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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Les All-American selections

19 jeudi Avr 2012

Posted by Michel in Outils de références

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W. Ray Hastings (source: en.m.wikipedia.org)

En 1932, W. Ray Hastings, président de l’Association des semenciers du Sud d’Atlanta en Georgie, propose l’idée des « All-America Selections« . Cette suggestion se voulait un outil destiné aux jardiniers amateurs n’ayant aucune source fiable sur laquelle s’appuyer pour connaître les « vraies » nouvelles variétés performantes de l’époque.

En fait, il existait des magazines de consommateurs dans les années 1920 et début 1930 mais les renseignements transmis s’avéraient souvent trompeurs  voires erronés. Pour palier cette lacune, il encouragea les entreprises de semences à mettre sur pied, en partenariat, des bancs d’essai afin de tester les nouveaux cultivars de légumes et de fleurs pour établir des standards  communs en vue d’en faire leur promotion. Il recommanda un réseau nord-américain où des juges impartiaux et qualifiés testeraient uniquement des semences de cultivars non vendus dans le commerce. Cet organisme verra donc le jour en 1933.

Aujourd’hui ce sont 40 terrains d’essai répartis dans 24 états aux États-Unis et dans 5 provinces canadiennes qui testent, en plus des légumes et des fleurs, les nouveaux  cultivars de fruits et de fines herbes créés par les meilleurs « hybrideurs » jardiniers des deux pays. Chaque site a un juge impartial bénévole chevronné chapeauté par un comité organisateur. Les plantes championnes se voient certifiés « AAS winner » selon les catégories or, argent et bronze.

De fait, évaluées sur une année de croissance complète, selon une échelle de 0 à 5 (5 étant la plus élevée), la plus haute distinction sera attribué à la variété qui, au cours des dix dernières années, aura améliorée de manière significative au moins deux des qualités énumérées ci-dessous afin d’être prise en considération.

  • Précocité de la floraison
  • Maturité
  • Résistance aux  maladie ou aux insectes
  • Originalité des couleurs
  • Saveur
  • Formes des fleurs
  • Productivité
  • Durée de floraison et
  • Performance générale.

Ainsi, le sceau AAS Winner (voir logo ci-contre) vous donne l’assurance d’une plante mise à l’épreuve par une organisation indépendante, neutre et évaluée par des experts en horticulture. Vous êtes intéressés à intégrer d’anciennes variétés performantes de l’époque, n’hésitez pas à télécharger gratuitement le document EXCEL ci-dessous. Vous pourrez les classer par année, espèce, variété, hybrideur et par mérite (or).

Gagnants All-American Selections (entre 1933 et 2012)

La pomme de terre Brise du Nord

18 mercredi Avr 2012

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Pomme de terre Brise du Nord (source: Centre de recherche Les Buissons et l'Agence Canadienne d'inspection des aliments)

Un simple clin d’oeil pour célébrer le 25e anniversaire de cette belle grosse pomme de terre du Québec: la Brise du Nord. Même si elle n’est pas encore considérée ancestrale, elle y arrivera un jour.  Non homologuée, elle a été créée en 1987 au Centre de recherche Les Buissons à Pointe-aux-Outardes. Croisement entre les variétés Trent et Chieftain, son rendement élevé lui confèrerait un bel avenir dans le marché frais; idéal surtout  pour la cuisson à l’eau. Maturité entre 90 à 110 jours. Pour en connaître plus sur cette pomme de terre ou sur d’autres développées par le Centre de recherche Les Buissons depuis 15 ans telles : Abeille, Altitude, Aquillon, Envol, Fjord, Péribonka, Primevère, Rebond et Roselys, consultez la présentation de Pierre Turcotte et Daniel Harvey.

L’herbicyclage

17 mardi Avr 2012

Posted by Michel in Non classé

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De son vivant, la pelouse de mon père… c’était sacré. Deux fois par semaine, il refaisait le même manège entre les mois de mai et octobre. Il la tondait, l’arrosait, l’aspergeait d’herbicide et la stimulait à l’engrais synthétique, ramassait les rognures, les déposait aux ordures, etc. Il n’avait malheureusement pas conscience, comme une majorité de gens, qu’il polluait beaucoup. Pensez-y!

