chaleureusement de sa contribution à partager avec nous sa passion pour les tomates anciennes. Imaginez… elle en a cultivé près de 50 variétés cet été. Wow! Nous vous retranscrivons ici-bas son texte intégralement.

J’ai souvent été surprise de  trancher une tomate rouge et de constater que la chair était parfois  rose foncée ou pâle.  L’inverse se produit aussi, nombre de tomates dites roses ont la chair rouge vif.  Nous lisons trop souvent des descriptions imprécises de variétés de tomates où il est mentionné  que le fruit est rose rougeâtre ou rouge rosâtre.  Comment savoir si une tomate est rouge ou rose?

Peau rose

J’ai trouvé la réponse  dans le  livre100 Heirloom Tomatoes for the American Garden.  Le moyen d’identifier la couleur d’une variété de tomate est de prélever la peau d’un fruit mur et de gratter celle-ci pour en  retirer  la chair qui y adhère.  En regardant la peau devant une source lumineuse, on constatera qu’elle est soit jaune ou claire, dénuée de couleur.

Peau rouge

Les tomates rouges ont la peau jaune plus ou moins foncé,  alors que  les variétés  roses ont la peau claire. (texte: Michèle Renaud)

N’hésitez pas à cliquer sur les images pour une meilleure résolution.
Toutes reproductions de ces dernières et du texte sont interdits sans le consentement de Madame Renaud.

Carte postale du mois de septembre 2011

19 lundi Sep 2011

Posted by Michel in Carte postale du mois

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C’est plutôt rare mais nous nous sommes permis de retranscrire une partie d’un texte sur les framboises édité dans le journal La Presse de 1906. Mais vous comprendrez que c’est pour une bonne raison soit celle de vous référer sur le très beau site instructif de Jean Provencher, spécialiste de l’histoire du Québec et créateur de nombreux volumes. Vous y trouverez une panoplie de sujets et notamment des anecdotes sur le passé horticole/agricole du Québec et aussi de belles images comme celle illustrée ici-haut.

La saison des framboises bat son plein, écrit-on. Cet excellent fruit est très recherché de nos gourmets, mais bien peu savent dans quelle partie de la Province notre marché s’alimente. Sans doute qu’il s’en cueille un peu partout, mais c’est surtout au nord de Montréal que nous en recevons la plus grande partie.

Il est très intéressant de se rendre à la gare Viger, le matin, à l’arrivée du convoi de Saint-Jérôme, pour y voir la foule des commerçants et épiciers venus là pour s’approvisionner.

M. Jos Nantel, qui a des agents dans toutes les paroisses, depuis Sainte-Agathe jusqu’au nord du Nominingue, nous disait, ce matin, que les framboises ne sont pas en aussi grande quantité cette année que les années passées, mais par contre, dit-il, les prix ont subi une très forte augmentation. Aussi, les années dernières, les agents achetaient les framboises pour 40 à 45 cents le seau, pendant que cette année il leur faut payer de 60 à 65 cents.

Plusieurs familles, où il y a un grand nombre d’enfants, se font ainsi de substantiels revenus qui leur permettent de pousser avec activité les travaux de défrichement, dans des paroisses nouvelles où le gagne est très rare.

Curiosité au jardin: la courge Lagenaria

15 jeudi Sep 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Gourde Lagenaria (source: http://waynesword.palomar.edu/ww0503.htm#calabash)

Au fur et à mesure de nos lectures, il nous arrive de temps à autres de débusquer une anecdote intéressante qu’aujourd’hui nous aimerions partager avec vous.

En effet, quelle ne fût pas notre surprise de lire dans le catalogue de semences de Dupuy & Ferguson de 1928 un texte intitulé: Calebasse de l’Afrique du Sud pour pipes.

Il est écrit:

Cette intéressante nouveauté se cultive facilement et on peut en prolonger la récolte en semant les graines de bonne heure en pot. Elle est de croissance vigoureuse et pousse vite, et est très utile pour couvrir les clôtures ou autres sites disgrâcieux. Le cou des courges prend un poli comme l’ivoire et on en fait facilement de belles pipes se vendant de $2.00 à $5.00. Ces pipes se colorent facilement comme l’écume de mer et sont supérieures à ce matériel coûteux. Cultivez la calebasse et faites de l’argent dans vos moments de loisirs l’hiver en faisant des pipes que vous pouvez vendre avec profit.

