Carte postale d’octobre 2017

Fermier aux États-Unis dans les années 1950 (source: inconnue)

Voici un geste millénaire probablement disparu aujourd’hui des fermes québécoises modernes: la traite manuelle des vaches. Avec la venue des trayeuses automatiques et des stations de traite régit par informatique ou par robot, l’éleveur a gagné beaucoup en temps et en production. Pour en avoir fait l’essai, une dose d’aptitudes se veut nécessaire pour bien traire une vache. On voit ici sur l’image qu’avec le temps, le fermier arrive à une réelle précision. Il est vrai qu’à deux fois par jour, multiplié par le nombre d’animaux, ça devient rapidement monotone. « Faire le train », une expression canadienne-française, utilisée encore aujourd’hui, signifie qu’on va s’occuper des vaches pour les nourrir, nettoyer les stalles, les traire… Cette responsabilité s’acquitte matin et soir. Un peu une formule dérivée de l’expression « train-train quotidien ».

En fait, le terme « train » remonte au 12ème siècle, bien avant la construction de la fameuse locomotive qu’on appelle aussi « train ». Selon le Petit Robert, ce mot ancien signifiait, « manière d’aller, d’évoluer ou façon de faire les choses« . Comme le langage évolue constamment, l’origine de l’expression « faire le train » trouve sa source à partir du moyen-âge où on l’a consacré, avec le temps, à ce rituel répétitif quotidien entre la maison et l’étable.

 

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La fête des récoltes au Fort Chambly

Pour la dernière journée de leur calendrier 2017, le Fort Chambly m’a gentiment invité à participer à leur fête des récoltes. Dans la cour exterieure du bâtiment (si le temps le permet) c’est avec plaisir que je vous entretiendrais, des variétés ancestrales du Québec mais aussi, si le coeur vous en dit, vous raconter des anecdotes sur ce magnifique patrimoine et échanger avec vous. Une foule d’activités vous seront présentées durant cette journée (entre 11:00 et 16:00). J’en profiterai, entre autre, pour amener des spécimens de notre propre jardin potager.

Par la même occasion, si vous croyez être en possession d’anciennes variétés cultivées, par exemple, par vos parents ou grand-parents, n’hésitez pas à les amener (semences, photos, témoignages, légumes, fruits, etc.)… ça m’intéresse beaucoup. Qui sait, ce sera peut-être vous qui allez me raconter des histoires passionnantes.

C’est donc un rendez-vous ce dimanche 01 octobre 2017. Entrée gratuite.

Merci à nos jardiniers collaborateurs!

Au début de chaque nouvelle année, je planifie toujours les semences à reproduire en fonction de la baisse de leur taux de germination mais aussi pour refaire mes stocks. Et à chaque fois, je me fais prendre. Je fais soit trop pousser de variétés de tomates ou je sous-estime la grosseur des autres plants à maturité, entraînant évidemment un manque d’espace. Et 2017 n’a pas fait exception.

Toutefois, j’ai eu la brillance d’esprit, comparativement aux années précédentes, de demander un coup de main. Ayant été approché ce printemps par le Mouvement Vert, un regroupement de citoyens de ma région, pour un petit service, j’ai demandé à leur représentante Douce Labelle, d’envoyer un message Facebook pour connaître les personnes intéressées à prêter une parcelle de leur terrain cultivable afin d’accueillir mes « mis-de-cotés ». Au total, quatre gentilles âmes, se sont manifestées.

En fait, davantage se sont montrées intéressées mais les distance de déplacement coïncidaient mal avec mes trajets habituels. Je les remercie et leur dis « à une prochaine fois ». C’est ainsi qu’aux deux semaines environ, à partir du mois de mai, Olivier Painchaud des Jardins du Moutonblon, Anouka Dugal-Garand, Marc-Antoine Fontaine de Mouton Village et Marie-Hélène St-Martin recevaient ma visite pour une inspection visuelle mais aussi pour que je m’occupe des variétés adoptées.

