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Archives de catégorie : Production de vos semences

Comment reproduire et conserver vos semences de tabac

17 vendredi Juil 2015

Posted by Michel in Production de vos semences

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Tabac Petit canadien en fleur

Tabac Petit canadien en fleur

Vous serez probablement surpris d’apprendre qu’une partie des questions qu’on reçoit se rapporte au tabac. Et oui! Il y a un réel engouement pour cette plante aux multiples vertus. Ce n’est pas étonnant, elle nous accompagne depuis des siècles. De notre côté, on ne fume pas mais on l’utilise comme insecticide. Comme nous répondions de manière répétitive aux mêmes demandes et qu’il existe peu d’infos sur le web au sujet de la production maison et la conservation des semences pour le Québec, la raison voulait qu’on fasse un papier sur le sujet. Mais on voudrait faire un petit détour avant d’arriver au vif du sujet.

Culture et industrie du tabac au Québec (1898)

Culture et industrie du tabac au Québec (1898)

En effet, pendant deux ans nous regardions sur ebay une reproduction du livre de 1898 concernant la culture du tabac au Québec. À 50.00$, l’achat m’apparaissait dispendieux mais un jour, je me suis décidé à faire une offre. Quelques heures plus tard, celle-ci fut acceptée mais aussitôt annulée par le vendeur (Hibouquine) prétextant une mauvaise description de l’article. En signe de bonne foi, il me l’offrait gratuitement. WOW! Quelle générosité! Je lui ai promis d’écrire un bon mot pour lui exprimer ma gratitude et le remercier pour son honnêteté. Il ne se doutait sûrement pas qu’il contribuerait à faire d’autres heureux car nous avons décidé de donner au suivant. Ça nous offre aussi un bon prétexte pour raccourcir le texte mais principalement contribuer à diffuser cette connaissance de nos aïeux.

En effet, on vous donne le lien pour télécharger gratuitement ce Traité de près de 125 pages expliquant de A à Z la culture de cette plante ancestrale dans notre province; une référence archi difficile à trouver sans les bons mots-clés. Si vous décidez de vous y plonger, vous constaterez la rigueur et surtout le travail colossal exigé par ce type de culture à cette époque absente de confort et des commodités actuelles. Fallait vraiment vouloir. On vous a aussi inclus la table des matières pour vous donner une idée.

Table des matières "la culture et industrie du tabac" au Québec (1898)

Table des matières « la culture et industrie du tabac » au Québec (1898)

On vous suggère de passer l’étape de la serre chaude puisqu’aujourd’hui on peut facilement débuter nos semis à l’intérieur. La majorité des cultivars exigent de déposer les graines sur un terreau de semis constamment humide et de les laisser à la lumière, critère essentiel pour la germination. Passez aussi la section concernant les engrais chimiques. On peut y remédier avec des engrais verts et l’auteur, Louis-V Labelle, vous suggère de belles alternatives.

Qui plus est, vous y apprendrez une foule de trucs encore d’actualité même après plus de 115 ans; surtout la méthode du séchage pour les fervents de tabac-maison. La récolte des graines n’a aussi rien de compliqué. Simplement laissez monter les plants en graines (voir image ci-haut) en s’assurant de conserver uniquement les plus beaux spécimens. Les passages des pages 28 à 30 vous donne un bel aperçu de la méthode à privilégier.

Table des matières "la culture et industrie du tabac" au Québec (1898)

Table des matières « la culture et industrie du tabac » au Québec (1898)

 

 

 

 

Par ailleurs, peu de personnes cultivent encore le tabac aujourd’hui. Si vous aviez quand même le hasard de côtoyer un voisin lui aussi intéressé par cette culture, sachez qu’une distance minimum se doit d’être respectée. On cherche encore cette info. Les anciens prenaient la peine d’isoler les fleurs des plants sélectionnés à l’aide de sacs destinés a cet effet (voir photo ici-bas) pour s’assurer d’une pureté génétique ou s’ils décidaient de croiser deux plants. Ils installaient les sacs avant l’ouverture des fleurs pour en faire la pollinisation manuelle et les refermaient jusqu’au moment où les capsules se formaient.

Culture des graines de tabac au Québec vers 1930 (source : musée McCord)

Rendu à cette étape, enlevez les sacs (si vous en utilisez) et faites attention en frottant les capsules car elles contiennent de minuscules semences et celles-ci peuvent s’éparpiller partout. Installez-vous au-dessus d’un récipient. Une fois l’opération terminée, soufflez doucement sur les petit débris séchés et ils s’envoleront laissant place à votre belle récolte. Insérez le tout dans une enveloppe opaque à l’abris de la lumière et de l’humidité. Elles devraient se conserver entre 3 et 4 ans.

