Ouverture de la première bibliothèque de semences au Québec

Lancement de la bibliothèque de semences AtwaterCe mardi 12 mai 2015 à 18:30, Madame Deanna Kazina vous convie à l’ouverture officielle de la première bibliothèque de semences au Québec. Située à la bibliothèque Atwater au 1200, avenue Atwater à Montréal (entrée par la station de métro Atwater), cette initiative se veut un programme partage de semences destiné à tous les gens de la grande région de Montréal. 

Lors de cette soirée, vous sera projeté le film Open Sesame: The Story of Seeds avec une discussion à la fin de la projection. L’entrée est libre avec possibilité de faire un don.

Il y aura également une distribution gratuite de semences et de plants de tomates  Grand Rouge Tomate, Petit Moineau, Blanche du Québec, rayé Caravan, Violet Brandywine, et Litchi. Pour votre information, quelques-unes de ces variétés proviennent de notre propre stock de semences qu’ils ont reproduit l’an passé.

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec Deanna Kazina au deanna@actioncommuniterre.qc.ca.

IL EST IMPORTANT DE SOULIGNER QU’IL Y A EU UNE ERREUR « D’ANNÉE » LORS DE LA PRODUCTION DE L’AFFICHE. VOUS DEVRIEZ Y LIRE 2015 ET NON 2014.

Pour les personnes irritées par la publicité unilingue anglaise de cet article, lisez la section commentaire.

(mise à jour:19-05-15): Aux dernières nouvelles, 55 personnes se sont déplacées lors de cette soirée. Merci à Madame Kazina pour ce suivi.

Carte postale de mai 2015

Agriculture d'hier à aujourd'hui

 

Il est intéressant de constater la transformation de l’espace agricole québécois selon le modèle français versus Anglais. Par exemple, sur la photographie de gauche, prise en 1937, on y voit la municipalité de Charlesbourg. Fondée en 1626, au temps de la Nouvelle-France, on voit clairement l’influence française où tout est centré vers le cœur du village pour se propager vers l’extérieur; là où se situe l’activité agricole.

À droite, prise en 1961, une partie de l’ancienne route, appelée autrefois la 9, entre Saint-Hyacinthe (fondé en 1748) et Drummondville où l’on retrouve aujourd’hui l’autoroute Jean Lesage (ou la 20). On voit cette fois-ci la touche anglaise avec les délimitations distinctives des lots rectangulaires symétriques.

Un jour, lorsque ma mère (âgée de 85 ans) était jeune, elle s’est souvenue avoir été exproprié, comme des centaines de famille, d’une partie de ses terres par le gouvernement du Québec pour faire place à l’autoroute qu’on connaît aujourd’hui; une vraie saga.

Ainsi, si vous passez à Saint-Liboire par la 20 en vous dirigeant vers Québec ou Montréal, vous traverser donc une partie des anciennes terres de mon grand-père Hector et ma grand-mère Marie-Rose.

 

Secrets pour réussir ses plants de tomates

Si vous plantez des tomates cette année, le meilleur moment pour effectuer vos semis intérieurs devrait être vers la fin mars ou début avril et ce, si vous compter les repiquer au jardin vers le 15 mai (zone 5). Mais encore là, ça dépend du nombre de jours de maturité de votre variété. Plus elle produira rapidement, plus tardifs seront les semis. Plantez-les donc le plus tard possible. Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est le réputé agronome Roger Doucet. En suivant le lien proposé, vous comprendrez pourquoi cet homme est si significatif.

Tomates Petit moineau

Tomates Petit moineau

En fait, nous aurions bien aimé parler directement avec le principal intéressé mais ce dernier n’accorde plus d’entrevue. Et nous respectons sa décision.

Toutefois, nous pouvons nous fier sur divers écrits (anciens et récents) pour nous guider et avons cru pertinent vous donner « LA » recette des experts, avec un peu de notre cru et de la sagesse de nos aïeux.

