Un jour où nous avions des problèmes de tuyauterie, quelle ne fût pas notre surprise d’entendre notre plombier nous entretenir de semences du patrimoine en voyant nos petits plants de tomates anciens pousser au sous-sol.

Sur le même sujet, il renchérit en nous disant: « J’ai de l’ail des bois. Si t’en veux, je peux t’en donner. J’en fait pousser plein chez-nous » nous dit-il. Comme nous étions, dans ce temps-là, à nos premières armes en matière de plantes indigènes comestibles et curieux d’en savoir davantage, nous avons accepté la proposition. C’est fou le nombre de personnes qui s’intéressent au jardinage sous toutes ses formes.

Évidemment, la vente d’ail des bois est strictement interdite. La cueillette intensive en milieu sauvage l’est tout autant.

En fait, vous pouvez en récolter en milieu naturel, pour votre usage personnel, maximum 50 bulbes par année.

Rien toutefois, ne vous empêche d’en faire la culture chez-vous. Cette règlementation veut surtout protéger l’espèce contre la surexploitation de la ressource.

En effet, un bulbe met jusqu’à 7 ans pour se reproduire.  Pierre Gingras en fait justement une bonne description dans sa chronique radiophonique du 28 avril 2011 à Radio-Canada. Il y a tellement de sites qui décrivent cette plante que nous ne souhaitons pas trop nous attarder. Mais pour pour une marinade d’ail des bois, nous vous suggérons un blogue hyper intéressant (article du 19 mai 2009)  sur l’auto-cueillette des plantes indigènes au Québec. Vous y verrez une expérience de fermette autosuffisante à Ulverton depuis plusieurs années très instructive et bourré de trucs qu’on peut faire avec presque rien. Et si ça vous tente d’aller encore plus loin, ils offrent des formations sur les plantes comestibles et médicinales.

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