SAVIEZ-VOUS QUE?: À l’époque, les fumeurs canadiens-français ne faisaient aucune distinction entre du bon et du mauvais tabac; en autant que ça goûtait fort. C’est l’une des raisons qui explique pourquoi les producteurs de tabac d’ici n’arrivaient pas à exporter leurs produits; eux-mêmes ne sachant si leur production était de qualité ou non. La fin du 18e siècle fut la période ou les variétés locales se sont développées à cause justement de l’absence de repères. On voit ici-bas une vieille caricature illustrant notre propos.

Une bonne pipe de tabac canadien (source: L’Album Universel, 20 octobre, 1906, p. 845)

Une bonne pipe de tabac canadien (source: L’Album Universel, 20 octobre, 1906, p. 845)

 

 

 

Comment reproduire et conserver vos semences de chou pommé

01 mercredi Avr 2015

Posted by Michel in Production de vos semences

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Chou (source: www.terrevivante.org)

Chou (source: http://www.terrevivante.org)

Il existe plusieurs types de chou: bruxelles, rave, chinois, chou-fleur, frisé, etc. On a choisi de vous décrire le chou pommé; l’un de celui qu’on rencontre le plus souvent dans les potagers. Ils font tous partie de la même espèce et pour cela, ils se croisent par pollinisation libre, c’est-à-dire qu’on doit les isoler pour conserver la pureté des semences. Pour cela, vous devrez éloigner chaque cultivar d’au moins 1 kilomètre. Autant dire pour la majorité d’entre nous, ne cultiver qu’une seule variété par année pour être sûr de notre coup.

En plus, pour ajouter au degré de difficulté, c’est une plante bisannuelle. Et oui! On devra la faire pousser la première année, la transplanter dans un endroit protégé de l’hiver et la replanter le printemps suivant. Un beau contrat!

D’habitude, les semis sont faciles. Faites-les à l’intérieur environ 5 semaines avant la date de transplantation au jardin. Les semences devraient lever entre 2 et 4 jours. Sinon, inquiétez-vous! On peut aussi planter directement au jardin. C’est au choix! Il faut surtout faire attention de transplanter ou semer pour éviter le moment de la ponte de la mouche du chou. Consultez le lien pour connaître le meilleur moment. Ça vous évitera bien un de ces tracas.

En effet, c’est une ribambelle de bibites qu’il faudra surveiller: l’altise du chou, le ver gris, la piéride du chou, les pucerons, la petite limace grise, la fausse-arpenteuse du chou et cela, sans compter les maladies: le mildiou, l’hernie et la nervation noire. Toujours le goût de produire vos semences?

Semences de chou (source: www.gnis-pedagogie.org)

Semences de chou (source: http://www.gnis-pedagogie.org)

À l’automne, vous devrez conserver minimum 6 à 7 de vos beaux spécimens et les rentrer dans une chambre froide. Récoltez-les le plus tard possible. Le chou supporte bien les premières gelées. Rentrez-les avec leurs racines; même celles latérales que vous suspendrez la tête vers le bas. Éliminer les feuilles les moins belles entourant le légume. Vous pouvez également, si vous le désirez, resemer la motte dans du sable humide à la fraîcheur ou les installez dans de vieux réfrigérateurs. C’est au choix! L’important sera de les maintenir à une température proche du zéro degré Celsius. Ne les empilez jamais. Faites quand même une petite vérification durant l’hiver pour éliminer toute plante malade, pourrie ou d’allure suspecte.

Plus tard, lorsque les beaux jours reviendront (après le risque de gel au sol passé), replantez-les un peu plus profondément dans la terre en vous assurant de les disposer à 1/2 mètre de distance entre chacun des plants. Faites un X avec l’aide d’un couteau au-dessus du chou d’à peu près 5 à 10 centimètres de profondeur. Ceci, dans le but de donner une chance à la hampe florale de s’élever sans contrainte. Installer un tuteur car cette dernière poussera au moins jusqu’à 1 mètre et demi de hauteur. C’est elle qui contiendra les petites capsules que vous devrez récolter au fur et à mesure de leur mûrissement. Effectivement, elles n’arriveront pas à maturité en même temps.

Enfermez-les finalement dans un sachet opaque (papier de préférence) au sec, à l’abris de la lumière sur lequel vous inscrirez la date de récolte. La longévité des graines variera entre 4 et 5 ans. Bon succès et…. l’erreur est permise! L’important, c’est de persévérer.

Comment reproduire et conserver vos semences d’arachide

23 jeudi Oct 2014

Posted by Michel in Production de vos semences

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Magot d'arachides

Voici un beau projet facile à faire avec vos jeunes enfants. Prévoyez pour les régions nordiques comme le Québec, planter vos semences à l’intérieur 5 semaines avant la date du dernier gel au sol. Pour cela, entailler la coquille pour laissez plus de chances à cette légumineuse de croître rapidement.

