• À propos…
  • Pour commander (arrêt définitif des activités)

Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives de catégorie : Personnages liés à l’agriculture au Québec

Individus actuels ou passés ayant contribué au développement de l’agriculture au Québec

William Reenie (1835-1910)

13 lundi Juin 2011

Posted by Michel in Outils de références, Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

William Reenie

Nous vous présentons une brève biographie de l’un des agriculteur-entrepreneurs canadiens les plus connus au Canada au cours de la fin du 19e et début du 20e siècle: William Reenie.

Tout a commencé lorsqu’en 1864 il décide d’importer d’Écosse du blé, de l’orge et de l’avoine pour tester sa théorie à savoir « CHANGE OF SEED GRAIN COULD ALLAY CROP FAILURES ». Lorsqu’il réalise qu’en changeant de semences, il améliore les performances de ses cultures, il fonde en 1870 la semencière « WILLIAM RENNIE COMPANY LIMITED », un fournisseurs de semences horticoles et agricoles décrit à l’époque par le Toronto Daily Star comme « l’une des plus grosse compagnie du genre au Canada ». Son siège social sera situé aux rues Adelaide et Jarvis à Toronto mais il établira aussi d’autres bureaux à Winnipeg , Vancouver et Montréal, plus spécifiquement au 190, rue McGill.

En 1871, il débute l’impression et l’envoi de ses colorés catalogues annuels dans lesquels les gens à travers le Canada pourront commander par correspondance. Il est intéressant de noter qu’en 1888, en plus des semences et des produits liés à l’agriculture (outils, engrais, livres, etc.), il offrira via ses catalogues, la possibilité d’importer aussi d’Écosse  des chevaux Clydesdale  et des poneys Shetland.

Par la suite, l’entreprise entreprendra ses propres essais en sélectionnant et en produisant des souches et variétés prometteuses de céréales, légumes et fleurs en les vendant par l’intermédiaire de leurs catalogues et ce, bien avant l’établissement de fermes d’expérimentation et de contrôle gouvernementales.

En 1873, repoussant encore plus loin les limites dans le domaine de la vente de semences, il crée et manufacture une variété de semences de gazon à semer offert au grand public dans les années 1880.

Reenie’s agriculture in Canada

En 1883, il remporte la première médaille d’argent décerné par le « council of the agriculture and arts association of Toronto » dans la catégorie Ferme.

Il fût également l’un des organisateurs du premier « FAT-STOCK SHOW » annuel  de Toronto  et le précurseur du « Royal Agricultural Winter ».

Un peu plus tard, en 1893, le ministre de l’agriculture de l’époque, John Dryden, l’invite à être le premier régisseur de l’Ontario Agricultural College and Experimental Farm de Guelph. Auteur de nombreux articles, son héritage écrit réside surtout dans deux ouvrages: SUCCESSFUL FARMING; HOW TO FARM FOR-PROFIT écrit en 1900 et  RENNIE’S AGRICULTURE IN CANADA publié à titre posthume en 1916 (voir image ci-contre).

Bien qu’ontarien, cet homme a influencé  le Québec de plusieurs façons. Non seulement par un apport économique via un bureau commercial mais aussi en démocratisant l’horticulture et l’agriculture à travers le Canada.  Il mérité qu’on s’en souvienne.

Pour en apprendre encore davantage sur la vie, consulter le dictionnaire biographique du Canada en ligne ou l’histoire corporative de l’entreprise.

La maison de la prune

30 lundi Mai 2011

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial, Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

Paul-Louis Martin devant la maison de la prune (image: Marc Larouche, Le Soleil, 9 novembre 2006)

En 1974, Paul-Louis Martin, peu après son diplôme universitaire en archivistique et en ethnographie, achète le domaine de Sifroy-Guéret dit Dumont situé à Saint-André-de-Kamouraska. Il était probablement loin de se douter l’importance qu’il aurait dans sa vie future.

