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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives de catégorie : Outils de références

Documentation liée à l’agriculture de variétés anciennes

Maferme.ca, réunir agriculteurs et consommateurs.

26 samedi Mar 2016

Posted by Michel in Outils de références

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Logo Ma ferme.ca

Apres Provender, une application qui cherche à rapprocher agriculteurs et restaurateurs, une autre marche dans la société de partage dans le monde agricole vient de se construire avec Maferme.

En effet, éliminer les intermédiaires ainsi que les coûts de distribution tout en rapprochant cette fois-ci les agriculteurs et les consommateurs, voilà l’une des missions de la nouvelle plateforme fondée par Pierre-Luc Carmel Biron. Selon le fondateur:

Nous croyons aux bienfaits et aux avantages d’une agriculture de proximité, biologique, à échelle humaine et respectueuse des animaux, des producteurs et des consommateurs.

Dans quelques jours, vous pourrez ainsi géolocaliser le producteur le plus près de chez-vous, consulter ses produits et prendre connaissance de ses lieux de distribution. Les objectifs, espère t-il, sera d’augmenter la flexibilité mais aussi mieux contrôler les prix.

Photo: www.novae.ca

Photo: http://www.novae.ca

Le site prélève une commission de 2% sur les ventes réalisées par les agriculteurs. Des frais de 3% sont également facturés aux clients pour chaque paiement réalisé avec une carte de crédit. Selon Monsieur Carmel Biron, plus de 3000 consommateurs ont déjà manifesté leur intérêt pour ce service. Gagnant de la Bourse « André Waechter » de 10 000$ de la Fondation HEC en 2015, l’idée s’est réellement concrétisée lorsqu’il développa un système informatique pour aider sa tante au Lac-Saint-Jean à gérer ses commandes de la ferme. Selon le site:

Une première version de maferme est alors développée et utilisée, pour la saison 2015, par Les Jardins de Saint-Félicien, leurs points de livraison et plus de 200 abonnés.

À partir de ce succès, il décide de proposer une formule à la carte destinée à l’ensemble du Québec. Mais qui sait, peut-être sommes nous en présence d’une future star-up mondial?

De fait, bien que l’augmentation récente des prix du panier d’épicerie provient en grande partie de la marge de profits des « intermédiaires », des importations minées par la faiblesse du dollar canadien et des fluctuations à la hausse dues aux boursicoteurs, une économie de proximité élimine presque totalement ces variations, ce qui se refile automatiquement au deux extrémités de la chaîne: le producteur et le consommateur.

Dans ce cas-ci, un autre intermédiaire reprend la place mais comme Uber X et AirBnb, il y a de fortes chances pour qu’on soit en présence d’une autre petite révolution de la société de partage. Le temple de l’alimentation pourrait fort bien aussi commencer à trembler un jour. On verra la suite.

Le téosinte, l’ancêtre du maïs

26 mardi Jan 2016

Posted by Michel in Outils de références

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Teosinte (image: ssaft.com)

Teosinte (image: ssaft.com)

Pendant des centaines d’années, les amérindiens l’ont appelé « ma mère, ma vie » tellement le maïs faisait parti intégrante de leur régime alimentaire. Cultivé avec la courge et le haricot, ce trio qu’on surnomme  « les trois sœurs » n’aurait pu exister sans un coup de main du destin.

De fait, qui aurait pu croire que le maïs moderne trouverait son ancêtre chez une graminée mexicaine appelée téosinte (zea diploperennis). Voir photo ci-contre.

En effet, même si certaines sources mentionnent qu’on aurait mangé les épis verts comme légume, les grains de la plante sont si coriaces que même les oiseaux ne peuvent les digérer; un ingénieux moyen de propagation. Mais alors, qui a t-il eu il y a 7 000 ans pour qu’on y accorde de l’intérêt? Et bien les tiges riches en sucre, une fois fermentées produisaient de l’alcool pour la confection de la « chicha« . Et oui, encore la maudite boisson, diront certains. Mais la domestication de la plante aura permis d’observer quelque chose de singulier.