Texas White and Red (2014) 5En effet, on croit souvent qu’une arachide est une noix… erreur! Comme elle origine des régions tropicales, la chaleur et l’humidité demeurent la clé du succès pour la germination. Pour cela, enterrer les graines dans un pot (muni de trous de drainage) avec un mélange humide de compost, peat moss et de vermiculite à raison d’un tiers de mélange chacun. Installez une pellicule plastique sur le dessus du pot et entourez-le d’un élastique. Cela créera un effet de serre lorsque vous déposerez vos pots près d’une source de chaleur ou sur le bord de la fenêtre. La terre doit demeurer humide mais pas détrempée.

Texas White and Red (2014) 4

Dès l’apparition des premières feuilles, enlevez votre plastique. Trop longtemps enfermées, vous risquez de contaminer vos pousses par l’Aspergilus flavu ou aflatoxine, moisissure cancérigène. C’est l’une des raisons qui expliquent la surveillance constantes des autorités gouvernementales pour contrôler la qualité des arachides vendues sur le marché (tant nature, salées qu’en beurre ou contenue dans une foule de produits alimentaires).

Texas White and Red (2014) 3Par la suite, assurez-vous de transplanter vos pousses dans un sol plus sableux et très ensoleillé; milieu qu’elle apprécie davantage. Espacez chacun des plants d’environ 10 cm et 75 cm entre les rangs si vous en plantez beaucoup. Assurez-vous surtout qu’il n’y ait plus de risques de gel au sol; sinon, c’est fatal. Pour les moins grosses productions, faites des bosquets ou de gros pots feront très bien l’affaire. La maturité espérée variera aux alentours de 5 mois ou 110 jours. Arrosez à intervalle régulier avant la floraison mais n’utilisez jamais d’engrais. Cela freinerait la formation des fleurs; donc des arachides.

Texas White and Red (2014)En effet, même si la fleur est hermaphrodite, c’est-à-dire qu’elle continent à la fois les organes mâles et femelles, assurez-vous qu’il n’y ait aucune autre variété à moins de 1,5 km de distance pour conserver le caractère unique de la variété. Lorsque les fleurs apparaîtront, la magie de la nature fait en sorte qu’une fois pollinisées, les gynophores s’enfonceront dans la terre pour produire leurs gousses. Fascinant! Ça émerveille les enfants et nous aussi à chaque fois. En automne, tirez sur le plant jauni et ratatiné puis… TADAM! une grappe de « peanuts ». La prochaine étape consiste à nettoyer votre butin. 

Premièrement, remplir un récipient à moitié jusqu’au trois quarts  d’arachides en suivant cet ordre.
(1) Pulvériser de l’eau,
(2) Brasser
(3) Pulvériser à nouveau
(4) Brasser encore et finalement
(5) Transférer les arachides dans un deuxième récipient vide à l’aide d’une spatule trouée.

Essai 2014 avec une bâche surélevée. Grillage obligatoire contre les chats

Essai 2014 avec une bâche surélevée. Grillage obligatoire contre les chats

Vider l’eau boueuse du premier et répéter l’exercice (étape 1 è 5) avec le deuxième contenant jusqu’à ce que les arachides sont bien rincées. Installer le tout pour quelques jours sur une table pique-nique, un vieux moustiquaire ou toute autre surface où l’air pourra circuler. ATTENTION AUX ÉCUREUILS!!!

Si malheureusement la température joue contre vous, rentrez-les et une surface plastique fera l’affaire. Un ventilateur assurera une bonne aération mais remuez-les à la main une ou deux fois par jour. Sinon, ça pourrait commencer à moisir. Vous remarquerez peut-être rendu à ce moment quelques gousses ratatinées ou lisses et doux au toucher. Éliminez-les car elles sont immatures. Jetez-les au compost. Conservez vos plus beaux spécimens et rangez-les au sec des sacs en filet. Elles se conserveront jusqu’à 4 ans. Rien ne vous empêche de manger les autres.

POUR LES CONSOMMER:
Étendre vos arachides décortiquées sur une plaque à biscuits. Cuire au four à 350 degrés sur la grille du haut pendant 30 à 35 minutes… La cuisson varie selon les goûts. Il est important de noter qu’une plus longue période de temps est requise pour la cuisson si les arachides sont encore dans leur coquille.

Comment reproduire et conserver vos semences de maïs

28 mercredi Mai 2014

Posted by Michel in Production de vos semences

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Image: http://provincecanadienne.blogspot.ca

Image: http://provincecanadienne.blogspot.ca

Je dois faire une confidence. Je redoute le moment où j’aurai à produire mes propres semences de maïs car j’habites une région agricole où il est roi… et avec OGM en plus. Il n’y a rien qui m’y oblige mais un jour, je veux tenter l’expérience. Pour ajouter d’un cran le niveau de difficulté, notre voisin producteur en fait pousser autour de notre propriété à quelques mètres de la bordure de notre terrain. De la monoculture à perte de vue. Pourquoi cette crainte?