  • On estime qu’en utilisant votre tondeuse à essence pendant une heure, cela équivaut à émettre autant de CO2 qu’un trajet de 150 à 600 km en voiture (selon les modèles).
  • Les engrais et herbicides contaminent et appauvrissent le sol. Ils requièrent de nombreux composants chimiques pour leur fabrication. Leur transport ont  aussi un impact important sur l’environnement.
  • Le ramassage des rognures sont des taxes municipales superflues pouvant être investies ailleurs.
  • L’enfouissement dans les sites créé des biogaz et pollue les nappes phréatiques causé par le lexiviat.
  • L’arrosage exige un traitement de l’usine de filtration.
  • Bref, tout ça…. juste pour un beau gazon. Épouvantable!

L’herbicyclage se veut une réponse à cette mauvaise gestion des ressources. C’est simplement de la laisser là après la tonte. Composée en majeure partie d’eau, l’herbe fraîche coupée aide à étancher la soif de la pelouse. L’azote contenue dans les rognures fertilisera les repousses. Vous économiserez du temps et de l’argent. Fini le ramassage  l’ensachage, l’arrosage et à l’épandage d’engrais. Coupez-le lorsqu’il dépassera environ 7 cm (trois pouces). À cette hauteur la pelouse conserve mieux son humidité et ça aide à diminuer l’apport d’eau. Évitez la tonte lors des moments de sécheresse. Durant ces moments, celle-ci entre en dormance et elle reverdira à la prochaine pluie. Des dispositifs mécaniques (ex: l’arrache-pissenlit) peuvent suppléer les herbicides. Et une mince couche de compost au printemp va faire des miracles pour la maintenir en santé. C’est si facile que ça en est ridicule, vous ne trouvez pas?

Ce gros bon sens a fait en sorte que, pour réduire leurs dépenses inutiles, des municipalités ont voté des règlements obligeant leurs concitoyens à herbicycler. Vous aimeriez suggérer une telle pratique à vos élus? Consultez l’outil de Recyc-Québec intitulé: Programme d’herbicyclage, Guide d’implantation de l’herbicyclage en milieu municipal. Vous avez vous aussi tout ce qu’il faut pour changer le monde… au mieux!

Pour en savoir plus: Comment la pelouse est-elle arrivée à cette apogée dans nos sociétés? Pour connaître la réponse, n’hésitez pas à écouter l’émission radiophonique « L’histoire de la pelouse » de France culture.

La ferme québécoise en temps de guerre (1942)

16 lundi Avr 2012

Posted by Michel in Non classé

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Pendant un peu plus d’une minute, faites un retour en 1942, durant la 2e guerre mondiale, en redécouvrant le quotidien d’une famille de 22 individus habitant une de nos anciennes fermes traditionnelles québécoises; celle de Joseph Marquis.

En effet, ce court vidéo fait la promotion de l’effort de guerre des fermes de l’époque en montrant cette famille réunit pour le 25e anniversaire de mariage de leurs parents. Auto-suffisant en tout (vêtement, nourriture…), sauf pour le sucre, vous serez sûrement ébahis par la longueur du pain de 6 pieds et demi (presque 2 mètres) requis chaque jour pour nourrir toutes ces bouches. Un document d’archives en narration anglaise seulement mais les images en noir et blanc ainsi que la musique d’antan, nous ramène quand même pendant quelques instants, dans cette nostalgie aujourd’hui disparue. Vous n’avez qu’à cliquer sur l’image ici-bas.

Ferme de Joseph Marquis en 1942 (source: http://www.criticalpast.com)

L’agriculture soutenue par la communauté

13 vendredi Avr 2012

Posted by Michel in Biodiversité

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En 2012, 35 000 québécois contribueront à l’agriculture soutenue par la communauté (ASC). Créé au Japon dans les années 1960, ce concept a été lancé en 1995 par Équiterre, un organisme qui « présente ses propositions pour des choix économiques socialement et écologiquement responsables ». L’ASC se veut une occasion de participer à un réseau de fermiers de famille en achetant une part de la récolte d’une des 115 fermes participantes. En devenant partenaire, cela assure une meilleure répartition des risques financiers encourus par les propriétaires.