Au final, je voulais leur dire un énorme merci pour leur ouverture à accueillir un inconnu chez-eux avec sa folle lubie de cultiver des « vieux légumes » comme dit ma mère de 87 ans. Je tenais plus particulièrement, avec leur permission, vous montrer leur visage et souligner leur contribution. Merci encore!

En haut à gauche: Marie-Hélène St-Martin. En bas à gauche: Olivier Painchaud. À droite: Anouka Dugal-Garant. Absent sur la photo: Marc-Antoine Fontaine.

 

La « Apple Biodiversity Collection »

À Kentville, en Nouvelle-Écosse, se cache un véritable trésor vivant méconnu du public appelé « l’Apple Biodiversity Collection » (traduction libre: la collection bio diversifiées de pommes). À partir d’une collaboration entre Agriculture Canada et l’université Dalhousie, se retrouve la plus grande collection de pommiers du monde… rien de moins. Depuis l’été 2011, le personnel a greffé exactement 1309 différents cultivars de pommes au porte-greffe M9 en trois exemplaires. La plupart de ces cultivars de pomme proviennent de la collection hébergée par leurs collaborateurs situés à Genève et New York.

Toutefois, ils ont également inclus des centaines de lignées provenant de programmes d’élevage canadien, en mettant fortement l’accent sur les variétés développées au cours des 100 dernières années par l’Atlantic Food et Horticulture Research Center à Kentville, en Nouvelle-Écosse.

En outre, ils possèdent plus de 100 types de pommiers sauvages (Malus sieversii) d’Asie centrale ayant été prélevés par une équipe de scientifiques de la « United States Department of Agriculture » (USDA). Dans cette super pouponnière, l’équipe de chercheurs maintien à la fois la biodiversité végétale mais ils étudient aussi cette biodiversité à l’intérieur même des fruits. Avec cette information, ils obtiennent non seulement des connaissances fondamentales sur la biologie des pommes, mais ils déterminent aussi la manière d’utiliser cette information pour créer des cultivars réussis encore plus efficaces nécessitant moins d’intrants chimiques. Consultez leur banque de données pour vous rendre compte des noms évocateurs qu’on pouvait leur attribuer tels « Belle fleur de France », « Champagne Rainette », « Doux Normandie », « Grosse Mouche » ou encore « Jaune du désert », « Médaille d’or » et « Noël des champs ».

Carte postale de septembre 2017

À partir de 1851, s’installe au Québec une tradition inspirée de l’exposition universelle de Londres: les grandes expositions agricoles et industrielles. Lors de cet événement annuel prévu une semaine en août ou septembre, on pouvait y voir toutes sortes d’exposants liés aux animaux de la ferme, curiosités scientifiques, horticulture, machineries agricoles et aux beaux-arts. Ces derniers avaient la possibilité de gagner des prix au mérite comme lors des grandes expositions universelles d’Europe. Le public se faisait aussi offrir des divertissements comme des tours en ballon ou de manèges, des courses de chevaux, des feux d’artifices, etc. Aux cours des années, plusieurs de ces exhibitions se déroulèrent à Montréal dans un édifice appelé le Palais de cristal, une replique plus modeste du « Crystal palace » de Londres (voir image ici-bas). Situé sur la rue Sainte-Catherine, il sera relocalisé, en 1879, entre les rues de Bleury et Saint-Urbain, aujourd’hui devenue l’avenue Mont-Royal et le boulevard Saint-Joseph. 17 ans plus tard (1896), un violent incendie détruisit le Palais de cristal obligeant de déplacer l’exposition agricole à tour de rôle dans les villes de Saint-Hyacinthe, Trois-Rivières et Sherbrooke. L’affiche ici-haute de 1884 mesurant, en vraie, plus de deux mètres de hauteur, se veut une représentation typique du design graphique associé jadis à ce type d’activité; qu’il soit au Canada ou aux États-Unis. Pour ceux qui se poseraient la question, les anciens écrits expliquent que le terme « Puissance » mentionné sur l’affiche fait référence au Dominion du Canada, créé par la loi constitutionnelle de 1867.

