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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Le blé Marquis

03 mardi Avr 2012

Posted by Michel in Céréales du patrimoine:, Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ 2 commentaires

Seriez-vous surpris d’apprendre qu’avec la création du blé « Marquis« , un croisement entre le blé « Red Fife »(voir article du 02 avril 2012) et le « Hard Red Calcutta » de l’Inde, naissait du même coup la biotechnologie au Canada?

En effet, il fût sélectionné en 1892 par Sir Charles Edouard Saunders (1867-1937) à la Ferme expérimentale centrale d’Ottawa et testé à la Ferme expérimentale d’Indian Head en Saskatchewan pour la première fois en 1907. Cette découverte fît exploser la productivité de cette céréale au pays et fît du même coup une différence cruciale durant la première guerre mondiale. Décrit à l’époque comme:

…un des plus grands exploits du monde dans l’amélioration génétique des cultures sur le plan économique.

… sa culture dépassa les 200 millions de boisseaux en 1911, une première historique au Canada.

Charles Saunders (source: www4.agr.gc.ca)

Avant cette prodigieuse percée, les agriculteurs canadiens ne pouvaient cultiver  suffisamment de blé pour nourrir la population nationale parce qu’ils ne parvenaient pas à maturité suffisamment tôt avant l’hiver. L’exportation à l’étranger s’avérait hors de question.

Son arrivée transforma donc le Canada en l’un des plus grands producteurs de blé au monde. La hausse de cette production coïncida comme une véritable bénédiction pour nos alliés français en 1915 puisque les sources d’approvisionnements en blé en provenance d’Australie et d’Argentine étaient stoppées par les sous-marins allemands. L’exportation de 90% du blé envoyé en France par le Canada s’avérait du « Marquis », un cultivar de printemps, à maturité précoce, possédantt une haute valeur boulangère et meunière.

Timbre-poste blé Marquis en 1909 (source: Société canadienne des postes)

En 1928, 90% de toutes les surfaces cultivables dans les Prairies canadiennes (20 millions d’acres) avaient été remplacées par cette variété. C’est dire l’énorme potentiel qu’il possédait durant cette période. Ce n’est pas pour rien s’il domina le monde pendant les décennies suivantes.

Toutefois, bien qu’il y ait encore des spécimens disponibles pour les chercheurs à des fins d’études, le blé Marquis a été remplacé par des variétés encore plus précoces et résistantes aux souches plus récentes de la rouille. Encore aujourd’hui et ce, depuis les 100 dernières années, il est très rare de ne pas retrouver une variété de blé ayant des croisements génétiques avec le « Marquis »; une souche exceptionnelle.

Pour en savoir plus, consultez, la découverte du blé Marquis.

Le blé Red Fife

02 lundi Avr 2012

Posted by Michel in Céréales du patrimoine:

≈ 3 commentaires

Blé Red Fife (source: http://elmhirst.ca)

« Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ».

Ça vous dit quelque chose? Ce fût le moment de l’institution de l’Eucharistie par Jésus Christ lors de son dernier repas avec ses disciples avant sa crucifixion. En raison du congé Pascal et de sa symbolique liée au pain, nous avons songé  écrire une thématique de 4 jours consécutives concernant les céréales et plus spécifiquement celles du patrimoine canadien.

En effet, elles ont joué un rôle primordial dans notre histoire nationale. Nous commençons donc par le blé « Scotch Fife » plus souvent reconnu sous l’appellation « Red fife », soit l’ancêtre de tous les blés du Canada. Comme son nom l’indique le mot « RED » fait référence à la couleur rouge du grain et « FIFE » à David Fife et sa famille ayant débuté sa culture en 1842 sur leur ferme de Peterborough en Ontario.

Selon l’encyclopédie canadienne, l’histoire de cette variété voudrait:

qu’un chargement de blé cultivé en Ukraine se trouvait sur un bateau dans le port de Glasgow. Un ami du fermier Fife échappa son chapeau dans le blé rouge, collectant ainsi quelques graines dans la bande du chapeau, qu’il envoya ensuite à Fife. Le blé poussa et la vache de la famille mangea tous les épis à part un qui fut rescapé par Mme Fife. C’est ainsi que débuta la culture du blé Red Fife au Canada.

