Enfants aux bleuets (source: fonds de l'Action catholique / Bibliothèque et archives nationales du Québec)

Enfants aux bleuets (source: fonds de l’Action catholique / Bibliothèque et archives nationales du Québec)

Il n’est pas rare que je souhaite à mes proches « de l’abondance dans tout » comme voeux de bonne année. Je m’empresse aussitôt d’ajouter qu’en cas de surabondance, il est important d’en faire profiter les autres. C’est un peu ce que m’a fait penser cette image (date inconnue) du siècle passé.

Pour les jardiniers, on se rend vite compte que la nature nous donne souvent beaucoup plus que ce qu’on a réellemet besoin. Banques alimentaires, Plantcatching, voisins démunis, événements de quartier ne sont que quelques exemples des occasions de distribuer cette générosité. Mais il y a aussi un autre proverbe qui dit « Charité bien ordonnée commence par soi-même ».  Si vous penchez davantage vers celui-ci en pensant à tout le labeur que vous a exigé votre potager, sachez que nos ancêtres écoulaient leurs surplus pour se faire des revenus d’appoint en faisant un petit kiosque sur les bords du chemin. Mais de nos jours, à moins d’avoir un permis de l’Union des Producteurs Agricole du Québec (UPA), vous n’avez plus le droit. Permis qui requiert évidemment des restrictions impossibles à remplir pour l’ensemble de la population.

Nos cousins français pourraient toutefois nous donner une solution détournée en l’adaptant aux réalités modernes.

En effet, ils ont créé quelques initiatives virtuelles vous permettant d’écouler vos surplus. Appelés « Ça vient du jardin« , « Plantez chez-nous » ou « Les ptits fruits solidaires« , nous aurions tout intérêt, nous aussi au Québec, à nous inspirer de ces projets.

Que ce soit pour une baisse des coûts pour s’alimenter, une hausse des revenus pour le citoyen, une diminution des pertes au jardin, une baisse des gaz à effet de serre produit par l’importation des denrées, une augmentation de la diversité alimentaire non offerte chez les grands épiciers, un apport de produits frais, mûrs à point, habituellement biologique, l’idée mérite d’être soulevée. Et pour ceux qui souhaiteraient faire du pouce là-dessus, elle est gratuite.

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