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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives de catégorie : Production de vos semences

Comment reproduire et conserver vos semences de radis d’été

07 jeudi Juil 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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graines de radis (image: http://maternelle-hauterives.over-blog.com/)

Le radis d’été est l’un des légumes préférés des enfants. Je parle ici du fait qu’il arrive à maturité rapidement (un peu plus d’une vingtaine de jours) et non pas nécessairement de leurs préférences gustatives. Ils peuvent ainsi vite récolter leurs légumes et même en semer plusieurs fois à l’intérieur du même été. Ça les encourage dans leurs efforts et vous pouvez, avec ce légume, les initier rapidement à la production de leurs propres semences.

Par contre, il est important de spécifier qu’un seul plant ne peut en produire. Il en faudra un minimum de 6 pour assurer une bonne diversité génétique et l’intérêt des insectes pour les polliniser. Faites aussi attention au radis sauvage car il pourrait contaminer vos efforts. Assurez-vous une distance de 800 mètres (certaines sources mentionnent jusqu’à 1 km) entre celui-ci, les autres variétés raphanus sativus var. sativus. (radis commun) et les raphanus sativus var. niger (radis d’hiver).

Pour être sûr de votre coup, utilisez des cages d’isolement et semer tôt, dès que le risque de gel au sol est passé pour vous assurer une récolte adéquate dans l’éventualité où la saison estivale serait fraîche.

Radis sauvage (image: http://www.gnb.ca)

Première étape: Lorsque le radis sera formé, choississez les plus belles racines et les plus précoces. L’idée n’est pas de propager une tare génétique en allongeant leur récolte…. au contraire. Fouillez un peu la terre pour vérifier la beauté de vos futurs plants-mères et replantez-les 45 cm entre chaque. Mangez les autres.

Pour notre part, j’en conserve toujours bien au-delà de 6 plants pour éventuellement arracher ceux ayant une tendance à monter trop vite en graines.

Deuxième étape: Plantez un tuteur de près d’un mètre de hauteur à côté de chaque plant car la tige florale poussera de près de 90 centimètres et plus. Ça impressionne souvent qu’un si petit légume puisse produire une si grande tige. Il faudra ainsi l’attacher pour ne pas qu’elle se casse lors de bourasques de vent.

Troisième étape: Récolter les graines lorsque celles-ci commenceront à brunir dans leurs siliques. Prenez les siliques et déposez-les dans un sac de papier brun (un sac d’épicerie fera l’affaires). Leur maturation se complètera dans les sacs et vous pourrez les égrener plus tard en hiver lorsque vous aurez du temps.

Quatirème étape: Finalement, ne soyez pas surpris si vous avez de la difficulté à extraire les graines des siliques. Faites votre deuil de tout récolter car ce sera impossible. En tout cas, si vous avez une technique infaillible, faites-nous en part.

Cinquième étape: Passez au tamis pour séparer les semences des débris. Les semences se conserveront entre 4 et 5 ans au sec, habituellement dans un sac en papier. N’oubliez pas d’identifier la variété et de noter l’année de la récolte.

Comment reproduire et conserver vos semences de rhubarbe

06 lundi Juin 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Graines de rhubarbe (image: http://lejardindenanny.skynetblogs.be)

J’ai reçu trois plants de rhubarbe de mon beau-père en 2003. Ce dernier l’avait obtenu de son père, agriculteur dans les années 70, l’ayant eu de… et ainsi de suite.

Je n’ai donc aucune idée du cultivar, ni de son origine. Mais elle est très vieille. Pour ceux intéressés à en obtenir d’une tierce personne, sachez que pour reproduire fidèlement un plant de rhubarbe, la seule et unique façon de le faire est de diviser un plant en santé déjà existant. C’est aussi simple que ça.

De fait, si vous tentez de les multiplier à l’aide des semences, vous n’obtiendrez pas les mêmes attributs du plant mère.

Faites donc attention aux marchands qui vendent des semences de rhubarbe en vous promettant une variété particulière. Vous allez vous faire avoir.

Fleurs de rhubarbe (image: http://www.visoflora.com/)

Par contre, si faire des essais et découvrir de nouvelles possibilités est l’un de vos objectifs, attendez que la hampe florale produise ses graines bien mûres.

