• À propos…
  • Pour commander (arrêt définitif des activités)

Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives de catégorie : Carte postale du mois

Liste de références pour aider à trouver d’anciens cultivars

Carte postale de mars 2013

05 mardi Mar 2013

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 2 commentaires

Enfants aux bleuets (source: fonds de l'Action catholique / Bibliothèque et archives nationales du Québec)

Enfants aux bleuets (source: fonds de l’Action catholique / Bibliothèque et archives nationales du Québec)

Il n’est pas rare que je souhaite à mes proches « de l’abondance dans tout » comme voeux de bonne année. Je m’empresse aussitôt d’ajouter qu’en cas de surabondance, il est important d’en faire profiter les autres. C’est un peu ce que m’a fait penser cette image (date inconnue) du siècle passé.

Pour les jardiniers, on se rend vite compte que la nature nous donne souvent beaucoup plus que ce qu’on a réellemet besoin. Banques alimentaires, Plantcatching, voisins démunis, événements de quartier ne sont que quelques exemples des occasions de distribuer cette générosité. Mais il y a aussi un autre proverbe qui dit « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».  Si vous penchez davantage vers celui-ci en pensant à tout le labeur que vous a exigé votre potager, sachez que nos ancêtres écoulaient leurs surplus pour se faire des revenus d’appoint en faisant un petit kiosque sur les bords du chemin. Mais de nos jours, à moins d’avoir un permis de l’Union des Producteurs Agricole du Québec (UPA), vous n’avez plus le droit. Permis qui requiert évidemment des restrictions impossibles à remplir pour l’ensemble de la population.

Nos cousins français pourraient toutefois nous donner une solution détournée en l’adaptant aux réalités modernes.

En effet, ils ont créé quelques initiatives virtuelles vous permettant d’écouler vos surplus. Appelés « Ça vient du jardin« , « Plantez chez-nous » ou « Les ptits fruits solidaires« , nous aurions tout intérêt, nous aussi au Québec, à nous inspirer de ces projets.

Que ce soit pour une baisse des coûts pour s’alimenter, une hausse des revenus pour le citoyen, une diminution des pertes au jardin, une baisse des gaz à effet de serre produit par l’importation des denrées, une augmentation de la diversité alimentaire non offerte chez les grands épiciers, un apport de produits frais, mûrs à point, habituellement biologique, l’idée mérite d’être soulevée. Et pour ceux qui souhaiteraient faire du pouce là-dessus, elle est gratuite.

Carte postale de janvier-février 2013

31 jeudi Jan 2013

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 3 commentaires

Jeune couple aux labours à La Tuque, en Mauricie (1926)

Jeune couple aux labours à La Tuque, en Mauricie (1926)

Dans le cadre de son travail, ma conjointe prépare un magazine pour la Saint-Valentin. Avant de l’envoyer à l’impression, elle m’a demandé de lire la préface pour l’approbation car elle nous concerne.

En effet, elle y fait mention d’attentions toutes simples de ma part qui l’ont marqué au cours de nos 17 ans de fréquentation. Après tout ce temps, je me suis aperçu que ce qu’elle avait conservé d’important en mémoire n’avait rien à voir avec les richesses, le glamour, les extravagances, les voyages ou le côté matériel. C’était des gestes simples du quotidien, quelques pensées, des attentions discrètes aux moments opportuns.

Il n’y a pas si longtemps, le couple était considéré par l’Église et l’État comme le centre de tout. Dans son livre « Une histoire des québécoises en photos », d’où sont tirées ces images, l’auteure, Hélène-Andrée Bizier y fait justement référence:

Le mariage fonde la famille, la famille crée la paroisse, la paroisse crée la nation et la nation crée l’État.

Je dédies donc à ma belle Véronique ces deux photographies. L’une pour notre jeunesse passée où tout était à semer et l’autre dans l’espoir de continuer la route ensemble jusqu’à devenir très vieux.

Chargement de foin à Chicoutimi (1920)

Chargement de foin à Chicoutimi (1920)

Carte postale de décembre 2012

11 mardi Déc 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 6 commentaires

Lorsqu’on consulte d’anciens ouvrages relatifs à l’espace mais aussi aux semences requis pour nourrir une grosse famille sur une année, on se voit ébahi par l’ampleur des potagers. C’est un peu ce que nous a inspiré cette image (date inconnue) où l’on voit s’y affairer 5 femmes (l’une étant à droite et brouillée). Remarquez l’ordre, l’entretien, la santé des végétaux, la disposition, la variété. Un potager comme ma conjointe les aime; structuré, linéaire, fonctionnel comparativement aux miens plutôt désordonnés.

