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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Carte postale de mai 2012

14 lundi Mai 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 2 commentaires

En décrivant la technique de conservation de la nourriture des amérindiens durant l’hiver, le Jésuite Joseph-François Lafitau écrivit en 1724:

Ils aménagent des «greniers» sous la terre, tapissés d’écorces, où ils déposent citrouilles et autres fruits.

De leur côté, les colons de la Nouvelle-France s’en inspireront en creusant sous le plancher de leur maison, un trou de petite  dimension, où ils pourront accéder à leurs provisions par une trappe. Jusqu’au 18e siècle, seuls les riches (ex: communautés religieuses, marchands prospères, institutions et représentants du Roi, etc.) pouvaient se permettre d’aménager une « cave haute » pour y marcher debout. L’abondance des récoltes et le manque d’espace auront tôt fait d’inspirer les humbles familles à renouer avec l’ancienne technique autochtone en l’adaptant sous la forme de caveaux à légumes. Conçus en pierres ou de bois, ils seront situés à flanc de coteaux ou, dans de plus rares occasions, en plein champ. La toiture et les murs seront habituellement recouverts de terre. Nombreux auront des tablettes pour déposer les conserves.

Si le sujet vous intéresse, consultez l’exposition du Musée virtuel du Canada intitulée « Réfrigérer à la manière d’autrefois: les caveaux à légumes de la Côte-de- Beaupré« . Vous y verrez notamment plusieurs caveaux, leurs descriptions et certaines restaurations faites entre 2002 et 2004 dans le cadre d’un programme de sauvegarde de ces témoins du passé. Pour ceux et celles aspirant en construire un chez-eux, nous vous redirigeons vers un ancien commentaire (voir en bas du lien) écrit sur notre blogue en mars 2012 où la municipalité de de Saint-Félicien avait reçu une subvention d’Hydro-Québec pour réaliser un caveau communautaire. Ils auront sûrement des trucs si vous communiquez avec eux.

Revaloriser vos palettes de bois

11 vendredi Mai 2012

Posted by Michel in Non classé

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Il y a devant notre écurie un monticule d’une trentaine de palettes de bois. Elles sont là depuis bientôt 2 ans. Cet amas est symbolique car c’est la dernière chose que mon père a fait pour moi avant de mourrir.

En effet, il savait que j’en ferait un usage « intelligent ». Au lieu de les jeter aux rebuts, il me les avait apportées une semaine avant qu’il n’entre à l’hôptal. Un jour, probablement cette année, j’en disposerai en pensant à lui. Ce sera ma manière d’assimiler le concept que rien ne se perd… tout se transforme.    

Pour ceux et celles qui croient à tort qu’il n’y a rien à faire avec ces objets, l’association canadienne des manufacturiers de palettes et de contenants vous proposent pendant 2 minutes, en images accélérées et sur une musique endiablée, toutes sortes d’idées sur la manière de les recycler dont entre autres des projets concrets pour votre jardin-potager (compostière, chaise longue, pots de fleurs, terrasse, bacs surélevés, etc…) mais aussi de véritables oeuvres-d’art aux utilités très ingénieuses. Pour approfondir le sujet, Youtube renferme d’innombrable vidéos. Tapez simplement les mots « pallets » (en anglais) ou « palettes » (en français) pour obtenir davantage de résultats. 

Bonne fin de semaine!

Le cenellier

10 jeudi Mai 2012

Posted by Michel in Plantes comestibles indigènes au Québec

≈ 7 commentaires

Cenellier (image: http://www.pepinieriste.ca)

Le cenellier, aussi appelé aubépine (Crataegus), est un arbre indigène de petite taille (environs 3 mètres et plus). Il en existe plus d’une centaine d’espèces. La taille, la couleur et la saveur de leurs fruits comestibles (cenelles) diffèrent selon chacune. Ils poussent  en troncs multiples et fait à noter, il ne sont guères appréciés par les  pomiculteurs car ils  transmettent la rouille du génévrier aux  pommiers. Ils n’y sont pas atteints mais deviennent des agents de transmission du champignon. Les oiseaux adorent les cenelles et c’est probablement l’une des raisons qui expliquent pourquoi on en retrouvent un peu partout dans la nature sauvage; les graines non digérées étant dispersées ça et là dans les déjections. Très  décoratif par sa floraison, munissez-vous de gants épais lors de la  récolte car ils possèdent de fortes épines. AYOYE! Vous vous en rappellerez longtemps et c’est l’une des bonnes manières de les reconnaître.