En 2009, en tentant l’expérience, j’avais oublié de les récolter et, à l’automne, elles tombaient littérallement sur le sol dès qu’on agitait un peu trop  la tige. Un seul plant produit des milliers de graines. Elles se conserveront 2 ans tout au plus une fois récoltées. Laissez-les dans un sac de papier brun (ex: sac d’épicerie) au sec puisqu’il y en a amplement.

Pour les producteurs de rhubarbe, la hampe florale n’a aucune valeur commerciale. Elle est creuse et pompe de l’énergie inutilement. C’est pourquoi, vous pouvez les supprimer aussitôt qu’elles apparaîtront si votre but n’est pas d’en récolter.

La consignation du pedigree de vos fruits et légumes

25 mercredi Mai 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Vous êtes amateurs de fruits et  /ou légumes anciens? Vous conservez vos semences à la fin de chaque saison? Comment savoir si vos plants conservent, années après années, les mêmes attributs?

En effet, après un certains temps, le cultivar évolue aux profits de votre environnement mais aussi selon la sélection que vous en faites. De manière inconsciente, miser sur des plants plutôt que sur d’autres pourraient augmenter ou réduire des spécificités (bonnes ou mauvaises) de votre variété en fonction des aliments récoltés. Les gens oublient souvent ce détail et prennent n’importe quoi  sur n’importe quel plant sans nécessairement se soucier si les semences transmetteront le bagage génétique voulu.  

Ainsi, après un certain temps, les gens peuvent voir apparaître des caractéristiques (formes du fruit, goût, maturité du plant, grosseur…) qu’ils n’étaient pas habituées à voir au départ. Polinisation croisée, mauvaise sélection? Les gens en viennent à oublier ce à quoi resemblait le plant d’origine.

Par exemple, sachez qu’il existe un formulaire préparé par Agriculture et Agroalimentaire Canada (Ressources phytogénétiques du Canada) pour valider si vos plantes de tomates correspondent encore et encore, aux spécifications de départ.

Pour cela, vous devrez au préalable inscrire les données de la première année de plantation du moment où vous plantez les graines jusqu’au moment de la récolte.  Vous pourrez ainsi comparer une foule d’infos allant du feuillage, la hauteur, la couleur, le temps de maturité… rien n’a été oublié. C’est fou le nombre de questions qu’on peut se poser.  Nous vous encourageons à télécharger le fichier gratuitement à l’adresse suivante.

En fait, il ne manque qu’à y ajouter l’origine des graines, c’est-à-dire le nom de la personne ou de l’entreprise où vous les avez acquises. Et si vous en avez la chance, inscrivez le chemin qu’elles ont parcouru avant d’arriver jusqu’à vous. Ce type de consignation s’apparente beaucoup à la généalogie.

Vous pouvez donc reproduire l’historique de tous vos fruits et légumes en écrivant de manière détaillée, photos à l’appui et ce, pour la postérité de ceux qui prendront votre relève.

Comment reproduire et conserver vos semences de tournesol

23 lundi Mai 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Capitule de tournesol

Le plus difficile avec la production de semences de tournesol, c’est de savoir s’il y a une autre variété à proximité.

En effet, pour éviter la pollinisation croisée, la distance recommandée entre les cultivars, incluant les variétés sauvages se situe entre 800 mètres et 5 kilomètres. Autant dire que c’est presqu’impossible puisque dans un rayon de 5 kilomètres, comment savoir si un de vos voisins n’en cultive pas dans un coin non visible de son jardin.

En fait, ce sont les insectes qu’il faut blâmer. Ils raffolent de leur nectar. Ça les rend fous. C’est pouquoi il y a tant de bibittes autour d’eux. Mais, ils sont essentiels à la polinisation.

Et ce n’est pas tout. Lorsque les graines seront prêtes, elles seront à la merci des oiseaux qui eux aussi veulent s’en délecter.

Toutefois, c’est un bon baromètre pour comprendre qu’il est temps de récolter.

Pour éviter ça, vous pouvez, lorsque les graines se seront formées mais sont encore jeunes, couvrir le capitule (voir image) avec un sac de papier assez résistant ou un sac de toile en polyester. Évitez les sacs de plastique qui empêcheraient la plante de respirer et par le fait même la ferait moisir.

De cette manière, vous pourrez manuellement empêcher nos amis à plumes de s’en prendre à vos tournesols.