Premièrement, faites votre propre composé de terre à semis soit: une partie de compost (ex: crevette), une partie de mousse de tourbe et une partie de vermiculite. On tient cette recette de Monsieur Yves Gagnon des Jardins du Grand Portage lors d’une de ses conférences il y a 15 ans à Sorel. Bien humecter. N’utilisez en aucun cas les pastilles de tourbe compressées vendues en magasin. Pourquoi? Les petites racines ont trop de difficulté à traverser la couche de terre et ça nuit à leur croissance. La germination exigera deux choses: chaleur et humidité. Installez vos semis recouverts d’une pellicule plastique (ex: Saran wrap) ou d’un couvercle transparent au dessus d’une source de chaleur (ex: calorifère) pour créer un effet de serre. Une graine devrait germer habituellement entre 5 et 10 jours. Dès l’apparition des premiers germes, enlevez le plastique pour éviter le surplus d’humidité et l’apparition de maladies comme la fonte des semis.

Pour notre part, on les installe sous les fluorescents à large spectre qu’on retrouve chez presque tous les quincaillers (ex: Gro-lux) favorisant la croissance des plantes. Avec une minuterie programmable, vous n’aurez plus peur d’oublier d’allumer ou d’éteindre et vos plants se gorgeront des 14 heures d’ensoleillement nécessaires. Juste besoin d’arroser. Pour ceux ne pouvant se permettre un telle installation, les rebords de fenêtres les plus ensoleillés feront l’affaire. Nos arrières grands-parents se sont accommodés pendant des décennies de ce genre d’installation… Pourquoi pas nous?

Tomates Plourde

Tomates Plourde

Deuxièmement, faites votre second terreau de croissance selon la recette suivante: Deux partie de compost pour une partie de vermiculite et une partie de mousse de tourbe; une autre recette de Monsieur Gagnon. On garde nos classiques. Encore bien humecter. Transplanter vos jeunes plants ayant déjà 1 ou 2 vraies feuilles dans des pots individuels (entre 8 et 10 centimètres de côté). Il sera important d’enfouir la tige au moins à la moitié du plant.

En effet, la tomate à la particularité de développer des racines tout le long de sa tige si celle-ci est enterrée. Ça donne davantage de force au plant. Et par la suite, c’est là le réel secret: la température.

De fait, Monsieur Doucet suggère une température idéale de 15 degrés durant la journée et de 10 degrés la nuit. Il estime même qu’arrivé à une grosseur de la taille d’un crayon (entre 5 et 6 semaines après la levées des semis) et ce, pour renforcer encore davantage le plant de tomate on peut abaisser jusqu’à 2 degrés. BRRRR! Le résultat devrait engendrer un feuillage plus vert, des plants plus trapus et des feuilles plus grandes.

Troisièmement, la dernière semaine avant de repiquer en terre, on stoppe le chauffage et l’arrosage. Ça oblige la plante à développer encore davantage sa résistance. Pauvre elle! On s’acharne.

Tomate Quebec #13

Tomate Quebec #13

Par contre, si vous voyez votre plante dépérir, n’attendez pas et arrosez-là. Quand même, on est pas fou à ce point-là.

Quatrièmement, au moment de la transplantation au potager (par temps nuageux SVP), faite un bon trou. Mettez-y deux bonnes pelletées de raisins secs…. oup! Pardon!… de compost au fond de la fosse et arrosez jusqu’au moment ou l’eau ne s’absorbe plus. En sortant le plant du pot, enfouissez encore une fois la moitié de la tige dans la terre. Au pire, si elle est trop longue, couchez la tige. Ça stimulera encore davantage la formation de racines secondaires. Et plus de racines veut dire plus d’éléments nutritifs… Qui veut dire plus de résistance aux maladies… Qui veut dire de meilleurs fruits… Qui veut dire que c’est bon pour vous. Je crois que vous comprenez le principe. Après, stopper l’arrosage pendant 3 à 4 jours.

Plant de tomate Ledoux spécial

Plant de tomate Ledoux spécial

De notre côté, parce qu’on habite une région venteuse, on place sur le jeune plant un seau dans lequel on aura enlevé le fond. Nos « vieux » voisins quant à eux récupèrent des grosses boîtes de conserves l’hiver (ex: tomates broyées ou en morceaux) et leur enlèvent les deux extrémités et font la même chose. On installe deux piquets pour stabiliser le tout pour environs 3 semaines, soit le temps nécessaire pour que le plant s’enracine comme il faut.

