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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

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Archives de catégorie : Légumes du Québec

Liste de variétés de légumes rares au Québec

Le rutabaga Fortin

04 mardi Oct 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

≈ 3 commentaires

Rutabaga Fortin

Un article publié dans le journal « Le Soleil » (01 août 1999, p. A3)  intitulé « Tout dévoué à la protection des plantes menacées« , semble être la preuve la plus lointaine pour découvrir de l’information sur cette variété. Ce n’est probablement pas un hasard si ce fût aussi la première année où des semences ont été offertes aux membres du Semencier du patrimoine.

En effet, données par Catherine Fortin du Cap Saint-Ignace à Antoine d’Avignon (année de transfert indéterminée), les graines de ce légume ont été réintroduites via cet organisme. Nous n’avons malheureusement pas de renseignements concernant une année d’ancienneté possible. Nommé  « Rutabaga Fortin » ou « Rutabaga de la Famille Fortin » par Monsieur d’Avignon en l’honneur de cette famille, il est normal, selon nous, qu’il n’y ait pas d’infos supplémentaires avant 1999 car il ne semblait pas avoir de nom ou du moins n’était pas appelé sous cette forme.

Si vous en semez, vous découvrirez toutefois une grosse racine violette à chair jaune. Elle se conserve très bien une fois entreposée pour la période hivernale. La majorité des commentaires des jardiniers amateurs font mention d’une racine à saveur très douce. De nombreuses sources font aussi état de sa résistance à certains insectes et certains désordres physiologiques dont plus spécifiquement la « brown heart » (voir image ci-contre).

maladie nommée « brown heart »

De fait, cette carence en bore n’est apparente qu’une fois le légume coupé. Si vous récoltez vos propres semences, ce légume biannuel vous comblera par sa très grande productivité. Aucune image disponible pour le moment. Vous en savez davantage, la cultivez ou souhaitez partager avec nous son apparence, faites-nous parvenir vos photographies et témoignages à notre adresse de courriel: potagersdantan@hotmail.com Il nous fera plaisir de les ajouter à cette description. Maturité: entre 100 et 120 jours.

La gourgane Petite du Lac

14 mercredi Sep 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Gourgane du Lac Saint-Jean

Petite gourgane du Lac Saint-Jean

Ça fait très longtemps que nous souhaitions vous entretenir de la gourgane.

En effet, passer sous silence cette légumineuse si présente dans notre histoire culinaire aurait été un affront à nos prédécesseurs ayant habité au Saguenay Lac St-Jean et dans Charlevoix, deux régions où le climat se prêtent bien à sa culture.

Aussi appelée « fêve des marais » « grosse fève » ou « fèverole », elle a été apporté par les premiers colons au début de la colonie en Nouvelle-France.

Dès lors, elle fait partie intégrante de l’alimentation quotidienne.

D’ailleurs, Samuel de Champlain en retrouvera dans le jardin potager de Louis Hébert en 1618. Le botaniste et ethnologue de réputation internationale Jacques Rousseau (1905-1970), appuie cette affirmation en citant :

… en attendant la récolte de blé, le colon se contentera de galettes de sarazin; premier apport de France, avec la gourgane, la grosse fêve.

Gourgane du Lac Saint-Jean

Gourgane du Lac Saint-Jean

Elle est consommée surtout en soupe et apporte beaucoup d’énergie tout en se conservant très bien séchée pendant l’hiver.

Par contre, avec l’arrivée de la pomme de terre à partir de 1760, la culture et la consommation de ce légume décroît partout au Québec, sauf dans les régions mentionnées plus haut. La variété « Petite du Lac » en est probablement une descendante de cette époque.

De fait, l’ancien agronome et professeur d’horticulture à l’Institut de technologie agricole de La Pocatière, Alphonse Gauthier a envoyé des semences de la « petite gourgane » en Angleterre (endroit inconnu) pour analyse d’où on lui a répondu que ce cultivar se serait adapté à la région du Saguenay pour développer ses caractéristiques spécifiques propres comparativement à son autre sœur, la Windsor, beaucoup plus grosse.

Gérard Savard (producteur) et Alphonse Gauthier (journaliste 1968 (source: Radio-Canada)

Gérard Savard (producteur) et Alphonse Gauthier (agronome) 1968 (source: Radio-Canada)

Est attaqué par le puceron et la cantharide. Utiliser une insecticide naturel à base de tabac. Pour les nostalgiques, nous vous suggérons justement l’ancien reportage diffusé lors de l’émission « les quatre saisons » à Radio-Canada le 28 septembre 1968 avec le producteur de gourganes de Port-Alfred, Monsieur Gérard Savard en compagnie d’Alphonse Gauthier.

