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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Curiosité au potager: Le cerfeuil tubéreux

11 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Cerfeuil tubéreux (image: http://www.cookingmumu.com)

Cerfeuil tubéreux (image: http://www.cookingmumu.com)

Connue depuis l’antiquité et originaire des vieux pays d’Europe centrale, cette apiacée plutôt hideuse, provient plus spécifiquement de Russie, Sibérie, Allemagne et l’Autriche. Pas étonnant qu’il supporte si bien nos grands froids québécois.

En effet, les racines peuvent demeurer au potager pendant tout l’hiver où elles produiront leurs tiges florales l’année suivante. Vous pourrez même planter les graines dès cet automne puisqu’elles ont besoin d’une période de dormance d’au moins 6 semaines avant de germer.

Pour cela, vous avez deux options: semer à l’automne ou si c’est impossible, conserver les graines au frigo pendant au moins 6 semaines dans un sac en plastique avec un peu de sable humide que vous sèmerez au printemps dès que la terre se travaillera (dès le début avril et avant si c’est possible). Semer très faiblement dans un sol qui doit être maintenu humide jusqu’à la germination et ce, pour une levée rapide. Distancez les rangées de 30 cm. La saveur du tubercule se développera davantage 2 semaines après la récolte qui se fera lorsque les feuilles commencent à jaunir. Attention les feuilles et la tiges sont toxiques car elles contiennent des alcaloïdes. Vous remarquerez que la plante elle-même dégage une odeur plutôt désagréable.

Néanmoins, si vous produisez des semences, soyez avertis.

En effet, si vous récoltez vos semences de manière inadéquate, celles-ci vont se disperser un peu partout sur votre terrain et au printemps suivant, surprise, des petites pousses de cerfeuil germeront de manière aléatoire partout sur votre potager.En expérimentant depuis quelques années, vous devez absolument recueillir la tige avant que toutes les capsules soient mûres sinon, bonjour le désherbage et ça devient même envahissant.

Pour les gastronomes, en terme comparatif, on associe souvent son goût sucré à un mélange de pomme de terre et de châtaigne. Il est excellent pillé mais attention de ne pas surchauffer. Certains vont aussi la frire comme des frites… délicieux!  Pour ceux qui souhaiteraient la méthode de préparation de ce type de légume, visualisez le clip ici-bas et pour d’autres recettes, consultez ce lien.

 

Quasi absent au marché, les cultivateurs qui en produisent le vendront (en 2015) entre 5.00$ et 6.50$ canadiens mais les revendeurs vous feront payer jusqu’à 19.50$ le kilos. Ce n’est pas pour rien si en France, là où il n’y a qu’environ 5 producteurs de cerfeuil au pays, on n’hésite pas à comparer son prix à celui du caviar tellement il est rare et son goût raffiné.

Comment reproduire et conserver vos semences de radis d’été

07 jeudi Juil 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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graines de radis (image: http://maternelle-hauterives.over-blog.com/)

Le radis d’été est l’un des légumes préférés des enfants. Je parle ici du fait qu’il arrive à maturité rapidement (un peu plus d’une vingtaine de jours) et non pas nécessairement de leurs préférences gustatives. Ils peuvent ainsi vite récolter leurs légumes et même en semer plusieurs fois à l’intérieur du même été. Ça les encourage dans leurs efforts et vous pouvez, avec ce légume, les initier rapidement à la production de leurs propres semences.

Par contre, il est important de spécifier qu’un seul plant ne peut en produire. Il en faudra un minimum de 6 pour assurer une bonne diversité génétique et l’intérêt des insectes pour les polliniser. Faites aussi attention au radis sauvage car il pourrait contaminer vos efforts. Assurez-vous une distance de 800 mètres (certaines sources mentionnent jusqu’à 1 km) entre celui-ci, les autres variétés raphanus sativus var. sativus. (radis commun) et les raphanus sativus var. niger (radis d’hiver).