En 1749, Pehr Kalm (1716-1779) faisait l’éloge dans son journal personnel, Travels into America (1748-1751), d’une des espèces (crataegus tomentosa) pour ses fleurs blanches odorantes et son fruit qu’il commenta comme « excellent à manger lorsqu’il est mûr ».

En 1785, Manasseh Cutler (1742-1823) écrivait quant à lui qu’un « spiritueux ardent » pouvait être distillé à partir du jus de cenelles. 

85 ans plus tard, en 1870, Edward Palmer (1829-1911)  faisait mention dans son rapport Food Products of the North American Indians (1870) que les autochtones mangeaient surtout les baies crues ou mêlées avec des cerises à grappes et des fruits de l’amélanchier broyés, inclus dans des gâteaux. Séchés, ces derniers pouvaient les consommer plus tard en hiver. 

Piéride de l’aubépine (image: 365photo.over-blog.com)

Quoi qu’il en soit, en fonction de l’espèce, vous pourrez facilement les planter jusqu’en zone 3 sans difficulté. Une belle addition à votre jardin sans entretien car mis-à-part les chenilles de la Piéride de l’aubépine (voir ci-contre) et celles des papillons de jour, il ne semble pas avoir d’autres ravageurs ou maladies. Disponible, entre autre, à la Pépinière fruitière rustique & ancestrale.

Donnez des semences pour une bonne cause

09 mercredi Mai 2012

Posted by Michel in Événements et perfectionnement

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Ferme Héritage Miner et SOS Dépannage Moisson-Granby vous invite à participer à leur projet « Aidez-nous à nourrir notre monde! ». Dans le cadre de cette initiative ayant pour but d’amasser des denrées alimentaires pour soulager de la faim 2000 personnes démunies de leur région, ils encouragent les citoyens à leur faire parvenir, entre autre, des semences de toutes sortes pour cultiver une surface équivalente à 2 500 pieds carrés (environ 230 mètres carrés). Leur but pour l’année 2012: récolter 1/2 tonne de légumes frais.  

Parmi leurs autres objectifs, l’organisme espère pouvoir aussi remettre à la banque alimentaire de Granby:

  • 4 veaux (ou 2 boeufs) débités et emballés sous-vide;
  • 5 à 8 porcs débités et emballés sous-vide et
  • 75 poulets.

Vous pouvez également acheminer tout matériel ou équipement agricole servant à l’élevage (moulée, foin, ripe, abreuvoirs, clôture électrique, etc.) et des animaux mentionnés ci-haut. Les dons en argent sont aussi les bienvenus. Ils émettent des reçus pour fins d’impôt. Envoyez le tout à:

FERME HÉRITAGE MINER INC.
100 rue Mountain
Granby Québec
J2G 6S1

Pour renseignements complémentaires, contactez la directrice générale Caroline Gosselin au 450-991-3330 ou par courrier électronique à carolinegosselin@fermeheritageminer.ca

Saveurs d’autrefois: la sagamité huronne

08 mardi Mai 2012

Posted by Michel in Saveurs d'autrefois

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Bernard Assaniwi (1935-2000) (photo: http://www.litterature.org)

Lors de la parution de notre article consacré au maïs lessivé, nous avons songé le bonifier en y ajoutant le repas où il était le plus utilisé anciennement par les amérindiens: la sagamité.

Selon la définition du Grand dictionnaire terminologique de l’Office québécois de la langue française:

La sagamité constituait un mets de base dans l’alimentation de nombreuses nations amérindiennes de l’est du Canada. Ce terme est d’origine montagnaise et il a aujourd’hui acquis une valeur historique. Dans l’Ouest québécois, le mot sagamité, qui est souvent prononcé sakamité, est usité au sens de « bouillie de farine de maïs ou de blé et d’eau ou de lait », mais cet emploi est vieilli.

En fait, il existe une foule de variations de ce plat. Celui présenté aujourd’hui s’inspire du livre « Recettes typiques des Indiens« . Publié en 1972 par Bernard Assaniwi (1935-2000), ce dernier est justement l’auteur par excellence de plusieurs ouvrages concernant la culture autochtone. 

