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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives annuelles : 2011

Chaque plante est unique… vous aussi

07 vendredi Oct 2011

Posted by Michel in Non classé

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Nous sommes au début d’un superbe week-end de 3 jours à l’horizon. Congé de l’action de grâce, soleil, chaleur, un vrai été des indiens comme nous en avons de temps à autres ici au Québec. Nous voulions vous laissez avec une petite histoire qui nous enseigne qu’on a tous quelque chose de beau à apporter dans ce monde. 

Il y avait un roi amoureux des plantes de son jardin. Il en prenait extrêmement soin car il avait planté chacune d’entre elle. Il aimait se promener dans les allées et se laisser ravir par la beauté des couleurs, des textures et des parfums. Un jour, il dû partir pour un long voyage.

À son retour, il fut surpris de constater que beaucoup de ses plantes étaient à l’agonie. Le pin avait perdu presque toutes ses aiguilles. Le roi lui demanda ce qui se passait. Il lui répondit : J’ai regardé la vigne près de moi et remarqué ses magnifiques raisins. Je suis devenu triste de ne pouvoir en faire autant. Alors, je me suis dit : Je suis tellement inutile, à quoi sert de vivre!

Le roi se tourna vers la vigne, elle aussi en piteux état. Que s’est-il passé, interrogea t-il? Depuis longtemps, j’admire le rosier et respire ses effluves subtiles. Je me suis désolée de ne jamais produire une fleur aussi magnifique et une odeur si raffinés. Désespérée, j’ai arrêté de me nourrir.

Au fur et à mesure de son exploration, il constatait l’état de dégradation avancée jusqu’au moment où il trouva une toute petite fleur bleue rayonnante et pleine de vie. Il lui demanda pour quelles raisons était-elle si belle comparée aux autres si rabougries?  Elle  répondit: Je me suis longtemps désolée de voir  que je ne serais jamais aussi grande que le pin, jamais ne produirais de raisins comme la vigne et jamais ne répandrais le parfum de la rose. À me comparer, j’ai déprimée jusqu’à quasiment  mourir. Alors je me suis souvenue que c’est toi,mon roi, qui m’avait choisi pour me planter ici. Je me suis dit: « Je suis ainsi si importante pour qu’il m’ait choisie parmi tant d’autres. J’ai donc pris la décision de vivre et de devenir aussi belle que possible.

Le destin à fait en sorte que vous êtes nés sur la terre. C’est sûrement pour une bonne raison. Qu’attendez-vous pour rayonner, vous aussi?
Bonne fin de semaine de 3 jours!

Jardiner sans labour

06 jeudi Oct 2011

Posted by Michel in Types de jardins-potagers

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Un jardin sans travail du sol (source: http://www.soltner.fr)

L’automne est revenu et le week-end de l’Action de grâce sera l’occasion pour plusieurs jardiniers de « fermer » leur potager en le préparant pour le printemps suivant.

Pour notre part, nous sommes au potager beaucoup plus longtemps mais ça, se sera pour un autre article.

En fait, parmi les tâches habituellement exécutées durant cette période figure le labour. Fatigué de le faire. Et bien, si vous souhaitez comme bon nombre diminuer, voire éliminer cette pratique sans pour autant diminuer la qualité de votre sol, nous vous suggérons une lecture très intérressante: le jardinage sans travail du sol.

Pour ceux que le sujet intéresse, voici deux brefs vidéos vous expliquant le concept. Loin de nous l’idée d’en faire la promotion, mais si ça fonctionne ailleurs, pourquoi pas ici au Québec? Nous sommes constamment à l’affût des méthodes biologiques pour économiser du temps et en voici une fichtrement pratique.

Malheureusement, il ne semble pas être édité au Canada.

Fabrication d’une cage d’isolation

05 mercredi Oct 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

≈ 5 commentaires

Si comme plusieurs, vous récupérez les semences de vos fruits et légumes préférés il arrive qu’il soit impossible d’en conserver la pureté génétique en raison de la proximité d’un cultivar semblable trop près du vôtre. Par exemple, une distance recommandée de 165 mètres doit être prévue entre deux variétés de poivrons, 16 mètres pour les aubergines, 50 mètres pour les cerises de terre…

Tuyaux en PVC

Pour cela, vous pouvez trafiquer cette obligation en vous fabriquant des cages pour isoler vos plants. Vous pourrez ainsi en cultiver autant que vous voudrez.