Pour être sûr de votre coup, utilisez des cages d’isolement et semer tôt, dès que le risque de gel au sol est passé pour vous assurer une récolte adéquate dans l’éventualité où la saison estivale serait fraîche.

Radis sauvage (image: http://www.gnb.ca)

Première étape: Lorsque le radis sera formé, choississez les plus belles racines et les plus précoces. L’idée n’est pas de propager une tare génétique en allongeant leur récolte…. au contraire. Fouillez un peu la terre pour vérifier la beauté de vos futurs plants-mères et replantez-les 45 cm entre chaque. Mangez les autres.

Pour notre part, j’en conserve toujours bien au-delà de 6 plants pour éventuellement arracher ceux ayant une tendance à monter trop vite en graines.

Deuxième étape: Plantez un tuteur de près d’un mètre de hauteur à côté de chaque plant car la tige florale poussera de près de 90 centimètres et plus. Ça impressionne souvent qu’un si petit légume puisse produire une si grande tige. Il faudra ainsi l’attacher pour ne pas qu’elle se casse lors de bourasques de vent.

Troisième étape: Récolter les graines lorsque celles-ci commenceront à brunir dans leurs siliques. Prenez les siliques et déposez-les dans un sac de papier brun (un sac d’épicerie fera l’affaires). Leur maturation se complètera dans les sacs et vous pourrez les égrener plus tard en hiver lorsque vous aurez du temps.

Quatirème étape: Finalement, ne soyez pas surpris si vous avez de la difficulté à extraire les graines des siliques. Faites votre deuil de tout récolter car ce sera impossible. En tout cas, si vous avez une technique infaillible, faites-nous en part.

Cinquième étape: Passez au tamis pour séparer les semences des débris. Les semences se conserveront entre 4 et 5 ans au sec, habituellement dans un sac en papier. N’oubliez pas d’identifier la variété et de noter l’année de la récolte.

Carte postale de juillet 2011

06 mercredi Juil 2011

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Initiation au jardinage au jardin botanique de Montréal (1940)

Juillet, c’est le mois des vacances pour une bonne partie des étudiants. C’est aussi un casse-tête pour les parents car ils doivent s’organiser pour faire garder leurs jeunes enfants et pré-ados. Les camps de jours sont l’une des options. Certains, plus spécialisés, offrent des thématiques particulières  de type scientifique, gastronomique, sportive, nature, etc.    

Depuis 1936, le Jardin botanique de Montréal, offfe toutes sortes d’activités dédiées aux jeunes où ils peuvent découvrir les rudiments du jardinage mais surtout expérimenter la réalité horticole. Marcel Racine, premier responsable des jardiniets écoliers mentionne en 1938 que :

La présence de jardinets d’écoliers sur le site du Jardin n’a pourtant rien d’incongrue lorsqu’on connaît le désir profond du frère Marie-Victorin de favoriser le contact direct des enfants avec la nature et de susciter des carrières scientifiques chez les jeunes canadiens français.

 

Jeunes jardinets (photo: Jardin Botanique de Montréal)

Situés autrefois sur le terrain de stationnement rue Sherbrooke. les « jardins-jeunes », furent déplacés maintes et maintes fois avant de s’installer définitivement le long du boulevard Pie-IX en 1991.

Encore aujourd’hui, des camps de jour sont offerts aux jeunes qui souhaitent s’initier à l’art du jardinage mais, il faut s’inscrire tôt dans l’année. Pour les autres, vous pouvez consulter, entre autre, l’association des camps du Québec.

Pourquoi écrire?

04 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Outils de références

≈ 1 commentaire

Bonjour à tous!

Après deux semaines de révision des textes  de ce blogue (il nous en reste encore mais ça avance…) et l’écriture de nouveaux articles, nous avons dû nous rendre à une évidence. La recherche sur les anciennes variétés du Québec exige un certain acte de foi mais aussi beaucoup de temps et d’énergie. On se demande souvent: « À quoi ça sert de faire ça? » 

En effet, pour quelle(s) raison(s) poursuivre? Nous nous sommes posés la question, après 10 mois d’écriture intensive: « Quelle était la composition de cette flamme qui nous alimentait encore après cette période? ».