Palais de cristal de Montréal (en haut: 1866) et de Londres (en bas: 1854) image: wikipedia

Gagnant de notre concours estival 2017

Je vous souhaite premièrement un beau retour de vacances.

De plus, je tiens à féliciter Monsieur Frédéric Gilbert, l’heureux et « excité » gagnant de notre concours été 2017. Ce sont ses propres écrits. Il se mérite des semences ancestrales de sarriette ancienne d’Acadie, une variété quasi introuvable, sauf chez quelques collectionneurs comme chez-nous. Je souhaite vivement qu’il deviendra une fervent protecteur de cette merveilleuse plante patrimoniale. Vous avez été nombreux à participer et encore une fois, vos bons mots m’ont vraiment touché. Encore merci! Je voudrais tous vous faire gagner. Pour cette fois-ci, j’avais mis la barre haute pour répondre à ma question-quizz, à savoir reconnaissez-vous ces outils de jardin (voir photo ici bas).

En effet, une lectrice m’avait fait parvenir cette photographie d’un legs de son père. Elle n’arrivait pas à tous les identifier et me demandait mon avis. J’ai dû faire quelques recherches et vos réponses m’ont aidé à les diriger. L’outil du milieu m’a fait particulièrement m’interroger. J’ai réellement découvert un monde fascinant; les outils de jardin et ceux aux champs. Il y en a depuis des siècles et leurs formes et utilités m’ont grandement impressionné. Voici donc les réponses (de gauche à droite):

  1. Le cultivateur à 3 dents. Il en existe toutes une panoplie mais celui-ci ameublit et aère le sol parfaitement avec peu d’efforts. Idéal pour les petits jardins.
  2. La binette: L’outil consiste à ameublir de manière superficielle la terre en brisant la croûte qui survient après la pluie ou les arrosages. Il y a un vieil adage populaire voulant que « biner vaut deux arrosages ». On l’utilisera pour construire des buttes mais si vous paillez, vous n’aurez pas besoin d’y recourir.
  3. La ratissoire canadienne: Destiné au nettoyage des allées ou des cultures. En fait, c’est un genre de binette à long manche qui fait en sorte que la lame tranchante parallèle au sol exige moins d’efforts de l’utilisateur.
  4. Le râteau à fleurs: Ses dents rapprochées préparent un sillon finement râtelé prêt à recevoir la semence. Il passe facilement entre les taillis, les haies, etc.
  5. La fourche à foin à 3 dents: Régulièrement utilisée pour retourner ou ramasser le compost léger ou le foin.

J’avoue qu’en m’y attardant, il y a tellement d’outils de jardin qu’il vaudrait la peine de s’y attarder un peu plus. Je viens de trouver un filon intéressant. En attendant, merci de continuer à nous lire. J’ai plein de belles d’anciennes « nouvelles » trouvailles de notre patrimoine à vous faire découvrir pour les prochains mois.

Décès de Jocelyn Moulin, porte-parole de Kokopelli

Un petit intermède durant notre pause-blogue estivale pour vous annoncer le décès de Jocelyn Moulin survenu le 31 juillet 2017. Très peu connu au Québec, sauf peut-être pour le mordus de semences anciennes, il fût le porte-parole de l’organisme français Kokopelli depuis sa fondation en 1999. Pendant 18 ans, il a voué une partie de sa vie « à la protection de la biodiversité alimentaire, à la production de semences issues de l’agro-écologie et au soutien des communautés paysannes les plus pauvres ». Pour l’occasion, ses amis ont voulu lui rendre hommage en préparant un texte et une vidéo en souvenir. Même si je ne l’ai jamais rencontré, je souhaites aux proches, amis et à tous ceux et celles qui l’ont aimé mes profonds respects pour l’homme et la cause qu’il a soutenu. En espérant que sa contribution ait pu engendrer d’autres défenseurs du vivant.

