En décrivant la technique de conservation de la nourriture des amérindiens durant l’hiver, le Jésuite Joseph-François Lafitau écrivit en 1724:

Ils aménagent des «greniers» sous la terre, tapissés d’écorces, où ils déposent citrouilles et autres fruits.

De leur côté, les colons de la Nouvelle-France s’en inspireront en creusant sous le plancher de leur maison, un trou de petite  dimension, où ils pourront accéder à leurs provisions par une trappe. Jusqu’au 18e siècle, seuls les riches (ex: communautés religieuses, marchands prospères, institutions et représentants du Roi, etc.) pouvaient se permettre d’aménager une « cave haute » pour y marcher debout. L’abondance des récoltes et le manque d’espace auront tôt fait d’inspirer les humbles familles à renouer avec l’ancienne technique autochtone en l’adaptant sous la forme de caveaux à légumes. Conçus en pierres ou de bois, ils seront situés à flanc de coteaux ou, dans de plus rares occasions, en plein champ. La toiture et les murs seront habituellement recouverts de terre. Nombreux auront des tablettes pour déposer les conserves.

Si le sujet vous intéresse, consultez l’exposition du Musée virtuel du Canada intitulée « Réfrigérer à la manière d’autrefois: les caveaux à légumes de la Côte-de- Beaupré« . Vous y verrez notamment plusieurs caveaux, leurs descriptions et certaines restaurations faites entre 2002 et 2004 dans le cadre d’un programme de sauvegarde de ces témoins du passé. Pour ceux et celles aspirant en construire un chez-eux, nous vous redirigeons vers un ancien commentaire (voir en bas du lien) écrit sur notre blogue en mars 2012 où la municipalité de de Saint-Félicien avait reçu une subvention d’Hydro-Québec pour réaliser un caveau communautaire. Ils auront sûrement des trucs si vous communiquez avec eux.

Advertisements