Teosinte versus mais moderne

Teosinte versus mais moderne

En effet, une seule graine sur 4 millions présentait des caractéristiques différentes du plant-mère. Des expérimentations successives ont permis, 1 500 ans plus tard, de voir apparaître supposément le premier maïs. Évidemment, avant de parvenir jusqu’à nous, au Québec, il y eu une série de mutations génétiques et une sélection patiente et incessante des cultivateurs autochtones. Depuis cette époque, on en dénombre des centaines de variétés inclus dans 7 familles:

  • INDENTÉ : La majorité du maïs cultivé au Canada et aux États-Unis provient de ce type (« dent corn » en anglais). C’est le fameux « blé d’inde à vache » qu’on voit un peu partout en monoculture dans les campagnes. Il s’égrène une fois parvenu à maturité. Il s’intègre principalement dans la production de nourriture pour le bétail et dans des produits tels l’éthanol et l’huile de cuisson. Le maïs indente blanc contient un haut taux d’amidon et il s’utilise dans la confection des chips (genre Tostitos), gruau et autres produits transformés du même genre.
  • AMYLACÉ: Les anglophones le surnomme « soft corn ». Ce type de maïs est composé principalement d’amidon doux et, une fois séché, il produit une farine fine et poudreuse. Les amérindiens l’ont particulièrement cultivé pour la préparation d’une pâte qu’on appelle « masa » au Mexique.
  • FULMINANT : Utilisé pour le maïs soufflé, les grains se cuisent lorsqu’ils sont séchés totalement. Les semences peuvent se conserver plusieurs mois voire un an. C’est lui le fameux pop-corn.
  • SUCRÉ: Les variétés de ce type contiennent un haut taux de sucre. Originaire du Pérou, on le consomme bouilli, grillé et même nature dans les conserves. Le roi de nos « épluchettes ».
  • ALBUMEN CORNÉ: Aussi appelé « flint corn » ou « Northern flint » en anglais, ce type produit des grains cornés et luisant avec une écorce très dure. Utilisé surtout pour confectionner des décorations.
  • TUNIQUÉ: Connu sous le nom de « pod corn » (en anglais), chaque grain est recouvert d’une enveloppe coriace. Ce serait le premier type de maïs à avoir été cultivé par l’homme à des fins alimentaires.
  • VISQUEUX: On le voit aussi apparaître sous les termes « maïs cireux » ou « waxy corn » (en anglais). Il produit une fécule épaississante destiné, entre autre, aux industries manufacturières.
Image: rosacorleone.over-blog.com/

Image: rosacorleone.over-blog.com/

N’est-ce pas merveilleux qu’à partir d’une seule plante à l’allure austère, puisse surgir une multitude de cultivars alimentaires aux caractéristiques si différentes! Et l’histoire ne s’arrête pas là. Que se soit via les recherches gouvernementales ou par des multinationales, des personnes seules ou encore par le biais d’organismes de protection, le maïs évolue encore. Vous n’avez qu’à lire notre article intitulé « le maïs glass gem » pour vous donner un aperçu de ses possibilités versatile. Parmi les plantes les plus cultivées au monde, Il est dommage qu’une telle palette de biodiversité soit en danger par une utilisation abusive des mêmes variétés par l’agrobusiness. Une perte inestimable pour l’humanité et une réelle tristesse en considérant les milliers d’années qu’il aura fallu à l’homme pour parvenir à ces résultats.

Les Iroquoiens du Saint-Laurent, peuple du maisPOUR EN SAVOIR PLUS:  Un magnifique ouvrage intitulé « Les Iroquoiens du Saint-Laurent, peuple du maïs », vous dresse un portrait encore plus détaillé de cette relation particulière entretenue depuis le fond des âges avec cette plante qui a failli disparaître de notre alimentation avec l’arrivée des français.

L’Association Provinciale du Patrimoine Agricole du Québec

05 samedi Sep 2015

Posted by Michel in Événements et perfectionnement, Outils de références

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Association Provinciale du Patrimoine Agricole du Québec

Après une pause estivale, nous vous revenons avec toute une série d’articles, de trouvailles et de rencontres qui, on l’espère, sauront vous intéresser encore davantage à notre merveilleux patrimoine agricole québécois.

Par exemple, lors de la 178e édition de l’Exposition agricole de Saint-Hyacinthe, nous avons pu parler avec des représentants de l’Association du patrimoine agricole du Québec. Ayant comme mission de faire connaître et promouvoir l’évolution culturelle de l’agriculture au Québec, c’est-à-dire de l’utilisation des chevaux jusqu’au début de la mécanisation, cet organisme sans but lucratif, fondé en 1992, se veut le plus gros musée à ciel ouvert du monde agricole au Québec. Avec plus de 700 membres passionnés par l’agriculture (collectionneurs, protecteurs du savoir, historiens, personnes engagées par l’autonomie alimentaire, etc.), ils contribuent à rendre hommage aux pionniers qui ont marqués l’histoire du Québec agricole d’aujourd’hui. La visite de leur site Internet ou de leur compte Facebook permet aussi de connaître d’autres événements d’organismes ayant une mission similaire à la leur se déroulant soit au Québec ou en Ontario.

