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Potagers d'antan

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Archives de catégorie : Curiosités au potager

Anciens fruits et légumes peu cultivés au Québec

Curiosité au potager: l’oignon catawissa (mise à jour)

25 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Oignon Catawissa (image: http://www.garys-genealogy.com/id85.htm)

Suite à de nouvelles lectures d’anciens livres, nous croyons important ajouter de nombreuses précisions à notre article paru le 19 janvier 2011.

En effet, selon l’ouvrage de 1885, Potager d’un curieux, Histoire, culture et usages de 100 plantes comestibles peu connues ou inconnues, les auteurs, Pailleux et Bois décrivent cet oignon dont l’historique est basé sur les écrits du docteur E. Bretschneider; ayant lui-même publié un volume intitulé: early european researches into the flora of China.

De fait, Bretschneider relate qu’un français, Louis Le Compte, s’étant joint aux jésuites missionnaires de Chine en 1687 édita en 1696 plusieurs mémoires dont le Nouveaux mémoires sur l’état de la Chine, dans lesquels il mentionne un oignon en particulier.

J’y ai vue une espèce d’oignon qui ne vient point de graines comme ceux d’Europe, mais, à la fin de la saison, on voit sortir de petits filaments sur la pointe ou sur la tige des feuilles, au milieu desquelles se forme un oignon semblable à celui qui germe dans la terre.

Pour ceux qui connaissent déjà l’oignon égyptien, cette description pourrait fort bien y ressembler car c’est un proche parent.

Par contre, Bretschneider ajoute:

Cet oignon paraît être celui qui avait été décrit sous le nom de Lou tz’tsung (oignon poussant en étages) dans le Kiu huang pen ts’ao publié à la fin du quatorzième siècle. … Au sommet des feuilles poussent quatre à cinq petits oignons, et que sur ceux-ci d’autres oignons se produisent encore, formant ainsi de trois à quatre étages.

L’ouvrage d’Hervieux-Morin de 1885 se serait donc trompé en estimant ce légume originaire de la région de Catawissa, ville de la Pennsylvanie aux États-Unis. Cette mégarde pourrait provenir du fait qu’il est cité dans la revue horticole de 1875 (p.57) que l’oignon catawissa a été importé d’Amérique par M.A de Lentilhac aîné et aussitôt proposé aux étals par M. Gagnaire aîné, horticulteur à Bergerac.

D’ailleurs, une souche de l’oignon catawissa aurait été développé en 1850 par F. F. Merceron, justement de Catawissa en Pennsylvanie. Est-ce le même? Reste à savoir de quelle manière cet oignon s’est retrouvé en Amérique du Nord. D’anciens écrits font mention qu’il aurait été introduit aux États-Unis par le Canada en 1820. Il serait vraisemblablement arrivé avec les premiers colons français en Nouvelle-France comme oignon égyptien.

Ainsi, ce légume vivace se retrouverait aujourd’hui, semble-il, jusqu’en Alaska (zone 0a). Plus vigoureux que son cousin, l’oignon égyptien, on peut en planter en toute sécurité dans notre potager et le laissez-là tout l’hiver sans craindre le gel puisqu’il est rustique jusqu’à -30 degrés sous zéro. Il peut mesurer au-delà de 2 pieds et demi, soit l’équivalent de plus de 76 centimètres. C’est le plus grand de sa famille.  Cela en fait un légume au pied massif pour ainsi supporter tout ce poids. C’est pourquoi on le surnomme souvent « perennial tree onion » en anglais ou « arbre-oignon vivace » (traduction libre).

De plus, il ne produit pas une mais deux séries de petits bulbes à l’extrémité de sa tige; la deuxième poussant par-dessus la première, contrairement à l’oignon égyptien qui lui en a qu’une seule.  Il arrive même, à l’occasion, qu’une troisième série pousse sur la deuxième.