On peut aisément croire qu’une pipe d’un tel prix était destinée à une clientèle plutôt aisée et ce, même si beaucoup de gens fumaient par plaisir, par conformité ou pour les vertus du tabac. Mais continuons à faire du pouce sur cette histoire.

Pipe Calebasse

Premièrement, la pipe calebasse (voir image ci-contre) ne vous fait-elle pas penser à un objet associé à un personnage célèbre? Je vous laisse réfléchir…. Et bien oui, Sherlok Holmes, le personnage principal d’une oeuvre de 4 romans et 56 nouvelles écrits entre 1887 et 1927 par Sir Arthur Conan Doyle. Pour quelle raison j’évoque ce Britanique?

Et bien lors de la victoire de la Grande-Bretagne pendant la guerre des Boers (1880-1881 et 1899-1902) survenue contre deux républiques sud-africaines indépendantes, cette pipe était très populaire en Afrique du Sud.

En effet, longtemps avant la venue des allemands et des anglais dans ces régions, les tribus indigènes cultivaient   cette  « gourde » à la coquille très dure dont ils se servaient pour fabriquer de multiples ustensiles domestiques et des récipients. Lorsque les marchands européens découvrirent ces contrées en apportant leurs tabacs avec eux, ils introduisirent aussi l’habitude de fumer auprès des indigènes. La fabrication de pipes avec cette courge devint donc un processus normal. 

Toutefois, pour éviter les brûlures, ils dûrent recouvrirent l’intérieur du fruit séché avec de l’argile et fixèrent une tige creuse pour faire le tuyau. Ce fût le début de la pipe Calabash (Calebasse).

En fait, elle fût en quelque sorte une prise de guerre que les soldats britanniques imposèrent en Grande-Bretagne dans les milieux bourgeois dès leur retour. 

Ainsi, Pretoria ayant été enlevée par les Anglais le 5 juin 1900, on peut raisonnablement penser que ces pipes arrivèrent en Angleterre seulement avec le jeune XXe siècle où elles connurent immédiatement le succès, alors que le corps expéditionnaire était rapatrié le 11.

Évidemment, comme on connaît les liens politiques, commerciaux et culturels entre le Canada et l’Angleterre durant cette période, inutile de dire qu’elle fût, elle aussi,  introduite rapidement au Canada et du même coup, au Québec.

Culture:  La variété utilisée pour produire ces pipes est une courge « Calebasse  Lagenaria siceraria« . Débutez vos semis entre février et mai. Il est suggéré de faire tremper les graines dans l’eau chaude 2 heures avant de les planter. Semer en surface chaque graine séparément dans des pots d’un bon terreau humide. Appliquer une pincée de terreau ou de vermiculite, de ¼ d’épaisseur sur chaque graine. Cela prend une chaleur entre 20 et 30 degrés celscius (68 à 86F) pour la germination.  Enfermez les pots dans un sac en polyéthylène jusqu’à la germination qui prend généralement entre 7 et 21 jours. Par la suite, enlevez la pellicule plastique et placez sous un éclairage adéquat. Planter les graines directement dans un sol bien réchauffé et drainé dès que le risque de gel au sol est passé.

Cette annuelle grimpe comme une vigne par des vrilles le long de la tige avec de grandes feuilles d’apparence luxuriante recouvertes de poils. Elles ont jusqu’à 15 pouces de large, sont douces mais dégage une odeur musquée fétide quand on les écrase. Pousse vite et peut commencer à fleurir 2 mois après le semis.

La gourgane Petite du Lac

14 mercredi Sep 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Gourgane du Lac Saint-Jean

Petite gourgane du Lac Saint-Jean

Ça fait très longtemps que nous souhaitions vous entretenir de la gourgane.

En effet, passer sous silence cette légumineuse si présente dans notre histoire culinaire aurait été un affront à nos prédécesseurs ayant habité au Saguenay Lac St-Jean et dans Charlevoix, deux régions où le climat se prêtent bien à sa culture.

Aussi appelée « fêve des marais » « grosse fève » ou « fèverole », elle a été apporté par les premiers colons au début de la colonie en Nouvelle-France.

Dès lors, elle fait partie intégrante de l’alimentation quotidienne.

D’ailleurs, Samuel de Champlain en retrouvera dans le jardin potager de Louis Hébert en 1618. Le botaniste et ethnologue de réputation internationale Jacques Rousseau (1905-1970), appuie cette affirmation en citant :

… en attendant la récolte de blé, le colon se contentera de galettes de sarazin; premier apport de France, avec la gourgane, la grosse fêve.

