Quoi de mieux, comme au 18e siècle, de trinquer avec une limonade pour ce 200e article.

En effet, durant cette période, on distingue les liqueurs ou eaux rafraîchissantes de printemps et d’été des liqueurs « pour fortifier et donner chaleur en hiver ».

Parmi les premières, on retrouve les eaux glacées de fleurs (violettes, oranges, roses) et les eaux glacées de fruits (framboises, cerises, groseilles, oranges). Il s’agit simplement de macérations dans de l’eau et du sucre. Limonade et orangeades ne sont que des variantes d’eau, de citron et d’orange. Les eaux d’épices (cannelle, anis, coriandre), même si elles sont servies glacées, sont considérées comme des liqueurs d’hiver. Certains « esprits aromatiques » se nomment aussi « eaux » lorsqu’on les distille avec ces épices.

Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière (1685-1752) (source: http://fr.wikipedia.org)

Il semblerait que le gouverneur de la Nouvelle-France de 1749 à 1752, Jacques-Pierre de Taffanel de la Jonquière, possèdait de nombreuses fioles de ratafia (fruit), d’eau de cannelle, d’orangette et d’eau cordiale (mélisse et écorce de citron).

On vous donne justement une recette de limonade trouvée dans un ancien livre de recettes de la Nouvelle-France.

  • 1 litre (4 tasses) d’eau
  • 60 ml ( 4. c à soupe) de sucre
  • le zeste d’un citron
  • le zeste de 2 oranges
  • le jus de 6 citrons
  • le jus de 2 oranges

Mélanger le tout et laisser reposer 4 heures. Au moment de servir, filtrer le liquide pour retirer les zestes. Servir froid.

Tchin! Tchin!

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