Finalement, on enlève le seau, on garde un tuteur et paillons la base. La paille aura l’avantage de diminuer l’évaporation de l’eau, amoindrir l’impact de la pluie sur la terre lors de fortes pluies, freiner la mauvaise herbe et limiter le contact du fruit avec le sol s’il tombait; augmentant sa durée avant qu’il pourrisse.

Plantation de tomates au printemps (date et auteur inconnus)

Plantation autrefois de tomates au printemps (date et auteur inconnus)

Il est intéressant de noter que Monsieur Doucet observe qu’un plant devrait être exposé au plein soleil mais qu’une tomate, pour qu’elle soit plus goûteuse aurait avantage à pousser à l’ombre du feuillage. Cela aurait même l’effet de produire des semences ayant un taux de germination augmentée. Y’a pas à dire, c’est toute qu’une science la production de tomates. Vive l’expérience de nos ancêtres.

VOUS AVEZ VOUS AUSSI DES TRUCS DE GRAND-MÈRE SUR LA PLANTATION DES TOMATES, ON VOUS ENCOURAGE À LES ECRIRE DANS LA SECTION COMMENTAIRE DE CET ARTICLE. MERCI DE LES PARTAGER AVEC D’AUTRES PASSIONNÉS !

Curiosité au potager: L’oignon patate

 

Petit oignon-patate à planter versus oignon-patate mature

Petit oignon-patate à planter versus oignon-patate mature

Supposément apporté d’Europe par les premiers colons de la Nouvelle-France, l’oignon patate (nom latin: a. cepa var. perutile) est une très vieille variété dont on a perdu la trace dans l’histoire.

Toutefois, on peut retrouver quelques infos sur celui-ci à travers d’anciennes littératures notamment via le livre « les annales de la Société royale d’agriculture et de botanique de Gand (tome 4) » de 1848, dans lequel on prouve déjà son existence en 1776 au château d’Arundel, un édifice anglais du 11e siècle.

Qui plus est, on donne la recette suivante pour le cultiver.

…il faut bien ameublir le sol et le partager en planche de quatre pieds de largeur. On divise chaque planche en trois lignes équidistantes et on y place les oignons chacun à dix pouces du suivant, en ayant soin de conserver la disposition en quinconce entre les lignes respectives. On couvre les oignons soit de terreau de feuilles, d’engrais d’étable ou mieux d’un vieux compost préparé longtemps d’avance, de manière que la couronne seule de l’oignon ait jour. Quand la plante est levée, on attend un jour sec et on butte comme si c’était des pommes de terre. Après cela, on se borne à sarcler.

Oignons patateLa particularité de cette variété provient du fait qu’elle se multiplie de manière végétative par la base et ne produit aucune semence. Youppi! On peut donc sans craindre cultiver un autre oignon à côté sans risquer une pollinisation croisée.

Ainsi, vous la planterez au printemps (après le gel au sol passé) et de nombreux autres petits bulbes se multiplieront autour du plant-mère. Ce dernier se récoltera pour consommation humaine tandis que les autres pourront le confire dans du vinaigre ou être conservés pour plantation l’année suivante.

Au Québec, on parle de lui, entre autre, dans le Journal d’agriculture illustré de 1879 (volume 2 à 4). On dit de lui qu’il se conserve encore mieux que la pomme de terre et il est très apprécié par sa précocité. L’ouvrage explique son nom par le fait « qu’il se coupe comme la pomme de terre pour la multiplication ».

Oignon patate (Journal d'agriculture 1879- volume 2 à 4)

Oignon patate (Journal d’agriculture 1879- volume 2 à 4)

Toutefois, sa production aurait été abandonné par les agriculteurs modernes par l’absence de constance de la grosseur du légume à maturité. Et oui, une autre victime de l’uniformité alimentaire.

Néanmoins, son goût se veut moins prononcé et il parvient à maturité plus rapidement en comparaison aux autres variétés; une qualité importante chez nos aïeux en considérant les temps restreints de culture en région nordique.