Le haricot Fortin

24 mardi Mai 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

≈ 2 commentaires

Variété très productive en danger de disparition. La souche originale aurait été cultivé depuis plusieurs générations par la famille Fortin de la région de Cap Saint-Ignace au Québec (municipalité entre Montmagny et Saint-Jean Port-Joli) et laissé en héritage plus spécifiquement par Catherine Fortin.

Par exemple, selon les écrits recensés, semer une livre de ce haricot nain jaune au port compact, pourrait produire jusqu’à 45 livres de graines dans de bonnes conditions. Aucune maladie ou insecte connu.

Haricot Famille Fortin (image: https://sites.google.com/site/jardindelouisec/)

Cependant, les sources ne s’entendent pas sur sa maturité. Elle est estimée entre 45 et 65 jours.

L’ail des bois

11 mercredi Mai 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec, Plantes comestibles indigènes au Québec

≈ 2 commentaires

Ail des bois (image: http://piedsnusformations.blogspot.com)

Un jour où nous avions des problèmes de tuyauterie, quelle ne fût pas notre surprise d’entendre notre plombier nous entretenir de semences du patrimoine en voyant nos petits plants de tomates anciens pousser au sous-sol.

Sur le même sujet, il renchérit en nous disant: « J’ai de l’ail des bois. Si t’en veux, je peux t’en donner. J’en fait pousser plein chez-nous » nous dit-il. Comme nous étions, dans ce temps-là, à nos premières armes en matière de plantes indigènes comestibles et curieux d’en savoir davantage, nous avons accepté la proposition. C’est fou le nombre de personnes qui s’intéressent au jardinage sous toutes ses formes.

Évidemment, la vente d’ail des bois est strictement interdite. La cueillette intensive en milieu sauvage l’est tout autant.

En fait, vous pouvez en récolter en milieu naturel, pour votre usage personnel, maximum 50 bulbes par année.

Rien toutefois, ne vous empêche d’en faire la culture chez-vous. Cette règlementation veut surtout protéger l’espèce contre la surexploitation de la ressource.

En effet, un bulbe met jusqu’à 7 ans pour se reproduire.  Pierre Gingras en fait justement une bonne description dans sa chronique radiophonique du 28 avril 2011 à Radio-Canada. Il y a tellement de sites qui décrivent cette plante que nous ne souhaitons pas trop nous attarder. Mais pour pour une marinade d’ail des bois, nous vous suggérons un blogue hyper intéressant (article du 19 mai 2009)  sur l’auto-cueillette des plantes indigènes au Québec. Vous y verrez une expérience de fermette autosuffisante à Ulverton depuis plusieurs années très instructive et bourré de trucs qu’on peut faire avec presque rien. Et si ça vous tente d’aller encore plus loin, ils offrent des formations sur les plantes comestibles et médicinales.

Soldat de la Beauce alias haricot Saint-Sacrement ?

03 mardi Mai 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Haricot Saint-Sacrement séché

Au cours des siècles, ce haricot très ancien à cosses vertes, originaire d’Europe, a fait l’objet d’une multitude d’appellations et de déclinaisons: Haricot à la religieuse, Nombril à la religieuse, Nombril de bonne soeur, Saint-Esprit, Saint-Esprit à oeil rouge, Haricot ostensoir, Haricot du Bon Dieu et nous en oublions sûrement. Mais, il est surtout connu sous le nom de Haricot Saint-Sacrement.

Tous ces noms à connotation écclésiastique font surtout référence au hile brunâtre en forme d’auréole et plusieurs légendes y sont associées. Nous vous en présentons quatre:   

  1. L’auréole serait apparu sur des haricots où avait été enterré un ostensoir volé dans une chapelle. Les villageois étonnés creusèrent dans le champs là où les haricots avaient changé d’apparence et purent y retrouver l’objet sacré. C’est ainsi que le coupable, propriétaire du champs a pu être identifié et condamné.
  2. Lors de la Révolution Française, craignant les brigands, un curé cache le Saint-Sacrement sous des haricots à rame dans le jardin d’une de ses paroissiennes à la suggestion de cette dernière. L’automne suivant, lors de la récolte, elle voit ses haricots, habituellement blancs, ornés d’une minuscule tache en forme d’hostie enchassée dans un ostensoir brun. Qualifié de récompense dû à la foi de cette femme, l’histoire des haricots miraculeux se répandit rapidement lorsque la Révolution s’est terminée. 
  3. Le signe serait apparu dans un champ de haricolts d’un paysan ayant autorisé un vicaire portant le Saint-Sacrement à le traverser pour contourner une route inondée.
  4. Craignant les pillards, quelques paysans gardant le trésor du Christ, l’enterrèrent en semant par-dessus des haricots blancs. À leur retrour, les graines auraient été imprégné de l’image du coeur du Christ.