Dans l’exemple ci-haut, les cages sont construites en cubes reliés au centre par deux sections amovibles de PVC (disponibles dans les quincailleries). C’est une idée astucieuse car, lorsque démontés, les tubes sont légers, résistants, peuvent facilement être stockés et ne rouillent pas. Cette construction permet d’utiliser des cages plus petites ou en relier plusieurs ensemble.

Pour la couverture, utilisez des filets le plus léger possible pour une pénétration maximale de la lumière et conserver une bonne aération. Pour le bénéfices des lecteurs, nous aimerions connaître un endroit au Québec où l’on pourrait acheter des toiles à des prix raisonnables.

section PVC

Aux contours des cages (derrière, à gauche et à droite), les filets sont enterrés pour empêcher les insectes de ramper dessous et le vent de les dérouler. Roulez ensuite les rabats latéraux autour de points d’ancrage avec des tiges d’armature  de 1/2 pouce ou tout autre objet assez pesant du même style. Cela plaquera fortement le tissus contre la terre. Gardez le devant uniquement tendu à l’aide de l’armature sans l’enterrer. Cela rend plus facile d’ouvrir un côté pour le désherbage ou pour la récolte.

En utilisant des barres d’armature en acier sur les côtés, cela agit comme une soupape de sécurité pour maintenir le dessus et les côtés suffisamment tendus pour ne pas qu’ils soient déchirés par de forts vents. Cela évitera aussi qu’il se déroule sous la pression, permettant  au vent de passer à travers et déchirer le tissus.

Barres d'acier

Il est à noter qu’il peut y avoir certains problèmes avec ce type de culture. Par exemple, si des pucerons pénétrent par inadvertance, cela peut causer des infestations assez graves puisque les prédateurs ne peuvent accéder aux insectes. Si une telle situation survenait ouvrez la porte (comme on le voit sur ​​la photo) pour permettre aux coccinelles et autres prédateurs de contrôler leur population.

Le rutabaga Fortin

04 mardi Oct 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Rutabaga Fortin

Un article publié dans le journal « Le Soleil » (01 août 1999, p. A3)  intitulé « Tout dévoué à la protection des plantes menacées« , semble être la preuve la plus lointaine pour découvrir de l’information sur cette variété. Ce n’est probablement pas un hasard si ce fût aussi la première année où des semences ont été offertes aux membres du Semencier du patrimoine.

En effet, données par Catherine Fortin du Cap Saint-Ignace à Antoine d’Avignon (année de transfert indéterminée), les graines de ce légume ont été réintroduites via cet organisme. Nous n’avons malheureusement pas de renseignements concernant une année d’ancienneté possible. Nommé  « Rutabaga Fortin » ou « Rutabaga de la Famille Fortin » par Monsieur d’Avignon en l’honneur de cette famille, il est normal, selon nous, qu’il n’y ait pas d’infos supplémentaires avant 1999 car il ne semblait pas avoir de nom ou du moins n’était pas appelé sous cette forme.

Si vous en semez, vous découvrirez toutefois une grosse racine violette à chair jaune. Elle se conserve très bien une fois entreposée pour la période hivernale. La majorité des commentaires des jardiniers amateurs font mention d’une racine à saveur très douce. De nombreuses sources font aussi état de sa résistance à certains insectes et certains désordres physiologiques dont plus spécifiquement la « brown heart » (voir image ci-contre).

maladie nommée « brown heart »

De fait, cette carence en bore n’est apparente qu’une fois le légume coupé. Si vous récoltez vos propres semences, ce légume biannuel vous comblera par sa très grande productivité. Aucune image disponible pour le moment. Vous en savez davantage, la cultivez ou souhaitez partager avec nous son apparence, faites-nous parvenir vos photographies et témoignages à notre adresse de courriel: potagersdantan@hotmail.com Il nous fera plaisir de les ajouter à cette description. Maturité: entre 100 et 120 jours.