Oignon-patate

Oignon-patate

Finalement, pour la conservation, les livres anciens suggèrent de les laisser sécher en grappes suspendus à l’air sec ou sur une natte de paille pour éviter le contact avec le sol. Un seul oignon devrait se multiplier par environ une grappe de 10 (petits et grands confondus).

Avis de recherche: La prune Bonne Sainte-Anne.

LOUPEÇa faisait longtemps que nous ne vous avions pas entretenus d’une variété québécoise. Ce n’est pas qu’il n’y en a plus (nous en avons des dizaines en réserve) mais il est fastidieux de trouver de l’information crédible puisque très rare.

En voici une : la prune Bonne Sainte-Anne. Originaire de Sainte-Anne-de-Beaupré, tirerait-elle son nom de cette région ou du sanctuaire aussi vieux (1658) que la ville de Champlain? Ce n’est peut-être aussi qu’une appellation inspirée de son créateur encore là inconnu…on cherche!

Quoi qu’il en soit, on retrouvait ce cultivar « près du Saint-Laurent, particulièrement dans les environs de Québec et plus bas, ainsi que sur l’île d’Orléans ». En 1925,  le Ministère fédérale de l’agriculture qualifiait cette variété européenne donnant un rendement avec « plus ou moins de satisfaction » (21,8 kg/arbre en moyenne). Les meilleurs spécimens pouvaitent aller jusqu’à 41 kg.

Nous n’avons pas d’images pour l’illustrer et ce n’est pas faute d’avoir cherché. Si vous en possédez une, n’hésitez pas à nous la faire parvenir. Nous mentionnerons avec gratification votre contribution à ce blogue. Pour vous laisser sur une piste, sachez que le fruit bleu est produit aux deux ans. À La Pocatière où l’arbre a été testé sur 20 ans, la floraison s’est faite entre le 26 mai et le 10 juin et le fruit prêt vers la mi-septembre.

Carte postale d’avril 2015

Léa et Desanges Deveau au travail dans le champs  (Batiscan)en 1928 (source: Émilie Roy-Element / Vieux presbytère de Batiscan)

Léa et Desanges Deveau au travail dans le champs (Batiscan)en 1928 (source: Émilie Roy-Element / Vieux presbytère de Batiscan)

On reçoit de temps à autre de belles images d’époque comme celle-ci d’une « bonne âme » illustrant nos ancêtres dans leurs tâches quotidiennes au jardin ou aux champs. Ces photos sont très précieuses car elles nous permettent de mieux comprendre l’atmosphère de ces temps révolus. Avec autant d’empressement, nous vous les partageons afin qu’elles puissent revivre d’une autre manière et peut-être servir à l’avancement de la compréhension de notre passé agricole québécois.

Nous tenons à remercier chaleureusement Madame Émilie Roy-Element, coordonnatrice des expositions et des activités du Vieux presbytère de Batiscan pour les informations suivantes concernant cette photographie.

Ce dernier (en parlant du Vieux presbytère) appartenait à M. Albert Roch Décary depuis 1922, qui leur permettait d’y habiter pour leurs vieux jours (Léa et Desanges Deveau) puisqu’il n’y venait que l’été. Chaque famille avait ses quartiers. Les Deveau ont habité le Vieux presbytère comme une maison de ferme, abattant les arbres pour transformer les terrains en champs de culture. Lorsque la maison leur appartenait, leur potager se trouvait, comme à l’habitude à cette époque, tout juste à côté de la maison.

Elle ajoute:

Ensuite, Décary a fait aménager un potager un peu plus loin et offrait aux Deveau de s’y approvisionner. Nous n’avons malheureusement pas d’images de ce potager, mais il en reste d’évidentes délimitations. Décary a également reboisé les terrains pour rebâtir la beauté du site que les Deveau avaient exploité à juste cause pour leur propre autosuffisance. Il a également aménagé le site avec de nombreux arbres fruitiers dont ils nous reste quelques précieux spécimens encore aujourd’hui.