Ce ne sont que quelques exemples des histoires populaires véhiculées et chaque région de France semble avoir la sienne.

En fait, elles ont souvent un rapport à cette tache mais, entre nous, on pourrait y voir à peu près ce que l’on veut. C’est comme si vous faisiez le test de Rorschach. D’Europe,les graines se sont dispersées un peu partout à travers le monde et sont arrivées, entre autre, ici au Québec. Pour quelles raison croyons-nous qu’il est associé au haricot nommé « Soldat de la Beauce »? Nous évoquons ici une théorie. Elle ne semble pas avoir été mentionné dans aucun site référencé jusqu’à maintenant. Vous avez donc une primeur.

Premièrement, une histoire raconte qu’en France, lors de la 2e guerre mondiale, un soldat aurait eu la vie sauve en se cachant dans un champs de haricots pour éviter de se faire tuer par les allemands. Certains verraient d’ailleurs sur la tache un soldat au garde-à-vous. Quand je vous écrivais qu’on peut y voir n’importe quoi! 

À cause de cela, il fût associé à la chance et aux bonnes récoltes. Ce haricot fût renommé « Haricot du Bon Dieu ». 

Ainsi, en consultant les écrits de 1999 des anciens membres du Semenciers du patrimoine, ces derniers identifiaient un haricot cultivée en Beauce en se référant à un soldat européen. Coïncidence ?

Quoi qu’il en soit,même si la variété Saint-Sacrement remonte très loin dans le temps,  il se peut très bien que la variété « Soldat de la Beauce » soit le « Haricot du Bon Dieux », arrivée chez-nous après la 2e guerre mondiale, lui-même parent du haricot « Saint-Sacrement ». Qu’en pensez-vous?

Il aura par contre acquis ici ses propres caractéristiques et du même coup, un nouveau nom. 

Toutefois, On distingue de petites distinctions selon la provenances des graines (plus allongées, dessins moins apparents ou plus diffus, etc…).  

C’est d’ailleurs assez commun de rencontrer un même légume ayant changé de nom avec le temps.

Par exemple, il n’était pas rare de rencontrer des entreprises de semences d’antan qui, pour mousser une variété peu rentable, ait recours à ce genre de stratagème pour mousser les ventes de ce dernier.

Cette variété à fleurs blanches, en danger d’extinction, peut pousser jusqu’à 5 pieds de hauteur et chaque cosse peut contenir entre 5 et 7 graines. Très productive, elle est parfaite pour la cuisson au four. Maturité : entre 80 et 90 jours

Le pois Bouchard

21 lundi Mar 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Pois Bouchard

Depuis des années j’inscris des notes concernant des fruits et légumes rares du Québec et ce, pour de futures recherches par manque d’information sur ces derniers. Avec l’avancement d’Internet, la connaissance humaine fait des bonds de géants et une impasse il y a 3 ans, peut déboucher sur de nouvelles avenues aujourd’hui. Ce qui manque c’est le temps. Une famille, des rénos perpétuelles sur une maison ancestrale, un emploi à temps plein, un autre à temps partiel, ça fait qu’on doit organiser son temps de manière efficace. Mais il y a aussi une autre sorte de temps qui passe.

En effet, les anciens cultivars s’éteignent avec les personnes âgées qui elles, ignorent qu’elles sont souvent les seules encore à cultiver une variété du patrimoine du Québec. Et personne pour prendre la relève. C’est donc une course contre la montre.

Ainsi, par une soirée pluvieuse, tenant bébé sur les genoux en attendant la manifestation de Morphée sur cet enfant, je lisais un ancien passage gribouillé à la mine sur un bout de papier sur lequel était inscrit: « Pois Bouchard? ».

Par manque de rigueur, j’ignorais où j’avais obtenu cette information, ni sa date de référence.  C’est bête…. La note s’était perdue comme tant d’autres dans un fouillis digne du personnage de bande dessinée « Gaston Lagaffe ».