David Fife (1805–1877)

En fait, les grains seraient plus spécifiquement originaires de la Galicie en Ukraine et leurs particularités résident dans la variabilité génétique qui leur permettent de s’adapter à des conditions de plantation variées. Le grain peut devenir dur ou mou, blanc ou rouge, se planter en hiver ou au printemps, etc. Il se caractérise aussi par un goût de noisette et une saveur robuste exceptionnelle. Ce cultivar revient à la mode après avoir atteint des sommets entre 1882 et 1909 où il déclassa l’ensemble des autres blés semés à travers le Canada.

Le blé Red Fife est d’ailleurs considéré comme la première variété de blé à protéger dans l’arche du goût de l’organisme Slow food Canada.

Pour en savoir plus sur l’histoire de cette variété, consultez les origines du blé Red Fife.

L’histoire agricole de la Haute-Yamaska

30 vendredi Mar 2012

Posted by Michel in Outils de références

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Si vous êtes amateurs d’histoire agricole, vous serez conquis par la première émission de cette webtélé. Mise en ligne en février 2011, cette série intitulée Nourrir son monde est une production de la télévision communautaire de Waterloo en collaboration avec la Société d’histoire de la Haute-Yamaska. 

Vous y verrez entre autre une entrevue de 30 minutes avec l’historien Mario Gendron dressant un portrait du passé agricole de ce coin de la province à partir du 17e siècle (colonisation) jusqu’à aujourd’hui (industrialisation). Un véritable retour à nos racines les plus profondes avec anecdotes, faits et photographies.  Le narrateur nour permet de mieux comprendre les influences passées anglaises, françaises et américaines sur la création, le développement et de répondre à la question « pourquoi notre secteur agrocalimentaire est-il aujourd’hui aménagé de cette façon au Québec? ».  Vous n’avez qu’à cliquer sur l’image ci-haute pour visualiser le contenu . Bonne fin de semaine!

Une biodiversité alimentaire illégale

28 mercredi Mar 2012

Posted by Michel in Biodiversité

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Nous sommes encore loin de la situation vécue chez nos cousins de la France mais saviez-vous qu’en achetant des variétés anciennes par l’intermédiaire d’un grainetier canadien, vos semences pourraient être illégales?

Seriez-vous également surpris d’apprendre qu’une grande majorité des céréales utilisées chez votre boulanger artisanal n’ont pas reçues les autorisations gouvernementales? Ou mieux encore que bon nombre des pommes de terre obtenues chez votre producteur local ne devraient pas être vendues?  Comment expliquer cette méconnaissance parmi le public et les entreprises sur cette réalité?

Outre le je-m’en-foutisme totale des gens, l’autre raison possible serait attribuable aux chevauchements entre  plusieurs textes de lois canadiennes rendant difficile leur interprétation, voire leur application. On parle ici de la Loi sur l’Enregistrement des variétés de plantes (Plant Variety Registration Act), la Loi sur les semences ((Seeds Act), la Loi sur la protection des obtentions végétales (Plant Breeder’s Act) et ce, sans oublier d’autres décisions juridiques pouvant aussi s’immiscer dans la manière de rendre ces mesures applicables (ex: la Loi sur les brevets).  Pas facile de s’y retrouver. 

source: http://www.agirpourlenvironnement.org/

Pourtant, il existe une liste des variétés « agrées » administrée par l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Quiconque outrepasse cette liste, en vertu de la Loi sur les semences, pourrait se voir poursuivi et reconnu coupable d’avoir vendu des semences ou tubercules non approuvés. Par exemple, le Semencier du patrimoine a fait une vérification et:

des 7366 variétés de blé connues au Canada, seulement 239 variétés sont légales. Cela signifie qu’environ 97% de notre patrimoine de blé est illégal.

Cela restreint énormément les agriculteurs et le consommateur, en bout de ligne.