De fait, les imprévues liés à ce secteur (conditions climatiques difficiles, maladies, destruction par des animaux, etc.) peuvent faire une différence notable entre profit et déficit. Des pertes à répétition peuvent acculer les petits producteurs vers la faillite entraînant l’appauvrissement de l’autonomie alimentaire de la communauté. Pour y avoir participé, même dans les mauvaises années, le contenu du panier compensera largement en comparaison des mêmes  produits vendus en épicerie.

Toutefois, une excellente saison engendrera une surabondance répartie entre tous les adhérents. Vous en aurez beaucoup plus pour votre argent et devrez en donner à vos proches pour ne pas gaspiller.

À titre indicatif seulement car chaque endroit est unique, Les jardins du petit tremble offre un panier de format moyen conçu pour:

  • Un couple qui aiment beaucoup les légumes ou
  • Une famille de 4 où les légumes sont servis en accompagnement

Il vous en coûtera 511 $ CAN (26 $ par semaine + cotisation à Équiterre de 18 $+ 25 $ frais d’administration et livraison à un point de chute) pour recevoir, au moment fort de l’année (entre août et septembre):

2 gousses d’ail 1 aubergine 1 lb de betteraves
2 lbs de carottes 2 concombres de champ 1 courge pâtisson
1 lb de haricots 1 botte de Kale 1 botte de radis
1 botte de persil 2 zucchinis 2 lbs de tomates
1 zucchini rond 2 lbs de pomme terre  

Ainsi, chaque semaine vous aurez un panier biologique de produits frais (fruits, légumes, viandes ou autres…, ça dépend de l’offre) distribué à un point de chute déterminé; habituellement « assez » près de chez-vous.

En début de saison, attendez-vous à manger beaucoup de verdure mais la diversité ira en grandissant. Certains paniers seront agrémentés de recettes, notes amicales, renseignements complémentaires sur la préparation des légumes moins connus ou ancestraux et plus encore. Informez-vous aussi des autres possibilités. À certains moments durant l’été, il peut y avoir des activités spéciales pour les membres (auto-cueillette, prix de gros pour des quantités plus importantes, pique-nique familial, rabais sur les produits transformés, bénévolat, etc.).

Avril est le moment idéal pour vous inscrire.  Ne soyez pas surpris d’être convoqué à une rencontre d’information organisée pour les nouveaux. Mais la majorité du temps, l’inscription se fait par Internet. À noter que certaines fermes offrent aussi à des paniers d’hiver.

Pour en savoir plus sur l’ASC, consultez le livre du même nom écrit par Équiterre aux éditions Broquet. La copie se vend 34,95$ canadiens chez les libraires mais vous pouvez l’acheter via amazon pour 30.39$ CAN, avec les frais de transport gratuit. Sinon, empruntez-le à votre bibliothèque locale… c’est encore moins cher.

Bonne fin de semaine!

Avis de recherche: la tomate Montreal Market

12 jeudi Avr 2012

Posted by Michel in Avis de recherche

≈ 2 commentaires

J’ai des piles de notes sur mon bureau au sous-sol, des textes imprimés, des sachets de semences d’un peu partout dans le monde; un véritable capharnaüm incompréhensible pour ma conjointe. Elle a depuis longtemps jeté l’éponge sur ma technique de classement.

Pourtant, je m’y retrouve aisément et j’éprouve un certain plaisir à redécouvrir des endroits plus délaissés.

Par exemple, lorsque j’y suis assis, il y a un gribouilli épinglé à la limite de ma vision sur lequel est inscrit « tomate Montreal Market, variété du patrimoine du Québec ». Il est là. Il attend depuis 4 ans. Le papier jaunit. Je me dis qu’un jour cette tomate  me révèlera son histoire. La seule référence disponible me provenait de la banque de données des plantes héritages du semencier du patrimoine (en anglais seulement). Mis-à-part ça, elle ne figurait plus dans aucun catalogue commercial connu. J’attendais! J’avais un peu baissé les bras lorsqu’hier, je feuillette par hasard une édition de guerre (1942) d’un ancien catalogue anglais de Dupuy & Ferguson et TADAM! Qu’elle ne fût ma surprise d’y voir à la page 4 les nouveautés de cette année-là… photo incluse. Vous avez une primeur car, selon nous, il n’y a aucune image répertoriée sur Internet de cette tomate. Il y était inscrit:

MONTREAL MARKET (73 days) Prolific Medium Early – This tomato is becoming very popular wherever grown. The fruit is of medium size, deep globe in shape, very smooth and seems to have very little cracking. They are very solid and an excellent deep red color throughout. The vines are strong and very prolific. In season D & F’s Montreal Market ripens about with Bonny Best. Because of its fine quality and heavy yield we believe it will have a place for the home garden as well as market shipping and canning.

Une traduction libre en français pourrait s’écrire ainsi:

MONTREAL MARKET (73 jours) Productive Moyenne Précoce – Cette tomate devient de plus en plus populaire peu importe l’endroit où elle pousse. Le fruit globuleux d’une grosseur moyenne est très doux et ne paraît pas souffrir de la craquelure. Très ferme et d’un rouge franc. Les tiges sont solides et très produtives . En saison, la tomate D & F Montreal market mûrit en même temps que la « Bonny Best ». Dû à son excellent rendement et sa bonne qualité, nous croyons qu’elle aura sa place tant au jardin, qu’au marché frais, qu’en conserverie.

Il est important de se rappeller qu’à l’époque, il n’était pas rare qu’une entreprise fasse ses propres expériences dans le but de créer sa « gamme exclusive » de fruits et de légumes.

De même, les propriétaires pouvaient aussi partir en expédition à la découverte d’un cultivar répondant à leurs spécificités, en acheter les droits auprès de la personne la cultivant et par la suite, l’adapter si ce n’est carrément la multiplier pour produire de la semences. L’appellation »D & F’s Montreal Tasty » nous fait pencher pour une tomate ayant été testé par Dupuy & Ferguson, stabilisé et offert au public. Mais c’est notre opinion… sans plus.  Nous poursuivons nos investigations. Si vous ou quelqu’un d’autres en savez davantage, n’hésitez pas à nous en faire part.

Pour le moment, nous n’avons trouvé aucune entreprise offrant des graines sous ce nom.

Comment reproduire et conserver vos semences d’amandes de terre

11 mercredi Avr 2012

Posted by Michel in Production de vos semences

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Amande de terre

Comme ils devraient être très secs avant la plantation, il sera important de réhydrater vos tubercules en les laissant tremper dans de l’eau tiède pendant 24 heures afin qu’ils germent plus vite. Chez-nous au Québec, dans notre zone de rusticité 5b, nous attendons après la date du dernier gel (mi-mai) car ils ne supportent pas les températures en deça de -5 degrés celsius.

Ainsi, plantez 2 à 4 amandes par butte à une phalange de profondeur dans une  terre très légère (ultra important). Les buttes seront espacées de 40 cm et chaque rang de 60 cm. La germination se produira à l’intérieur de 2 semaines, parfois plus tôt. Le plant ne produit aucune fleur et il n’y a donc aucun risque de pollination croisée.

Si c’est votre première fois, la petite pousse vous fera croire à de la mauvaise herbe mais ne vous en faites pas. Laissez pousser jusqu’à la récolte vers la fin octobre ou début novembre. À la fin, la plante ressemblera à une graminée. Vous saurez qu’il saura le moment de les arracher lorsque le feuillage changera de couleur, c’est-à-dire qu’il passera du vert tendre au brun. Vous n’aurez qu’à tirer sur la touffe. Les semences resteront accrochées à la motte si vous avez respecté la consigne de les planter dans une terre très très très légère. Si vous omettez cette directive, vous devrez vous astreindre à les récupérer un à un dans la terre lourde puisque les racines se seront cassées et se seront détachées du plant-mère. Et ça, c’est beaucoup de travail car cette espèce est très productive.