Et bien, pour ne pas qu’il y ait croisement, un maïs devrait être éloigné minimalement de 3,2 kilomètres d’une autre variété. Une seule panicule peut fournir jusqu’à 5 millions de grains de pollen qui risquent, par autofécondation, produire des semences non conformes. Et comme, il est très facile de faire des croisements à cause des vents, je n’aurai d’autres choix qu’en faire manuellement. C’est très ardu. Si j’avais une barrière naturelle comme un brise-vent d’arbres d’au mimimum 15 mètres de hauteur suffisamment dense et large, je m’y lancerai mais je suis encore à me demander si l’expérience me tente cette année.

sac à panicules

panicules ensachées

Ah oui, j’oubliais aussi de vous mentionner que vous devrez planter un minimum de 100 plants, idéalement 200 et certaines sources avancent le chiffre de 400 pour conserver une diversité génétique. Vos rangées devront être conçues pour former un carré. Et parmi ceux-ci, vous conserverez les 100 plus beaux spécimens, soit ceux répondant le plus aux descriptions du cultivar. Prenez l’habitude de les identifier avec un ruban de couleur. Ça prend donc, de l’espace, du temps, de l’énergie, du « timming » et de l’observation. C’est pas donné à tout le monde. Je vais donc tenter de vous expliquer cette technique le plus simplement possible. N’hésitez pas à poser des questions. J’ajouterai des infos au fur et à mesure.

  1. Avant tout, procurez-vous des sacs de papiers spécialement conçus à cet effet.
    Fécondation croisée du mais (source: www.gnis-pedagogie.org/)

    Fécondation croisée du mais (source: http://www.gnis-pedagogie.org/)

    Seeds savers en offre (appelés « corn bags » en anglais mais « sac à soie » ou « isolateur » en français). Je cherche encore une ressource québécoise. En effet, un sac de papier conventionnel va se détériorer et se déchirer sous la pluie et les vents comparativement à ceux-ci conçus pour résister aux conditions climatiques extérieures. Il en existe deux sortes: sac pour panicules / sac pour épis. L’un adapté pour les panicules en papier brun huilé et l’autre pour les épis, habituellement transparent.

  2. Ensuite, après tout risque de gel au sol passé et celui-ci réchauffé, pré-germez vos semences avant la mise en mise en terre. Ça augmente le pourcentage de levée. Pour cela, faites-les tremper dans de l’eau tiède pendant 24 heures. Rincez et répétez le processus (2 fois par jour) jusqu’à ce qu’un germe pointe le bout de son nez (environ 2 à 3 jours). Ça vous permet d’éliminer tout de suite les graines non viables. Faites-en donc tremper davantage.
  3. Semez-les ensuite à 3.5 cm de profondeur, habituellement à 20 centimètres de distance, en rangs, espacés de 60 à 75 centimètres, dans une terre humide.
  4. Anthères de maïs

    Anthères de maïs (organe mâle)

    Lorsque poussées, de vos 100 plus beaux spécimens, ensachez 50 épis  (organe femelle) avant l’apparition des soie. (voir photo: épis de maïs (organe femelle)).

  5. Quelques jours plus tard, ensachez le panicule (organe mâle) des 50 autres plants (voir photo: panicules ensachées). Sur cette tige se formera les anthères (voir photos: anthères de maïs (organe mâle)) sur lesquels se libèrera le pollen qu’on récoltera pour en saupoudrer les 50 épis au moment voulu. Ce processus s’étale sur environ 2 à 3 jours.
  6. Sortez les épis de leur sachet et lorsque vous verrez sortir les soies (entre 2 et 5 cm de long), ramenez-les avec l’aide d’un canif, à 1 cm. Sinon, ensachez-les de nouveau jusqu’à la bonne longueur. Saupoudrez-les du pollen récolté. Ne tardez pas trop car les anthères parviennent à maturité rapidement. C’est pour cette raison qu’on suggère une pollinisation manuelle en matinée car la chaleur de l’après-midi risque de détruire la viabilité du pollen enfermé dans le sac. Écrivez sur le sachet la date de pollinisation avec l’aide d’un crayon feutre à pointe fine indélébile. Ça évite les erreurs. Agrafer le sac et laissez-le sur le futur légume jusqu’au moment de la récolte. Le vidéo ici-bas vous donne quelques infos pertinentes sur ce point. En faisant cela, ça empêchera la consanguinité.
  7. Pour augmenter encore vos chances, coupez les panicules des autres (voir photo: castration manuelle).