En effet, près d’une centaine de pruniers de Damas, encore en bonne santé, poussaient dans un verger abandonné. Après avoir goûté et pris conscience de l’histoire de cette prune dans l’alimentation humaine au cours des millénaires, lui, sa femme et ses 3 enfants ont décidé de restaurer l’ancienne maison et la pruneraie en 1978.

En fait, les pruniers de Damas (pourpres et jaunes) ont été apportés par Champlain qui les sema un peu partout sur les bords du Saint-Laurent jusqu’à la Malbaie, incluant l’Île-aux-Coudres.  Outre cette variété, il n’était pas rare de tretrouver aussi la Mirabelle et la Reine-Claude.

Au début du XXe siècle, la région de Kamouraska expédiait par goélette les petites prunes du Bas-du-Fleuve vers les marchés de la grande ville. Selon Paul-Louis Martin, on recensait en 1901 pas moins de 218 000 pruniers dans l’est du Québec, contre seulement 2000 dans la région de Kamouraska en 1983.

Ainsi, 15 ans après le début de sa restauration, soit en 1993, la famille De Blois-Martin ouvrit la maison de la prune où des centaines de visiteurs viennent chaque année y goûter (fraiche ou transformée) les produits associés à cette prune.  Aujourd’hui, c’est plus de 1500 pruniers que vous pourrez contempler entre le début août et la mi-octobre, soit davantage de pruniers qu’aux moments de ses belles années d’antan. 

D’ailleurs, peu de vagues ont été faites sur ses différentes distinctions, notamment le prix « Gérard-Morisset » décerné en décembre 2006 par le Gouvernement du Québec, soit la plus haute distinction dans le domaine du patrimoine.

Car Monsieur Martin n’est pas seulement arboriculteur dans l’âme, il est aussi chargé de cours en histoire à l’université du Québec à Trois-Rivière et l’auteur d’ouvrages tels: Histoire de la chasse au Québec (Boréal, 1980) Promenade dans les jardins anciens du Québec (Boréal, 1996), À la façon du temps présent, trois siècles d’architecture au Québec (Presse de l’Université Laval, 1999), et Les fruits du Québec, histoires et traditions des douceurs de la table (Septentrion, 2002) Voir article du 12 janvier 2011.

Si vous passez dans le coin, la maison de la prune est située au 129, Route 132 Est à Saint-André-de-Kamouraska. Vous pouvez aussi les rejoindre au 418-493-2616. À notre connaissance, les propriétaires ne possèdent aucun site Internet.
 

Saviez-vous que:
En 1840, un commerçant et notable de la région, Sifroy Guéret dit Dumont, acquiert une propriété de 150 acres, dont trois arpents faisaient front sur le fleuve. Il fait construire une imposante résidence de 24 pièces, constituée de bois de cèdre et de pin, sise sur un sous-bassement de maçonnerie. L’emplacement est judicieusement choisi, protégé par des collines et un microclimat accentué par le fleuve permettra à Sifroy Guéret de planter 1000 pruniers, dont la fameuse prune de Damas.

Saint-Fiacre, patron des jardiniers

16 lundi Mai 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

Saint-Fiacre (image: http://churchartist.blogspot.com/)

Après Saint-Isidore, patron des cultivateurs (voir article 08 février 2011), voici Saint-Fiacre, patron des jardiniers. Sur les images et vitraux, il est habituellement accompagné d’une bêche et habillé en paysan. À certains moments, on peut aussi le voir tenant un livre ouvert des Évangiles, ça dépend.

L’histoire de Fiacre débute à sa naissance vers le début du VIIe siècle dans une noble famille irlandaise. Le bouillonnement religieux du temps l’amène se diriger en Gaule où il s’arrêtera à Meaux. Il sera reçu par Faron, évêque de l’endroit. Ce dernier l’autorise à s’installer comme ermite dans la forêt de Breuil où il recevra une panoplie de miséreux. Pour atténuer la faim des pélerins, il demande à l’évêque un lopin de terre qu’il pourrait cultiver.  Selon les écrits:

l’évêque lui aurait octroyé en toute propriété l’espace de terre qu’il pourrait entourer d’un fossé en une journée de travail. Fiacre, laissant traîner son bâton derrière lui, aurait vu le sol se creuser de lui-même et les arbres déracinés tomber de droite et de gauche.