Et, comme son cousin, il se replantera de lui-même, un peu plus loin, d’où l’appellation typique anglaise « walking onion » (oignon qui marche). Si vous laissez quelques divisions ou bulbes au potager chaque année, espacés d’environ 6 pouces, ils se reproduiront allègrement et vous en aurez à vie. Pas de maladies, ni d’insectes connus.

Anecdote: Pour les planter, lancez les bulbilles dans les airs et laissez-les là où ils sont tombés. Il s’enracineront rapidement d’eux-mêmes. On ne s’en occupera plus par la suite jusqu’à la récolte, sauf pour désherbage biensûr. Pour ceux qui trouvent le jardinage compliqué, offrez-leur ce légume car il est très prolifique et hyper facile à entretenir.

En voie d’extinction

Curiosité au potager: Le cerfeuil tubéreux

11 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Cerfeuil tubéreux (image: http://www.cookingmumu.com)

Cerfeuil tubéreux (image: http://www.cookingmumu.com)

Connue depuis l’antiquité et originaire des vieux pays d’Europe centrale, cette apiacée plutôt hideuse, provient plus spécifiquement de Russie, Sibérie, Allemagne et l’Autriche. Pas étonnant qu’il supporte si bien nos grands froids québécois.

En effet, les racines peuvent demeurer au potager pendant tout l’hiver où elles produiront leurs tiges florales l’année suivante. Vous pourrez même planter les graines dès cet automne puisqu’elles ont besoin d’une période de dormance d’au moins 6 semaines avant de germer.

Pour cela, vous avez deux options: semer à l’automne ou si c’est impossible, conserver les graines au frigo pendant au moins 6 semaines dans un sac en plastique avec un peu de sable humide que vous sèmerez au printemps dès que la terre se travaillera (dès le début avril et avant si c’est possible). Semer très faiblement dans un sol qui doit être maintenu humide jusqu’à la germination et ce, pour une levée rapide. Distancez les rangées de 30 cm. La saveur du tubercule se développera davantage 2 semaines après la récolte qui se fera lorsque les feuilles commencent à jaunir. Attention les feuilles et la tiges sont toxiques car elles contiennent des alcaloïdes. Vous remarquerez que la plante elle-même dégage une odeur plutôt désagréable.

Néanmoins, si vous produisez des semences, soyez avertis.

En effet, si vous récoltez vos semences de manière inadéquate, celles-ci vont se disperser un peu partout sur votre terrain et au printemps suivant, surprise, des petites pousses de cerfeuil germeront de manière aléatoire partout sur votre potager.En expérimentant depuis quelques années, vous devez absolument recueillir la tige avant que toutes les capsules soient mûres sinon, bonjour le désherbage et ça devient même envahissant.

Pour les gastronomes, en terme comparatif, on associe souvent son goût sucré à un mélange de pomme de terre et de châtaigne. Il est excellent pillé mais attention de ne pas surchauffer. Certains vont aussi la frire comme des frites… délicieux!  Pour ceux qui souhaiteraient la méthode de préparation de ce type de légume, visualisez le clip ici-bas et pour d’autres recettes, consultez ce lien.

 

Quasi absent au marché, les cultivateurs qui en produisent le vendront (en 2015) entre 5.00$ et 6.50$ canadiens mais les revendeurs vous feront payer jusqu’à 19.50$ le kilos. Ce n’est pas pour rien si en France, là où il n’y a qu’environ 5 producteurs de cerfeuil au pays, on n’hésite pas à comparer son prix à celui du caviar tellement il est rare et son goût raffiné.

Curiosité au potager: le melon Dudaim

09 jeudi Juin 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Plus connu sous les noms anglais de « Queen Anne’s Pocket Melon », « plumgranny », « vegetable peach » ou en français « melon de la reine Anne », « pomme de Brahma », « citrouille odorante », « melon des canaries » ou « melon de senteur »,  » Vilmorin-Andrieux le considère déjà en 1883 comme une véritable curiosité au jardin car il le décrit comme indigeste.

