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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Produire vos propres semences

06 lundi Déc 2010

Posted by Michel in Production de vos semences

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Pour perpétuer nos variétés québécoises anciennes, il nous a été primordial d’apprendre l’ABC de la récolte et de la conservation des graines. Aucune multinationale ne nous y a aidé car leur but est de vous tenir otage de leurs plantes hybrides protégés et presque impossible à reproduire.

En effet, une plante hybride (inscrit F1 sur les sachets) est habituellement, un mélange de deux variétés et peut-être même plus, possédant des attributs définis qui, ensemble, produiront un nouveau cultivar.

En simplifiant au maximum, supposons qu’une entreprise horticole souhaite produire une grande fleur à couper rouge pour la fleuristerie. Elle croisera alors une fleur au rouge désiré et une autre avec une tige longue et dure et ce, peu importe la couleur de la fleur. Comme, je vous l’expliquais précédemmnent, je simplifie au maximum. Le but n’étant pas de faire une dissertation sur la génétique mais de donner une base de compréhension.

Cependant, en récoltant les graines du nouveau cultivar, il y a d’énormes chances pour que son instabilité génétique fasse en sorte qu’une caractéristique d’un des deux parents prenne le dessus (le rouge ou la longue tige dure mais pas les deux ensemble). C’est pourquoi, on retrouve le qualificatif « fixé » pour les semences qui reproduiront exactement la même plante lorsqu’on récoltera les semences année après année. Que croyez-vous donc qu’il arrive aux fruits ou légumes? Même chose.

De fait, ce sont des centaines de petits agriculteurs partout dans le monde qui se sont faits berner par certaines multinationales. En acceptant de laisser tomber leurs semences ancestrales pour des nouveaux cultivars plus « performants » (à des montants dérisoires), ces derniers ne savaient pas qu’ils devraient constamment en acheter de ces compagnies puisqu’ils ne pouvaient récolter les semences instables. Ou s’ils le pouvaient, ils étaient freinés par les droits de propriété de ce nouveau matériel génétique. Coincés, ayant perdu leurs semences originales, ils ne pouvaient plus revenir en arrière. Les compagnies les avaient eues et, sans avertissement, ils ont pu augmenter les prix et faire du profit.

Dans les semaines qui suivent, nous tenterons, de vous monter comment il est simple de construire votre propre banque de semences. Si vous ne vous possédez plus, je vous propose une vraie bible « La culture écologique des plantes légumières (2e édition) ». Écrit pour le Québec par un jardinier biologique chevronné, Yves Gagnon, ce fût notre premier livre de références. Je vous le recommande fortement. 296 pages, il se détaille 39.95$ mais vous pouvez l’avoir un peu moins cher chez www.amazon.ca (environ 34.60$ livraison gratuite). Pour les plus petites bourses, « La conservation des semences du patrimoine, guide de production domestique de semences« , un guide de 48 pages au coût de 12.00 frais de transport inclus.

Curiosité au potager: La courge Yokohama

03 vendredi Déc 2010

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Courge Yokohama

Courge Yokohama en mûrissement

Avec du recul, le monde des semences est rempli de découvertes du passé. Selon moi, elles ont aussi leur place dans nos potagers d’aujourd’hui car elles fûrent primées par nos ancêtres qui y ont sûrement trouvé leur compte en les cultivant.

En fait, cette courge du Japon (cucurbita moshata) aplatie et côtelée est mentionnée dans de nombreux catalogues de semenciers du Québec avant 1900 puis par la suite… plus rien. Même en 1885, l’ouvrage de Léon Provancher ¨Le verger, le potager et le parterre dans la province de Québec » de 1885 qualifie ce légume de très « vanté ».

Introduit en 1860 aux États-Unis par Thomas Hogg, commerçant au Japon, ce dernier remet des graines à son frère James Hogg, horticulteur de Yorkville (section de New York). Il les sème et les étudie jusqu’en 1863 où en 1864, « The Magazine of Horticulture » mentionne le résultat de ses efforts. La publicité fait le reste.