En plus des légumes, Fiacre cultive aussi les plantes médicinales et des fleurs. Il construit un petit oratoire en l’honneur de Marie et un hospice pour soigner les malades qui proviennent de tous le pays. Il se dépense ainsi entre prières, travaux manuels et soins aux plus démunis. Mort vers 670 au Breuil, un monastère sera érigé où se formera le village du même nom. On vient de partout dans l’espoir que sur son tombeau, soit guéri toutes sortes de maux notamment les hémorroïdes où parait-il, la tradition voulait qu’on ait juste à s’asseoir sur la pierre pour être guéri.

Le prunier Valton

27 mercredi Avr 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec, Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ 2 commentaires

Prunier Valton au Domaine Valton-Osiris

Prunier Valton au Domaine Valton-Osiris

En 1955, deux ans après son arrivée au Québec, Pierre Valton, français originaire de Troyes en Champagne, achète une ferme située à Saint-Mathias-sur-Richelieu. Baptisé Domaine Osiris, cet agriculteur pratique son métier naturellement, c’est-à-dire en ayant recours aux engrais verts, compostage et toutes autres méthodes biologiques. Ce n’est probablement pas pour rien s’il fût l’un des premiers présidents du Mouvement de l’Agriculture Biologique (MAB) dans les années 70, organisme créé en 1972.

Dans un article publié dans la revue « Terre de chez-nous » le 25 mai 2006, sa fille Catherine, maintenant l’une des propriétaires du domaine explique:

Il a fait parvenir une véritable fortune de documents polycopiés sur l’importance de l’agriculture biologique aux ministres et fonctionnaires pendant des années.

C’est ainsi qu’en visitant l’endroit, l’une des rares fermes au Québec comptant deux générations d’experts, Monsieur Éric de Lorimier, des pépinières fruitières rustiques et ancestrales, demanda à Catherine Valton quels étaient ses arbres fruitiers produisant les meilleurs fruits. Celle-ci indiqua, entre autre, un prunier entre la maison et la serre mais elle ne pouvait malheureusement dire quel était le nom du cultivar car Monsieur Valton était allité et gravement malade.  Cet arbre, considéré vigoureux et très productif donne des fruits rouges avec une chair jaune et sucrée devenant à maturité à la fin du mois d’août.

Pierre Valton s’est éteint le 14 mai 2006, environ quinze ans après un grave accident de tracteur l’ayant laissé handicapé.  Il n’a pu témoigner du nom de l’arbre; d’où l’appellation en son honneur. Peut-être trouverons-nous un jour la véritable appellation de ce prunier.

Disponible à la pépinière fruitière rustique & ancestrale.

Joseph-Édouard Guilbault, fondateur du premier jardin botanique au Québec

20 mercredi Avr 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

Jardin Guilbault (image: http://www.atsa.qc.ca)

Saviez-vous qu’un premier jardin botanique avait existé avant celui qu’on connaît actuellement à Montréal? Appelé le « Guilbault’s Botanic and Zoological Garden », on doit son ouverture à Joseph-Édouard Guilbault (1802-1882), un homme hors norme pour son époque. Situé près de la petite rue Guilbault à Montréal, justement nommé (entre 1867 et 1870) en l’honneur du personnage, l’endroit a aussi été connu sous le nom du « Jardin Guilbault ».

Toutefois, il a déménagé à quelques reprises au cours du temps. Ce jardin sera, de 1831 jusqu’en 1869 (les sources ne s’entendent pas sur les dates) un lieu où compétitions horticoles (dont l’exposition annuelle de la Société d’horticulture), feux d’artifices, animaleries, visites de curiosités vivantes (genre de musée des anomalies humaines), gymnase , école de cirque, patinoire, pièces de théâtres et concerts seront vus par des milliers de  Montréalais qui y viendront passer leurs moments de loisir dans un cadre enchanteur à «l’air pur et frais» et ce, 7 jours par semaine.  