En fait, à l’époque on se devait de rentabiliser au maximum les surfaces cultivables. Il y avait donc juste suffisamment de place entre les rangées pour circuler. Pour compléter l’image et comme petit cadeau des fêtes, nous vous avons justement inclus un Guide du jardinier (1966) fourni par le Ministère de l’Agriculture du Canada rappelant les distances recommandées, les quantités de semences suggérées, le rendement moyen d’un rang de 50 pieds, le nombre de jours requis du semis jusqu’à la récolte, etc… vous serez surpris de l’abondance générée.

Carte postale de novembre 2012

19 lundi Nov 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ Laisser un commentaire

Melon de Montréal en 1935 dans un concours de glaïeuls, de fruits et légumes (source: Encyclopédie du jardinier horticulteur)

Melon muscat de Montréal (type Décarie) cultivé au collège MacDonald (1922) Sur la photo Wilfrid-Henry Perron dégustant un petit melon cantaloup Pennsweet

Pour faire du pouce sur l’article précédent concernant Wilfrid Henri Perron, nous avons cru pertinent vous faire part de ses commentaires concernant le melon de Montréal, l’ayant lui-même cultivé lorsqu’il était étudiant-jardinier chez Arthur Savoie à Côte-des-Neige. Seul ces deux hommes avaient accès au champ de melons d’une superficie de 2 acres. Et pour cette tâche faite entre 19:00 et 21:00 chaque jour, il gagnait 0.50$ de l’heure supplémentaire, une fortune pour 1921-1922.

Le melon de Montréal était, à l’époque, le plus gros melon musqué du monde. Originaire de Notre-Dame-de-Grâce et de Côte-des-Neige à Montréal, il en existait deux types: Décarie et Gorman. Wilfrid Henri Perron les décrivait comme:

(en parlant du Décarie)… originaire de Notre-Dame-de-Grâce, avait plutôt la forme d’un potiron du fait qu’il était gros, court, à côtes bien marquées, aplati à chaque bout et pouvait peser jusqu’à 35 lbs. Il était en même temps fortement brodé.

(en parlant du Gorman)…il est défini: … lourd, plus long, aux bouts aplatis; ses côtés étaient bien marqués et son fruit fortement brodé. La chair verte dans les deux cas était verte et bien sucrée.

Carte postale d’octobre 2012

24 mercredi Oct 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ Laisser un commentaire

Em ce mois de l’Halloween, la citrouille est la reine des façades de nos maisons. Elles s’éclaireront bientôt pour la plus grande joie des petits monstres, sorcières, super héros et compagnie.

Par contre, au plan botanique, elle est peu gourmande et on l’utilise habituellement à la fin d’un plan de rotation des variétés.

Nos ancêtres le savait très bien puisque, par exemple, les producteurs de pommes de l’époque, bien avant l’arrivée de la mode de l’auto-cueillette, rentabilisaient encore davantage leurs vergers en la cultivant entre les arbres. Et quelles variétés cultivaient-on anciennement.  À titre d’exemple,  si on se réfère au catalogue de 1928 de Dupuy & Ferguson, nous pouvions espérer planter des citrouilles (aussi appelés potirons) aux noms évocateurs tels: Grosse de touraine, Mammouth du Chili, Grand fromage, Jaune des champs, Rouge vif d’Etampes, Petite sucrée ou encore, Calhound. Certaines sont encore cultivées de nos jours et d’autres ont malheureusement sombré dans l’oubli.

Carte postale de septembre 2012

15 samedi Sep 2012

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial, Carte postale du mois

≈ Laisser un commentaire

Charrue à deux chevaux 1935-1937 (source: Centre d’interprétation de l’agriculture et de la ruralité)

Pour qu’une terre forestière devienne fertile, il fallait en moyenne entre 2 et 3 ans de dur labour. La photographie ci-haute, retouchée avouons-le, a été prise à Métabetchouan, une région du Saguenay Lac Saint-Jean. David Fortin qui conduit sa charrue à deux chevaux illustre bien l’adresse qu’il fallait employer pour parvenir à matter cette terre du Nord du Québec.

Pour préserver cette tradition ancestrale, la municipalité de Saint-Valérien-de-Milton organise, du 12 au 14 octobre 2012, pour une 18e année, le festival du labour. Avis aux intéressés car le vendredi 12 octobre, entre 10:00 et 16:00,vous pourrez bénéficier d’une formation de labour gratuite avec l’aide d’instructeurs et de chevaux lourds.