    Castration manuelle du blé d'Inde (source: www.gnis-pedagogie.org)

    Castration manuelle du blé d’Inde (source: http://www.gnis-pedagogie.org)

  8. À cette étape, considérez les éléments suivants avant de choisir les spécimens sur lesquels vous récolterez vos graines: (1) Éliminer les plantes en bordure du terrain, trop sujettes à s’hybrider de manière accidentelle. (2) Mettez aussi de côté les plants rachitiques et « exit » aussi les spécimens non conformes. (3) Finalement, conservez seulement les graines médianes du légume. Les petites semences aux deux extrémités de l’épis n’ont aucune valeur.
  9. Les semences conservent une puissance germinative d’au plus 2 années. Mais l’idéal sera d’en produire à chaque année. Entreposez-les dans des sacs de papiers, au sec, en y inscrivant le nom du cultivar et l’année de récolte.

Comprenez-vous maintenant pourquoi j’hésites à produire des semences de maïs.

J’espère vraiment avoir été suffisamment précis. J’avoue que l’exercice peut paraître ardu et qu’il exige de nombreuses étapes mais la vigilance demeure la clé du succès.

épis de maïs (fleur femelle)

épis de maïs (organe femelle)

 

À noter: Vous pourriez produire plus d’une variété en fonction de leur temps de floraison (ex: cultivar hâtif versus cultivar tardif).

 

Comment reproduire et conserver vos semences de cerfeuil tubéreux

10 lundi Fév 2014

Posted by Michel in Production de vos semences

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Graines de cerfeuil tubéreux

Graines de cerfeuil tubéreux

Voici un légume ancien trop absent de nos potagers. Comme nous en avions fait un bref portrait en juillet 2011, nous considérons aujourd’hui qu’il serait tout aussi pertinent de vous expliquer la manière de récolter vos propres graines. Pour la technique de plantation, référez-vous au lien proposé précédemment. Tout comme la carotte, la plante est bisannuelle, c’est-à-dire qu’elle formera sa racine la première année et, par la suite, elle produira les graines pour sa deuxième.

Sauf que pour le cerfeuil tubéreux, vous laisserez la racine au jardin pendant l’hiver.

En effet, la plante supporte très bien nos grands froids québécois. Inutile de la rentrer dans la maison. Choisissez quand même vos plus beaux spécimens et ce, en quantité suffisante (au moins une douzaine) pour être sûr de sélectionner un matériel génétique de qualité mais aussi dans l’éventualité où un petit pépin surviendrait (ex: racine endommagée, tige cassée, etc.). Enfouissez-la complètement (par dessus le collet) pour empêcher un insecte ou une maladie de s’insérer; ce qui aurait comme conséquence de faire pourrir le légume.

De cette manière, vous gagnerez du temps lorsqu’arrivera le printemps puisque la tige se pointera dès les premiers rayons chauds du soleil. Aussi, ne soyez pas surpris si la tige pousse… pousse.. pousse et pousse encore. Tuteurez.

Effectivement, elle grandira jusqu’à au moins 5 pieds. Cette dernière produira beaucoup d’ombelles de grandes dimensions. Et là, attachez votre tuque car elles attireront une quantité phénoménale d’insectes butineurs. L’année dernière ma grande fille (de 4 pieds) n’a pas voulu se risquer à cueillir les autres légumes à proximité tellement elle avait peur de cette nuée de bibittes de toutes sortes.

De toute façon, une fois les capsules formées, les insectes s’en iront. Vous aurez à attendre que toute la branche, incluant les ombelles deviennent brunes et sèches (vers la fin de l’été). Si vous avez peur des grands vent, vous pouvez les rentrer dans un endroit sec et aéré et les attacher la tête en bas pour terminer le mûrissement. Vous n’aurez ensuite qu’à frotter les graines entre vos doigts pour récolter les semences (voir photo ici-haut) que vous mettrez dans un sac de papier.

À oui!, un détail important. Vos graines ne se conserveront qu’une année.
Vous devrez donc en semer à chaque automne si vous désirez un taux de germination optimum. Un truc: on ressème aussitôt qu’on récolte; les graines ayant besoin d’une période de dormance pour germer.

Comment reproduire et conserver vos semences de poireau

16 dimanche Juin 2013

Posted by Michel in Production de vos semences

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Culture du poireau (photo: www.rustica.fr)

Culture du poireau (photo: http://www.rustica.fr)

J’adore le poireau (allium ampeloprasum). On peut le couper en morceaux et le congeler pour utilisation ultérieure dans nos repas en hiver. Un vrai légume de conservation qui a élu domicile au Québec depuis des siècles avec l’arrivée des premiers européens.

De fait,  Pierre Boucher le souligne dans son oeuvre, Histoire veritable et naturelle des moeurs et production du Pays de la Nouvelle-France vulgairement dite le Canada, en 1664 et par le jésuite Louis Nicolas un peu plus tard sous le vocable « porreau ».