Séchage des tournesols

Lorsque les graines seront dodues et bien formées, coupez les tiges et faites-les sécher dans un endroit sec, bien aéré, à l’envers (comme sur l’image ci-contre) pendant quelques semaines. Vous vous assurerez ainsi un séchage optimal et éviterez l’humidité pouvant créer de la pourriture durant l’entreposage.

Au moment de retirer les graines, ne faites pas comme nous à notre première année d’expérimentation en tentant de les extirper avec vos doigts … AOUCH! Ça fait très mal. La plante en séchant devient dure et chaque racoin se compare à des aiguilles. Frottez plutôt deux capitules ensemble. Vous verrez, les graines se détacheront beaucoup plus facilement. Enlevez les débris et ensachez vos graines dans un sac en papier. Nous utilisons de grandes enveloppes 8 1/2 X 11 ou sac d’épicerie car il y en a souvent beaucoup mais d’autres utiliseront des pots en verre. Inscrivez le nom du cultivar et conservez le tout dans un endroit sombre, frais et bien aéré. Elles se conserverons pour un période de 7 ans.

Dernière chose, les graines ne sont pas toutes viables. L’embryon a pu être mangé par les insectes, malformé, absent ou attaqué par les champignons. Pour résoudre se problème faites un simple test de flottabilité avant de les semer. Ça consiste à mettre vos graines dans l’eau et jeter celles qui floterront en surface. Cette technique vous permet de voir plus facilement les graines vides. Ça ne veut pas dire que celles au fond seront viables mais vous contribuerez à augmenter votre taux de germination.

Comment reproduire et conserver vos semences de pois

09 lundi Mai 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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semences pois (source: http://fr.wikipedia.org)

Comme tous les légumes de la famille des légumineuses (fabiacées), la culture et la production de semences de pois est très facile.

En effet, les fleurs sont autofécondes et elles se polliniseraient même avant leur ouverture.

Par contre, un croisement est toujours possible. On élimine tout risque avec une distance recommandée entre 15 et 100  mètres entre chaque variété. Si vous voyez l’inscription latine Pisum sativum sur le sachet c’est de ceux-là- qu’il faut se méfier.

D’ailleurs, il est suggéré de semer vos graines tôt au printemps car elles germent mieux sous un climat frais. Respectez les caractéristiques de plantation du cultivar (nain ou grimpant / distance entre les plants, ensoleillement…).  Un tuteur pourrait ainsi être nécessaire. Si vous les laissez courir un plant grimpant par terre sans qu’il puisse grimper, vous risquez d’avoir des pertes à cause notamment des bibittes au sol qui elles, se régaleront. Ou encore, voir vos nouvelles semences produites pourrir dû à l’humidité au sol. Je suis comme ça…. j’essaye plein de choses pour voir qu’est-ce qui va se passer. Et ça, aucun livre ne vous l’apprendra.

Laissez ensuite sécher vos semences directement sur le plant et attendez même qu’il soit rabougri et tout désséché avant de récolter les graines dans les cosses.  Pour régler le problème, vous pouvez produire un seul cultivar dans votre année de jardinage ou utiliser des cages d’isolement.

Finalement, faites entrer vos nouveaux pois dans la maison et laissez-les sécher quelques jours supplémentaires pour diminuer le plus possible l’humidité. Certains utiliseront un pot en verre (ex: pot de confiture recyclé) pour les entreposer, d’autres des sachets en papier, c’est aux choix. N’oubliez surtout pas d’inscrire l’année de la récolte et le nom du cultivar. Ils se conserveront durant 3 ans. Au-delà de cette période, le taux de germination descendra de 50%.

Comment reproduire et conserver le topinambour

22 vendredi Avr 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Selon nous, ce légume vivace fait parti de la liste des plus faciles à produire.

En fait, comme la pomme de terre, la reproduction se fait simplement par la multiplication des tubercules. Il produit des fleurs mais celles-ci n’ont aucune semence. Et un adage dit: topinambour un jour, topinambour toujours. Prévoyez donc un enclos souterrain pour éviter une perte de contrôle dû à une trop grande propagation.

topinambours rouges

D’ailleurs, il peut demeurer en terre sans craindre le gel. Pas besoin de l’entreposer.