J’ai donc mis une musique relaxante et me suis connecté à Internet (très basse vitesse en campagne) avec bébé comme ordispectateur dans l’espoir surtout de le faire dormir plutôt que de déboucher sur une trouvaille. Ayant développé des techniques raffinée de recherche via des logiciels et des bases de données spécialisées, mon regard s’arrête sur une vidéo (voir ci-bas) parue le 03 novembre 2010 d’un jardinier faisant la culture d’anciennes variétés de légumes.

Pois Bouchard

Quelle ne fût pas me surprise de voir en vrai le pois Bouchard au pays des acadiens. C’est une variété de pois à soupe de couleur jaune-verte, supposée avoir été mangée abondamment par les canadiens français à la fin du 18e siècle. Le plant est nain et produit abondamment.Nous cherchons encore le pourquoi du nom « Bouchard » et le lieu principal où il était cultivé. Pour nous donner un ordre de grandeur de l’âge de ce cultivar, en 2000, un membre du semencier du patrimoine habitant l’Alberta aurait obtenu ses graines de sa grand-mère originaire du Québec. Une autre bonne piste à explorer! J’espère pouvoir mettre la main sur quelques graines pour l’année prochaine car il est en danger d’extinction. Chuuuuttt! Il est temps d’aller porter bébé au lit. Il s’est enfin endormi en regardant la vidéo.

Le rutabaga Laurentien

15 mardi Mar 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Navet Laurentien (image: http://www.veseys.com/)

Avez-vous déjà remarqué le prix du rutabaga à l’épicerie? 0.79$ la livre chez IGA. C’est souvent l’un des légumes les plus économiques et pourtant, c’est un mal aimé dans les chaumières. Ma conjointe dit qu’elle a peur de se couper en l’apprêtant.

De fait, c’est un légume très dur à trancher. Je me charge souvent de sa préparation.

Pourtant, au départ, le rutabaga Laurentien n’a pas été créé pour la consommation humaine mais pour le bétail.
 
En effet, en 1912 le Collège MacDonald désire produire une souche de rutabaga pour améliorer la qualité inégale des variétés de rutabagas qu’on retrouve sur le marché. Ils y sont parvenus. 
 
Toutefois, dans les années 40, la souche originale a dû subir une transformation (réussie par le professeur L.-C. Raymond selon le catalogue de W.-H. Perron de 1948) le rendant moins volumineux et ce, pour s’adapter à une véritable révolution en alimentation: le réfrigérateur. Grâce à cet électroménager les gens ont graduellement eu de moins en moins besoin  de consommer des légumes de conservation comme autrefois. La taille plus petite du rutabaga Laurentien, son uniformité et surtout la qualité plus stable des racines, firent en sorte qu’on décrouvrit davantage ses qualités gustatives par goût que par nécessité. Il est encore aujourd’hui l’une des vedettes de nos champs et la principale variété cultivée au Québec.
 
Inutile donc de tirer la sonnette d’alarme sur une possible extinction. Pas mal pour un légume qui aura bientôt 100 ans. Vous pouvez vous en procurer un peu partout dans les jardineries et les magasins à grandes surfaces dès aujourd’hui car les présentoirs sont arrivés. 
 
Culture: Semer sur un site ensoleillé même s’il peut tolérer l’ombre modérée. On suggère 45 cm entre les rangs et 20 cm entre les plants au final. Cela veut dire que lorsque vous planterez les graines, semez-en davantage et éclaircissez au fur et à mesure en ne conservant que les plus beaux spécimens. Les graines devraient germer entre 4 et 8 jours. Comme le légume aime les climats frais, il peut résister à des températures allant jusqu’à -10 dégrés Celsius et donc se récolter tard à l’automne.  Il tolère tous les types de sols car peu exigeant. Ajouter quand même du compost si votre sol est pauvre.  

Le maïs de Gaspé

18 vendredi Fév 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Maïs de Gaspé (image: livre Renewing America’s food traditions)

Nous sommes excessivement heureux de pouvoir, pour la première fois, grâce à Patrick, un généreux lecteur de ce blogue, affirmer avoir retrouvé la trace d’une variété vraiment très rare inscrite dans nos « avis de recherche »: le maïs de Gaspé. Nous avons cru de circonstances, diffuser cette bonne nouvelle et refaire, une seconde fois, un bref survol de ce maïs.

Champs de maïs de Gaspé

Par contre, les Français l’utilisaient surtout comme nourriture pour le bétail.  Une version plus sucrée aurait existé qui pouvait être mangé sur l’épi mais il était peu apprécié par les premiers arrivants.

Apparemment, Jacques Cartier en aurait observé des champs au même moment où il découvrait la péninsule gaspésienne en 1534. On pouvait le retrouver de New York jusqu’au nord extrême du Saint-Laurent.