C’est aussi à cet homme, horticulteur de profession qu’on doit les premiers catalogues (1832) de vente de végétaux imprimés en français au Québec. Deux copies des pépinières Guilbault sont disponibles (1832 et 1834) pour consultation sur place à la bibliothèque nationale du Québec.

De fait, ce sont les premières traces encore disponibles qu’on peut consulter.  

Mort quasiment dans l’anonymat, criblé de dettes, il retournera, au crépuscule de sa vie, à ses premiers amours… la botanique.  Pour en connaître davantage sur sa vie digne d’un film, n’hésitez pas à consulter l’article paru dans la revue Cap-aux-Diamants : la revue d’histoire du Québec, n° 97, 2009, p. 25-29. Ou encore, vers ATSA (dirigez-vous au 3590 St-Laurent lorsque vous serez sur le site) pour une histoire racontée.

Louis Hébert, premier agriculteur de la colonie

18 vendredi Fév 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

Louis Hébert (image: l'abbé A.C. Hébert, 1918. Archives nationales du Canada)

Ce titre évocateur fait surtout référence au fait qu’il soit le pemier colon de la Nouvelle-France ayant pu subvenir à ses propres besoins alimentaires à même du sol sans apport extérieur. Apothicaire, épicier, bourgeois, Louis Hébert (1575-1627) est aussi le premier colon à s’installer en Nouvelle-France et presque par la force des choses, le premier dans bien des domaines. Arrivé à Québec en 1617, il défricha et cultiva au moyen d’outils manuels essentiellement, des terres situées sur les hauteurs de Québec. Expérimentant de nombreuses semences, Hébert impressionna moult observateurs par la diversité des espèces cultivées dans son jardin, en particulier les herbes comme les choux, raves, laitues, pourpier, oseille, persil, etc., toutes herbes utiles à l’alimentation et à la fabrication des médicaments. Il planta aussi des pommiers de Normandie, apportés de France et parmi les premiers à croître dans cette colonie. 

Selon certains écrits:

Son travail de la terre est d’autant plus méritoire que la Compagnie des marchands n’a jamais voulu lui apporter ni un bœuf ni une charrue.

Pour en connaître davantage sur le personnage, consultez un résumé de sa biographie générale.
Bonne fin de semaine!

Saint-Isidore, patron des cultivateurs

08 mardi Fév 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

Saint-Isidore, plâtre de la collection de la paroisse de Saint-Damase

J’imagine qu’il y a peu de personnes qui connaissent Saint-Isidore, patron des cultivateurs.

De fait, le 16 mars 1943, un décret de Rome proclaimait et désignait par le pape Pie XII, Saint-Isidore le laboureur, comme « le patron principal des cultivateurs des provinces ecclésiastiques de Québec, Montréal et Ottawa ». Je savais qu’il existait des Saints pour presque tout mais de là à connaître le nom de celui associé à l’agriculture. Ce serait une très bonne question pour un quizz puisqu’on le célèbre le 15 mai. J’ai découvert son existence lors d’une exposition organisée au Séminaire de Saint-Hyacinthe en 2009 ayant pour thème: culture(s) en danger.

En effet, la société du patrimoine religieux du diocèse de Saint-Hyacinthe, ayant fait un recensement de leur patrimoine religieux, en avait profité pour participer à un événement intitulé « ORANGE 3 » en regroupant certains objets thématiques à cet endroit accueillant aujourd’hui des prêtres à la retraite.
Ils décrivèvent l’histoire de Saint-Isidore ainsi:
Saint Isidore vécut en Espagne au 12e siècle et cultivait la terre d’un riche seigneur. Très pieux, il préférait parfois assister à la messe plutôt que de labourer les champs. Très croyant et très dévot, des anges envoyés par Dieu faisaient son travail pour le récompenser de son assiduité à la messe
Par la même occasion, ils ont aussi  mis en ligne une version virtuelle intitulée: De la graine à l’assiette où vous pourrez, à travers 3 thèmes (pourvoir, tranformer et déguster) faire un saut dans l’histoire agricole sous l’angle de la foi chrétienne. N’oubliez pas que l’histoire du Québec est fortement influencée par les communautés religieuses et comme celles-ci étaient souvent très instruites et qu’elles ont beaucoup voyagé, elles ont accumulé au fil des siècles des connaissances importantes sur l’agriculture. Leur contribution historique est inestimable. Pour les personnes qui, comme nous, font de la recherche sur le sujet, ce sont des mines d’or d’archives à découvrir.