Pour les amateurs, ça vaut la peine d’en cultiver et de produire vos propres semences même si ça s’échelonne sur 2 ans. Biannuel, il produira ses graines la 2e année. Si ça vous tente, sachez qu’il vous faudra respecter une distance de 1,6 km d’une autre variété pour conserver sa pureté. Quand même n’est-ce pas!

Première chose, faites des semis intérieurs (entre 10 et 12 semaines avant la date du dernier gel). Repiquez au jardin en plein soleil dans une terre bien drainée à 15 cm de distance et 45 cm entre les rangs.  Le site « potager durable » donne de très bons trucs lors de la plantation.

Une fois poussé et l’automne venu, vous avez le choix:

  1. Pour les régions avec un bon couvert de neige: laissez-les en terre en autant qu’ils soient recouverts d’un bon paillis (paille, feuilles mortes, etc). Ceci, pour éviter les gels et dégels successifs qui risqueraient de détruire la plante.
  2. Pour les régions très froides avec une faible couverture neigeuse: Rentrez-les; préférablement dans un endroit froid et humide (entre 0 et 5°C ). Comme ce n’est pas tout le monde qui possède une « caveau à légumes », certains se serviront d’un vieux réfrigérateur en prenant soin de déposer les légumes dans de la terre ou du sable humide. L’important, c’est qu’ils soient recouverts. Ne les mettez surtout pas dans un sac de plastique. La condensation créera trop d’humidité et ils risquent de pourrir. Inspectez-les de manière régulière. Au printemps,  enlever toutes plantes ayant des signes de maladies, meurtrissures ou qui ne correspondent pas à un poireau en santé. Pour votre propre production, 5 ou 6 spécimens seront suffisants pour la transplantation. Bien qu’hermaphrodite, j’en plante toujours davantage pour palier aux surprises de dame nature mais aussi assurer une diversité génétique.
Fleur de poireau (source: www.mon-bio-jardin.com)

Fleur de poireau (source: http://www.mon-bio-jardin.com)

Au printemps, enlevez le paillis ou replantez-les au soleil. Pour assurer une pollinisation optimum, semez en carré, chaque plant d’une distance de 15 cm chacun. Viendra un moment où une hampe florale s’étirera. Dans un corridor venteux, il vous faudra peut-être un tuteur puisqu’elle peut facilement atteindre 1 mètre. À ce moment, surveillez l’apparition des fleurs en forme de boules au bout de la tige. Comme elle ne mûrissent pas toutes en même temps, faites un tour régulièrement au jardin pour recueillir les graines noires que vous devrez probablement dégager en frottant. À la fin de la saison, rentrez les fleurs non encore prêtes et faites-les sécher la tête à l’envers. Ensachez et elles se conserveront pour une durée de 3 ans.

Sachez toutefois que dès la 3e année, le taux de germination diminuera de 50%.

Préparez-vous donc à refaire l’exercice de manière chronique.

À retenir: Mangez les poireau qui produisent une hampe florale la première année. Ce n’est pas une caractéristique à reproduire.

Comment reproduire et conserver vos semences de blé

24 jeudi Jan 2013

Posted by Michel in Production de vos semences

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Semer à la volée (source: clairejardin.com)

Avez-vous déjà songé faire des semis de blé? Quelle idée n’est-ce pas?

Pourtant, c’est la culture vivrière la plus importante au monde. Pour des assortiments de fleurs séchées,, un look champêtre dans vos plates-bandes et pourquoi pas pour votre propre consommation, elle est relativement simple même pour de petites surfaces car vous n’avez besoin d’aucune machinerie lourde. L’un des secrets réside dans la préparation des surfaces car si c’est mal fait, la plante devra compétitionner avec les mauvaises herbes. Pour vous aidez, nous vous suggérons, entre autre, la technique du « faux-semis » pour vous débarasser des indésirables aux systèmes racinaires peu profondes.  Pour les autres aux longues racines, une bâche opaque devrait être installée par terre pendant de long mois.

D’anciens textes font d’ailleurs état des piètres habiletés des premiers agriculteurs établis en Nouvelle-France concernant les faibles rendements et la qualité des récoltes. Ces derniers sont souvent d’anciens militaires reconvertis, des détenus purgeant leur peine en Nouvelle-France, des immigrants sans qualification ou encore des journaliers illettrés. Tous n’ayant aucune connaissance sur la manière de cultiver cette céréale pourtant dominante durant cette période.

Par exemple, John Lambert, militaire de formation ayant visité le Canada entre 1806 et 1808 donne son avis justement sur le sujet.

Les champs de blé que j’ai pu observer à divers endroits du pays étouffaient sous les mauvaises herbes et semblaient figés dans leur croissance. Les tiges, une fois coupées, dépassaient rarement 18 à 20 pouces de longueur, les épis étaient petits, et le grain décoloré était è peine plus gros que les deux tiers de notre blé anglais.