Bien entendu, d’autres activités sont prévues telles parade des laboureurs, concours de labours (classes: amateurs / professionnels / femmes / 65 ans et + / sulky) ), soirée dansante, jeux des drapeaux, « tour de labour en famille », etc. Une belle manière de vous immerger dans ce patrimoine de nos ancêtres tout en vous divertissant.

Carte postale d’août 2012

26 dimanche Août 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ Laisser un commentaire

Jardin de la gare Medecine Hat, Alberta 1887 (source: archives Glenbow NA-200317)

Les jardins de gare font leur apparition en Grande-Bretagne en même temps que s’y développe le système ferroviaire. Au Canada, en 1868, on parle des jardins de gare dans la publication Canada farmers, en particulier de celui du dépôt de Guelph en Ontario et des « autres jolis jardins le long de la voie de la division centrale du Grand Tronc ». Les plantes sont payées par l’employé et la compagnie fournit la clôture et aménage le sol.

Rapidement les compagnies ferroviaires comprennent l’importance de la gare: lieu de rencontre pour la collectivité. C’est aussi le lien avec le monde extérieur. Si cet endroit est chaleureux et accueillant, se dit-on, il sera attirant pour les immigrants et les touristes.

On décide donc de fleurir la gare et ses environs afin de montrer la richesse du sol et de promouvoir l’agriculture. On voit ainsi le jardin comme un moyen d’éducation pour la colonisation des terres.

Ci-dessus, le jardin de la gare Medecine Hat du chemin de fer Canadien Pacifique d’Alberta en 1887. La ligne vient d’être terminée et déjà la compagnie met l’accent sur l’embellissement des gares afin d’attirer les colons.

Carte postale de juillet 2012

05 jeudi Juil 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ Laisser un commentaire

Jardin potager, Spirit Lake, district d’Abitibi Qc 1916 (source: Musée McCord)

Il n’y a pas uniquement des histoires joyeuses liées aux potagers.
Contrairement à aujourd’hui où l’intérêt prévaux, la survie de leurs propiétaires le reléguait jadis à une corvée essentielle.
Les débuts du potager de Spirit Lake (en Abitibi-Témiscamingue) le 15 janvier 1915, montre à quel point sa mise sur pied s’est avéré une nécessité primordiale pour 1200 individus.

De fait, au moment de la déclaration de la guerre entre l’Angleterre et l’Allemagne le 04 août 1914, de nombreux immigrants résidant au Canada furent considérés comme des « éléments subversifs potentiels ». Sans aucune raison, des familles entières (hommes, femmes et enfants) furent incarcérées sous le seul prétexte qu’ils provenaient à 90% d’Ukraine. Et on pouvait tirer à mort si ceux-ci tentaient de s’évader.

Camps de prisonniers, district d’Abitibi Qc 1916 (source: inconnue)

Supervisés par des gardes armés à 8 kilomètres à l’ouest d’Amos, entourés de barbelés, les prisonniers devaient défricher et drainer le sol. Ils devaient aussi subvenir à leurs propores besoins alimentaires, d’où la mise sur pied d’un immense potager (voir l’image ci-haute). Mais encore là, rien n’empêchait les mauvaises conditions de dominer (légumes et viandes peu fraîches, longues heures de travail alimentation peu variée…).

L’été 1916 marqua la fin de cette ignominie dû à la reprise économique et au manque de main-d’oeuvre des entreprises. Cette pression exercée par les compagnies auprès du gouvernement les obligea revenir sur leurs positions.

Pour en savoir davantage, consultez l’article intitulé: Quelques notes sur la démocratie en temps de conflit mondial.

Carte postale de mai 2012

14 lundi Mai 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 2 commentaires

En décrivant la technique de conservation de la nourriture des amérindiens durant l’hiver, le Jésuite Joseph-François Lafitau écrivit en 1724:

Ils aménagent des «greniers» sous la terre, tapissés d’écorces, où ils déposent citrouilles et autres fruits.