Édouard Roy et le melon de Montréal

30 vendredi Sep 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

≈ 5 commentaires

Édouard Roy et Anne-Marie Passebon

Selon nous, il existe des histoires de vie qui, même si elles paraissent anodines pour certains, sont de véritables trésors pour d’autres. C’est dans cette optique qu’il nous est apparu essentiel de rendre hommage à un pan de vie de Monsieur  Édouard Roy. Âgé de 87 ans, il est peut-être aujourd’hui l’une des rares personnes encore capables de nous raconter la façon dont on cultivait le melon de Montréal de manière commerciale dans les années 1930. Nous tenons à remercier chaleureusement sa nièce, Anne-Marie Passebon et son conjoint Michel Passebon sans qui, cette rencontre n’aurait jamais été possible.En effet, suite à un commentaire de Madame Passebon sur ce blogue, celle-ci nous révéla que son oncle avait cultivé ce fruit sur la ferme parentale de 25 hectares, la ferme Roy, autrefois située sur ce qu’on appelle aujourd’hui le parc KENT sur le chemin de la Côte-des-Neiges à Montréal. Elle nous expliquait qu’il se souvenait de nombreux anecdotes et chose encore plus rare, la vraie manière dont on le cultivait anciennement.

De fait, de nombreux écrits ont été publiés sur l’historique, sa description physique, son goût, les raisons possibles de sa disparition, sa redécouverte jusqu’à sa réintroductions dans nos potagers.

Toutefois, combien de gens en 2011 peuvent encore se vanter d’avoir encore le souvenir des techniques de sa culture ancestrale. J’étais donc impatient de les rencontrer et d’entendre de vive voix cette version vivante du passé.

Édouard Roy et Marie-Louise Beaucage

Dès le départ, Monsieur Roy explique qu’adolescent, il revient du pensionnat à chaque été pour travailler sur la ferme de son père, lui aussi nommé Édouard Roy. Ce dernier avait appris les techniques de culture de la famille Décarie, l’une des plus grandes entreprises à produire ce fruit si convoité par les familles fortunées anglaises tant américaines que canadiennes. Les « big shots » se plaisait-il à dire.

Selon les dires de Monsieur Roy (fils), les Décaries produisaient de « véritables chef-d’oeuvres ». Cette manne avait incité Édouard Roy (père) à se lancer dans cette production; pratiquant déjà la culture maraîchère.

Effectivement, la production de ce fruit en valait la peine car une tranche pouvait s’échanger jusqu’à 1,50$ dans les hôtels luxueux de New-York, Tennesse, Boston, etc. (voir article du 27 octobre 2010). Une véritable fortune pour cette période et peu de gens pouvaient se l’offrir. Ce n’est donc pas pour rien si la ferme Roy devait embaucher un homme armé pour garder les champs la nuit tellement ils valaient chers.

Tout d’abord, les graines étaient sélectionnées en fonction de la grosseur du fruit à produire (petits ou gros). Celles-ci étaient plantées dans des pots de tourbes en couche chaude dès la fin février – début mars. Êtes-vous certains des mois lui demandais-je? Oui, oui, répondit-il mais les couches étaient munies de châssis doubles et orientés plein soleil pour contrer le froid. De cette manière, « on pouvait produire du melon prêt beaucoup plus tôt » renchérit-il.

Melon de Montréal (Ferme Roy) août 1938

Par la suite, dès que la température le permettait, « on creusait des fosses en lignes d’environ 2 pieds par 2 pieds remplies de fumier ». Le melon est gourmand en eau et en énergie. Il était très important de le changer d’endroit chaque année pour empêcher le développement de maladies.

De plus, selon l’expérience de Monsieur Roy (fils), le melon exigeait de fréquentes manipulations.

Par exemple, pour qu’il mûrisse de manière uniforme mais aussi assurer sa rondeur, il se devait d’être tourné à la main régulièrement. Un quart de tour par semaine. On le déposait sur de grosses roches plates (voir photo ci-haut). La chaleur accumulée pendant la journée était transférée au fruit durant la nuit mais l’empêchait aussi de toucher le sol et occasionner son pourrissement.

Avec ces soins, il pouvait être récolté dès la mi-août et envoyé au marché Dionne & Dionne, leur lieu de distribution. « On mettait 6 ou 7 fruits par panier qu’on avait pris soin de séparer avec du foin » et ce, pour éviter les meurtrisseures. Le melon de Montréal est fragile et il ne se conserve pas longtemps après sa cueillette (une semaine maximum). Des entreprises spécialisées étaient attitrées uniquement à son transport.

Champs de melons de Montréal (Ferme Roy) août 1938

Il sourit en se remémorant les moments où le premier Ministre du Québec, Louis-Alexandre Taschereau venait chercher personnellement son melon. Lorsque son père avait connaissance de sa visite en début de saison, il choississait un petit melon qui allait devenir très gros et y gravait les initiale L. A. T.