Par contre, dans son livre de 1885, « Potager d’un curieux, histoire, culture et usages de 100 plantes comestibles peu connues ou inconnues« , Pailleux et Bois font état que sa très grande présence en Perse, Égypte, Afrique du Nord, Algérie et dans les colonies espagnoles d’Amérique, lui confère une véritable utilisation alimentaire.

Ils relatent d’ailleurs une recette que nous avons transcrite au bas de cet article. Si vous doutez d’en manger, sachez qu’ils peuvent agrémenter vos desserts de manière esthétique en coupant des rondelles.

Autrefois, il était surtout utilisé comme plante grimpante d’ornement mais le fruit a eu le don de s’amoucher le coeur des dames.

En effet, l’apogée de sa culture coïncide avec l’époque victorienne (1832-1901) où les femmes, pour masquer les odeurs nauséabondes de leur environnement, conservaient ce melon très aromatiques dans leurs poches pour en respirer les effluves. Un peu plus gros qu’un oeuf et ne pesant que 200 grammes, il se transportait très bien.

L’appellation  « Melon de la reine Anne » fait justement référence à la reine Anne d’Angleterre qui, selon la légende, en transportait dans ses poches en guise de sachet parfumé. Certains écrits mentionnent qu’en grande quantité, le fruit pourrait même incommoder certaines personnes par sa fragrance.

Lorsque vous le planterez, assurez-vous d’avoir un treillis pour qu’il puisse grimper. Ses fleurs jaunes se transformeront en petit fruits verts qui, lorsqu’ils seront matures ressembleront au fruit tel qu’illustré sur la photographie.

Installez quelques fruits au centre de votre table lorsqu’ils seront mûrs pendant vos réceptions et vous provoquerez les conversations à coup sûr chez vos convives.

Culture: Très prolifique. Semis direct (6 à 8 graines) à 1 pouce de profondeur sur butte (de 12 pouces de diamètre), en plein soleil après le dernier gel au sol. Prévoir 6 pouces entre les buttes en toutes directions. Les semences devraient germer entre 4 et 10 jours. Conserver les 4 plants les plus robustes sur chacune des buttes. Exige une surface pour grimper, idéalement un treillis de plus de 2 mètres mais ils peuvent aussi courir sur le sol si vous avez suffisamment d’espace au jardin. Maturité entre 80 et 90 jours. Vous pouvez aussi partir des plants à l’intérieur 2 à 3 semaines avant le dernier gel au sol. Si vous récupérer les graines, faites attention à la pollinisation croisée car après quelques générations, les caractéristiques odorantes de ce cultivar se dégraderont rapidement.

Recette d’avant 1885: Au dessert, coupez les fruits en deux. Remplacez rapidement les graines par du sucre en poudre et servir chaque personne d’un demi-fruit. Ils seront dégustés à la cueillère comme une glace.

Curiosité au potager: le citron la main de Bouddha

10 mardi Mai 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Main de Bouddha (image: http://fr.wikipedia.org)

Le 13 janvier dernier, j’ai reçu l’image de cette « chose » d’une de mes correspondances. Curieux de nature, j’ai appris que ce citron se nommait « Buddha’s hand » ou si vous préférez, la main de Bouddha. Aussi connu sous les appellations « bushukan » (en Japonais), « Fo-shou » (en chinois) ou « fingered citron » (en anglais), on retrace supposéement l’origine de cet agrume au sud de l’Himalaya où il pousse à l’état sauvage. 

Toutefois, les chercheurs ne s’entendent pas sur l’histoire exacte du fruit.