En effet, ceux-ci n’ont pas le droit de semer cette biodiversité et par ricochet encouragent l’utilisation des mêmes spécimens encore et encore auprès des mêmes entreprises d’approvisionnement autorisées. Ceux-ci s’en réjouissent car ça leur permet de vendre aussi leurs sous-produits associés (insecticides, pesticides, herbicides…). Qu’arriverait-il si une maladie, un insecte, un champignon voire un défaut  génétique résistant venait à décimer des cultures entières faute d’avoir  encouragé une biodiversité adaptée?

Cependant, tout n’est pas tout à fait sombre au tableau car les semences de fruits et légumes sont exclues par le bureau d’enregistrement des variétés de plantes végétales… pour le moment. On estime a environ 5900 le nombre de cultivars de légumes offerts par le entreprises de semences canadiennes. Qu’arriverait-il si un jour, le gouvernement commençait à légiférer dans ce domaine? Il devient alors très important de demeurer vigilant pour ne pas qu’une telle situation dégénère comme celle de la France où maintenant les petites entreprises de semences ne peuvent plus vendre de semences ancestrales non enregistrées sous peine d’amendes colossales (voir article du 26 avril 2011).

Plan d’un potager de 1966

27 mardi Mar 2012

Posted by Michel in Types de jardins-potagers

≈ 2 commentaires

En 1966, le Ministère de l’agriculture du Canada publiait une brochure intitulée « Le potager » à l’intention du public. À l’intérieur de celle-ci, un plan de potager typique. Nous souhaitions vous en faire part, incluant les notes inscrites à des fins d’informations historiques.

PLAN D’UN POTAGER DE 1966

Aménager le potager de façon que les cultures élevées, telles le maïs. les tomates tuteurées et les haricots à rames soient au nord, d’où elles ne projetteront pas leur ombre sur les plantes plus petites. Pour prévenir le ruissellement et l’érosion, il est à conseiller d’aménager les rangs en travers de la pente.

Placer les asperges, la rhubarbe et les autres légumes vivaces au bord du jardin à trois pieds environs de l’herbe, afin d’en faciliter les binages. Planter les récoltes sarmenteuses au centre, et les autres récoltes de chaque côté; le long des récoltes sarmenteuses, ensemencer deux rangées en légumes hâtifs. Ces récoltes hâtives seront déjà récoltées quand les récoltes sarmenteuses commenceront à occuper plus de place.

En général, le jardin carré ou presque carré se travaille mieux. que le jardin long et étroit. Toutefois,, si l’on dispose d’un tracteur de jardin, il faudra sacrifier plus d’espace pour les tournières. Si possible, pratiquer une rotation des cultures, de façon que les mêmes récoltes ne reviennent pas sur la même parcelle d’une année à l’autre. Il importe surtout d’alterner certaines cultures comme les choux et les navets, afin de combattre la hernie. Toutefois, les oignons et, en général, les récoltes sarmenteuses peuvent être portées sur le même sol d’une année à l’autre.

À noter: L’expression « récoltes sarmenteuses » fait référence aux variétés exigeant de l’espace comme les citrouilles, les courges, les concombres, les melons, etc. (Merci à Xavier Marie du blogue « jardin d’histoire » pour la précision!) . De même, le terme « tournière » est l’espace sacrifié au coin des champs lorsque le tracteur tourne avec son équipement. Finalement, la « hernie » aussi appelée galle du chou, est un champignon vivant dans la terre: le plasmodiophora brassicae. Il s’attaque aussi aux navets, au colza aux radis et à la moutarde.

La ferme de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire (1897-1991)

26 lundi Mar 2012

Posted by Michel in Outils de références

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Nous l’avons déjà écrit à de nombreuses reprises mais les communautés religieuses ont beaucoup contribué à l’avancement de l’agriculture au Québec et ce, de toutes sortes de manières (communautaires, scientifiques, éducationnelles, économiques…). Plusieurs possédaient leurs propres potagers et parfois, des vergers pour leurs usages personnels. Il arrivait souvent qu’elles distribuent leurs surplus aux démunis. C’était en quelque sorte l’ancêtre des banques alimentaires d’aujourd’hui. Malheureusement faute de relève, cet apport et ce savoir se perdent. Il y a un consensus dans la population québécoise de l’urgence de consigner ce passage pour les générations futures. Les nouveaux moyens de télécommunication électroniques deviennent incontournables.