Ensuite, attendez 2 semaines en laissant les semences au garage, à l’abris des intempéries, le temps que la terre s’assèche complètement. C’est plus facile pour le nettoyage mais le goût sera par la même occasion plus concentré. Détachez les graines, frottez-les et nettoyez à l’eau claire. Vous aurez probablement besoin de quelques rinçages afin d’enlever toutes la terre collée. Si vous prévoyez une dégustation ultérieurement, faites sécher dans un endroit sec et bien aéré. Les pots de plastiques de fraises avec couvercles refermables sont idéaux. Séchés, les tubercules perdront le quart de leur poids en eau et de leur grosseur. Il deviendront aussi bruns et très durs. Si vous les laissez dans un contenant fermé, ils risquent de pourrir s’ils ne sont pas bien séchés. Pour les manger, vous n’avez qu’à les réhydrater pendant deux jours une fois dans de l’eau tiède en la changeant à quelques reprises. Durs, ils peuvent être moulus afin d’en obtenir une farine à intégrer dans vos recettes requérant une saveur d’amande.

Nous n’avons malheureusement aucune idée de la durée de conservation maximum de cette variété avant qu’elle perde ses propriétés germinatives. Nous faisons des expériences.

Comment se porte votre biodiversité humaine?

10 mardi Avr 2012

Posted by Michel in Biodiversité

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Il y a quelques années, j’animais des groupes destinés aux personnes prises avec de l’incertitude vocationnelle. J’étais en contact avec une foule de personnalités issues de toutes les couches sociales et d’horizons hétérogènes. C’est durant cette période qu’il m’a été donné l’opportunité de rencontrer des « rainbow people ». Rien à voir avec la communauté gaie.

En résumant un peu la philosophie de ces gens, ceux-ci adhéraient à des concepts de paix, d’amour et de liberté. Sans attache fixe, ils peuvaient travailler, par exemple, dans une coopérative agricole en Colombie Britanique durant l’hiver et revenir au Québec au printemps pour poursuivre d’autres occupations liées à leurs convictions profondes du bien-être (plantation d’arbres, animation dans des musées communautaires, production biologique, etc…). Une autre de leurs caractéristiques résidaient dans l’amélioration constante de leur nourriture en ingérant des produits biologiques  sains. L’un d’entre eux m’avait particulièrement impressionné par ses connaissances alimentaires.

En effet, lorsqu’il regardait la liste des ingrédients sur l’emballage, il poussait la réflexion au-delà de l’information sur l’étiquette en décortiquant chacun dans toutes leurs compositions chimiques et/ou naturelles. Il avait aussi développé l’art de lire ce qu’il n’y avait pas d’inscrit fautes de législations adéquates (organismes génétiquement modifiés, produits chimiques utilisée pour faire pousser les fruits et légumes, antibiotiques injectés aux animaux, irradiation des produits importés, etc.). Et laissez-moi vous dire qu’il m’a ouvert les yeux sur ce que j’ingurgitais.

De fait, en croyant bien me nourrir, je répondais simplement aux stimulis et aux messages de nos entreprises alimentaires en me laissant berner par leurs tactiques de marketing et leurs emballages tape-à-l’oeil. Un vrai mouton! Pa r son contact, je suis devenu beaucoup plus averti.

Mon travail m’a donc donné l’opportunité de rencontrer ces personnes qui autrement, ne m’auraient probablement jamais abordés et vice versa. Nous n’avions, pensais-je, rien en commun à prime abord.

Par ailleurs, il y a un comportement implicite selon lequel on a tendance à fréquenter des gens qui nous ressemble. Ça ne vous fait pas penser à de la monoculture, c’est-à-dire à peu près tous pareils? Côtoyer d’autres individus aux valeurs, modes de pensée, croyances diverses m’a fait apprendre sur moi, m’a changé, certainement un peu transformé, sûrement fait grandir, m’a rendu plus objectif dans ma manière de voir la vie, etc. N’est-ce pas les mêmes idéaux qu’on souhaitent concernant la biodiversité des aliments (fruits et légumes); plus résistants, adaptés à leur terroir, meilleurs, etc.. Ne pourrait-on s’en inspirer aussi dans nos relations ?

Carte postale d’avril 2012

05 jeudi Avr 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

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L'amour aux champs (1888) Source: Archives de folklore de l'Université Laval, Fonds Jean Simard

Il fût un temps au Québec où on célébrait la fête de la grosse gerbe. Pour quelle raison l’appellait-on ainsi?