Gourgane du Lac Saint-Jean

Gourgane du Lac Saint-Jean

Elle est consommée surtout en soupe et apporte beaucoup d’énergie tout en se conservant très bien séchée pendant l’hiver.

Par contre, avec l’arrivée de la pomme de terre à partir de 1760, la culture et la consommation de ce légume décroît partout au Québec, sauf dans les régions mentionnées plus haut. La variété « Petite du Lac » en est probablement une descendante de cette époque.

De fait, l’ancien agronome et professeur d’horticulture à l’Institut de technologie agricole de La Pocatière, Alphonse Gauthier a envoyé des semences de la « petite gourgane » en Angleterre (endroit inconnu) pour analyse d’où on lui a répondu que ce cultivar se serait adapté à la région du Saguenay pour développer ses caractéristiques spécifiques propres comparativement à son autre sœur, la Windsor, beaucoup plus grosse.

Gérard Savard (producteur) et Alphonse Gauthier (journaliste 1968 (source: Radio-Canada)

Gérard Savard (producteur) et Alphonse Gauthier (agronome) 1968 (source: Radio-Canada)

Est attaqué par le puceron et la cantharide. Utiliser une insecticide naturel à base de tabac. Pour les nostalgiques, nous vous suggérons justement l’ancien reportage diffusé lors de l’émission « les quatre saisons » à Radio-Canada le 28 septembre 1968 avec le producteur de gourganes de Port-Alfred, Monsieur Gérard Savard en compagnie d’Alphonse Gauthier.

Partagez vos observations

13 mardi Sep 2011

Posted by Michel in Non classé

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En levant les yeux aux ciel hier pour observer les bernaches, j’ai réalisé que l’été aussi s’en allait. Ramenant mon regard au potager, ce fût le moment d’admettre que plusieurs de nos attentes s’étaient aussi envolées. 

En effet, nous avions semé de nombreuses variétés rares du Québec obtenues par des collectionneurs, des personnes âgées, des sources hors Québec dans l’espoir de les perpétuer pour la postérité. 

Malheureusement, pour plusieurs, ceux-ci ne correspondaient pas du tout aux caractéristiques mentionnées dans les anciens ouvrages ou aux récits oraux obtenus; parfois même pas du tout.

Par exemple, un haricot vert est devenu à maturité… jaune… OUPS! Détail important quand même. Une série de courges n’a pas eu la forme et la couleur escomptées. Des semences n’ont pas germées car trop vieilles. Des plants n’ont produit aucun fruit ou ont pris trop de temps pour se développer n’ayant plus la précocité d’antan.

Devant tant de différences, nous nous faisons un devoir d’aviser les personnes (et aussi les entreprises) nous ayant transmis des semences pour leur faire part de nos observations mais aussi leur dire de faire attention si elles décidaient de les partager ou d’en vendre. Ça peut paraît anodin mais ça aide beaucoup à diminuer les faussetés véhiculées.

En 2012, les bernaches reviendront mais nos attentes seront moins élevées.

La bourrache, une ancienne plante compagne idéale

09 vendredi Sep 2011

Posted by Michel in Fleurs alimentaires ancestrales

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Bourrache (image: http://louiselagace-naturopathe.blogspot.com/)

Nous avons de nombreux textes en banque.
Pourtant, ils ne sont pas à notre goût. Pas aujourd’hui en tous cas.

En attendant qu’ils le soient, nous prenons une pause de légumes et de fruits anciens pour vous entretenir  d’une incontournable dans notre jardin-potager: la bourrache… de son nom latin Borago officinalis.

En effet, c’est une compagne extraordinaire pour attirer les insectes polinisateurs. Installez-là à côté de vos fruits et légumes requérant d’être butinés pour en augmenter le rendement.

C’est autant plus vrai que selon le proverbe anglais « un jardin sans bourrache est comme un cœur sans courage« , celle-ci les protégerait et les encouragerait même à se développer davantage dû à la silice. Mythe ou réalité? En plein soleil dans un sol bien drainé, elle fera des merveilles. Ses belles fleurs bleues sont comestibles et peuvent s’intégrer comme garniture de salade, dans des glaçons, parfumer les vins d’été, etc. Il existe une foule de recettes pour l’apprêter.

Outre l’aspect alimentaire, les apothicaires d’antan avaient un grand intérêt à sa culture car elle servait à préparer des huiles émollientes, cicatrisantes, agissant contre le vieillissement de la peau mais aussi des remèdes anti-inflammatoires des voies respiratoires.