En effet, plusieurs croient que les moines boudhistes l’aurait transporté 4 siècles après Jésus-Christ de l’Inde jusqu’à la Chine où il se serait développé de manière naturelle dans la vallée du Yangtze avec d’autres variétés de citrons. Donné en offrande dans les temple bouddhistes. il symbolise la joie, la bonne forture et la longévité. La  tradition voudrait que le Bouddha préférerait les doigts du fruits en position ouverte ressemblant à une main ouverte (comme sur l’image) ou ceux avec les doigts fermés symbolisant un acte de prière.

Quoi qu’il en soit, le producteur spécifie:

Le « main de Bouddha » produit un gros fruit en forme de main. Il est impossible de prédire la forme que la main prendra. Quelquefois, il se développera comme une main fermée, d’autres fois les doigts seront ouverts. Le jus n’est pas typiquement utilisé, mais la fragrante pelure épaisse est souvent préservée dans la saumure et ensuite confite.

Par contre, comme sa saveur très parfumée n’est pas si acidulée, vous pouvez couper les doigts en rondelles et les apprêter tel quel, incluant la pelure, en salade ou sur le poisson.

Vous vous demandez sûrement, est-ce que ça va pousser chez-nous?

En bien, je fais une petite entorse à mon blogue car, cet arbre fruitier ne peut demeurer en terre l’hiver et doit être remisé au chaud à l’intérieur. Rien ne vous empêche de le planter dans un grand pot et de le sortir l’été… c’est même suggéré pour qu’il profite de la chaleur. Mais il devra être rentré dès la baisse des températures en automne. Il craint surtout le gel mais on doit aussi faire attention à la sécheresse et la chaleur trop intense. Juste pour l’allure, ça valait la peine de le souligner. Et croyez-moi, en furetant un peu sur Internet, il y a des formes encore plus bizarres.

Disponible à la Pépinière Grange Verte.

Curiosité au potager: le radis sukurijima

07 jeudi Avr 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Voici le plus gros radis du monde. Il peut devenir tellement énorme qu’il est inscrit dans le livre des records Guiness. À battre: 45 kg. C’est 99 livres de radis. Ayoye! Jardiniers avec des maux de dos, s’abstenir. Originaire du Japon, on estime qu’il était déjà cultivé en 1804 à partir d’une pièce de papier trouvée à Kagoshima et datée de cette époque..

Radis Sakurajima (image: wikipédia)

Toutefois, on peut déduire qu’il doit être beaucoup plus vieux. Son appellation provient du volcan du même nom près duquel on le retrouvait. Considéré très important à l’époque, peu de légumes pouvaient bien pousser dans une terre volcanique. Les locaux l’appèlent aussi « shima-dekon ». Nous l’avons découvert par hasard en feuilletant un ancien catalogue de 1944 du « Dominion Seed House »de Georgetown en Ontario. Leur description faisait état que vous pourriez facilement obtenir des racines pouvant peser entre 15 et 30 livres sous notre climat nordique. On lui attribuait de belles qualités:

The flesh is solid, firm, brittle, and of excellent flavor. Can be eaten all summer long and also be kept through the winter. Thrives in any soil or climate.

L’affirmation pourrait se traduire approximativement comme un radis « ayant une texture solide, ferme mais fragile. Excellente saveur. Peut être consommé tout l’été et entreposé pendant l’hiver.  Pousse bien dans tous types de sols ou climats ».

Faites rire vos comparses en leur proposant un radis sukurijima lors d’un brunch cet été. Ils ne s’attendront jamais à voir un tel phénomène. Maturité: 80 jours.

Disponible via les entreprises américaines: http://www.reimerseeds.com ou http://www.kitazawaseed.com (sites en anglais seuleument).

Curiosité au potager: la tomate Reise

09 mercredi Mar 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Tomate Reise

Non, ce n’est pas une tomate originaire de Tchernobyl suite à la catastrophe nucléaire du 26 avril 1986 mais bien une variété ancestrale d’Allemagne . Oubliez les recettes où vous auriez à la peler.  La seule manière de la déguster est de séparer les globes un à un comme une tomate cerise.  Puisque le terme allemand « Reise » fait référence au terme « voyage », elle est aussi connue sous le nom anglais de « Traveler tomato »; qui pourrait se traduire par la « tomate voyageuse ». 