Chair de courge Yokohama

Il n’est donc pas étonnant qu’il se soit retrouvé chez-nous puisqu’à l’époque, les semenciers du Québec s’approvisionnaient entre autre, d’entreprises situées aux États-Unis. Et New York, c’est proche. Très rare et difficile à trouver vous apprécierez son goût sucré ressemblant à celui de la patate douce et sa chair rouge-orangée. Chaque plant produit 2 courges. Elles seront vertes et tranquillement changeront de couleur pour passer au crème pour compléter leur mûrissement au jaune. Pour sa culture, semer en godet, à 20 degrés Celsius, 3 à 4 semaines avant leur repiquage au jardin (après tous risques de gel au sol soient passés). Repiquer la motte dans des trous de plantation remplis de compost préparés 2 semaines à l’avance. Vous pouvez aussi semer directement au jardin (sur un sol réchauffé) en plein soleil sur des buttes amendées de compost lorsque le risque de gel est passé. Maturité: 100 jours.

Courge Yokahama

Courge Yokahama immature

Petit anecdote: Plusieurs de ceux à qui j’ai offert des semences, moi compris, avons cru que la courge était mûre lorsqu’elle était verte. ERREUR! Nous nous sommes littéralement battus pour la couper. Alors qu’en fait, elle n’était tout simplement pas prête. Attendez donc qu’elle soit en grande partie ocre avant de la goûter… Même si elle est très sucrée verte, vous fustigerez moins. Excellente qualité de conservation.

La tomate Mac Pink

01 mercredi Déc 2010

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Mac Pink (image du site: https://www.seeds-organic.com/)

En ce mercredi très pluvieux, je me suis dit.: « pourquoi ne pas rester dans le thème de la morosité ».  Je m’explique!

En faisant l’historique de cette tomate, je dois vous faire une confidence. Je me suis un peu ennuyé. Aucun rebondissement, drame, suspense.. Rien!. Que des pages de données universitaires, de chiffres ennuyants, des résultats d’analyse. C’est souvent ça lorsqu’on fait de la recherche sur des variétés développées par des instituts, désireux d’uniformiser leur produit pour la commercialisation à grande échelle. Enfin!, elle fait quand même partie de notre patrimoine alimentaire québécois et son côté « beige », ne doit pas faire oublier sa valeur et son goût.  Elle aura quand même 45 ans en 2012. Du respect quand même! Je vais tenter de résumer le tout dans un vocabulaire traduisible.

Ainsi, la tomate Mac Pink a été conçu en 1967 au département d’horticulture de l’université McGill (campus Macdonald) à Sainte-Anne-de-Bellevue par Calvin Chong, B. Bible et E. Gyapay. Si vous connaissez le prénom des deux derniers chercheurs, faites m’en part.

En 1958, il y a eu un premier croisement entre une tomate rose inconnue (nommée P-1) et la Homestead. Résultat des deux qui fût nommé 50-B-8 (Quel beau nom!).

Par la suite, la 50-B-8 a été croisé avec la Coldset pour obtenir la première version originale de la Mac Pink en 1967. Des essais préliminaires de stabilisation fûrent faits entre 1967 et 1969.

Autre étape de franchie, elle fût transférée au champ pour observation (à la station de recherche de Saint-Jean) entre 1969 et 1972 . Satisfaits de leur nouveau rejeton, les chercheurs distribuèrent les premières semences en quantité limitée à partir de 1973.

Le plant est compact uniforme avec des fruits rose de bonne saveur et de chair de qualité. Résistante au fusarium et verticillium. Conçue pour les climats nordiques avec de courtes saisons estivales.

Peut-être trouverais-je un jour une histoire d’amour quelque part entre deux éprouvettes. Hi!, Hi!, Hi!

Considérée rare.