Il se souvient aussi de l’abandon de cette production dans les années 40 par la ferme à cause des changements d’habitude des consommateurs. « Les gens se sont tannés de manger du gros melon ». « Ils voulaient du petit cantaloup » ajouta t-il. Effectivement, leurs plus gros melons de Montréal pouvaient peser jusqu’à 16 livres.

En plus, « ça prenait beaucoup de monde » pour le cultiver. « Ça coûtait cher », conclua t-il.

Malheureusement, la rencontre de ce vendredi 26 août 2011 fût trop brève. Monsieur Roy était attendu ailleurs. En remerciements, j’offris à mes hôtes pour leur hospitalité deux sachets de semences du melon de Montréal cultivé chez-moi. Sa nièce promet à son oncle, si l’avenir le permet, d’en faire pousser l’année prochaine et de lui refaire goûter cette saveur du passé. J’espère seulement que les graines sauront digne du fruit de l’époque.

Merci de votre merveilleux témoignage. Merci aux noms de tous ceux qui s’en inspireront et ce, pour la postérité.

Toute reproduction des images est interdite sans le consentement de Madame Anne-Marie Passebon.

Les jeunes pousses, cultiver le plaisir de bien manger

29 jeudi Sep 2011

Posted by Michel in Non classé

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Comme nous l’avons écrit auparavant dans d’autres articles, il existe une foule d’initiatives au Québec, souvent très peu connues, en lien avec la pratique agricole et les aspects de la vie qui y sont reliés.  Nous croyons important vous en faire part puisqu’elles pourraient peut-être amener un « plus » dans votre vie ou celle de vos proches. Parmi l’une d’entre ellles, citons jeunes pousses.

Jeunes pousses est un organisme national à but non lucratif voué à la promotion de saines habitudes alimentaires auprès des jeunes dans leurs milieux de vie. Par son approche expérientielle axée sur les plaisirs de manger, Jeunes pousses propose des projets novateurs qui vont de la découverte de l’origine des aliments à l’éveil sensoriel au goût.
Fondé à Waterville par Martine David, l’idée derrière « Jeunes pousses » a germé (jeu de mots non voulu) en 2005 suite au constat navrant d’une offre alimentaire « peu tentante » sur le marché pour ses trois enfants. À la suite de ses recherches sur les alternatives promues dans d’autres pays, elle découvre toutes sortes d’outils appropriés aux groupes d’âges de ses bambins. 
Nous voulons jouer le rôle que d’autres organismes jouent dans d’autres pays qui est un rôle mobilisateur et de soutien en matériel et en outils qui favorisent les communautés de pratiques à travers le Québec.

La caravane du goût (image: Imacom Maxime Picard)

Ainsi, les activités concrètes sont orientées pour améliorer les habitudes alimentaires. Et comment ils font cela? Par exemple, des élèves du primaire ou des garderies vont mettre sur pied un potager. Des chefs vont montrer aux enfants comment concevoir des repas nutritifs et simples. Via leur « caravane du goût », ils se déplacent dans les festivals pour sensibiliser les jeunes, etc.
 
Bref, une foule de moyens ludiques mais surtout très expérientielles sont mis de l’avant pour permettre aux enfants de répondre à des questions aussi terre-à-terre que « d’où viennent les légumes? » mais surtout leur montrer les plaisirs de bien manger. Vous souhaitez développer de telles activités par chez-vous, n’hésitez pas à les contacter.
 
 

Comment reproduire et conserver vos semences de céleri

28 mercredi Sep 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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Graines de céleri (source: http://www.creapharma.ch)

Connaissez-vous des jardiniers amateurs qui cultivent le céleri? Pour notre part, non et ça fait belle lurette qu’on visite des potagers. Lorsqu’on fait notre épicerie, nous nous désolons souvent de n’y voir qu’une seule variété. Le catalogue de Dupuy & Ferguson de 1932 en dénombrait pas moins de 13 sortes différentes. Une plus grande diversité en inciterait peut-être certains à en planter.

Quoi qu’il en soit, la production de semences de céleri est relativement facile mais demande de nombreuses manipulations car elle est biannuelle. En plus des maladies et des ravageurs, ça explique peut-être pour quelles raisons si peu de personnes produisent des graines.

Pourtant, elles se conservent jusqu’à 8 ans et peuvent être utilisées comme condiment, huile essentielle et dans divers remèdes.