Armand Savignac (1898-1994), premier horticulteur biologique

26 mercredi Jan 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

Armand Savignac c.s.v (source: Pierre Beaupré, 1994)

Il y a quelques années, lors d’une conférence de Yves Gagnon, propriétaire des Jardins du Grand-Portage, ce dernier nous présentait son immense jardin-potager, ses bons et moins bons coups, l’historique de son entreprise et les raisons l’ayant poussé à se diriger vers la production de fruits et légumes bios.

Arrive le moment où il nous entretient de la tomate Savignac et des semences reçues des mains d’Armand Savignac, un clerc de Saint-Viateur à Joliette. Il projetait sur le mur une photographie du religieux monté sur l’extrémité d’une très grande échelle au bout de laquelle il cueillait ses tomates. Wow! Nous avions été très impressionné par la dimension des plants et la quantité phénoménale de fruits accrochés. Ça prenait tout un tuteur.

Monsieur Gagnon nous parla de cet homme qui, à cause de troubles digestifs (constipation chronique) et d’une difformité musculaire l’obligea à graduellement transformer son alimentation pour finalement adopter, dès 1940, un mode de vie exclusivement végétarien. Vous comprendrez qu’à l »époque, les mentalités encourageaient fortement l’utilisation d’engrais chimiques, nutriments de synthèse et autres formes de suppléments synthétiques comme étant l’apogée  en matière d’agriculture.

Image tirée du livre « Les terroirs du Québec »

Toutefois, ces méthodes de culture ne s’arrimaient pas à l’état de santé et aux valeurs du religieux.

Dès lors, il cultivera lui-même ses fruits et légumes de manière naturelle.

À contre-courant des pratiques habituelles, il deviendra l’un des membres fondateurs du Mouvement pour l’agricutlure biologique du Québec. Durant une grande majorité de sa vie, il expérimentera une foule d’arbres fruitiers notamment les cerisiers de France (de type griotte), le prunier Mirabelle et Mont-Royal, poiriers, pommiers, près de 300 cultivars de vignes, etc.

Il s’éteindra le 23 avril 1994 âgé de 95 ans et 4 mois… pas mal pour quelqu’un condamné à mourir jeune.

Roger Doucet, un agronome qui passera à l’histoire

16 jeudi Déc 2010

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ 5 commentaires

Roger Doucet (image: Pierre McCann, La Presse 13 mars 2004)

Peu connu du public en général pour sa contribution à l’amélioration de l’agriculture au Québec, Roger Doucet va développer, dans les années 1960 et 1970, des cultivars de concombres, tomates, sojas, rutabagas et haricots. déjà considérés aujourd’hui comme appartenant à notre « héritage agroalimentaire ».

Né à Sherbrooke en 1933, il devient, en 1957, diplômé en agronomie à l’institut agricole d’Oka. Il poursuit par la suite à l’université de Montréal où il obtientdra en 1959 une maîtrise en sciences spécialisée en cytophytogénétique.  Son parcours est impressionnant.

À la station de recherche agricole de Saint-Hyacinthe, il crée entre 1967 et 1976, 12 cultivars de tomates, toutes se terminant par « bec » : Rosabec, Superbec, Petitbec, Canabec super, Canabec rose, Canabec rouge, Précocibec, Maskabec, Yorkbec, Ultrabec, Itabec et Usabec. Nous traiterons de chacune d’entre elle dans les mois à venir.  