Au début, nous voulions laisser une trace, un leg aux enfants de demain. Un genre de brique à l’édifice de la connaissance planétaire sur nos racines horticoles québécoises. Nous pensons avoir réussi en partie mais c’est aussi utopique de croire qu’on puisse parvenir à tout écrire là-dessus. C’est quasi infini. 

Par la suite, cette motivation, bien qu’encore  très présente, s’est transformée par la richesse des rencontres et des échanges que ce blogue a engendrés.

Selon Hubert Reeves, nous serions la somme de nos rencontres . Ces échanges nous transformeraient au fur et à mesure de notre existence. Nous serions, encore selon cet homme, une multitude d’îles uniques reliées entre elles par d’innombrables ponts. Nous adhérons à cette image car nous avons eu la chance justement d’établir une foule de contacts avec de nombreuses personnes notamment Michèle Renaud, une passionnée des tomates anciennes et des pois de senteur. Elle nous a offert généreusement de participer à notre blogue en y ajoutant sa contribution car elle aussi fait des recherches de son côté. Il se peut qu’il y ait à l’occasion une petite note à l’intérieur d’un article avec sa touche personnelle (une citation, une image, un passage…). Nous la remerçions pour sa générosité. 

Ce sont ces commentaires, encouragements, désir d’implication et don de soi qui contribuent encore davantage à l’énergie intrinsèque de notre motivation car nous avons réalisé une grande chose: Nous ne sommes plus seuls. Des ponts se sont érigés et c’est très stimulant.

Nous en profitons finalement pour vous référer vers une ressource intitulée « L’Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel« . Ce sont aussi des gens qui ont aussi voulu laisser une trace d’un savoir intangible qui compose ce que nous sommes aujourd’hui socialement et culturellement. Vous y verrez en image et en son des histoires, des talents, des techniques de travail et toutes sortes de petites choses qu’on prend pour acquis mais qui, tranquillement tombent dans l’oubli. 

Nous ne vous l’écrirons jamais assez mais…  merci de nous lire.

Le jardin forestier comestible

16 jeudi Juin 2011

Posted by Michel in Outils de références, Types de jardins-potagers

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Créer une forêt comestible dans son jardin avec des fruits, des légumes, des champignons, des plantes aromatiques et médicinales organisés intelligemment pour une production sans pesticide et avec peu d’entretien.

Une autre technique de jardinage écologique selon les principes de la permaculture consiste à la création d’un jardin-forêt. L’idée est fort simple. Installer des plantes vivaces comestibles adaptées à un couvert forestier qui pourront aussi s’adapter aux mécanismes naturels de la forêt mais de manière durable, c’est-dire sans devoir semer et planter à chaque année. C’est du jardinage ultra paresseux mais en respect de la nature. Pourquoi?

Plus besoin de se préoccuper de l’arrosage, du binage, sarclage, engrais ou fertilisants naturels, bibites et autres tracas liés à l’agriculture conventionnelle. Ce jardin va évoluer aux rythme des saisons qu’il vente, pleuve, qu’il y ait sécheresse ou peu de couvert de neige. Les plantes (arbustes, légumes arbres, racines, etc…) vont s’auto-réguler. Il suffit simplement de récolter aux bons moments dans l’année, de couvrir de manière permamente le sol avec un paillis et de tailler de temps à autres. Quelle merveille! Qu’on ne vienne pas dire qu’il n’existe aucune alternative aux problématiques environnementales d’aujourd’hui.

De fait, cette technique protège les forêts qui contribuent à diminuer le réchauffement de la planète en absorbant les gazs à effet de serre. Il vous permettra aussi de sauvergarder des variétés ancestrales ou en danger d’extinction. De produire des aliments vivants sans avoir recours à des apports chimiques. Et plus encore…

Il y a tout de même de la documentation sur le sujet notamment « Créer un jardin-forêt » proposée ci-haut à droite.  Je dois avouer qu’il n’existe pas, selon notre connaissance, de livres en français traitant de ce sujet conçu au Québec. Si vous en connaissez un, faites-le nous savoir et nous l’inscrirons dans cet article.