La famille « Landrey » suivant leur arrivée en Nouvelle-France en 1684, aurait reçu des semences et par la suite, aurait contribué à sa renommée.

La pomme de terre Marc Warshaw

31 lundi Jan 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Pomme de terre Marc Warshaw (image d'Agriculture et Agroalimentaire Canada)

La pomme de terre Marc Warshaw provient de Buckland au Québec et a été nommé du nom de celui qui l’a reçu d’un agriculteur local. Outre le fait qu’elle est cultivée depuis longtemps, Monsieur Warshaw n’a aucune autre donnée historique vérifiable à son sujet. Dommage car, remise au centre de recherche sur la pomme de terre à Fredericton au Nouveau-Brunswick en 2001, les chercheurs ont affirmé qu’elle serait parmi les aspirantes d’un concours de beauté.

En effet, l’une de ses principales caractéristiques comme ils le décrivent:

C’est une pomme de terre longue et ovale avec une chair blanche et une peau ocre pâle vivement colorée, avec de gros éclats et des taches cutanées rose vif foncé. Bonne tenue à la cuisson.

Cette pomme de terre de mi-saison très productive est uniquement disponible, à notre connaissance, via leur banque de gènes.

Pour cultiver davantage de variétés de pommes de terre l’an prochain sur un même espace, adoptez la culture en pyramide. Comme la multiplication est végétative, c’est-à-dire que la pomme de terre se reproduit par tubercule, vous pouvez faire pousser plusieurs variétés côte-à-côte sans vous soucier d’une possible hybridation. 

En effet, beaucoup de personnes manque d’espace pour cultiver les fruits et légumes qu’ils préfèrent.  Cette technique simple augmentera de manière significative (2 à 3 fois) votre production sur une même surface.  Suivez les étapes imagées:

Étape 1: Percez des trous dans 3 cadres différentes

Étape 2: Placez les tubercules vis-à-vis les orifices

Étape 3: Montez vos étages

Étape 4: Les germes se frayeront un passages à travers les trous

Étape 5: Votre pyramide se transformera en bosquet

Étape 6: Récoltez vos pommes de terre

La courge Canada crookneck

18 mardi Jan 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Courges Canada Crookneck

Courges Canada Crookneck

Lorsqu’on recule dans le temps, les frontières du Québec d’aujourd’hui ne sont pas celles d’hier. On a qu’à penser aux territoires amérindiens avant la découverte du continent par Jacques-Cartier, celles du Haut et du Bas-Canada (1791-1841) ou nos délimitations géographiques actuelles pour comprendre qu’il peut devenir difficile d’établir si une variété de fruits ou de légumes poussait bel et bien au Québec.

C’est l’une des réalités qui survient en scrutant des variétés indigènes très anciennes (avant 1700) comme la Canada Crookneck. Cette courge de couleur jaune clair très rare peut atteindre jusqu’à 30,5 cm aurait été cultivée par les iroquois. Comme ils étaient installés dans la Vallée-du-Saint-Laurent, on peut se douter qu’elles y poussait. Vous la reconnaîtrez facilement au bout de sa tige courbée. C’est cette particularité qui a fait en sorte qu’elle a été baptisé sous différentes appellations au Québec francophone.

Par exemple, le catalogue illustré de William Evans de 1878, fait référence à la croche d’hiver du Canada. Provencher, dans son ouvrage de 1885, fait quant à lui allusion à la cou-croche du Canada. On peut remonter ainsi très loin dans les écrits mais on doit pour cela consulter la documentation anglophone.

Ainsi, elle est décrite commercialement pour la première fois aux États-Unis par le grainetier de Boston Charles H. Hovey en 1834.

Culture: Semer à l’extérieur sur butte 2 à 3 graines à environ ½ pouce de profondeur espacée de 18 à 24 pouces. Par contre, des semis intérieurs peuvent aussi être faits 3 à 4 semaines avant la dernière date de gel au sol. La température optimale de germination est de 85-95 degré Fahrenheit. Fertiliser avec une émulsion de poisson si les plants démarrés à l’intérieur commencent à jaunir. Pour endurcir les plants, réduisez la température, l’arrosage et la fertilisation. Transplanter lorsque tout risque de gel au sol est passé. À notre humble avis, démarrez vos plants directement à l’extérieur si votre région le permet. Croyez-vous que les amérindiens démarraient leurs semis à l’intérieur?  Maturité 100 jours. Serait à son meilleur pour la consommation lorsque la tige atteindrait environ une quinzaine de centimètres.  Dégustez en salade ou cuite.

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