Toutefois, si vous souhaitez en manger tout l’hiver sans devoir vous astreindre à déneiger et creuser un sol gelé, enterrez-les au sous-sol dans un bac contenant du sable humide à l’abri de la lumière. Il pourra survivre pendant une bonne partie de l’hiver. S’il vous reste quelques tubercules au printemps, vous pourrez les replanter au jardin dès que la terre se travaillera. La seule chose qu’il déteste, c’est le contact avec l’air. Il se conserve très peu au réfrigérateur. Par exemple, comme il est très productif, le tubercule peut parfois sortir de terre n’ayant plus de place pour pousser. Si c’est le cas, soyez assuré qu’il aura disparu la saison suivante, entraînant avec lui les autres racines voisines car la pourriture les aura tous atteint.   Il n’a pas, selon nos observations de maladies, d’insectes ou de parasites connus.

Offrez-lui un endroit ensoleillé, un sol drainé et c’est tout. Rien ne vous empêche de lui donner une dose de compost à l’occasion. Se récolte à son meilleur après la première gélée d’automne (fin octobre-début novembre).
Bonne fin de semaine!

Comment reproduire et conserver vos semences de carotte

08 vendredi Avr 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Pour obtenir des semences, la carotte devra produire sa racine, être entreposée l’hiver et finalement être resemée le printemps suivant. Dans la majorité des cas, vous n’obtiendrez donc aucune semence avant la 2e année. Nous employons le terme « majorité » car à moins d’avoir une variété très très très hâtive, le temps nécessaire à la formation de la réserve d’énergie en climat froid prend trop de temps pour que les tiges florales se forment et produisent des graines viables.

Étape 1: Plantez la graine en suivant les indications du producteur sur le sachet. Pour notre part, nous semons davantage et éclaircissons au fur et à mesure.

Étape 2: À l’automne, choisissez vos plus belles racines (sans meurtrissures), coupez le feuillage à 1 ou 2 cm du collet et entreposez-les dans un abris exempt de lumière (ex: une chambre froide). Plusieurs de nos aïeux les enterraient dans du sable humide à la cave à une température en deça de 10 degrés celsius. Sans sable, l’organisme Agri-Réseau, suggère d’entreposer la carotte à près de 0 degré celsius avec un taux d’humidité élevé. Elle se conservera 5 mois. Une température plus élevée pourrait les inciter à monter en graines avant qu’elles ne soient plantées à l’extérieur. Vérifiez de temps à autre la fermeté des légumes et jetez les pourris ou ceux trop mous pouvant contaminer les autres en santé.

Semences de carotte (image: http://www.jardin-de-zihya.fr)

Étape 3: Au printemps suivant, replantez chaque carotte à 1 mètre de distance. Le collet devrait se trouver à égalité du sol.

Étape 4: Lorsque la hampe florale s’élèvera, tuteurez-la avec un support à pivoine ou toutes autres astuces du genre (ex: entourée de piquets attachés ensemble par une corde). Les graines se formeront sur les ombelles (voir image en bas à gauche) et même si elles sont autofertiles, elles auront besoin des insectes pour leur pollinisation. Les semences seront prêtes lorsqu’elles auront acquis une belle couleur brune. Faites attention car elles tombent facilement par terre. Certaines personnes vont couper régulièrement les tiges dès que les graines commencent à brunir et parviennent à maturité. Elles les emporteront dans la maison pour qu’elles terminent leur séchage. Ceci pour éviter un trop grande perte au jardin. C’est au choix.

Étape 5: Habituellement, ce sont les deux premières rangées (à partir de l’extérieur) qui donnent les meilleures graines. Frottez-les entre vos mains pour enlever la mousse et passez-les au tamis pour enlever les débris et ne conserver que les graines.

Étape 6: Inscrivez le nom du cultivar et la date de la récolte sur un sachet que vous conserverez dans un lieu sec, aéré à l’abris de la lumière et au frais. Temps de conservation: 3 ans.

Ombelle de carotte sauvage

Anecdote: Il est très important de connaître les mauvaises herbes autour de votre maison. C’est autant plus vrai qu’en produisant des semences de carotte, celle-ci ne devra pas être en contact avec la « carotte sauvage » ou toutes autres variétés à moins de 800 mètres de distance. 1 km serait encore mieux. Quelle ne fût pas notre surprise de voir des centaines de plants de carottes sauvages dans les fossés, les bords du chemin et partout sur le terrain de notre voisine et ce, à moins de 10 mètres de nos plants de carottes en fleur. Si nous aviosn décidez de conserver nos semences, cela aurait pu entraîner la production d’une carotte à racine blanche. Pas de graines de carottes pour cette année là  OUIIIINNN !!!!, 2 ans de travail gâchés. L’expérience ça s’apprend pas dans les livres. Faudra utiliser un autre stratagème pour en produire. Mais ça, se sera pour un autre article. Bonne fin de semaine!