D’ailleurs, il a reçu de maints honneurs à cet égard, notamment un doctorat honoris causa de l’Université du Québec à Trois-Rivières  concernant l’ensemble de sa contribution littéraire sur ce sujet. Il a légué sur papier l’une des versions de cette  fameuse recette qu’il qualifie de délicieux.

  • 4 livres de chair de truite en grossier morceaux
  • 4 livres de jarret d’orignal en cubes de un pouce
  • 3 livres de viande de castor coupée en morceau de deux pouces (ou 3 livres de lard maigre coupé en morceau de 2 pouces)
  • 2 livres de fêves rouges bien trempées (12 heures)
  • 2 livres de blé d’inde lessivé (maïs lessivé)
  • 6 têtes ‘ail des bois
  • 1/2 tasse de sucre d’érable
  • sel et poivre

Mélangez le tout et mettez dans un gros chaudron de fer. Couvrez d’eau, de sel et de poivre au goût. Couvrez le chaudron et mettez sur un feu extérieur ou dans un grand four à 275 degré Farenheight. Laissez cuire pendant 12 à 18 heures. Bon appétit!

Le paysagement comestible

07 lundi Mai 2012

Posted by Michel in Non classé

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Cération et aménagement de potagers (source: http://www.croquepaysage)

Un sondage réalisé au Québec par la table filière de l’horticulture ornementale auprès de 1010 personnes montre que:

Près d’un répondant sur cinq (18%) affirme avoir acheté plus d’arrangements déjà préparés au printemps 2011. C’est donc une augmentation de près de 20% de ce type d’acheteurs en un an seulement.

Peut-on se surprendre de constater que de plus en plus d’entreprises d’aménagement paysager offrent aussi de construire votre potager « clés en main » selon vos préférences?

Encore marginale au Québec, l’industrie horticole commence à suivre cette tendances du marché afin de diversifier ses produits. Selon votre budget, on pourrait vous suggérer l’une ou l’autre de ces options:

  • Un test de sol
  • Une rencontre pour évaluer vos besoins alimentaires (fleurs comestibles, herbes aromatiques, plantes compagnons, légumes, fruits, plantes indigènes comestibles, etc.), la surface à consacrer à votre potager, les structures à implanter et les matériaux fournis mais aussi votre temps disponible et vos capacités physique
  • Le type de potager (ex: inclus dans un aménagement paysager déjà existant, une nouvelle surface à défricher, surélevé, etc…) 
  • L’installation d’un système d’irrigattion et/ou de drainage
  • La conception sur papier incluant les types de plantes à y inclure et les techniques de jardinage pour les cultiver
  • Un plan de rotation des cultures
  • Le détourbage
  • L’amendement du sol
  • Les semis (direct ou en pot)
  • L’épandage du paillis ou de bois raméal
  • L’entetien régulier (désherbage, taille, arrosage, protection hivernale, etc.)
  • La fermeture du jardin
  • Et j’en passe.

Évidemment, l’investissement est sans limite et il y a toujours des différences notables entre les fournisseurs de services. Même si leur nombre est encore restreint, faites vos devoirs en demandant plusieurs soumissions. Les prix varieront selon:

  • Qu’une entreprise cultive ses propres plantes ou s’approvisionne via un intermédiaire? 
  • Les matériaux utilisés (ex: sentiers en pierres au lieu d’en paillis)
  • La grandeur du potager à aménager
  • Qu’on doit excaver pour remplacer la terre ou enlever des roches
  • La machinerie utilisée (ex: pelle excavatrice)
  • La rareté des plantes
  • La grosseur et la complexité des structures à bâtir
  • Le nombre de services d’entretien suivant la construction du potager
  • La distance de voyagement du fournisseur de services
  • Etc.

Il sera pertinent de vous fixer un montant et de vous y tenir car c’est facile d’en ajouter; quite à diminuer vos attentes et les reporter l’année suivante.

Commentaires: L’entreprise suggérée n’est qu’à titre d’exemple. Vous pouvez, entre autre, débuter vos recherches par l’Association des Paysagistes Professionnels du Québec. Cependant, si vous ne trouvez rien, il existe d’autres plus petites entreprises spécialisées non regroupées. Vous devrez chercher davantage sur canada411.