Toutefois, entre 6 et 8 ans, elles perdent leur taux de germination d’au moins 50%. Pour ceux intéressés à produire des semences, il est important de savoir que même si les fleurs du céleri sont hermaphrodites, le céleri à tige (Apium graveolens var. dulce), le céleri-rave (Apium graveolens var. rapaceum) et le céleri-feuille (Apium graveolens var. secalinum) peuvent se croiser entre eux et qu’une distance de 800 mètres est obligatoire pour éviter une contamination croisée. Mais comme il n’y en a tellement peu qui en font pousser, vous ne risquez pas grand chose.

fleurs de céleri (source: http://salmiagondis.over-blog.com)

  1. Lors de la première année, cultivez votre céleri comme si vous souhaitiez le consommer frais. Pour la plantation, référez-vous aux instructions habituellement inscrites sur le sachet. Il est essentiel d’en planter plusieurs (minimum 7, selon nous) car rendu en automne, vous devrez choisir les plus beaux spécimens en santé répondant aux caractéristiques du cultivar.
  2. À l’automne, taillez les feuilles et les tiges presqu’au ras du sol. Déterrez le plant mais en conservant la motte de terre humide autour des racines. Replantez-les dans un pot. Faites attention de ne pas les endommager durant le processus.
  3. Rangez-les dans un abris humide aussi près que possible du 0 degré celsius… en chambre froide par exemple. Vous aurez peut-être à recouvrir les racines de terre supplémentaire. Certains vont même entourer le plant de paille. Ceci pour le protéger si la température descendait sous zéro. Assurez-vous que le plant ne manque pas d’eau durant l’hiver. Faites une vérification de temps à autre.
  4. Lorsque le printemps sera de retour, éliminez les feuille et les branches en mauvais état si elles ont poussées.
  5. Sortez vos plants et replantez-les au potager, espacés d’au moins 60 cm (2 pieds). Ils reprendront du tonus et ne soyez pas surpris s’ils deviennent volumineux. À cette étape, des tiges florales sont supposées poindre à partir du sol. Celles-ci devraient mesurer entre 60 et 90 cm (2 à 3 pieds). Certaines variétés pourraient exiger un tuteur.
  6. La récolte des graines se fait à intervalles irréguliers puisque les semences ne mûrissent pas en même temps. Prenez un sac en papier et secouez-les à l’intérieur. Cela vous facilitera la tâche.
  7. Inscrivez le nom et l’année de récolte du cultivar sur un sachet en papier que vous conservez dans un endroit sec, sans lumière et au frais.

La tomate Montreal tasty

27 mardi Sep 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Petitbec en comparaison aux tomates Petit moineau (en bas) et Montreal Tasty (en haut)

Tomate Petitbec en comparaison aux tomates Petit moineau (en bas) et Montreal Tasty (en haut)

En consultant de nombreuses archives sur cette variété, nous avons été surpris devant un article de Pierre Gingras publié dans le journal La Presse du samedi 9 septembre 2006, où ce dernier  affirmait, photo à l’appui, que cette tomate était jaune.  Nos sources quant à elles, nous confirmaient plutôt une tomate rouge. Monsieur Gingras appuyait ses écrits à la grande expérience de Manon Collard. Que croire? Rien de tel que de valider à la source pensa t-on.

En contactant cette dernière, celle-ci nous confirma qu’il y avait bel et bien eu une erreur de photographie lors de la parution du journal. Nous la remerçions chaleureusement pour ces précisions car il est facile de reproduire des faussetés dans ce monde de la préservation des semences. Si jamais vous tombez sur cet article soyez prévenu.

Plant de tomates Montreal Tasty

Plant de tomates Montreal Tasty

Pour en revenir à cette tomate, sachez qu’elle aurait été anciennement cultivé dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal entre 1920 et 1950. Nous n’avons malheureusement pu mettre la main sur une datation plus précise. Cultivar compact fixé de mi-saison (maturité de 75 jours) d’une hauteur d’environ 1 m 50, les fruits charnus de grosseurs variables (entre 100 et 300 grammes) sont rouges à raison de 5 à 6 par tige. Certains spécimens seront ronds et lisses tandis que d’autres seront applatis côtelés et ce, sur la même grappe. Elle possède une bonne teneur en sucre avec un soupçon d’acidité.  Elle serait résistante à la verticilliose, une maladie fongique qui frappe d’abord les feuilles du bas. Elle est destinée au marché frais ou pour les conserves.