Résultat de notre concours amical

04 lundi Avr 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Méthode de protection des cultures (image: http://semeurs.free.fr)

De retour après une semaine sans article.

Nous tenons à féliciter Madame Kim Blanchette, gagnante de notre concours amical « gagner un sachet de semences ». Merci beaucoup pour vos mots d’encouragement et vos réponses nous ont montré que vous êtes de vrais connaisseurs.

En fait, chaque réponse était bonne.Que ce soit comme réservoir d’eau, système de diversion pour les chats, mini serres, nous aurions pu effectivement utiliser ces bouteilles pour ce type d’utilisation. Mais, comme nous vous l’avions inscrit le 21 mars dernier, nous souhaitions aussi vous dévoiler l’application réelle qu’auront ces bouteilles de plastique de 2 litres dans notre potager.

Nous tenons premièrement à remercier chaleureusement tous les participants et l’équipe du projet « penser / dépenser », une initiative d’employabilité fédérale pour le don des bouteilles. Ici-bas, la première partie du DVD qu’ils ont réalisé dans le cadre de leur objectif: sensibiliser la population aux pièges de la consommation. Nous avons voulu leur rendre un petit hommage. Ils ont travaillé très fort.

En effet, c’est presqu’une centaine de bouteilles qu’ils nous ont offerts gracieusement.

Un gros merci aussi à la boutique aux fringues , une entreprise d’économie sociale spécialisée dans la récupération et la revalorisation de vêtements. Cette friperie nous a fait don d’une multitude de bas nylon.  Que peut bien servir des bas nylons et des bouteilles de plastique au potager? 

Et bien, à la protection des semences. Vous ne me croyez pas. Et bien aller jeter un coup d’oeil à cette présentation visuelle (intitulée système de protection CIDRAS) et vous comprendrez mieux.

De fait, en plantant de nombreux cultivars d’une même espèce, il faut parfois aider la nature en fabriquant un système pour ne pas qu’ils se croisent ensemble. Bravo Marianne Mathis, tu as visé juste. La prochaine fois, on rendra ça encore plus difficile, hi! hi!, hi!

Comment reproduire et conserver vos semences d’épinard

08 mardi Mar 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

≈ 8 commentaires

Semences d’épinard (image: http://citicroc.com)

L’épinard aime le froid, beaucoup le froid. Aussitôt qu’il y aura une hausse des températures, il aura tendance à monter en graines. Vous devez donc freiner cet élan naturel en le plantant dès que le sol se travaille un peu. Au Québec, ça peut être dès le début avril, même à la fin mars si vous le pouvez ou encore en septembre pour une récolte d’automne.  Si vous le plantez trop tard au printemps, vous ne pourrez constater quels sont ceux qui retardent leur montée en graines. C’est ce qui nous est arrivée la première fois qu’on en a planté.

En effet, en voulant faire les « fins-fins », nous n’avions pas regardé les directives de plantation et les avions semés à la mi-mai, après le dernier gel au sol. Le plant a donné tout son énergie aux graines et le feuillage a vraiment été moche. Vous avez pas idées.  Il était hors de question d’en manger tellement ils étaient laids et chétifs.

Deuxièmement, comme la plante est dioïque, ça prend un mâle pour 2 femelles pour la production de semences sinon, pas de graines. En regardant une pousse, pas moyen de savoir lequel donnera un mâle et une femelle. Semez-en donc généreusement et ce, assez rapproché. Les instructions sont habituellement sur le sachet d’emballage car elles diffèrent d’une variété à l’autre. Assurez-vous aussi qu’il n’y ait pas une autre variété en fleurs en même temps que les vôtres à moins de 2 km de distance ( idéalement 5 km)… sinon DANGER! Risque de pollinisation croisée; surtout si vous voulez préserver la pureté des spécimens.

Troisièmement, laissez sécher les semences (appelées akènes) directement sur le plant à l’extérieur jusqu’à ce qu’elles soient bien dodues. Elles se rassembleront en petits tas de boules sur la tige au centre du plant. Un tuteur pourrait être nécessaire  pour tenir les tiges de grands cultivars. Amenez-les dans la maison pour les sécher la tête en bas encore quelques jours et ce, pour être sûr qu’ils seront secs pour l’ensachage.