En fait, l’origine de cette tomate remonterait jusqu’en Amérique centrale où les peuples autochtones la transportait avec eux lors de leurs voyages car elle pouvait se manger pendant leur marche et ce, sans utiliser de couteaux. Elle est qualifiée de rouge et luisante. Aurait un fort goût sûr et acide. Définitivement pour les amoureux de la saveur du citron.

Culture: N’ayant jamais cultivé ce type de tomate, nous nous sommes référés aux divers écrits expliquant les meilleures conditions de plantation. Il est donc important de faire des semis 6 à 8 semaines avant la date de transplantation en semant les graines presqu’en surface. En prenant bien soin de ne pas laissez sécher le terreau, installez les jeunes pousses dès leur apparition à une fenêtre exposée au Sud. J’imagine qu’un éclairage artificiel adéquat pourrait faire l’affaire mais je ne fais ici que rapporter les écrits. Maturité: 80 jours. 

Disponible chez Heritage Harvest seed (site canadien en anglais seulement)

Curiosité au potager: l’arbuste aux bonbons

23 mercredi Fév 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Sur l'image, la variété Issai

Quel nom intriguant n’est-ce pas?

En fait, cette verbénacée (Callicarpa dichotoma), originaire de l’Asie de l’Est est un arbuste d’ornement qui comprend environ 150 espèces.  Celle présentée sur l’image ci-contre (variété Issai) se couvre de fleurs roses pâles pour ensuite donner des fruits non comestibles mauves très lumineux. D’autres produiront des fruits blancs, etc. et ce, en fonction du cultivar mais curieusement, les oiseaux ne semblent guère les apprécier. Les fruits survivront une partie de l’automne donnant de la couleur au jardin car en plus (en fonction de la variété), certaines offrent un feuillage spectaculaire.

D’une hauteur et d’une largeur de 1 à 2 mètres, il peut survivre dans des conditions allant jusqu’à -20 dégrés celsius (zone 5). Pratiquement jamais attaqué (insecte, maladie…) sauf peut-être à l’occasion quelques feuilles tâchées… mais si c’est juste ça. Pour garder votre plant compact, vous devez le rabattre à environ 10 centimètres du sol après chaque automne. Exige un paillis pour les 3 premières années car les jeunes plants sont plus fragiles que les adultes. Très rare au Québec. Disponible chez: enfin des fleurs.

En passant, je remarque par le taux de fréquentation l’intérêt des internautes à la section « curiosités au jardin ». Pour les amateurs de plantes originales, visiter le Jardin des curiosités. à Saint-Ours, en Montérégie. C’est un bel endroit au bord du Richelieu qui vous charmera par la diversité de ses découvertes peu communes.

Curiosité au potager: la chicorée à café

28 vendredi Jan 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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chicorée à café (source inconnue)

Nous avons fait récemment l’acquisition de 3 catalogues de semenciers ontariens de 1944 et 1945 à l’intérieur desquels la variété « Giant Madgeburg » était mentionnée comme « nouveau et légume spécial » (traduction libre de « new and special vegetable »).

En effet, sa racine aurait la particularité de devenir, selon les écrits:

… a delicious nourishing drink to take place of coffee.

En traduisant, quelque peu, lorsque la racine est coupée en petits morceaux, séchée et torrifiée, elle devient une boisson nourissante pouvant remplacer le café, caféine en moins. Hé!, Hé!, Hé! Nous avons cru intéressant en faire un article devant la flambée du prix du café.

Les Hollandais auraient été, semblerait-il, les premiers à industrialiser la torréfaction industrielle de la racine vers 1690, La demande s’est par la suite envolée en 1806 lorsque pour affaiblir l’Angleterre, Napoléon décida d’établir un blocus continental. 