Je remercies Louise Chevrefils du partage de la nouvelle.

 

Marché Batiscan Village gourmand!

Samedi prochain, le 15 juillet 2017, entre 10:00 et 16:30, venez me rencontrer au Vieux-Presbytère de Batiscan où les organisateurs m’ont gentiment invité à leur journée « Marché Batiscan Village gourmand!« . Sous le chapiteau, je discuterai avec vous des variétés ancestrales du Québec et amènerai quelques spécimens de mon jardin-potager. J’animerai aussi une conférence d’une heure (entre 13:30 et 14:30) où je raconterai toutes sortes d’histoires reliées aux fruits et légumes ancestraux de notre merveilleux patrimoine québécois.

De plus, assistez à différents ateliers offerts par Slow Food Vallée de la Batiscan (présentation de l’organisme et du mouvement), l’Académie des Ripailleurs (animation sensoriel sur le nez) et le Vieux presbytère (animation du potager patrimonial et fabrication de beurre). 12 kiosques de producteurs locaux seront présents ainsi que photobooth, exposition sur l’histoire des légumes et un quiz sur l’histoire de l’alimentation.

Par la même occasion, visitez leurs installations permanentes dans lesquelles, on vous propose une reconstitution historique (potager, sentiers d’interprétation ornithologique, exposition temporaire) de l’univers du curé de campagne Fréchette et de sa ménagère, deux personnages de cette région rurale du 19e siècle.

Rendez-vous donc au 340, rue Principale, Batiscan (Québec) G0X 1A0. Pour plus d’information, contactez le 418-362-2051 ou par courriel à coordination@presbytere-batiscan.com. Au plaisir de vous serrez la pince!

L’abbé Maurice Proulx (1902-1988)

L’abbé Maurice Proulx

Peu connu de notre histoire québécoise, l’abbé Maurice Proulx, fils d’agriculteur, se veut un pionnier de notre 7e art. Prêtre catholique, il touchera également durant sa vocation ecclésiastique à l’agronomie, le service social et, durant les années 1930, au cinéma de manière autodidacte. Touche-à-tout, il deviendra élève et proche collaborateur du premier ministre libéral Joseph-Adélard Godbout où, il sera, pendant 20 ans, le cinéaste officiel du gouvernement unioniste de Maurice Duplessis. « Créateur d’images » de son temps, il mettra en valeur les réalisations du chef. Avec  son regard de cinéaste, il jettera aussi un des rares points de vue engagé, mais franc, sur la société agricole et rurale québécoise de l’après-guerre.

L’abbé Proulx filme un homme se préparant à semer, entre 1940 et 1950. (source: Société historique de la Côte-du-Sud)

Patrimoine national depuis 1977, on dira de lui que:

…son oeuvre cinématographique unique demeure l’une des seules fenêtres visuelles et sonores aujourd’hui disponibles sur le Québec d’autrefois. …. la caméra de l’abbé Proulx permet de mieux comprendre cette société un peu trop «noircie» par la mémoire.

Pour les personnes intéressées à connaître encore davantage la contribution et l’histoire de l’homme, consultez un extrait du livre biographique intitulé « dans la caméra de l’abbé Proulx ». Pour vous donner une idée d’un de ses documentaires, je vous suggère la vidéo ici-bas. D’autres références visuelles vous attendent sur la chaîne YouTube des archives nationales du Québec.

La pomme de terre « crotte d’ours de Louis-Marie »

Pomme de terre Crotte d’ours (source: Agriculture et agro-alimentaire Canada)

Notre passé regorge d’histoires de fruits et de légumes de notre patrimoine. Il suffit juste de creuser un peu… sans vouloir faire un jeu de mots « pouiche ». Parfois, je dois contacter des gens pour avancer mes investigations. Dans d’autres cas, je cherche dans de vieux livres ou fonds d’archives. Dans ce cas-ci, la recherche avait déjà été faite via d’anciens articles québécois de journaux et de revues. Comme aurait dit feu mon beau-frère: « la misère est optionnelle ». Je trouve seulement dommage qu’on oublie si vite ces petits récits. En tous cas, mes jeunes enfants n’en revenaient tout simplement pas du nom de ce légume à tel point qu’ils croyaient à une plaisanterie. Une conversation animée assurée si vous la présentez à vos convives lors d’un repas. Vous pourrez donc leur raconter cette histoire.

