Poule Chanteclerc (image: http://moulindespionniers.com)

En 1999, le gouvernement provincial adoptait la loi sur les races animales du patrimoine agricole du Québec

Ainsi, l’Assemblée nationale statuait que la vache canadienne, la poule Chanteclerc et le cheval canadien faisaient dorénavant partis du patrimoine historique et des traditions agricoles du Québec. Cette reconnaissance a fait en sorte qu’elles ont pu recevoir la mention « races patrimoniales du Québec » et du même coup éviter leur extinction. Même le gouvernement canadien en 2002 reconnaissait le cheval canadien comme « symbole national au même titre que la feuille d’érable ».  Qu’en est-il des variétés patrimoniales végétales québécoises ? Il n’existe rien.

En fait, il y a bien des stratégies et des plans d’action pour protéger les plantes menacées ou vulnérables. Dans ce cas-ci, on cible davantage la flore sauvage mais en ce qui a trait aux plantes d’utilité… rien.  

Cheval canadien (image: http://breedsavers.blogspot.com)

Pourtant,  n’ont-elles pas elles aussi contribué à l’essor de notre collectivité et ce, depuis l’arrivée des  amérindiens jusqu’à aujourd’hui?

Pendant des siècles, l’homme nord-américain a adapté ses semences pour qu’elles répondent à ses besoins mais aussi s’adaptent à son terroir.  Que ce soit via l’alimentation des hommes et des animaux, la fabrication textile, l’apport médicinale, ornementale, la conception d’engrais verts, etc. , ne mériteraient-elles pas aussi une protection avant qu’elles ne disparaissent?

Selon L’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture,  75% de la diversité génétique des productions agricoles de la planète a disparu en 100 ans.  N’est-ce pas un signal suffisant pour agir?

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