De leur côté, les colons de la Nouvelle-France s’en inspireront en creusant sous le plancher de leur maison, un trou de petite  dimension, où ils pourront accéder à leurs provisions par une trappe. Jusqu’au 18e siècle, seuls les riches (ex: communautés religieuses, marchands prospères, institutions et représentants du Roi, etc.) pouvaient se permettre d’aménager une « cave haute » pour y marcher debout. L’abondance des récoltes et le manque d’espace auront tôt fait d’inspirer les humbles familles à renouer avec l’ancienne technique autochtone en l’adaptant sous la forme de caveaux à légumes. Conçus en pierres ou de bois, ils seront situés à flanc de coteaux ou, dans de plus rares occasions, en plein champ. La toiture et les murs seront habituellement recouverts de terre. Nombreux auront des tablettes pour déposer les conserves.

Si le sujet vous intéresse, consultez l’exposition du Musée virtuel du Canada intitulée « Réfrigérer à la manière d’autrefois: les caveaux à légumes de la Côte-de- Beaupré« . Vous y verrez notamment plusieurs caveaux, leurs descriptions et certaines restaurations faites entre 2002 et 2004 dans le cadre d’un programme de sauvegarde de ces témoins du passé. Pour ceux et celles aspirant en construire un chez-eux, nous vous redirigeons vers un ancien commentaire (voir en bas du lien) écrit sur notre blogue en mars 2012 où la municipalité de de Saint-Félicien avait reçu une subvention d’Hydro-Québec pour réaliser un caveau communautaire. Ils auront sûrement des trucs si vous communiquez avec eux.

Carte postale d’avril 2012

05 jeudi Avr 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 2 commentaires

L'amour aux champs (1888) Source: Archives de folklore de l'Université Laval, Fonds Jean Simard

Il fût un temps au Québec où on célébrait la fête de la grosse gerbe. Pour quelle raison l’appellait-on ainsi?

Et bien lors de la récolte des céréales en automne, tout le monde participait à cette tâche très physique et exigeante qui prenait entre 4 et 6 semaines. Il fallait couper à la faux, engerber, laisser sécher, ramasser, vanner et entreposer le grain à l’abri. 

À la fin, comme le montre l’illustration ci-haute, la dernière gerbe regroupait plusieurs plus petites pour symboliser la puissance résultant de l’union. Sa rentrée à la « batterie* » sera le signe de la fin des récoltes et le début des réjouissances. Elle pouvait être décorée, escortée par un cortège de moissonneurs, offerte à l’église, tressée et exposée dans les maisons pour porter chance… ça dépendait. Venue de France par nos ancêtres, cette ancienne coutume aussi connue sous le nom de « fête des moissons« ,  culminait par un repas communautaire faste en reconnaissance de  l’abondance de la nourriture.

Selon le réseau de diffusion des archives du Québec :

Aucune manifestation de la fête des moissons n’a été retracée aux XVIIe et XVIIIe siècles en Nouvelle-France mais on trouve quelques mentions au XIXe siècle où elle est encore observée, notamment dans l’ouvrage de Pamphile Lemay, publié en 1898 et intitulé Fêtes et corvées.

De plus, en 1947, le journal l’Action catholique souligne qu’elle fût célébrée à maintes reprises entre 1883 jusqu’au milieu du 20e siècle par l’École supérieure d’Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Elle sera aussi recensée par le curé Eustache Santerre de Saint-Arsène de Rivière-du-Loup de 1923 à 1942. De nos jours, les épluchettes de blé d’inde ont remplacé cette vieille tradition et vous pourrez la vivre en maints endroits au Québec lors de festivités  agrotouristiques.

* Le terme « batterie » fait référence, selon nos lectures, à une chaudière pour faire cuire les aliments à gros bouillons.

← Articles antérieurs
Articles ultérieurs →

Catégories

  • Agrotourisme patrimonial
  • Avis de recherche
  • Événements et perfectionnement
  • Biodiversité
  • Carte postale du mois
  • Céréales du patrimoine:
  • Curiosités au potager
  • Fleurs alimentaires ancestrales
  • Fleurs d'antan
  • Fruits du Québec
  • Fruits et légumes du Canada
  • Légumes du Québec
  • Les herbes nuisibles ancestrales
  • Outils de références
  • Personnages liés à l'agriculture au Québec
  • Plantes comestibles indigènes au Québec
  • Production de vos semences
  • Saveurs d'autrefois
  • Types de jardins-potagers
  • Vieux trucs de jardinier
  • Visites de potager

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Créez un site Web ou un blogue gratuit sur WordPress.com.

  • Abonnement Abonné
    • Potagers d'antan
    • Rejoignez 576 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • Potagers d'antan
    • Abonnement Abonné
    • S’inscrire
    • Ouvrir une session
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre
 

Chargement des commentaires…