Tire de tracteurs à l'ancienne 2014 au week-end rouge (source: appaq)

Tire de tracteurs à l’ancienne 2014 au week-end rouge (source: appaq)

D’ailleurs, l’événement marquant de leur regroupement demeure leur « week-en rouge » qui se tiendra pour une 13e édition les 11-12 et 13 septembre 2015 à Saint-Liboire (sortie 147 de l’autoroute 20). Au menu: encan d’antiquités, marché aux puces, artisanat, équipement agricole, voitures anciennes, équipement de chevaux, musique et danse, tire de tracteurs à l’ancienne, exposition de machineries et équipement agricoles antiques, danse de tracteurs, souper, etc.

Nous tenons également à souligner la présence samedi de Pierre Rhéaume, chroniqueur à la revue la Terre de chez-nous. Monsieur Rhéaume possède un compte facebook actif très original dont nous y tirons de nombreuses photographies anciennes du monde rural. Le coût d’entrée est de 7$. Vous pouvez apporter votre pique-nique.

Pour plus d’information contactez:

  • Marcel Gravel: 450-676-9060 ou 514-605-9060
  • Pierre Cartier: 450-742-2128 ou 450-880-1340
  • Gilles Marcil: 450-799-5608 ou 450-701-0418
  • Lucien Riendeau: 450-293-6376 ou 450-776-0824

 

Le temple de la renommée de l’agriculture du Québec

21 samedi Fév 2015

Posted by Michel in Outils de références, Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Le temple de la renommée de l'agriculture du Québec

Depuis 1991, le Temple de la renommée de l’agriculture du Québec met en valeur les personnes dont la contribution exceptionnelle a permis l’avancement de l’agriculture au Québec. Honorés dans le cadre d’un banquet suivant l’assemblée générale annuelle, cette occasion ce veut un moment où, habituellement 3 récipiendaires, verront leurs photographies et réalisations exposées pour la postérité sur les murs de Société d’agriculture de Saint-Hyacinthe.  Depuis 23 ans, 70 hommes et femmes ont déjà pris part à ce « mur des célébrités » que vous pouvez consulter dans la section « hommage aux artisans » de leur site Internet.

Ainsi, pour être sélectionnés, les élus auront dû démontrer dans leur mise en candidature leur rôle et l’impact positive de leurs actions au sein du monde agricole et cela, sur une période prolongée. Le comité de sélection étudie chacun des dossiers soumis avant le 1er mai de la même année. Reconnus par leurs pairs mais souvent inconnus par le public en général, il est intéressant de constater les multiples talents dont ont fait preuve ces individus et ce, dans les multiples sphères de l’agriculture.

En effet, on ne touche pas uniquement à la production laitière ou bovine mais aussi l’acériculture, l’horticulture, l’agronomie,  la culture maraîchère, l’enseignement, la muséologie, etc.

Bref, toutes les sphères de l’agriculture avec un grand A s’y retrouve. Une belle trouvaille pour les amateurs d’histoire récente.

Hommage aux artisans

Un relooking pour le printemps

21 mercredi Mai 2014

Posted by Michel in Outils de références

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Potagers urbains, les légumes anciens les plus cultivésAprès plus de trois ans avec la même mise en page, nous croyons pertinent « relooker » notre blogue. À la suite d’un interminable hiver, le désir de revêtir nos plus beaux atours s’est fait sentir.

Nous optons donc pour un visuel sobre et épuré afin de continuer à donner toute la place aux sujets et aux acteurs (trop souvent ignorés) qui les entourent. Nous poursuivrons nos fouilles pour vous dévoiler ces pans de l’histoire si peu explorés sur le net et à vous en apprendre toujours davantage sur les fruits et légumes rares du Québec et parfois d’ailleurs.

Pour ce renouveau, nous vous proposons un livret de 30 pages édité en avril dernier intitulé « Potagers urbains: les légumes anciens les plus cultivés« . Pour vous brosser un tableau très sommaire de son auteure, Louise Chevrefils, sachez simplement qu’elle fût l’une de nos muses lorsqu’il y a plus de 10 ans, nous avons commencé à nous intéresser à ce sujet.