Le premier verger-conservatoire au Québec

30 mardi Nov 2010

Posted by Michel in Outils de références

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Guide de sensibilisation sur le patrimoine fruitier de la Côte-du-Sud du Québec

En 2004, est né le premier verger-musée du Québec. Chapeauté par RURALYS, un organisme de protection multidisciplinaire du patrimoine, l’objectif premier a été de rechercher et répertorier les variétés anciennes de la Côte-du-Sud, à une heure de Québec.

Par la suite, les multiplier et finalement les diffuser (tant sous l’aspect historique que les plants eux-mêmes). Pour le moment, se sont 25 anciennes variétés de poiriers, pommiers et pruniers sur un inventaire de 34 spécimens qu’on vous offre pour le moment. Grâce au support du programme de techniques de production horticole de l’Institut de Technologie Agroalimentaire de La Pocatière, les arbres sont greffés pour la plantation au verger. Ces plants sont ensuite vendus directement au verger mais également dans les centres jardins des environs. Car c’est bien beau de multiplier des arbres mais le public doit prendre la relève et redécouvrir ses saveurs d’autrefois.  

Pour les intéressés à mettre sur pied leur propre petit verger personnel, RURALYS a justement créé un guide intitulé: «  Cultiver un patrimoine oublié, les variétés anciennes d’arbres fruitiers de la Côte-du-Sud ». De 33 pages, cette édition de mai 2008 traite des cultivars favoris et bien adaptés de pommes (Alexandre, Astrachan, Calville, Duchesse D’Oldenburg, Fameuse, Jaune transparente, Saint-Laurent d’hiver et Wealthy), de prunes (Damas bleue, Damas jaune, Lombard, Mirabelle, Mont-Royal et Reine-Claide de Montmorency) ainsi que des poires (Beauté flamande et Favorite de Clapp). J’adore aussi la section « créer et entretenir un verger domestique: quelques conseils ».

Ayant nous-mêmes débuté un petit verger depuis 1996, nous semons plusieurs arbres et arbustes fruitiers ancestraux chaque année et ce fût une source inspirante pour débuter nos recherches mais aussi pour la plantation et la conservation de nos arbres. C’est, selon nous, un investissement à long terme. On peut se procurer le guide en version papier en contactant Catherine Plante, agente de développement au 418-856-6251 poste 4 ou par courrier électronique cplante@ruralys.org. Sinon, vous n’avez simplement qu’à cliquer sur le nom du livre pour le format PDF (4.3 Mo).

Pour en savoir davantage, un reportage de 10 minutes diffusé le 07 janvier 2007 à l’émission hebdomadaire « La semaine verte » est encore disponible pour visionnement.  On y apprend entre autre que dans la région de la Côté-du-Sud, au passé riche en arboriculture, pouvait compter pas moins de 300 variétés d’arbres fruitiers. WOW!

Le haricot: Thibodeau de Beauce

29 lundi Nov 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Haricot Thidodeau de Beauce

Ancien cultivar nain très productif en provenance de la Beauce au Québec. Possède de grosses cosses vertes striées mauves. Très jolies au jardin car les fleurs sont roses. Vous allez épater vos visiteurs. Cueillir jeune. Bonne saveur, tendreté et consistante. Plants vigoureux résistant aux températures pluvieuses et froides. Aucune maladie connue. En consultant divers documents, la semence ressemble énormément à une variété de haricot Mohawk mais mis-à-part l’aspect visuelle de la graine, là s’arrête la comparaison puisque je n’ai pu voir les caractéristiques de la plante ou du légume. Ce ne serait pas étonnant car la Beauce sit sur le territoire autrefois occupé par la nation Iroquoienne du St-Laurent vers 1500.

Haricot Thibodeau de Beauce

Culture: Lorsque le risque de gel est passé, semer sur un site ensoleillé à une profondeur d’une phalange directement sur buttes espacées de 50 cm. Chaque graine doit être distante de 30 cm environ.  C’est tout. La nature fera le reste. Germe dans la première ou au début de la deuxème semaine. Maturité 45 jours.