À partir de ce moment, impossible pour les Anglais d’importer du café par les voies habituelles. Fallait trouver un substitut.

Dès lors, cette vivace biannuelle prend la relève comme succédané et même après le blocus, elle deviendra un aliment traditionnel car elle continuera d’être utilisée en mélange avec le café pour en atténuer l’effet excitant.

Vous pourrez également, comme toute chicorée, manger les feuilles en laitue. Sachez qu’au supermarché, les producteurs les auront fait pousser à l’abris de la lumière, d’où leur couleur blanche. Ceci pour répondre à la demande des consommateurs.

Si, par contre, vous la plantez au potager, elles deviendront vertes par l’action de la chlorophile stimulée par son exposition aux rayons di soleil. Ne soyez donc pas surpris!

Vous souhaitez essayer? 
www.saltspringseeds.ca (site de Colombie-Britanique uniquement en anglais)
Salt Spring Sanctuary Society (organisme avec abonnement annuell)

Bonne fin de semaine!

Curiosité au potager: Le melon Zucca

17 vendredi Déc 2010

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Melon zucca (Osoyoos, Colombie-Britanique, 1943)

C’est le temps des fêtes et je ne sais pas pour vous mais chez-moi lorsque j’étais jeune, il y a toujours eu du gâteau aux fruits vendu par le Club optimiste. Mon père, ayant eu un commerce pendant 40 ans, en achetait beaucoup et en donnait à ses bons clients durant cette période festive. Aujourd’hui encore, par nostalgie, je m’en procure au moins un par année. Ce brin de souvenir m’amène à vous entretenir de cette variété de melon pouvant peser entre 60 et 100 livres (entre 27 et 54 kilos) et le record aurait été de 150 livres (68 kilos). 

En effet, pendant la 2e guerre mondiale, l’importation de zestes d’agrumes au Canada fût prohibée. Les entreprises requérant, entre autre, des fruits confits durent trouver une alternative rapidement; solution qu’elles dénichèrent auprès du melon zucca.

Cette gourde en voie de disparition originaire d’Afrique mais arrivée au Canada par la Californie était idéale pour les régions aux longs étés chauds comme à Oliver, Summerland, Osoyoos et Keremeos en Colombie-Britanique, où elle fût cultivée surtout entre 1934 et 1955

D’ailleurs, c’est en 1942 qu’elle atteignit sa pleine popularité avec près de 700 tonnes récoltées. À 25$ la tonne, c’était pour ces temps de disette, de la grosse « argent » car les pelures étaient distribués partout à travers le Canada pour la confection des gâteaux aux fruits. Ha! Ha! Ha!. Le voilà le lien…

Pour ceux et celles qui souhaiteraient un géant au jardin, ce melon fera jaser assurément.

Graines disponibles uniquement chez: Prairie garden seeds

Culture: Il est important de souligner que n’ayant jamais cultivé cette variété, les conseils ont été tirés à partir d’écrits anciens en anglais. J’espère que la traduction libre saura refléter avec exactitude les étapes pour une culture réussie au Québec. Nous avons surtout tenté d’adapter les anciennes méthodes de culture à celles d’aujourd’hui.
 
Première étape:
Très tôt en avril, placez vos graines dans du papier essuie-tout humide que vous aurez inséré dans un sac de plastique (ex: Ziplock). Placez ensuite votre sac fermé dans un endroit chaud (ex: au-dessus du frigidaire ou comme chez-moi à une bonne distance au-dessus d’un calorifère) Attendez la germination. Ça vous permettra ainsi de repérer les semences viables. 
 

pots de papier

Deuxième étape:
Récupérez les graines germées. Enterrez-les délicatement  (1/2 pouce) dans un pot en papier (ou pot en papier brun pressé vendu en magasin) que vous aurez rempli d’un terreau composé de sable et de mousse de tourbe. Humidifiez et laissez pousser pendant 6 semaines à 21 degré celsius ou 70 degrés Fahrenheit. Gardez humide mais non détrempé.