De fait, nous avons déniché un vidéo très instructif (cliquez sur l’image) de 3:54 minutes concernant la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire surnommée les « Soeurs des petites écoles » en raison de leur présence comme institutrices dans les établissements scolaires.

Ainsi, Soeur Thérèse Picard explique l’importance qu’à pris leur ferme dans la région de Rimouski. Elle y relate leur début le 10 avril 1897, l’expansion de leurs activités agricoles (serres, apiculture, bergerie, terres cultivables, etc.) mais aussi leur décroissance jusqu’à la vente de leur propriété le 11 février 1991.  Vous pourrez visionner ce témoignage et de nombreux autres grâce au site du patrimoine immatériel religieux du Québec à l’intérieur duquel vous pourrez consulter une foule d’archives vidéos et audios sur, entre autre, les us et coutumes agricoles d’autres communautés en déclin. Une mine d’or d’information. Ci-dessous, quelques images présentées dans cette vidéo.

Document vidéo sur la ferme de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame du Saint-Rosaire - 1897-1991 - (source: http://www.ipir.ulaval.ca)

Sondage: Sauvons nos semences!

23 vendredi Mar 2012

Posted by Michel in Non classé

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Nous allons mener des sondages auprès des agriculteurs et des jardiniers pour comprendre les défis, les possibilités et les besoins des personnes et organismes qui cherchent à bâtir un système de semences canadien durable et résistant.

C’est en ces termes que nous avons reçu récemment un message du Semencier du Patrimoine afin de participer à cette première étape d’une série. Nous avons cru pertinent vous en faire part via ce blogue.

Dans un premier temps, les jardiniers canadiens (qui préférablement sauvegardent déjà d’anciennes variétés) sont invités à donner leurs opinions entre le 20 février et le 30 avril 2012 grâce à un sondage électronique anonyme d’une durée de 30 minutes. Vos réponses contribueront notamment à l’effort « d’établir les fondements d’un système de semences canadien plus sûr » mais aussi éventuellement « produire, propager et conserver des semences canadiennes diverses ».

Qu’est-ce que ça veut dire? Et bien les auteurs du sondage spécifient que:

la sécurité alimentaire d’un pays dépendra de sa capacité à produire, distribuer et consommer des aliments issus de semences diverses et adaptées. Les semences, qui sont au cœur de tout ce que nous mangeons, et leur sauvegarde sont pourtant des facteurs grandement négligés lorsqu’il est question de considérations alimentaires. Le genre de système de semences qui devrait être mis en place ne représente pas seulement une préoccupation importante pour les personnes qui sauvegardent des semences, mais aussi pour la société en général.

Dans un deuxième temps (un peu plus tard cette année), les agriculteurs canadiens, se verront eux aussi sollicités sur la « production et la sauvergarde de semences commerciales ». 

Cette étude, mise de l’avant par l’initiative Bauta sur la sécurité des semences au Canada, a pu se réaliser suite à une subvention de la W. Garfield Weston Foundation. Le questionnaire auquel les jardiniers sont conviés a été conçu en collaboration avec le Australian Centre for Cultural Environmental Studies de l’Université Wollongong d’Australie, USC Canada et le Semencier du Patrimoine. Les résultats détermineront la prochaine étape soit la mise sur pied d’un projet-pilote ciblé d’une année.   

Pour plus d’information, communiquez avec Jane Rabinowicz, jane@usc-canada.org

Encouragez-les dans leurs efforts!
Donnons aux enfants de demain la chance d’accéder à une meilleure alimentation. Bon week-end!