Les gens qui en veulent tout l’été sèment à plusieurs reprises dans l’été. Si vous désirez récolter les semences, laissez sécher complètement sur le plant 15 jours de plus ou jusqu’à ce que le plant soit complètement séché. Récoltez par temps sec, habituellement à la fin de l’après-midi. Ceci pour éviter que vos semences ne pourrissent, il est très important comme les chemises de l’archiduchesse qu’elles soient archi-sèchent (pas évident ni de le dire ou de l’écrire).

Annectode: Lors de mes premières années d’expérimentation, je recevais des semences de haricot et à la récolte, elles n’étaient pas de la même couleur. Que s’était-il passé? Y avait-il eu un autre cultivar près de chez-moi qui aurait pu contribuer à une pollinisation croisée? Ces questions sont restées en suspend pendant 2 ans jusqu’au jour où, ayant entreposé mes anciennes graines, je les ressorties et… celles-ci avaient brunies. Mystère résolu!

Haricot récolté en 2010 (à droite) et en 2009 (à gauche)

Chronique livre: Cuisiner les légumes oubliés du Québec

26 vendredi Nov 2010

Posted by Michel in Outils de références

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Après 2 ans de procrastination,  j’ai  fait un détour à la bibliothèque pour l’emprunter. Je me suis décidé à le consulter suite à une conversation survenue avec ma conjointe au sujet de notre souper du temps des fêtes. Comme nous recevrons notre belle-famille, nous voulions quelques idées intéressantes et, pourquoi ne pas conjuguer le côté pratique à l’agréable. 

En passant, allo belle-maman! (Je sais qu’elle lit ce blogue à l’occasion).

D’ailleurs, je me posais de nombreuses questions à savoir si l’auteure, Anne Samson, parlait réellement de légumes « oubliés »  comme nous le traitons ici. Et surtout… étaient-il réellement du Québec? 

Premier constat, le terme « du Québec » référe au fait que vous pourrez retrouver une bonne partie des légumes à l’épicerie ou en saison à un marché public près de chez-vous. Ce sont des légumes qui, à un moment donné ou à un autre de notre histoire, ont fait parti de notre alimentaition mais qui, pour une raison ou une autre, ont décliné pour ne plus être au menu. Ce sont donc des légumes qui peuvent provenir de d’autres pays et non pas, qui ont été conçu au Québec. Nuance!

Deuxième constat, les recettes tentent de les reconditionner aux goûts du jour et c’est très bien.  La page qui décrit chaque légume (nom anglais, histoire, description, achat, conservation, préparation et les composantes nutritives du légumes) est instructive ainsi que les petits anecdotes parsemant le livre. Plus de photos en couleur auraient sûrement contribué à mieux vendre les recettes. J’imagine que le budget ne le permettait pas. 

Finalement, le grand mérite de cette publication est d’aborder un sujet très peu touché au Québec.

En effet, le Canada anglais, l’Europe et les États-Unis ont une grande longueur d’avance sur nous.

Évidemment, il existe des légumes encore plus oubliés mais ça, vous le saviez déjà. Peut-être qu’un jour nous aussi éditerons un livre…. Qui sait?

Pour des compléments d’information, vous pouvez consulter le site « Légumes oubliés du Québec » qui traite de légumes méconnus du Québec, d’achat local, d’agriculture, d’environnememt et de santé. Vous pouvez aussi entendre sa première entrevue réalisée à la radio de Radio-Canada.

Que diriez-vous belle-maman de manger de la quenouille pour le souper de réveillon?

Bonne fin de semaine!

Le retour à l’école du jardinier

24 mercredi Nov 2010

Posted by Michel in Événements et perfectionnement

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À l’eur arrivée, les premiers colons dûrent adapter leurs techniques de culture aux conditions climatiques rudes du Québec. Ils ont tout appris par eux-mêmes de manière autodidacte; c’était une question de subsistance.

Par contre en 2010, « la misère est optionnelle ». Avec l’accumulation de siècles d’essais et erreurs de nos prédescesseurs, il existe maintenant une foule de ressources abordables pour gagner un peu de temps et sur une panoplies de sujets reliés au jardinage. Comme le potager se repose, l’automne et l’hiver sont les saisons idéales pour le perfectionnement du jardinier.