Comme son historique nous apparaît encore nébuleuse, nous aimerions éclaircir davantage le parcours de cette tomate, héritage du Québec. Si vous avez des infos complémentaires, nous vous en serions reconnaissants de nous les partager.

Les kiosques à légumes… pas pour tout le monde.

26 lundi Sep 2011

Posted by Michel in Non classé

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Ne vous êtes-vous jamais posés la question à savoir pour quelles raisons il y avait si peu de kiosques à légumes sur le bord des routes? Il y a quelques années, nous avons voulu en ériger un devant chez-nous au bord du chemin. C’était pour nous, une manière naturelle de reproduire un mode de vie d’antan et ajouter du pitoresque à notre coin de campagne.

Dès lors, ma conjointe s’informe, histoire de connaître s’il y avait des règlementations. On commence tout d’abord par notre municipalité qui nous refère illico à l’Union des Producteurs Agricoles (UPA). Après quelques détours téléphoniques pour être référé à la bonne personne, nous apprenons qu’on doit s’inscrire à cette union pour 1500$ par année. Mais pour avoir la possibilité de cotiser, nous devions générer un chiffre d’affaires de plus de 5000.00$ par année. Sans cela, nous risquions de payer une amende. C’est donc 30% du chiffre d’affaires qui s’en allait dès le départ et ce, sans avoir fait un seul sous. Nous comprenions maintenant pourquoi Monsieur Jean-François Lévêque, proriétaire des Jardins de l’Écoumène, a fait une sortie publique dans les médias.

En effet, un article intitulé « un petit semencier en colère » paru dans Cyberpresse le 24 septembre dernier souligne l’injustice de Monsieur Lévêque à payer cette cotisation lorsque de grandes multinationales, elles, n’ont pas à le faire. Le monopole de l’UPA  est vertement critiqué depuis plusieurs années par plusieurs agriculteurs devant de nombreuses pratiques illogiques et la tension monte pour le briser. Comme Monsieur Lévêque le dit si bien en se référant à l’article 20 de la Déclaration universelle des droits de : «Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.»

Pour notre part, il n’y aura pas de kiosque de fruits et légumes chez-nous… pas encore. On se demande ce qu’aurait pensé nos arrières grands-parents devant cette ridicule bureaucratie.

Un geste ancestral

23 vendredi Sep 2011

Posted by Michel in Non classé

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Écossage de haricots Héritage Doré

Depuis plusieurs années, nous récoltons nos semences. À l’automne, c’est devenu une tradition pour ma petite fille puisque dès l’âge de 2 ans, elle nous aidait déjà à écosser les fêves. Ce dernier week-end, ce fût au tour de son frère, âgé de 18 mois, d’être initié par sa grande soeur. Assis dans sa chaise haute,  il tente de percer les gousses séchées avec ses petits doigts pour y déloger les graines en imitant sa soeur et ce, sous la supervision de sa maman. Plusieurs se retrouveront sur le sol, quelques-unes sur le chat. Mais quelle importance… nous sommes réunis.

Je me souviens d’une soirée où mes parents, arrivés à l’improviste, et toute notre petite famille sommes attablés devant une montagne de haricots secs à écosser. Nous parlons de tout et de rien et nous rions. Cette simple tâche nous rassemble car chacun y contribue à son rythme et selon ses capacités. En une soirée, elles étaient toutes prêtes pour être plantées l’année suivante ou disponibles pour l’expédition. Seul, cela m’aurait pris des heures et des heures supplémentaires.

Ainsi, la tâche a été accompli sans s’en rendre compte et le temps a passé si vite en agréable compagnie. Ces moments précieux nous rappelle qu’anciennement, d’autres familles ont sûrement comme nous, répété ces gestes des milliers de fois. Cela a sûrement contribué à tisser des liens ancore plus serrés entre leurs membres et d’une certaine manière, la reproduction de ce geste ancestral  nous lie à notre passé.

Pour mes enfants, le contexte se prête bien aussi pour apprendre à compter, l’histoire, la botanique, à différencier les semences impropres, à les classer par grosseur. Mais aussi pour socialiser, raconter des histoires, bref, passer du temps auprès de ceux qu’on aime. Ma fille comprend qu’il y a un monde plus grand que son village car elle m’aide parfois pour les envois postaux et elle est curieuse de savoir où s’en vont nos semences. Si un jour vous faites un achat via notre section « pour commander », sachez qu’il y aura davantage que de simples graines dans votre sachet. 

Bonne fin de semaine!

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