Madame Roy-Element vous invite d’ailleurs à visiter, entre autre, la reconstitution du potager de l’époque érigé en l’honneur du curé Wenceslas Théophilas Fréchette, un ecclésiaste plutôt « excentrique » selon ses termes. Une belle sortie pour l’été 2015.

Comment reproduire et conserver vos semences de chou pommé

Il existe plusieurs types de chou: bruxelles, rave, chinois, chou-fleur, frisé, etc. On a choisi de vous décrire le chou pommé; l’un de celui qu’on rencontre le plus souvent dans les potagers. Ils font tous partie de la même espèce et pour cela, ils se croisent par pollinisation libre, c’est-à-dire qu’on doit les isoler pour conserver la pureté des semences. Pour cela, vous devrez éloigner chaque cultivar d’au moins 1 kilomètre. Autant dire pour la majorité d’entre nous, ne cultiver qu’une seule variété par année pour être sûr de notre coup.

En plus, pour ajouter au degré de difficulté, c’est une plante bisannuelle. Et oui! On devra la faire pousser la première année, la transplanter dans un endroit protégé de l’hiver et la replanter le printemps suivant. Un beau contrat!

D’habitude, les semis sont faciles. Faites-les à l’intérieur environ 5 semaines avant la date de transplantation au jardin. Les semences devraient lever entre 2 et 4 jours. Sinon, inquiétez-vous! On peut aussi planter directement au jardin. C’est au choix! Il faut surtout faire attention de transplanter ou semer pour éviter le moment de la ponte de la mouche du chou. Consultez le lien pour connaître le meilleur moment. Ça vous évitera bien un de ces tracas.

En effet, c’est une ribambelle de bibites qu’il faudra surveiller: l’altise du chou, le ver gris, la piéride du chou, les pucerons, la petite limace grise, la fausse-arpenteuse du chou et cela, sans compter les maladies: le mildiou, l’hernie et la nervation noire. Toujours le goût de produire vos semences?

Semences de chou (source: www.gnis-pedagogie.org)

Semences de chou (source: http://www.gnis-pedagogie.org)

À l’automne, vous devrez conserver minimum 6 à 7 de vos beaux spécimens et les rentrer dans une chambre froide. Récoltez-les le plus tard possible. Le chou supporte bien les premières gelées. Rentrez-les avec leurs racines; même celles latérales que vous suspendrez la tête vers le bas. Éliminer les feuilles les moins belles entourant le légume. Vous pouvez également, si vous le désirez, resemer la motte dans du sable humide à la fraîcheur ou les installez dans de vieux réfrigérateurs. C’est au choix! L’important sera de les maintenir à une température proche du zéro degré Celsius. Ne les empilez jamais. Faites quand même une petite vérification durant l’hiver pour éliminer toute plante malade, pourrie ou d’allure suspecte.

Plus tard, lorsque les beaux jours reviendront (après le risque de gel au sol passé), replantez-les un peu plus profondément dans la terre en vous assurant de les disposer à 1/2 mètre de distance entre chacun des plants. Faites un X avec l’aide d’un couteau au-dessus du chou d’à peu près 5 à 10 centimètres de profondeur. Ceci, dans le but de donner une chance à la hampe florale de s’élever sans contrainte. Installer un tuteur car cette dernière poussera au moins jusqu’à 1 mètre et demi de hauteur. C’est elle qui contiendra les petites capsules que vous devrez récolter au fur et à mesure de leur mûrissement. Effectivement, elles n’arriveront pas à maturité en même temps.

Enfermez-les finalement dans un sachet opaque (papier de préférence) au sec, à l’abris de la lumière sur lequel vous inscrirez la date de récolte. La longévité des graines variera entre 4 et 5 ans. Bon succès et…. l’erreur est permise! L’important, c’est de persévérer.

Déjà 600 000 visiteurs!!!!

C'est la fêteQui eut cru! En septembre 2010, moi et ma conjointe, avons candidement décidé d’écrire un blogue sur les variétés de fruits et légumes ancestrales du Québec.

À cette époque et encore aujourd’hui, nous avions convenu vous partager toutes ces informations recueillies depuis des années dans l’espoir qu’elles ne sombreraient pas dans l’oubli comme toutes ces variétés fantastiques découvertes au fil du temps.