Par exemple, le site du regroupement des jardiniers écologiques (RJE), organisme communautaire, a comme principal objectif:

soutenir et d’accompagner les jardiniers dans leur apprentissage, de partager une vision d’équilibre naturel, de valoriser les méthodes de cultures et de production d’aliments sains et vivants qui soutiennent la vie et la santé.

Ils ont a mis en ligne des conférences gratuites très intéressantes pour quiconque voudrait connaître les méthodes de culture écologique. Vous n’avez qu’à cliquer sur le lien plus haut. Je vous mets au défi de deviner ce qu’est une grelinette?  Ils organisent aussi d’autres activités souvent, trés abordables.  

Bien sûr, ce n’est qu’un exemple et la liste est exhaustive.  Pour avoir suivi de nombreux ateliers et appris énormément par moi-même, j’inscrirai dans les semaines à venir d’autres pistes économiques pour les assoiffés de connaissances.

La pomme de terre « Veine Rose »

23 mardi Nov 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Veine Rose (Image d'Agriculture et Agroalimentaire Canada)

Même si Peter Kalm prétend qu’en 1749 « presque personne n’a de pommes de terre à l’île d’Orléan », un document cité par Fernand Ouellet précise quant à lui qu’en 1770,  22 000 boisseaux étaient produits à cet endroit. C’est précisément cette culture qui, cite Georges Gauthier-Larouche, expliquerait vers 1746 le début de l’agrandissement des caves, leur meilleure aération et la surélévation des rez-de-chaussées et ce, pour mieux entreposer ce légume.

Cette pomme de terre, aussi appelée ¨Belle rose¨provient de Monsieur Louis-Marie Ouellet de Saint-Onésime de Kamouraska au Québec. De forme longue et ovale, elle possède une peau rose pâle  et sa caractéristique principale est sa marbrure rose sous la peau, autour des yeux, comme la photographie l’illustre. Bien qu’il soit impossible pour le moment, de retrouver la trace exacte de ce spécimen dans le temps, la banque de gène d’Agriculture et Agroalimentaire Canada la juge suffisamment intéressante pour la considérée comme une pomme de terre unique du patrimoine du Québec.  Des échantillons, exempts de toute maladie sont disponibles sur le site de cet organisme. 

Saviez-vous qu’à l’époque, faute de moyens, on pouvait se fabriquer de la peinture de pomme de terre? Je vous inscris ici-bas la recette tirée de la Gazette des Campagnes (08 avril 1892, p.79).   

Cette peinture n’a pas la même solidité que celle que l’on fait à la chaux et au lait, mais elle est plus économique. Faites cuire des pommes de terre, pelez-les, écrasez-les, encore chaudes, dans dix livres d’eau bouillantes. Passez ce mélange au tamis de crin et mêlez-y une quantité de blanc d’Espagne que vous colorerez avec de l’ocre ou du noir de fumée pour lui donner une teinte grise.

Important: Aucun végétal qui se reproduit par un bulbe (ex: ail, pomme de terre, oignon égyptien…) ne peut passer les douanes sans une certification phytosanitaire gouvernementale. Ceci, afin d’éviter la propagation de champignons, parasites et autres bactéries nuisibles entre pays. Il est primordial de s’y conformer.  Cette certification est difficle à obtenir et surtout, à maintenir par les entreprises car des contrôles fréquents sont exigés par les autorités. Cela expliquerait pourquoi peu de compagnies offrent des pommes de terre. dans leur catalogue. 

Pour en obtenir des rares, il reste les échanges entre jardiniers, les fêtes des semences, les bazars « végétal » et autres journées thèmes de regroupements ou associations horticoles .

Veine Rose (Image d'Agriculture et Agroalimentaire Canada)

Culture: Vous souhaitez débuter une culture de pommes de terre. Pourquoi ne pas essayer la culture sous carton.