La généalogie du nom des semences

15 mercredi Juin 2011

Posted by Michel in Non classé

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Reportons-nous en France en 1857. Un nouveau journal d’horticulture, L’horticulteur praticien vient d’être publié. H. Galeotti, son directeur, dénonce déjà le peu de cas que certaines entreprises de graines avaient de:

dissimuler ou d’estropier d’une manière quelconque les véritables noms de nos plantes légumières.

Comme exemple, il cite la laitue en vogue, la Parisienne. Il met au défi les lecteurs de retrouver la description de cette variété dans l’une des meilleures sources crédibles de l’époque « les plantes potagères de Vilmorin » de 1853.

En fait, c’était un piège puisque c’était :

… un nom inventé pour les besoins d’une localité ou plutôt d’un établissement particulier qui se garde bien de nous apprendre que la laitue parisienne n’est autre que la palatine ou jeune verie.

Cette forme de « fausse représentation » n’avait d’autres buts que de mousser les ventes de cultivars moins populaires auprès d’une clientèle peu mobile.

Si Galeotti s’en préoccupait déjà en 1857, que croyez-vous qu’il s’est passé entre cette année et aujourd’hui? Pour des gens qui, comme nous s’intéressent à l’historique des semences, c’est un véritable fouillis de noms et de synonymies pratiquement, sinon impossible à remonter. Pensez-vous qu’il n’y a qu’en France où ce manège s’est produit. Que non! Au Québec également.

Par exemple, une personne cultive une tomate pendant de nombreuses années, disons 20 ans. Elle en oublie le nom d’origine mais souhaite la perpétuer pour d’autres amateurs. À qui va t-elle remettre ses semences? Elle pense à un producteur. Pas de problèmes, on va lui donner le nom de celui qui la cultivait. 

Malheureusement, c’est l’un de nos plus fréquents constats depuis 7 ans. On tombe sur un fruit ou un légume qu’on croit ancien et originaire du Québec et paf! Désillusions!

Après des recherches souvent exhaustives, on s’aperçoit qu’en fait, c’est une variété connue, facile à trouver un peu partout.

En bout de ligne, il y aura encore une autre appellation de plus pour un cultivar qui en possède probablement déjà plusieurs. C’est à devenir maboule. Et avec le temps, ça s’empile et cela depuis presque des siècles. Pour certains ça ressemble à de la généalogie. Pour d’autres, comme nous, on a l’impression de faire des enquêtes. On trouve parfois des détails croustillants.

Par ailleurs, vous croyez réellement qu’un ou plusieurs de vos fruits et/ou légumes sont anciens mais vous n’êtes pas certains? Vous souhaitez les léguer pour les générations à venir? Vous avez à coeur qu’on en prendra soin et qu’elles seront traitées avec respect? Avant de donner un nouveau nom, adressez-vous à des organismes qui sauront vous guider pour vérifier si oui, elles sont bel et bien d’anciennes variétés et vous référer à des autorités compétences pour le prouver et les conserver dans des installations appropriées.

L’Aronia

14 mardi Juin 2011

Posted by Michel in Plantes comestibles indigènes au Québec

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L’Aronia (image: http://www.jardiniere.net)

Marcel Racine, attaché de la Commission des Écoles Catholiques de Montréal du Jardin Botanique, écrivit dans un article du Devoir, le 29 mai 1937, une chronique pour répondre aux  questionnements des lecteurs sur les véritables noms de certaines plantes à partir de leurs noms vulgaires qu’on leur donnait à l’époque.

Avec la collaboration du frère Marie-Victorin, il invitait également la population à fournir leurs réponses selon leur expérience. 