En effet, celle-ci avait déjà une bonne longueur d’avance car elle distribuait généreusement sur l’Internet naissant ses observations, de l’information et des photographies sur ce monde végétal qu’elle avait acquis depuis les années 1980. Avec tant d’expérience derrière la cravate, elle souhaite aujourd’hui…

venir en aide aux jardiniers qui désirent cultiver des légumes traditionnels, des variétés déjà citées dans le catalogue Vilmorin-Andrieux à la fin du 19e siècle auquel se sont ajoutées des variétés développées au 19e et 20e siècle avant les bouleversement de la culture industrielle.

Louise Chevrefils

Louise Chevrefils

Distribué au moyen d’une plateforme d’édition indépendante, nous croyons important encourager cette forme de transmission du savoir citoyen car, en ce qui a trait à aux légumes ancestraux, ce sont souvent des sources inestimables d’expérimentation et de trouvailles. Au prix de 9.99$ en format PDF instantané, 14,99$ avec couverture souple ou 29,99$ avec couverture rigide imprimée, vous apprendrez, nous en sommes persuadés « des vertes et des pas mûres ».

Nous voulons remercier Jasmine Kabuya Racine de nous avoir fait découvrir cette référence. N’oubliez pas de visiter son blogue « Je suis au jardin » et de lire, entre autre, ses chroniques horticoles dans le magazine Coup de pouce.                      

La collection d’aquarelles du département d’agriculture des États-Unis

22 samedi Juin 2013

Posted by Michel in Outils de références

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Pomological Watercolor CollectionUne des tâches lorsque nous faisons des recherches sur une « supposée » ancienne variété du Québec est de recueillir son historiographie, c’est-à-dire trouver toutes sortes de données pour documenter son histoire (témoignages verbaux, écrits, descriptifs physiques, etc.) et éventuellement les comparer avec d’autres sources.

Durant cette partie, nous devons aussi, si c’est possible, nous tourner vers les dessins, vidéos, photographies, reportages et tout ce qui pourrait nous permettre de représenter le fruit ou le légume; ce qui n’est pas toujours possible lorsqu’on tend à reculer loin dans le temps.

Heureusement, il existe des ressources sur le web un peu partout dans le monde. Pour les cultivars du Québec, nous pouvons nous tourner vers le département d’agriculture des États-Unis et plus spécifiquement vers sa collection d’aquarelles (Pomological Watercolor Collection).

En effet, très peu connue, cette collection unique a été créée par divers artistes entre les années 1886 et 1942 pour mieux visualiser des cultivars développés ou introduits par les producteurs ou encore découverts par des explorateurs vers la fin du 20ème siècle. Techniquement précises, elles ont été utilisés à l’époque pour créer des lithographies afin d’illustrer des bulletins, annuaires et d’autres séries de documents distribuées aux cultivateurs et jardiniers à travers l’Amérique. Et si vous le souhaitez, vous pouvez même acheter une reproduction.

Lancement du livre gratuit « Le potager urbain »

25 lundi Mar 2013

Posted by Michel in Outils de références

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Le potager urbain (pré-lancement)

À l’été 2012, nous avons reçu une invitation innatendue. Josée Landry et Michel Beauchamps, ceux-là même ayant eu mal à partir avec la municipalité de Drummondville concernant leur potager en façade, nous proposait une bouffe autour de laquelle plusieurs personnes liées de près ou de loin à l’agriculture urbaine seraient conviées pour un projet bien spécial: la création d’un livre. Pourquoi nous?

Josée Landry et Michel Beauchamps (source: www.lepotagerurbain.com)

Josée Landry et Michel Beauchamps (source:www.lepotagerurbain.com)

De fait, nous ne nous étions jamais rencontrés auparavant. Les seuls contacts avaient été par courriels et leurs perceptions fondées uniquement sur nos écrits via notre blogue. Fallait avoir confiance en « titi » pour convoquer de parfaits inconnus tels que nous. Ils ont pris une chance et d’un côté comme de l’autre n’avons été déçu car nous vous présentons aujourd’hui le fruit de cet effort commun.

En effet, après leur mésaventure estivale, le couple avait l’idée de partager leurs expériences concernant le jardinage urbain par la création d’un livre gratuit destiné aux intéressés. Forts de leurs péripéties et de la visibilité générée par les multiples médiums de communication, le momentum s’avérait parfait pour pousser encore plus loin.C’est donc par un un beau samedi d’août qu’une vingtaine de personnes, en majorité inconnues entre elles, se sont rassemblées chez-eux pour discuter mais surtout s’organiser pour créer cette oeuvre qui, après 8 mois s’est intitulée simplement : Le potager urbain (3.1 meg).

