Saint-Fiacre (image: http://churchartist.blogspot.com/)

Après Saint-Isidore, patron des cultivateurs (voir article 08 février 2011), voici Saint-Fiacre, patron des jardiniers. Sur les images et vitraux, il est habituellement accompagné d’une bêche et habillé en paysan. À certains moments, on peut aussi le voir tenant un livre ouvert des Évangiles, ça dépend.

L’histoire de Fiacre débute à sa naissance vers le début du VIIe siècle dans une noble famille irlandaise. Le bouillonnement religieux du temps l’amène se diriger en Gaule où il s’arrêtera à Meaux. Il sera reçu par Faron, évêque de l’endroit. Ce dernier l’autorise à s’installer comme ermite dans la forêt de Breuil où il recevra une panoplie de miséreux. Pour atténuer la faim des pélerins, il demande à l’évêque un lopin de terre qu’il pourrait cultiver.  Selon les écrits:

l’évêque lui aurait octroyé en toute propriété l’espace de terre qu’il pourrait entourer d’un fossé en une journée de travail. Fiacre, laissant traîner son bâton derrière lui, aurait vu le sol se creuser de lui-même et les arbres déracinés tomber de droite et de gauche.

En plus des légumes, Fiacre cultive aussi les plantes médicinales et des fleurs. Il construit un petit oratoire en l’honneur de Marie et un hospice pour soigner les malades qui proviennent de tous le pays. Il se dépense ainsi entre prières, travaux manuels et soins aux plus démunis. Mort vers 670 au Breuil, un monastère sera érigé où se formera le village du même nom. On vient de partout dans l’espoir que sur son tombeau, soit guéri toutes sortes de maux notamment les hémorroïdes où parait-il, la tradition voulait qu’on ait juste à s’asseoir sur la pierre pour être guéri.

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