Ils reçurent entre autre la question concernant le « poirats », terme utilisé à l’époque pour désigner ce fruit (voir image ci-contre). Une des réponses reçues provenait d’une religieuse de Saint-Arsène (au Témiscouata) décrivant cet arbustre fruitier indigène au Québec.

Les fruits, de saveur douce comme des petites poires (d’où leur nom), sont semblables à ceux du sorbier et disposés en touffes. Ils sont noirs au point de servir de terme de comparaison « noir comme poirats ». On en trouve aussi sur la rive nord du fleuve à Bersimis, à Rivière Pentecôte et à Moisie.
Le frère Marie-Victorin rajouta qu’en fait, le Poirats est le fruit de l’Aronia Melanocarpa qu’on surnomme aussi « Gueule noire ».
 
Qui plus est, les anglophones l’appelle Black Chokeberry faisant référence aux oiseaux qui s’étouffent en avalant les baies. Celles-ci peuvent être utilisées en jus ou pour confectionner des confitures si elles sont sucrées. 
 
En effet, le goût est plutôt astringent comparativement à la description faite par la religieuse un peu plus haut. 
 
Qui plus est, les fruits renferment beaucoup de vitamines C et servent comme colorant alimentaire. L’arbuste est résistant jusqu’à -35 degrés celsius (même plus bas encore) et est idéal comme brise-vent car il mesure à maturité entre 2 et 4 mètres. Si vous ne mangez pas les fruits, les oiseaux s’en chargeront car ils en raffolent. Vous devrez utiliser un filet comme protection. Tolère une foule de types de sols sauf les terrains détrempés. Vous pourriez même l’installer à la mi-ombre où il donnera aussi de bons rendements mais s’il est en plein soleil, son feuillage éclatant vous charmera en automne.

William Reenie (1835-1910)

13 lundi Juin 2011

Posted by Michel in Outils de références, Personnages liés à l'agriculture au Québec

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William Reenie

Nous vous présentons une brève biographie de l’un des agriculteur-entrepreneurs canadiens les plus connus au Canada au cours de la fin du 19e et début du 20e siècle: William Reenie.

Tout a commencé lorsqu’en 1864 il décide d’importer d’Écosse du blé, de l’orge et de l’avoine pour tester sa théorie à savoir « CHANGE OF SEED GRAIN COULD ALLAY CROP FAILURES ». Lorsqu’il réalise qu’en changeant de semences, il améliore les performances de ses cultures, il fonde en 1870 la semencière « WILLIAM RENNIE COMPANY LIMITED », un fournisseurs de semences horticoles et agricoles décrit à l’époque par le Toronto Daily Star comme « l’une des plus grosse compagnie du genre au Canada ». Son siège social sera situé aux rues Adelaide et Jarvis à Toronto mais il établira aussi d’autres bureaux à Winnipeg , Vancouver et Montréal, plus spécifiquement au 190, rue McGill.

En 1871, il débute l’impression et l’envoi de ses colorés catalogues annuels dans lesquels les gens à travers le Canada pourront commander par correspondance. Il est intéressant de noter qu’en 1888, en plus des semences et des produits liés à l’agriculture (outils, engrais, livres, etc.), il offrira via ses catalogues, la possibilité d’importer aussi d’Écosse  des chevaux Clydesdale  et des poneys Shetland.

Par la suite, l’entreprise entreprendra ses propres essais en sélectionnant et en produisant des souches et variétés prometteuses de céréales, légumes et fleurs en les vendant par l’intermédiaire de leurs catalogues et ce, bien avant l’établissement de fermes d’expérimentation et de contrôle gouvernementales.

En 1873, repoussant encore plus loin les limites dans le domaine de la vente de semences, il crée et manufacture une variété de semences de gazon à semer offert au grand public dans les années 1880.

Reenie’s agriculture in Canada

En 1883, il remporte la première médaille d’argent décerné par le « council of the agriculture and arts association of Toronto » dans la catégorie Ferme.

Il fût également l’un des organisateurs du premier « FAT-STOCK SHOW » annuel  de Toronto  et le précurseur du « Royal Agricultural Winter ».