Le vanneur (Jean-François Millet 1848)

Le vanneur (Jean-François Millet 1848)

Ainsi, dès votre terrain bien préparé, munissez-vous d’une bonne poche remplie de la variété souhaitée et semez à la volée comme le montre l’image ci-dessus. Pendant des millénaires (ses origines peuvent être retracées jusqu’à 8000 ans avant notre ère) ce fût la technique utilisée pour les semailles. Pas besoin d’enterrer. La maturation variera en fonction du cultivar soit entre 110 et 130 jours.Ensuite, elles pourront être battues au fléau à grains. J’avoue que cette méthode requiert une certaine forme physique car assez ardue comme tâche.  Le vannage se fera simplement avec un ventilateur de fenêtre. Avec le temps et de la persévérance, vous trouverez à coup sûr votre propre système.

Entreposez le tout dans un endroit sec jusqu’à l’an prochain. Le pouvoir germinatif du blé est limitée à quelques années…. à moins d’avoir en votre possession du blé des pharaons. Un variété légendaire aux propriétés germinatives hors de l’ordinaire. Tellement fantastique qu’elle aurait germé des milliers d’années après avoir été enterré avec des momies. Évidemment, c’est une fable.

Le saviez vous?
Il existe du blé d’hiver et de printemps. Le premier, semé à l’automne, a besoin d’une période de dormance accasionnée par le gel tandis que le deuxième sera semé au printemps puisque supportant mal les basses températures.

Comment reproduire et conserver vos semences de poivron / piment

09 dimanche Sep 2012

Posted by Michel in Production de vos semences

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Graines de poivrons (photo: http://www.bio-aude.com)

Lorsque vous déciderez de produire des semences de poivrons / piments, assurez-vous de disposer d’une distance d’au moins 200 mètres entre chaque variété pour éviter un croisement. Si ce n’est pas possible, utilisez une cage d’isolation. Les fleurs de poivrons et de piment sont autogames, c’est-à-dire:

Une plante pour laquelle la fécondation s’effectue sans recours au pollen d’autres individus. On dit qu’elle s’autoféconde. Ce processus fait que les fleurs autogames se reproduisent fidèlement, contrairement aux fleurs allogames.

Dû à cette particularité, et si vous utilisez une cage d’isolation, brassez un peu les plants à chaque 2 jours pour assurer une pollinisation manuelle.

Par la suite, laissez mûrir les fruits jusqu’à maturité. Rentrez vos fruits poursuivez le mûrissement encore 2 ou 3 jours supplémentaires à l’intérieur de la maison à la température ambiante. L’attrait dans la production de semences de poivron ou de piment, c’est qu’elle ne nécessite aucune fermentation mais seulement un temps de séchage.

De fait, comme la graine n’ a aucune couche gélatineuse comme la tomate, la tâche est simplifiée.

Vous commencerez donc par laver le fruit, les coupez en deux en prenant soin de laisser les graines et le placenta (voir photo ci-haut).  ATTENTION: Pour les piments forts, portez des gants épais et un masque car vous pourrez vous brûler à cause des vapeurs irritantes. Cette technique est plus rapide mais attire les bibittes (petites mouches) après quelques temps. D’autres s’y prendront de manière différente et détacheront directement, avec un couteau, toutes les graines et les déposeront sur un papier ciré qu’ils feront sécher pendant quelques jours.  Une fois le séchage complété, enlevez les graines ternes, déformées, rongées par les insectes, vides ou ayant un aspect maladif. La littérature fait souvent mention qu’en général, les plus grosses graines possèdent une vigueur germinative.

Néanmoins, même si elles bénéficient d’une réserve d’énergie supplémentaire si jamais les conditions de germination sont difficiles, il est aussi important de sélectionner les petites car rien n’indiquent qu’elles ont moins d’intérêt.

Enfin, vous pourrez déposer vos graines séchées dans un sachet en papier opaque, au sec. Elle se conserveront pendant 3-4 ans.

Comment reproduire et conserver vos semences d’oignon

13 mercredi Juin 2012

Posted by Michel in Production de vos semences

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Graines d’oignon (image: http://campa-bio.skyrock.com)

L’oignon est biannuel, c’est-à-dire qu’il produit sa réserve d’énergie la première année et ses semences la deuxième. Éliminez tous spéciments ayant tendance à monter en graines la première année car les plants n’auront pas le temps nécessaire pour produire des graines viables avant l’hiver. C’est une spécifité génétique à proscrire.

Pour commencer, cultivez vos oignons en suivant les instructions inscrites sur le sachet du producteur ou selon les directives de celle ou celui qui vous les a remises. N’oubliez pas: ça ne marche pas avec les hybrides.

Après la récolte, faites les sécher dans un endroit ensoleillé et au sec pendant minimum une semaine. N’oubliez pas de les retourner de temps à autre pour un séchage uniforme. Surveillez surtout le collet et les racines. S’ils sont encore humides, c’est par là qu’ils pourriront lors de l’entreposage. Enlevez les résidus de terre et les racines en les tournant à la main.