En version numérique téléchargeable, le couple a aimablement décidé de vous permettre de consulter deux chapitres en pré-lancement.  Mais, il comprendra de nombreux autres  chapitres tout aussi intéressants les uns que les autres; tous écrits par ceux-là même ayant décidé de s’impliquer de manière bénévole et ce, selon leurs compétences et leurs intérêts.

Pour notre part, nous avons été choisi pour démarrer le premier chapitre et traiter des semences ancestrales. Vous aurez l’occasion de me voir la binette, ma conjointe m’ayant laissé le soin de nous représenter. Nous tenons vivement à souligner les efforts de Josée et Michel ainsi que tous les collaborateurs qui, en bout de ligne, ont rehaussé la qualité et le sérieux de ce livre. Sans tout ce beau monde, tout ceci n’aurait pas eu lieu.

Le lancement officiel se tiendra le dimanche 21 avril 2013, jour de la terre, à la Maison Aurore sur le Plateau Mont-Royal entre 12:00 et 14:00.
Bienvenue à tous et bonne lecture!

Une histoire des jardins au Québec

28 jeudi Fév 2013

Posted by Michel in Outils de références

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Histoire des jardins au QuébecDans la cuvée des livres 2012 jumelant histoire et agriculture au Québec, nous avons eu le loisir de lire « Une histoire des jardins au Québec, De la découverte d’un nouveau territoire à la conquête« . Sans tomber dans les détails, nous pouvons nous rendre compte qu’il est l’un des rares ouvrages québécois à traiter explicitement du contenu des jardins-potagers aux débuts de la colonie française en Amérique du Nord. Pas moins de 66 pages sont consacrées à chaque légumes, fruits, fines herbes aromatiques, fleurs et verdure comestible en y intégrant des citations de personnages  les ayant cultivé ou observés jadis, leus techniques de culture et leur historique.

Pour vous donner un bref exemple, voici une description du chervis, une plante-racine anciennement consommée par nos ancêtres.

Le chervis est un légume ancien, originaire de l’Asie centrale et occidentale, qui apparaît dans le potager dès le moyen du Moyen-Âge, bien qu’il ne semble guère répandu avant le XVe siècle. Il est fort probable que la plante soit le Silum du capitulaire De Villis. C’est une plante vivace qui produit un groupe de racines charnues, farineuses et sucrées, d’environ 1 cm de diamètre et de 12 cm de longueur. La récolte de la racine s’effectue à la fin de la saison et avant les gelées. Les racine se mangeaient cuites, avec de la crème ou dans un bouillon.

Écrit par Daniel Fortin, ce n’est pas un livre de chevet mais bien un ouvrage de références. Il a le mérite de retracer le contenu le plus complet que nous ayons observés jusqu’à ce jour des aliments cultivés par nos ancêtres et ce, de manière chronologique, c’est-à-dire pendant la domination au temps des autochtone,, durant la nouvelle-France et après la conquête par les Anglais. Vous y retrouverez bon nombre de spécimens oubliés à faire revivre dans vos potagers.

La micro-agriculture

15 mardi Jan 2013

Posted by Michel in Outils de références, Types de jardins-potagers

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Le jardinier-maraîcher

Peut-on bien vivre de la terre avec seulement 1 hectare ou moins du superficie cultivable?

La majorité des gens en douterait, agriculteurs compris. Comment espérer rentabiliser un si petit espace en considérant les coûts de la machinerie, la main-d’oeuvre et l’hypothèque, l’achat des semences, les engrais, l’essence, la rénovation, le fonctionnement et l’entretien des bâtiments et j’en passe ?

Pourtant, la micro-agriculture tend tranquillement à faire mentir les plus septiques si on s’y prend de la bonne manière.

En effet, la ferme la Grelinette de Saint-Armand située en Estrie,  a su faire des ventes de 100 000$ dès la 4e année d’exploitation. Aujourd’hui, l’entreprise génère des ventes entre 60 000 et 120 000$ par an. Pas mal pour un si petit lopin de terre. Leur secret: réduire les frais au maximum. Par exemple, ils ont su axer leur production sans recourir à aucune grosse machinerie. Tout est fait à la main ou à l’aide de petites machineres beaucoup moins onéreuses.