Et bien lors de la récolte des céréales en automne, tout le monde participait à cette tâche très physique et exigeante qui prenait entre 4 et 6 semaines. Il fallait couper à la faux, engerber, laisser sécher, ramasser, vanner et entreposer le grain à l’abri. 

À la fin, comme le montre l’illustration ci-haute, la dernière gerbe regroupait plusieurs plus petites pour symboliser la puissance résultant de l’union. Sa rentrée à la « batterie* » sera le signe de la fin des récoltes et le début des réjouissances. Elle pouvait être décorée, escortée par un cortège de moissonneurs, offerte à l’église, tressée et exposée dans les maisons pour porter chance… ça dépendait. Venue de France par nos ancêtres, cette ancienne coutume aussi connue sous le nom de « fête des moissons« ,  culminait par un repas communautaire faste en reconnaissance de  l’abondance de la nourriture.

Selon le réseau de diffusion des archives du Québec :

Aucune manifestation de la fête des moissons n’a été retracée aux XVIIe et XVIIIe siècles en Nouvelle-France mais on trouve quelques mentions au XIXe siècle où elle est encore observée, notamment dans l’ouvrage de Pamphile Lemay, publié en 1898 et intitulé Fêtes et corvées.

De plus, en 1947, le journal l’Action catholique souligne qu’elle fût célébrée à maintes reprises entre 1883 jusqu’au milieu du 20e siècle par l’École supérieure d’Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Elle sera aussi recensée par le curé Eustache Santerre de Saint-Arsène de Rivière-du-Loup de 1923 à 1942. De nos jours, les épluchettes de blé d’inde ont remplacé cette vieille tradition et vous pourrez la vivre en maints endroits au Québec lors de festivités  agrotouristiques.

* Le terme « batterie » fait référence, selon nos lectures, à une chaudière pour faire cuire les aliments à gros bouillons.

Le « Heritage Wheat project »

04 mercredi Avr 2012

Posted by Michel in Céréales du patrimoine:

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Sharon Rempel (source: http://www.bakersjournal.com)

Pouvant être traduit librement comme le « Projet blé du patrimoine », cette initiative orchestrée par Sharon Rempel, agronome et « activiste céréalière », a débuté  en 1998 avec l’aide du  Garden Institute of British Columbia, un organisme à but non lucratif situé à Victoria en Colombie Britanique. L’un des mandats de ce programme consiste à trouver du financement pour aider les banques de semences locales, régionales et internationales. Depuis ses débuts, il a permis une série d’initiatives telles:

  1. Une étude préliminaire sur l’absorption par les semences de nutriments ajoutés dans le sol via des mélanges de bactéries et de champignons présents dans le thé de compost.
  2. La mise sur pied en Alberta d’un champs de quarantaine pour l’essai d’anciennes variétés de blé originaires des États-Unis.
  3. Le lancement du « Maritimes Heritage Wheat Project « . Ce programme a pu identifier un cultivar de blé cultivé depuis 1940 du nom d’Acadia. Cette variété  a comme principal mérite de s’adapter aux conditions agricoles et climatiques maritimes de l’est du Canada mais aussi d’être mieux digéré par ceux ayant des intolérances aux blés présents dans les pains industriels.
  4. Des champs d’essai (variétés modernes versus anciennes) afin d’en observer le comportement en tenant compte de nos techniques de culture biologiques contemporaires.
  5. La construction d’une base de données servant à jumeler les caractéristiques des anciens cultivars les plus susceptibles de répondre de manière positive aux changements climatiques mondiaux.

De plus, le site de Sharon Rempel, recense 34 anciennes variétés de blés canadiens créées entre 1885 et 1976 mais aussi de la documentation gratuite. Nous vous suggérons son oeuvre « Heritage Gardens….Inspirations from our Past« , dans laquelle vous pourrez consulter une section sur l’histoire de l’agriculture au Canada et plus spécifiquement sur les plantes (fruits, céréales, fleurs et légumes) cultivés entre 1600 et 1900.

Image symbolisant les mains responsables de l'approvisionnement alimentaire (photo: Terry Chapelas)

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