Entreposez-les ou suspendez-les pour l’hiver dans un endroit froid et sec (entre 0 et 5 degrés celsius). Quelques sources conseillent de les déposer sur une assiette dans un vieux réfrigérateur si vous ne disposez pas d’une chambre froide mais surtout, évitez de les enfermer dans un sac. Ce sera trop humide. Une belle alternative convient de les suspendre dans de vieux bas de nylon. Malheureusement en anglais, cette vidéo montre quant même la manière de procéder si ça vous tente d’expérimenter. N’oubliez pas de surveiller une fois par mois pour éliminer tous spécimens douteux. Allez-y au toucher, à l’odorat et à la vue.

Le printemps suivant, vers la mi-mai pour la région de Montréal, plantez-les dans la terre espacés de 10 centimètres. Yves Gagnon des Jardins du Grand-Portage suggère de les enfouir à 4 pouces dans le sol pour de meilleurs résultats. Comme l’oignon produit peu de semences, plantez au moins 12 bulbes. Et assurez-vous de disposer d’une distance de 1.6 kilomètre entre une autre variété pour en préserver la pureté. Un tuteur s’avérera nécessaire pour supporter la hampe florale qui pourrait mesurer jusqu’à 1.3 mètre de hauteur. Il se formera un bouquet floral en boule. Une surveillance constance sera nécessaire car les semences ne mûriront pas en même temps. Avant qu’elles ne tombent sur le sol, coupez la tige et terminez le séchage à l’intérieur pendant quelques jours. Frottez les tête et les graines tomberont sur le papier que vous aurez préalablement déposer sur la table pour les empêcher de tomber par terre. Nettoyez les débris et insérer dans un sachet en papier. Inscrivez le nom de votre cultivar et la date de récolte. Elles se conserveront 2 ans.

Comment reproduire et conserver vos semences d’amandes de terre

11 mercredi Avr 2012

Posted by Michel in Production de vos semences

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Amande de terre

Comme ils devraient être très secs avant la plantation, il sera important de réhydrater vos tubercules en les laissant tremper dans de l’eau tiède pendant 24 heures afin qu’ils germent plus vite. Chez-nous au Québec, dans notre zone de rusticité 5b, nous attendons après la date du dernier gel (mi-mai) car ils ne supportent pas les températures en deça de -5 degrés celsius.

Ainsi, plantez 2 à 4 amandes par butte à une phalange de profondeur dans une  terre très légère (ultra important). Les buttes seront espacées de 40 cm et chaque rang de 60 cm. La germination se produira à l’intérieur de 2 semaines, parfois plus tôt. Le plant ne produit aucune fleur et il n’y a donc aucun risque de pollination croisée.

Si c’est votre première fois, la petite pousse vous fera croire à de la mauvaise herbe mais ne vous en faites pas. Laissez pousser jusqu’à la récolte vers la fin octobre ou début novembre. À la fin, la plante ressemblera à une graminée. Vous saurez qu’il saura le moment de les arracher lorsque le feuillage changera de couleur, c’est-à-dire qu’il passera du vert tendre au brun. Vous n’aurez qu’à tirer sur la touffe. Les semences resteront accrochées à la motte si vous avez respecté la consigne de les planter dans une terre très très très légère. Si vous omettez cette directive, vous devrez vous astreindre à les récupérer un à un dans la terre lourde puisque les racines se seront cassées et se seront détachées du plant-mère. Et ça, c’est beaucoup de travail car cette espèce est très productive.

Ensuite, attendez 2 semaines en laissant les semences au garage, à l’abris des intempéries, le temps que la terre s’assèche complètement. C’est plus facile pour le nettoyage mais le goût sera par la même occasion plus concentré. Détachez les graines, frottez-les et nettoyez à l’eau claire. Vous aurez probablement besoin de quelques rinçages afin d’enlever toutes la terre collée. Si vous prévoyez une dégustation ultérieurement, faites sécher dans un endroit sec et bien aéré. Les pots de plastiques de fraises avec couvercles refermables sont idéaux. Séchés, les tubercules perdront le quart de leur poids en eau et de leur grosseur. Il deviendront aussi bruns et très durs. Si vous les laissez dans un contenant fermé, ils risquent de pourrir s’ils ne sont pas bien séchés. Pour les manger, vous n’avez qu’à les réhydrater pendant deux jours une fois dans de l’eau tiède en la changeant à quelques reprises. Durs, ils peuvent être moulus afin d’en obtenir une farine à intégrer dans vos recettes requérant une saveur d’amande.

Nous n’avons malheureusement aucune idée de la durée de conservation maximum de cette variété avant qu’elle perde ses propriétés germinatives. Nous faisons des expériences.

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