Un peu plus tard, en 1893, le ministre de l’agriculture de l’époque, John Dryden, l’invite à être le premier régisseur de l’Ontario Agricultural College and Experimental Farm de Guelph. Auteur de nombreux articles, son héritage écrit réside surtout dans deux ouvrages: SUCCESSFUL FARMING; HOW TO FARM FOR-PROFIT écrit en 1900 et  RENNIE’S AGRICULTURE IN CANADA publié à titre posthume en 1916 (voir image ci-contre).

Bien qu’ontarien, cet homme a influencé  le Québec de plusieurs façons. Non seulement par un apport économique via un bureau commercial mais aussi en démocratisant l’horticulture et l’agriculture à travers le Canada.  Il mérité qu’on s’en souvienne.

Pour en apprendre encore davantage sur la vie, consulter le dictionnaire biographique du Canada en ligne ou l’histoire corporative de l’entreprise.

L’ignorance alimentaire

10 vendredi Juin 2011

Posted by Michel in Non classé

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Connaissez-vous la télé-réalité « Qui perd gagne« , une traduction française de la chaîne américaine NBC « The biggest loser« ? Le concept s’articule autour de personnes obèses désireuses de perdre du poids pour améliorer leur bilan de santé et remporter un grand prix de 250 000$.

À la fin, celle ou celui ayant perdu le plus de kilos par rapport à son poids original gagne la série.  C’est résumé mais à peu près ça. Pour quelle raison j’évoque cette émission?

Et bien, en zappant, je suis tombé par hasard sur une partie de l’émission et j’ai été estomaqué par l’un des concurrents n’ayant jamais mis les pieds dans une épicerie, cuisiné de sa vie et tenu dans ses mains d’adulte un aliment autre que préparé. Je suis tombé des nus. Je devais être sur une autre planète avant aujourd’hui. Il y a aussi le fait qu’il est américain mais le concept est tout de même repris dans plus de 20 pays dans le monde.

Pourtant, je ne devrais pas être étonné car autour de moi, sans être aussi extrémiste, il y a des rapprochements. L’une de mes collègues de travail ne cuisine jamais. Mon neveu, parti en condo récemment, n’a jamais fait une recette de sa vie. Son frère m’expliquait justement qu’il avait fait cuire des spaghettis, égoutées et vidé la sauce …. encore dans la passoire. OUPS!  

Je n’aurai donc pas dû être surpris. Avec notre style de vie d’aujourd’hui, réaliser qu’il y a des gens sans aucun contact avec des fruits et légumes ou aliments bruts s’avérait tout à fait logique. Le repas préparé est tout indiqué et les entreprises dans cette sphère d’activités l’ont compris car leurs chiffres d’affaires augmentent de manière significative à chaque année.

Nous sommes donc, pour plusieurs, à des années lumières de créer un potager et encore plus loin d’évoquer le concept de fruits et légumes du patrimoine.

Par contre, l’ignorance alimentaire se situe bien au-delà de la connaissance de la préparation des aliments. Elle provient aussi de l’information véhiculée.

Par exemple, avez-vous vu le message publicitaire animé de IGA où un homme prend un piment sur l’étalage et un autre le remplace automatiquement. Il refait l’expérience avec une pomme, une orange, un ananas avec la même réaction. Il en vient à croire qu’il peut enlever sa perruque dans l’espoir de voir ses cheveux repousser.

J’avoue qu’en premier lieu, j’ai souri et trouvé ça amusant. Mais en y songeant davantage, quel est le message. Selon la compagnie, la fraîcheur des fruits et légumes est le but visé. Mais franchement… Quand on sait qu’un aliment peut parcourir des milliers de kilomètres avant d’attérir dans notre assiette, il y a de grandes chances pour qu’ils aient été cueilli bien avant qu’ils soient mûrs? La fraîcheur n’a donc rien à voir car ce qu’on mange ce sont des fruits et légumes immatures ayant terminé leur maturation dans le transport. Est-ce ça le concept de fraîcheur?