Ainsi, 520 articles plus tard, nous voici rendus au chiffre magique de 600 000 visiteurs. Est-ce gros? Aucune idée. L’important, c’est que vous êtes toujours plus nombreux d’années en années à vous soucier de cette diversité en péril; plus de 750 visites quotidiennes en ce jour. C’est au-delà de nos espérances. Ce sont à tous coups des messages énergisants, des échanges merveilleux, des rencontres inoubliables.

Bref, vous nous apportez tellement. On voulait vous en faire part et vous remercier très sincèrement de nous lire avec autant d’assiduité. Merci encore!

Les semences – j’y tiens –

USC Canada, en collaboration avec de nombreux artistes canadiens, lancent la campagne de sensibilisation « Les semences – j’y tiens -« . Cette initiative se veut une célébration des semences et de ceux qui les sauvegardent. Parce qu’elles ont:

  • De la saveur
  • La capacité d’être partagée, conservée, ressemée
  • Le potentiel de maintenir, voire d’améliorer l’environnement
  • Une bonne adaptation à leur environnement local
  • De bonnes valeurs nutritives
  • De la résilience et contribuent à la biodiversité
  • Le bonheur d’être peu dispendieuses et abordables pour les agriculteurs.

En fait, cette fête se veut aussi une manière de mettre en lumière une problématique mondiale de plus en plus criante soit celle de trouver de bonnes semences.

Vous pouvez donc vous joindre à la danse en vous inscrivant à leur bulletin trimestriel afin de recevoir des nouvelles inspirantes de gardiens des semences de partout dans le monde mais aussi sur la manière de les cultiver et d’en consommer. Et il y a une foule d’autres façons de contribuer à la cause peu importe votre degré d’implication… Mangez-en! Cultivez-les! Sensibilisez-vous! Discutez-en! Encouragez-les! Selon l’organisme:

Lorsque vous soutenez le droit des agriculteurs à sauvegarder leurs semences, vous créez un changement dans le système alimentaire. Lorsque vous choisissez des aliments issus de semences sauvegardées par des agriculteurs, vous consommez des aliments locaux, donnez de l’autonomie à nos agriculteurs, respectez l’environnement et permettez la survie d’un savoir-faire et d’une conscience liés à la sauvegarde des semences. Voilà les piliers de la souveraineté alimentaire.

Pour comprendre le concept, visionner la capsule de l’artisan Loïc Dewavrin de l’entreprise Le Moulin des Cèdres qui explique de quelle manière il a pu transformer son exploitation agricole conventionnelle en production de semences biologiques tout en faisant vivre non pas une mais 4 familles.

Joignez-vous à nous!

Carte postale de mars 2015

 

Le potager des Révérends Pères Trappistes à Oka  1942 (source: François Fleury)

Le potager des Révérends Pères Trappistes à Oka 1942 (source: François Fleury)

Qui dit printemps dit, pour bon nombre de jardiniers amateurs, semis intérieurs. Il y en a même qui s’affairent sûrement depuis le début janvier car plusieurs annuelles exigent une plantation très précoce pour parvenir à maturité à temps au Québec. Et aujourd’hui, il existe une foule de facilités pour nous aider dans cette tâche (tapis chauffant, capsules de compost compressées, lumières artificielles, pots de tourbe, etc.).

Néanmoins, il n’y a pas si longtemps (juste 70 ans!), personne ne bénéficiait de ces articles très utiles. On a qu’à voir la quantité phénoménale de serres froides étendues par les frères trappistes à Oka en 1942 destinées, entre autre, au renommé melon Oka. Créé entre 1910 et 1912 et pour qu’il puisse arriver à maturité, ils n’avaient pas le choix d’utiliser ces centaines de serres froides pour leur acclimatation.

De fait, les nuits froides et les possibles gels au sol, auraient été fatal. Que de manipulation! Que d’entretien! Et surtout imaginez la place d’entreposage exigée! On ne voit définitivement plus ça nul part…. parce qu’on appelle ça maintenant des « serres ».