Antoine d’Avignon (image: Québec sciences, mai 2000)

En 1999, Antoine d’Avignon, technicien en agriculture à la retraite, reçoit 3 tubercules de patates à la peau bleue bien particuliers de Louis-Marie Ouellet (1919-2001) de Saint-Onésime de Kamouraska. Monsieur d’Avignon, premier représentant de l’organisme pancanadien « semencier du patrimoine Canada » (section Québec), cultive déjà dans son potager de 150 mètres carré à Pintendre une centaine de fleurs et légumes quasiment disparus dont pas moins de 26 variétés de pommes de terre rares. Celle-ci qu’il appellera « crotte d’ours de Louis-Marie » en l’honneur de Monsieur Ouellet apprend qu’il l’a dorloté toute sa vie comme son père et son grand-père avant lui. Selon le magazine Bio-Bulle no.42 de 2003, il en aurait aussi transmis à sa fille pour continuer la tradition.

Louis-Marie Ouellet

Toutefois, en 2000, Monsieur d’Avignon en remettra à un ami, Garrett Pittenger, aussi membre du semencier du patrimoine qui, une fois les tubercules multipliés, en enverra quelques-uns en 2001 au Centre de recherches sur la pomme de terre (Agriculture et Agroalimentaire Canada) pour sa conservation. L’organisme gouvernemental continue encore aujourd’hui de l’étudier et la cultiver pour conserver la souche intacte. Après des recherches, on soupçonne qu’elle origine d’Écosse sous les noms de Purple Cowhorn ou Seneca Cowhorn, des spécimens ayant transité avant 1853 par le Vermont (état de New-York) avant d’arriver jusqu’au Québec. Mais selon certaines sources, cette souche pourrait même avoir été cultivé avant 1800.

Fleurs de pomme de terre Crotte d’ours (source: Agriculture et agro-alimentaire Canada)

Quoi qu’il en soit, on la décrit comme possédant une chair blanche et une peau lisse violette relativement pâle. Excellente en friture. C’est surtout sa forme quelque peu courbée qui retient l’attention; plus petit à la base et s’accroissant vers l’autre extrémité. Variété de fin de saison, bonne conservation et résistance à la gale commune. Malheureusement peu productive. Pour obtenir des clones gratuitement, exempts de maladies à des fins de recherche seulement, contacter directement le centre de recherche sur la pomme de terre afin de télécharger un formulaire. Sinon, quelques semenciers artisanaux peuvent vous accommoder comme les jardins de Nathalie.

Saviez-vous que? Plusieurs anciens artistes reconnus se sont inspirés de la pomme de terre pour créer leurs œuvres. Par exemple, Vincent Van Gogh (1853-1890) réalisa des huiles de type « nature morte » ou pour illustrer des situations de la vie courante notamment celle intitulée « les mangeurs de pommes de terre« . Selon l’artiste: (traduction de l’anglais) « J’ai voulu, tout en travaillant, faire en sorte qu’on ait une idée que ces petites gens, qui, à la clarté de leur lampe, mangent leur pommes de terre en puisant à même le plat avec les mains, ont eux-mêmes bêché la terre où les patates ont poussé ; ce tableau, donc, évoque le travail manuel et suggère que ces paysans ont honnêtement mérité de manger ce qu’ils mangent. » (référence: Lettre 404 N à Théo, Nuenen, 30 avril 1885).

Les mangeurs de pommes de terre (image: Vincent Van Gogh avril 1885)