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Apres Provender, une application qui cherche à rapprocher agriculteurs et restaurateurs, une autre marche dans la société de partage dans le monde agricole vient de se construire avec Maferme.

En effet, éliminer les intermédiaires ainsi que les coûts de distribution tout en rapprochant cette fois-ci les agriculteurs et les consommateurs, voilà l’une des missions de la nouvelle plateforme fondée par Pierre-Luc Carmel Biron. Selon le fondateur:

Nous croyons aux bienfaits et aux avantages d’une agriculture de proximité, biologique, à échelle humaine et respectueuse des animaux, des producteurs et des consommateurs.

Dans quelques jours, vous pourrez ainsi géolocaliser le producteur le plus près de chez-vous, consulter ses produits et prendre connaissance de ses lieux de distribution. Les objectifs, espère t-il, sera d’augmenter la flexibilité mais aussi mieux contrôler les prix.

Le site prélève une commission de 2% sur les ventes réalisées par les agriculteurs. Des frais de 3% sont également facturés aux clients pour chaque paiement réalisé avec une carte de crédit. Selon Monsieur Carmel Biron, plus de 3000 consommateurs ont déjà manifesté leur intérêt pour ce service. Gagnant de la Bourse « André Waechter » de 10 000$ de la Fondation HEC en 2015, l’idée s’est réellement concrétisée lorsqu’il développa un système informatique pour aider sa tante au Lac-Saint-Jean à gérer ses commandes de la ferme. Selon le site:

Une première version de maferme est alors développée et utilisée, pour la saison 2015, par Les Jardins de Saint-Félicien, leurs points de livraison et plus de 200 abonnés.

À partir de ce succès, il décide de proposer une formule à la carte destinée à l’ensemble du Québec. Mais qui sait, peut-être sommes nous en présence d’une future star-up mondial?

De fait, bien que l’augmentation récente des prix du panier d’épicerie provient en grande partie de la marge de profits des « intermédiaires », des importations minées par la faiblesse du dollar canadien et des fluctuations à la hausse dues aux boursicoteurs, une économie de proximité élimine presque totalement ces variations, ce qui se refile automatiquement au deux extrémités de la chaîne: le producteur et le consommateur.

Dans ce cas-ci, un autre intermédiaire reprend la place mais comme Uber X et AirBnb, il y a de fortes chances pour qu’on soit en présence d’une autre petite révolution de la société de partage. Le temple de l’alimentation pourrait fort bien aussi commencer à trembler un jour. On verra la suite.

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