Qui plus est, un acre coûte moins cher en terme d’investissement s’il est loué; leur résidence étant elle aussi sise sur ce dernier. Plus de congestion routière… le bonheur TOTAL comme dirait ma mère. Ils ont aussi opté pour des produits (fruits et légumes bio) à valeur élevée sans passer par aucun intermédiaire, augmentant encore plus leur marge de profit. Bien entendu, ce n’est qu’un fragment de l’ingéniosité derrière cette technique bien particulière.

Jean-Marc Fournier (source: lejardiniermaraicher.com)

Jean-Marc Fournier (source: lejardiniermaraicher.com)

Bref, le jeune propriétaire Jean-Marc Fortier est tellement convaincu et enthousiaste par ses expériences et ce qu’il a vécu dans d’autres productions du même style qu’il a décidé en 2012 d’écrire un livre expliquant de manière très explicite son succès, chiffres à l’appui.

Le jardinier-maraîcher Manuel d’agriculture biologique sur petite surface propose une manière différente d’aborder l’agriculture et de la ramener à échelle humaine. Résolu à repousser les croyances, l’auteur n’est pas sans nous narguer qu’avec ses revenus, il se permet même 3 mois de repos pendant la période hivernale pour voyager et vaquer à d’autres projets d’intérêts. Disponible au coût de 30$.

Pour qui le sujet intéresse, on nous suggère LA ressource malheureusement en anglais: Growing for market, une revue américaine.

grelinetteLe saviez-vous? La grelinette est un outil de travail idéal pour le potager inventé par André Grelin en 1963. Elle aère le sol sans détruire la vie microbienne. Nous l’utilisons chez-nous depuis des années car elle remplace le fameux rotoculteur, prend beaucoup moins de place au garage et disons-le n’exige aucun entretien ou presque.

 

Les All-American selections

19 jeudi Avr 2012

Posted by Michel in Outils de références

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W. Ray Hastings (source: en.m.wikipedia.org)

En 1932, W. Ray Hastings, président de l’Association des semenciers du Sud d’Atlanta en Georgie, propose l’idée des « All-America Selections« . Cette suggestion se voulait un outil destiné aux jardiniers amateurs n’ayant aucune source fiable sur laquelle s’appuyer pour connaître les « vraies » nouvelles variétés performantes de l’époque.

En fait, il existait des magazines de consommateurs dans les années 1920 et début 1930 mais les renseignements transmis s’avéraient souvent trompeurs  voires erronés. Pour palier cette lacune, il encouragea les entreprises de semences à mettre sur pied, en partenariat, des bancs d’essai afin de tester les nouveaux cultivars de légumes et de fleurs pour établir des standards  communs en vue d’en faire leur promotion. Il recommanda un réseau nord-américain où des juges impartiaux et qualifiés testeraient uniquement des semences de cultivars non vendus dans le commerce. Cet organisme verra donc le jour en 1933.

Aujourd’hui ce sont 40 terrains d’essai répartis dans 24 états aux États-Unis et dans 5 provinces canadiennes qui testent, en plus des légumes et des fleurs, les nouveaux  cultivars de fruits et de fines herbes créés par les meilleurs « hybrideurs » jardiniers des deux pays. Chaque site a un juge impartial bénévole chevronné chapeauté par un comité organisateur. Les plantes championnes se voient certifiés « AAS winner » selon les catégories or, argent et bronze.

De fait, évaluées sur une année de croissance complète, selon une échelle de 0 à 5 (5 étant la plus élevée), la plus haute distinction sera attribué à la variété qui, au cours des dix dernières années, aura améliorée de manière significative au moins deux des qualités énumérées ci-dessous afin d’être prise en considération.

  • Précocité de la floraison
  • Maturité
  • Résistance aux  maladie ou aux insectes
  • Originalité des couleurs
  • Saveur
  • Formes des fleurs
  • Productivité
  • Durée de floraison et
  • Performance générale.

Ainsi, le sceau AAS Winner (voir logo ci-contre) vous donne l’assurance d’une plante mise à l’épreuve par une organisation indépendante, neutre et évaluée par des experts en horticulture. Vous êtes intéressés à intégrer d’anciennes variétés performantes de l’époque, n’hésitez pas à télécharger gratuitement le document EXCEL ci-dessous. Vous pourrez les classer par année, espèce, variété, hybrideur et par mérite (or).

Gagnants All-American Selections (entre 1933 et 2012)

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