D’ailleurs, dans l’animation, on voit réellement le légume pousser sur sa tige et atteindre la grosseur, la couleur et la forme idéale comme s’il venait d’être cueilli. Non mais quelle désinformation! 

Sommes-nous devenus si insconscients de la provenance de nos aliments?  Engendrons-nous une génération encore plus ignorante sous l’illusion de l’abondance alimentaire perpétuelle? Avons-nous tellement perdus ce contact avec la terre au point où on nous fait avaler n’importe quoi ?

L’augmentation du taux d’obésité dans nos sociétés en est malheureusement la preuve.

Bonne fin de semaine!

Curiosité au potager: le melon Dudaim

09 jeudi Juin 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Plus connu sous les noms anglais de « Queen Anne’s Pocket Melon », « plumgranny », « vegetable peach » ou en français « melon de la reine Anne », « pomme de Brahma », « citrouille odorante », « melon des canaries » ou « melon de senteur »,  » Vilmorin-Andrieux le considère déjà en 1883 comme une véritable curiosité au jardin car il le décrit comme indigeste.

Par contre, dans son livre de 1885, « Potager d’un curieux, histoire, culture et usages de 100 plantes comestibles peu connues ou inconnues« , Pailleux et Bois font état que sa très grande présence en Perse, Égypte, Afrique du Nord, Algérie et dans les colonies espagnoles d’Amérique, lui confère une véritable utilisation alimentaire.

Ils relatent d’ailleurs une recette que nous avons transcrite au bas de cet article. Si vous doutez d’en manger, sachez qu’ils peuvent agrémenter vos desserts de manière esthétique en coupant des rondelles.

Autrefois, il était surtout utilisé comme plante grimpante d’ornement mais le fruit a eu le don de s’amoucher le coeur des dames.

En effet, l’apogée de sa culture coïncide avec l’époque victorienne (1832-1901) où les femmes, pour masquer les odeurs nauséabondes de leur environnement, conservaient ce melon très aromatiques dans leurs poches pour en respirer les effluves. Un peu plus gros qu’un oeuf et ne pesant que 200 grammes, il se transportait très bien.

L’appellation  « Melon de la reine Anne » fait justement référence à la reine Anne d’Angleterre qui, selon la légende, en transportait dans ses poches en guise de sachet parfumé. Certains écrits mentionnent qu’en grande quantité, le fruit pourrait même incommoder certaines personnes par sa fragrance.

Lorsque vous le planterez, assurez-vous d’avoir un treillis pour qu’il puisse grimper. Ses fleurs jaunes se transformeront en petit fruits verts qui, lorsqu’ils seront matures ressembleront au fruit tel qu’illustré sur la photographie.

Installez quelques fruits au centre de votre table lorsqu’ils seront mûrs pendant vos réceptions et vous provoquerez les conversations à coup sûr chez vos convives.

Culture: Très prolifique. Semis direct (6 à 8 graines) à 1 pouce de profondeur sur butte (de 12 pouces de diamètre), en plein soleil après le dernier gel au sol. Prévoir 6 pouces entre les buttes en toutes directions. Les semences devraient germer entre 4 et 10 jours. Conserver les 4 plants les plus robustes sur chacune des buttes. Exige une surface pour grimper, idéalement un treillis de plus de 2 mètres mais ils peuvent aussi courir sur le sol si vous avez suffisamment d’espace au jardin. Maturité entre 80 et 90 jours. Vous pouvez aussi partir des plants à l’intérieur 2 à 3 semaines avant le dernier gel au sol. Si vous récupérer les graines, faites attention à la pollinisation croisée car après quelques générations, les caractéristiques odorantes de ce cultivar se dégraderont rapidement.

Recette d’avant 1885: Au dessert, coupez les fruits en deux. Remplacez rapidement les graines par du sucre en poudre et servir chaque personne d’un demi-fruit. Ils seront dégustés à la cueillère comme une glace.

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