De plus, elle se ressème à chaque année, n’a pas d’insectes nuisibles mis-à-part les limaces qui dévorent les jeunes pousses.

Toutefois, une fois implantée et au nombre de plantatules qui pousseront, elles n’auront jamais le temps de tout bouffer. Il y en aura continuellement car elle est très prolifique. Faites donc attention où vous l’installerez. Vous devrez simplement la contrôler en arrachant les jeunes pousses si elle devient trop envahissante. Utilisez des gants car contrairement à ses feuilles douces, ses tiges, hérissées de petits poils, piquent au toucher. Elle tolère la sécheresse, se contente d’un sol pauvre, fleurit abondamment et agrémente votre potager pour le plaisir des yeux. Une fois poussée la première année, on a vraiment plus rien à faire! Elle est toute désignée pour le jardinier paresseux. Supporte mal la transplantation par contre.

Bonne fin de semaine!

Les Paysages CO2mestibles

08 jeudi Sep 2011

Posted by Michel in Types de jardins-potagers

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Il existe une initiative fort intéressante pour les citadins situés en Montérégie.

En effet, la fondation pour une Reconstruction Harmonieuse de l’Agriculture (RHA) a reçu 165 643 $ de subventions jusqu’en 2012 pour aider les propriétaires de maisons à transformer leur devanture gazonnée en un aménagement comestible durable.

Selon l’organisme, il y aurait 250 000 hectares de pelouse au Québec. Si toute cette surface était reconvertie à la culture de fruits, fines herbes et légumes, plusieurs problématiques seraient amoindries notamment l’émission de gaz à effet de serre produit par 70% des ménages québécois ayant une tondeuse à essence.

De fait,  on estime qu’en utilisant votre tondeuse pendant une heure, cela équivaut à émettre autant de CO2 qu’un trajet de 150 à 600 km en voiture (selon les modèles). AYOYE!

Paysages CO2mestibles (image: L'oeil régional, 27 août 2011)

Des gens de l’organisme viennent chez-vous réaliser cette merveille, requérant peu d’entretien et vous initier à cette manière fort originale de cultiver vos propres denrées. Le paysagement d’une valeur approximative de 15 000$ (selon les dimensions du terrain) vous est laissé pour le dizième du prix.

Pour notre part, nous y adhérons à 100% et ce, depuis de nombreuses années. Nous avons construit nous-mêmes une partie de notre propre devanture de maison où fraises, fines herbes, pommettier, gadellier, groseillier, framboisiers se marient avec un arbre, des fleurs médicinales et plusieurs vivaces. On doit avouer qu’au début, ça faisait rire les voisins en campagne mais aujourd’hui plusieurs automobilistes rallentissent et on en surprend certains à prendre des clichés. C’est important de prêcher par l’exemple. 

Pour en savoir davantage ou vous inscrire à cette belle initiative, contactez l’organisme aux coordonnées suivantes: 120, rue Ledoux, Beloeil (Québec) J3G 0A4 ou par téléphone au 450-446-4441 poste 307

Profitez-en pour surfer sur leur site car ils offrent aussi une panoplie de thèmes plus surprenants les uns que les autres, du matériel didactiques et des ateliers pour la protection, entre autre, de notre belle planète.

Pour terminer, il est important de consulter la règlementation de votre municipalité.

En effet, certaines d’entre elles, comme l’arrondissement Saint-Léonard à Montréal, prévoient des normes très explicites concernant la devanture des édifices comme le souligne cet exemple tiré de leur petit guide du bon voisinage:

Le terrain avant doit être aménagé de gazon, d’arbres, d’arbustes, de fleurs ou de rocailles sur au moins 20% de sa surface.

Tenez vous le pour dit.

Avis de recherche: la tomate John Baer Mac

07 mercredi Sep 2011

Posted by Michel in Avis de recherche

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Dans son catalogue de 1948, l’entreprise W. H. Perron faisait mention de cette tomate, une sélection du Collège MacDonald, sous cette description:

Fruits plus gros, un peu plus aplatis que ceux de la variété originale. Maturité 73 jours.

Malheureusement, nous n’avons pu obtenir aucune image ni trouvé aucune autre info de la dite tomate pour le moment.

Vous ou quelqu’un d’autre possédez de l’information supplémentaire, n’hésitez pas à nous en faire part via ce blogue.

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