Cloche fait maison

Troisième étape:  
Après que tout risque de gel au sol soit passé, transplantez au jardin en perçant vos pots en papier pour donner une chance aux racines de se faufiler. Protégez avec une « cloche » jusqu’au réchauffement des températures. Cette technique vous permettra de créer un effet de serre qui contribuera à donner un boost de chaleur à vos plants. Espacez de 25 pieds de diamètre (7 mètres et demi). Enelevez la cloche lorsque la température est au-dessus de 21 dégrés Celsius. Récoltez au début de l’automne.

Selon les écrits, le melon zucca grandit rapidement (2 livres et demi (1 kilo) / jour) et, à cause de cela, il absorbe beaucoup d’éléments nutritifs du sol. Ce dernier devra donc être bien amendé en matière organisque au moment de la plantation.

Anecdote: Le melon zucca est tellement glissant à maturité qu’il est pratiquement impossible de le transporter. Le seul moyen qu’on trouvé les agriculteurs pour le déplacer a été de le mettre sur leurs épaules. Entre 60 et 150 livres chaque, fallait être fait fort. 

Bonne fin de semaine!

Curiosité au potager: le kiwi rustique

10 vendredi Déc 2010

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Kiwi rustique (image du site: http://www.itraque.fr/)

Et oui, vous pouvez au Québec faire pousser vos propres kiwis dans votre jardin. Qui l’eut cru!

En fait, les gens croient à tort que le kiwi est une plante originaire de la Nouvelle-Zélande… ERREUR! Ce sont principalement les néo-zélandais qui en 1906 l’ont importé de Chine. Ils l’ont amélioré, augmenté sa production, mécanisé la récolte et renommé KIWI en 1953 à cause de sa ressemblance avec l’un de leur oiseau coureur l’aptéryx (connu aussi sous le nom de KIWI). Ils ont ainsi éludé son véritable nom « groseille de Chine » peu vendeur aux yeux des occidentaux. Quel beau marketing, n’est-ce pas. Lorsqu’on arrive à faire oublier aux consommateurs la provenance et le nom réel d’un fruit à son propre intérêt, c’est un tour de force. 

Cette grimpante vivace aussi connue sous le nom de KIWAI provient de l’extrême-orient. Le fruit qui se conserve très longtemps est presque le double d’une cerise et plus sucré que le kiwi vendu à l’épicerie. Vous le mangez avec la pelure. Il produit aussi plus de vitamines C et son goût est moins acidulé que le KIWI traditionnel. Certains plants peuvent supporter des températures allant en dessous du -25 C, ce qui en fait une plante idéale jusque dans les régions zonées 3. 

Vous pouvez vous en procurer chez:

  • Enfin des fleurs, spécialisé dans les plantes rares et inusités
  • Pépinière ancestrale, spécialisée dans les arbres fruitiers conçus pour les régions nordiques
  • La pépinière Grange verte, spécialisée dans la culture d’arbres et arbustes fruitiers inusités très rustiques. 

Culture: Vous devez faire attention car, selon la variété, certaines sont aufertiles et d’autres ont besoin d’un plant mâle pour produire. Informez-vous auprès du fournisseur. Le feuillage du plant mâle est superbe avec ses couleurs rosées. De la patience pourrait aussi être de mise car certains cultivars ne produiront pas avant 7 ans comparativement à d’autres qui eux, requieront  3 ans.  Comme dirait ma petite fille de 4 ans « C’est long attendrë ». Il supporte très bien l’ombre et vous pourrez l’installer sur treillis à un garage, une remise en autant qu’il puisse grimper. Mesure jusqu’à 6 mètres de hauteur. Pas de maladies, ni d’insectes connus.

Cette plante est sur ma liste de cadeaux de Noël. Bonne fin de semaine!

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