Pour ceux qui souhaiteraient obtenir des souches pures de ces tomates, il a déposé des spécimens à la banque de gènes (Plant Gene Ressources of Canada) à Saskatoon pour qu’elles soient conservées pour la postérité.

C’est à lui qu’on doit la fameuse tomate carrée. Vous avez bien lu… carrée. Une hybride de tomate italienne aux angles prononcés et assez durs qui fût cultivée de nombreuses années dans la province du Québec pour la conserverie.  

Professeur, chercheur, il est l’auteur de plusieurs oeuvres majeures, encore éditées aujourd’hui:

  • La science agricole: climat, sols et productions végétales du Québec
  • Génétique végétale et plantes transgéniques
  • Fertilisation et environnement
  • Le climat et les sols agricoles
  • Les plantes agricoles et leurs maladies

Présentement à la retraite, Monsieur Doucet consacre ses énergies à mettre à jour et à ré-éditer ses deux premiers livres.

Shahrokh Khanizadeh, le créateur de fraises

19 vendredi Nov 2010

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

≈ Laisser un commentaire

Shahrokh Khanizadeh en poste depuis 1992 pour Agriculture et Agroalimentaire Canada

La majorité des gens ignorent qu’à l’Acadie, près de Saint-Jean-sur-Richelieu au Québec, Agriculture Agroalimentaire Canada possède des champs pour le développement de nouvelles variétés de fraises en vue d’un éventuel succès commercial.

En effet, le centre de recherche et de développement en horticulture  a mis au point depuis des dizaines d’années des cultivars de fraises aux noms évocateur tels Oka, Saint-Pierre, Chambly, l’Acadie, Yamaska, Clé des champs, Joliette, Rosalyne, Saint-Laurent d’Orléans, l’Authentique pour n’en nommer que quelques-uns.

Derrière toutes ces nouvelles venues, se cache Monsieur Shahrokh Khanizadeh. En lisant son curriculum vitae, vous remarquerez qu’il possède un bagage très impressionnant.

Pourquoi de tels noms de fraisess? Simplement parce qu’il est un féru de patrimoine.

En plus de créer des fraises, ce chercheur est l’un des auteurs du livre très spécialisé les fraisiers de chez-nous. Pour les maniaques, comme moi de la provenance des fruits, ce sont des bibles à consulter s’échelonnant entre 1989 et 2004. Il est justement en spécial à 15.00$ incluant une affiche représentant 171 cultivars de fraises avec fleurs et fruits coupés pour une meilleure identification. Vous pouvez vous en procure un exemplaire en suivants le lien plus haut.

Pour les gens visuels, un reportage fait le 27 juin 2007 par l’émission l’épicerie vous montre quelques-uns de ces cultivars sélectionnés par ce phytogénéticien, physiologiste et statisticien.

Il n’y a pas à dire, c’est un véritable patrimoine gustatif en devenir.
Bonne fin de semaine!

← Articles antérieurs
Articles ultérieurs →

Catégories

  • Agrotourisme patrimonial
  • Avis de recherche
  • Événements et perfectionnement
  • Biodiversité
  • Carte postale du mois
  • Céréales du patrimoine:
  • Curiosités au potager
  • Fleurs alimentaires ancestrales
  • Fleurs d'antan
  • Fruits du Québec
  • Fruits et légumes du Canada
  • Légumes du Québec
  • Les herbes nuisibles ancestrales
  • Outils de références
  • Personnages liés à l'agriculture au Québec
  • Plantes comestibles indigènes au Québec
  • Production de vos semences
  • Saveurs d'autrefois
  • Types de jardins-potagers
  • Vieux trucs de jardinier
  • Visites de potager

Saisissez votre adresse e-mail pour vous abonner à ce blog et recevoir une notification de chaque nouvel article par e-mail.

Créez un site Web ou un blogue gratuit sur WordPress.com.

  • Abonnement Abonné
    • Potagers d'antan
    • Rejoignez 568 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • Potagers d'antan
    • Abonnement Abonné
    • S’inscrire
    • Ouvrir une session
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre
 

Chargement des commentaires…