Ne vous êtes-vous jamais posés la question à savoir pour quelles raisons il y avait si peu de kiosques à légumes sur le bord des routes? Il y a quelques années, nous avons voulu en ériger un devant chez-nous au bord du chemin. C’était pour nous, une manière naturelle de reproduire un mode de vie d’antan et ajouter du pitoresque à notre coin de campagne.

Dès lors, ma conjointe s’informe, histoire de connaître s’il y avait des règlementations. On commence tout d’abord par notre municipalité qui nous refère illico à l’Union des Producteurs Agricoles (UPA). Après quelques détours téléphoniques pour être référé à la bonne personne, nous apprenons qu’on doit s’inscrire à cette union pour 1500$ par année. Mais pour avoir la possibilité de cotiser, nous devions générer un chiffre d’affaires de plus de 5000.00$ par année. Sans cela, nous risquions de payer une amende. C’est donc 30% du chiffre d’affaires qui s’en allait dès le départ et ce, sans avoir fait un seul sous. Nous comprenions maintenant pourquoi Monsieur Jean-François Lévêque, proriétaire des Jardins de l’Écoumène, a fait une sortie publique dans les médias.

En effet, un article intitulé « un petit semencier en colère » paru dans Cyberpresse le 24 septembre dernier souligne l’injustice de Monsieur Lévêque à payer cette cotisation lorsque de grandes multinationales, elles, n’ont pas à le faire. Le monopole de l’UPA  est vertement critiqué depuis plusieurs années par plusieurs agriculteurs devant de nombreuses pratiques illogiques et la tension monte pour le briser. Comme Monsieur Lévêque le dit si bien en se référant à l’article 20 de la Déclaration universelle des droits de : «Nul ne peut être obligé de faire partie d’une association.»

Pour notre part, il n’y aura pas de kiosque de fruits et légumes chez-nous… pas encore. On se demande ce qu’aurait pensé nos arrières grands-parents devant cette ridicule bureaucratie.

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