Mais avant cette dernière étape, vous devrez froissez les semences aglutinées car elles seront plutôt difficiles à séparer. Reste quelques débris qu’un tamis poourra vous débarasser.

Finalement, inscrivez le nom de votre variété sur un sachet opaque et l’année de récolte. Elles se conserveront 4 à 5 ans si entreposées dans un lieu sec, frais et à l’abris de la lumière.

Comment reproduire et conserver vos semences de navet

17 jeudi Fév 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Silique (image: http://www.versailles-grignon.inra.fr)

Avant toute chose, le navet doit être isolé de 1,6 km de distance d’une autre variété de type rapa. Qu’est-ce que ça veut dire? Et bien, le nom latin du navet est brassica rapa subsp. rapa. Les moutardes de types orientales, les autres navets, les brocolis rapi ainsi que les choux chinois ne doivent pas être semés à l’intérieur de ce périmètre pour êviter tout croisement car ces légumes sont de la même famille.

Connaître le nom latin est donc très important lorsque vous produisez des semences pour éviter des mauvaises surprises. Comme le navet est un légume biannuel, la première année sera donc concentrée à la formation de la racine. Ne soyez pas surpris s’il ne monte pas en fleur. De toute façon, il n’aurait pas le temps de fleurir et fabriquer des graines. C’est pour cette raison que vous le planterez le plus tard possible (fin juin ou jusqu’à 50 jours après la date du dernier gel) pour qu’il puisse arriver à terme sans débuter son processus de floraison.

Par la suite, entreposez vos plus beaux spécimens en choissisant plusieurs racines car le navet a tendance à moins bien se conserver que le rutabaga. Une chambre froide est un endroit excellent. Je remercie mon beau-père de me passer la sienne pour cet exercice.

En effet, nous les enterrons dans du sable humide et c’est assez pesant à descendre au sous-sol. Mais vous pourriez aussi utiliser du brin de scie ou des feuilles mortes (que vous aurez récolté chez vos voisisns qui les auront laissées au bord du chemin… hi!, hi!, hi!).  N’oubliez pas de les vérifier quelques fois durant l’hiver pour qu’ils conservent leur aspect ferme et dodu. Ça vous laissera la chance de jeter ceux qui commencent à pourrir et ainsi éviter qu’elles contaminent les autres. Et pour nous, ça nous donne une raison d’aller voir nos beaux-parents avec toute la famille (hi!, hi!, hi!).

Au printemps, lorsque tout risque de gel au sol est passé, enterrez vos racines entièrement pour éviterle pourrissement de l’extrémité laissée hors du sol. Vous verrez, après quelques temps, poindre une tige stimulée par la réserve d’énergie de la racine. N’oubliez pas de tuteurer car ça monte de plus d’un mètre de hauteur.

De fait, après la floraison, il se formera des siliques (voir image ci-contre) à l’intérieur desquelles les graines apparaîtront. Laissez les sécher et n’ayez crainte, avec trois ou quatre spécimens, vous en aurez en quantité industrielle. Nous prévilégions minimum 7 racines pour assurer une bonne diversité génétique et surtout, palier aux aléas du jardinage (ex: racine mangée par un rongeur, tempête ayant fait casser les tiges, élimination d’un tubercule pourrie pendant l’hiver, etc….). Les graines se conserveront pendant 5 ans.

Mettez-les dans un sachet opaque dans un endroit sec en inscrivant le nom du cultivar et l’année de la récolte.

Anecdote: Les siliques séchées contiennent les graines. Et lorsqu’elles sont archi-sèches, il devient difficiles de les récolter sans qu’elles explosent en propulsant les minuscules graines partout dans les airs car elles ont tendance s’ouvir toutes seules. C’est une bonne manière de voir qu’elles sont prêtes. Ce fût l’année de la naissance de ma première fille et le changement de situation familiale nous laissait moins de temps au jardin. Ayant repoussé le moins important, nous avions laissé poussé les semences au-delà de la récolte. Et bien, nous avons dû carrément entrer les plants en décomposition dans la maison pour éviter de tout perdre nos graines dans le potager. Nous aurions été très peiné d’avoir gaspillé 2 ans de travail pour rien.

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