La tomate Caron

25 mercredi Avr 2012

Posted by Michel in Fruits du Québec

≈ 1 commentaire

Tomate Caron (image: Michèle Renaud)

Région de Kamouraska

Originaire de Kamouraska ou comme on dit par chez-nous du « Bas du Fleuve », peu de choses sont connues concernant cette tomate rouge. Outre le fait qu’elle pourrait avoir été sélectionné par une personne ou une famille du nom de « Caron », des recherches plus approfondies nous ferait encore davantage apprécier cette variété unique du terroir québécois. 

 
En attendant d’en savoir plus, si vous la cultivez, vous devriez cueillir des grappes de 6 à 8 fruits ronds juteux (entre 100 et 300 grammes chacun) avec une moyenne de 30 tomates par plant. D’une hauteur indéterminée entre 1,2 et 2 mètres, la récolte des premiers fruits s’effectuera entre 65 et 85 jours. 
 
Vous en connaissez davantage sur ce cultivar et souhaitez partager avec la blogosphère, n’hésitez pas à nous laisser vos commentaires. Selon nos dernières statistiques de fréquentation, nous obtenons près de 270 visites par jour. Est-ce gros ou pas? Nous n’en n’avons aucune idée.
 
Néanmoins, ça vaut la peine d’ajouter votre brique à l’édifice de la connaissance pour les autres passionnés qui eux aussi, tentent de retracer un savoir horticole perdu. Votre contribution est très précieuse.
 
Disponible aux Jardins de Nathalie

Plantcatching… c’est gratuit et international (mise à jour)

24 mardi Avr 2012

Posted by Michel in Biodiversité

≈ 2 commentaires

Nicolas Cadilhac propose depuis la mi-avril 2012 une nouvelle initiative appellée « Plantcatching« . Le projet propose de retrouver gratuitement dans votre voisinage, peu importe votre adresse, des personnes qui, comme vous, veulent partager leurs plantes, bulbes et semences. C’est un bon moyen écologique d’économiser en faisant de belles trouvailles mais surtout, d’éviter de jeter vos divisions. Inscrivez-vous… c’est gratuit!

Un premier légume transgénique dans notre assiette

23 lundi Avr 2012

Posted by Michel in Biodiversité

≈ 1 commentaire

(image: http://lesmoutonsenrages.fr/)

Dès cet été, pour la première fois au Québec, vous verrez apparaître du maïs génétiquement modifié pour la consommation humaine.

En effet, dans la région de Saint-Hughes, près de Saint-Hyacinthe, des agriculteurs ont achetés des semences de la multinationale MOSANTO et les feront pousser dans le but avoué de les offrir aux consommateurs.  Selon l’article du Soleil du 19 avril 2012:

Les grandes chaînes de détaillants ont par ailleurs avisé les producteurs qu’elles n’achèteraient pas de blé d’Inde GM. C’est donc davantage dans les petits kiosques et les marchés publics que celui-ci risque de se retrouver.

Faites donc attention aux variétés inscrites sous les appellations Tentation 2, Obsession 2 et Passion 2. Pourquoi le 2? Simplement pour distinguer le maïs conventionnel du même nom versus celui modifié.  

En 2011, une coalition s’était formée dénonçant l’absence d’études d’impact.

Celle-ci avait également contribué à lancer une pétition à l’Assemblée Nationale du Québec exigeant l’étiquettage obligatoire des Organismes Génétiquement Modifiés (voir article du 25 octobre 2011). À l’échéance, le 23 décembre dernier, 11 109 personnes l’avaient signée. Les conclusions sont attendues pour juillet 2012. D’ici là, sensibilisez les gens autour de vous.

Une webtélé pour le jour de la terre

20 vendredi Avr 2012

Posted by Michel in Biodiversité

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Dès le mois de juin 2012, une nouvelle webtélé écologique et non conventionnelle fera son entrée sur Internet pour rendre hommage au 22 avril, jour de la terre. Animée par Édith Cochrane, vous pourrez visionner du contenu vidéo sur des sujets comme l’économie, l’alimentation et l’éco-design par des chroniqueurs tels Geneviève Rochette, Laure Waridel et Patrick Marsolais. Pour vous rendre sur le site, cliquez sur l’image ci-haute. C’est un rendez-vous car comme le dit si bien la bande-annonce, « le jour de la terre… c’est tous les jours ». Bonne fin de semaine!

De gauche à droite: Laure Waridel, Geneviève Rochette et Patrick Marsolais

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