Avis de recherche: Le prunier Raynes

22 jeudi Mar 2012

Posted by Michel in Avis de recherche

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Dans sa publication de 1965 intitulée « Pruniers pour les régions froides de l’Est du Canada », le Ministère de l’agriculture du Canada dresse une série de variétés européennes suffisamment rustiques pour résister aux rigueurs de l’hiver québécois notamment le prunier Raynes. L’auteur, D.S. Blair, en fait cette description:

Variété obtenue d’un semis sélectionné par M.W.W Dunlop d’Outremont (Québec). Arbre d’une vigueur moyenne, port verticale; rustique et produit de façon satisfaisante. Fruit gros, à forme de pruneau, bleus, modérément juteux, à noyaux libre, d’une saveur douce, faiblement acidulés, de bonne qualité moyenne. Ressemble à la prune italienne.

N’ayant aucune donnée précise sur l’année exacte de sa création et ce, en extrapolant, il est important de spécifier qu’à la fin du 19e siècle, William Dunlop (1851-1900 ) est  propriétaire d’un verger à Outremont où pousse près de 80 variétés de pruniers. Il y tentera de nombreuses expériences pour développer de nouveaux cultivars. Le prunier Raynes aurait donc été créé avant 1900.

Nous n’avons malheureusement aucune photographies. Si vous ou une de vos connaissances en savez davantage, n’hésitez pas à nous en faire part pour le bénéfice des lecteurs et des historiens arboricoles.

Carte postale de mars 2012

20 mardi Mar 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Couches froides à Oka (1942) -Pères Trappistes- (photo: François Fleury)

Contrairement à la « couche chaude », la « couche froide », non chauffée, protégeait les plants au cours de leur période d’adaptation. Par exemple, l’image ci-dessus représente les champs des pères Trappistes d’Oka où ils se consacraient, entre autre, à la culture du traditionnel melon Oka. On voit bien l’alignement des « couches froides » sur buttes dans lesquels les mel0ns mais aussi d’autres légumes pouvaient pousser sans trop se préoccuper du froid.
 
Habituellement utilisé, en fin avril-début mai, nous utilisons aussi cette technique chez-nous.
 
Par contre, il est essentiel d’entrouvrir les châssis en début de journée car si on les tient continuellement fermés, il se crée un effet de serre et un trop haut taux d’humidité  entraînant des maladies.
 
Les Pères Trappistes devaient donc à chaque jour, ouvrir et fermer chaque couche froide. Que d’énergie n’est-ce pas. Mais c’était ultra écologique! Et quand le beau temps arrivait, laissant derrière lui les risques de gel au sol, tout cet attirail disparaissait pour laisser pousser les plants jusqu’à leur pleine maturité. 

Réponse à notre concours de la relâche scolaire

19 lundi Mar 2012

Posted by Michel in Non classé

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Nous félicitons notre gagnante, Madame Marie-Hélène Soucy, pour sa participation à notre concours de la relâche. Elle s’est méritée un sachet de semences de nos roses trémières ancestrales (voir image ci-contre). Merci aussi à tous les participants. À chaque concours, vous êtes de plus en plus nombreux et ça nous encourage à réitérer l’expérience.

En ce qui avait trait à notre question-concours:
Il existe une ancienne expression concernant la germination lente du persil à savoir qu’il va visiter le diable X fois avant de germer. Combien de fois croyez-vous?

Voici une petite histoire pour vous mettre en contexte de la réponse.

Le persil est connu depuis l’antiquité.
Toutefois, au fil du temps on a commencé à l’associer aux forces du mal. Ces croyances populaires semblent remonter  jusqu’à l’Europe médiévale où les anciens écrits font état qu’on devait le semer uniquement le vendredi saint puisque le restant de l’année, la plante appartenait au diable. L’oeuvre majeure de Jacques Auguste Simon Collin de Plancy (1793-1887), écrivain français et auteur du Dictionnaire infernal fait référence à un être démoniaque nommé VERDELET, un démon de second ordre, maître des cérémonies à la cour infernal. Il est attitré au transport des sorcières lors du  sabbat. Il se fait aussi appeller Saute-Buisson, Joli-Bois, Vert-Joli, Maître Persil et autres désignations agréables de manière à inciter les femmes à tomber dans ses filets. Est-ce un hasard si on disait du persil qu’il devait « rendre 7 fois visite au diable avant de lever”?

tableau de Spranger intitulé: le Sabbat (source: Dictionnaire infernal 1863)

 
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