Curiosité au potager: le melon citron à graines rouges

22 lundi Nov 2010

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Melon citron (image du livre: Every seed tells a tale)

Il y a quelques semaines, je vous avais fait part qu’il existait des fruits et légumes avec des durées de conservation extraordinaire. Et bien le melon citron (à graines rouges) fait parti de cette catégorie.

En effet, vous pouvez le laisser sur votre comptoir pendant une année sans détérioration. Vous avez bien lu… 1 an. Les anglophones l’appellent « the red seeded citron ». Il vous réserva quand même une surprise car il est immangeable cru. Ah! Ah! Ah!. Vous avez  encore bien lu. Pourquoi donc le cultiver? Et bien, il est excellent confit ou en confiture.

Originaire d’Afrique, plus spéciquement du désert de Kalahari, aucune année n’est spécifiée concernant sa domestication initiale mais on l’aurait retrouvé jusque dans l’ancienne Égypte  il y a 4000 ans. À cause de ses qualités phénoménales de conservation mais aussi de sa grande productivité (peut peser jusqu’;à 12 livres) dans les régions à saisons courtes, on peut lire qu’il était apprêté par toutes les cuisinières vers la fin du 19e jusqu’au début du 20e siècle au Québec… et peut-être même plus loin.

Culture: La température optimale pour la germination est de 75-85 degré Fahrenheit (24 à 29 dégrés Celsius). Semis interne 4 semaines avant la date de plantation au jardin à une profondeur de 1/4 de pouce (2.5 cm). Une température ambiance pour des plantules en santé tourne autour de 75 degrés Fahrenheit (24 degrés Celsium). Les jeunes plants devraient apparaître entre 5 et 8 jours. Pour endurcir vos jeunes pousses, réduisez la température et l’approvisionnement en eau sans laisser totalement séché. Semer au jardin lorsque tout risque de gel au sol est passé espacé de 24 à 36 pouces (0.6 à 1 mètre). Les rangées devraient être aussi espacées de 72 pouces (environ 1 mètre).  Maturité entre 80 et 100 jours

À titre indicatif, il existe aussi la variété à graines vertes.

Shahrokh Khanizadeh, le créateur de fraises

19 vendredi Nov 2010

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Shahrokh Khanizadeh en poste depuis 1992 pour Agriculture et Agroalimentaire Canada

La majorité des gens ignorent qu’à l’Acadie, près de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec, Agriculture Agroalimentaire Canada possède des champs pour le développement de nouvelles variétés de fraises en vue d’un éventuel succès commercial.

En effet, le centre de recherche et de développement en horticulture  a mis au point depuis des dizaines d’années des cultivars de fraises aux noms évocateur tels Oka, Saint-Pierre, Chambly, l’Acadie, Yamaska, Clé des champs, Joliette, Rosalyne, Saint-Laurent d’Orléans, l’Authentique pour n’en nommer que quelques-uns.

Derrière toutes ces nouvelles venues, se cache Monsieur Shahrokh Khanizadeh. En lisant son curriculum vitae, vous remarquerez qu’il possède un bagage très impressionnant.

Pourquoi de tels noms de fraisess? Simplement parce qu’il est un féru de patrimoine.

En plus de créer des fraises, ce chercheur est l’un des auteurs du livre très spécialisé les fraisiers de chez-nous. Pour les maniaques, comme moi de la provenance des fruits, ce sont des bibles à consulter s’échelonnant entre 1989 et 2004. Il est justement en spécial à 15.00$ incluant une affiche représentant 171 cultivars de fraises avec fleurs et fruits coupés pour une meilleure identification. Vous pouvez vous en procure un exemplaire en suivants le lien plus haut.

Pour les gens visuels, un reportage fait le 27 juin 2007 par l’émission l’épicerie vous montre quelques-uns de ces cultivars sélectionnés par ce phytogénéticien, physiologiste et statisticien.

Il n’y a pas à dire, c’est un véritable patrimoine gustatif en devenir.
Bonne fin de semaine!

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