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Potagers d'antan

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Archives de catégorie : Légumes du Québec

Liste de variétés de légumes rares au Québec

Sur les traces du concombre Tante Alice (acte 2)

14 vendredi Jan 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Vous souvenez-vous de notre articles du 15 novembre 2010  « Sur les traces du concombre Tante Alice (acte 1) »? Nous tentions de retracer l’historique de cette variété car trop de gens reproduisaient la même description de manière infinie soit:

Variété du patrimoine cultivée par madame Alice Gosselin 90 ans du comté de Dorchester au Québec.

Trop simple à notre goût, nous avons tenté de connaître l’histoire au complet.

Après plusieurs contacts, recherches et démarches, certaines questions demeurent encore sans réponse pour le moment mais nous levons tranquillement le voile sur ce cultivar sauvé in extremis de la disparition complète.

Concombre Tante Alice (Image: http://www.seeds-organic.com)

En effet, en 1998, Antoine d’Avignon, un représentant aujourd’hui décédé du Semencier du Patrimoine Canada, offrait pour la première fois aux membres de cet organisme des graines de ce concombre hérité en 1997 de Madame Alice Gosselin (supposément du comté de Dorchester … à vérifier). Qualifié de « particulièrement savoureux, charnu et presque sans pépins » par Monsieur d’Avignon, cette dame âgée de 88 ans (en 1997) ne voyant aucun intérêt chez ses enfants à perpétuer ce légume qu’elle cultivait depuis longtemps et lui légua une poignée de ses semences dans l’espoir qu’elles lui succéderait. C’est pour cette raison qu’en mémoire de Madame Gosselin, il fût nommé « concombre tante Alice » par Monsieur d’Avignon.

Par la suite, nous avons pu retracer les écrits de 4 personnes ayant reçu pour la première fois des semences de Monsieur d’Avignon et les ont ré-offertes l’année suivante dans l’annuaire d’échanges de l’organisme. Voici leurs commentaires:

(1) Large fruit has flesh which is perfumed, easily digested, and has a superior taste. Skin is hard and bitter – so peel off. Prolific, no disease. The best cucumber that I have grown in a long time. Still grown by Tante Alice Gosselin, 90 years old, in Dorchester county, Quebec. An heirloom variety.

(2) A big fruited, garden variety of high quality reminiscent of the English greenhouse variety. Quebec heirloom. 

(3) Large fruit with perfumed flesh that has superior taste, is crisp & juicy and easily digested. Skin is hard and inedible – must be peeled off. Disease resistant. Heirloom variety. Original source traced to Tante Alice Gosselin, Dorchester, Quebec.70 days to maturity.

(4) Large fruit has flesh which is perfumed, easily digested and has superior taste. Skin is hard and bitter – so peel off. Prolific, no disease observed. This mid-season, semi-bush type is still grown by Tante Alice Gosselin , 88 years old . A real heirloom variety

Voici, semblerait-il, le début officiel de l’histoire.    

Nous poursuivons nos investigations car il manque des données à notre enquête.
Nous voudrions remercier les personnes nous aidant dans nos démarches; c’est très apprécié. 

Vous lirez la suite dans l’acte 3.
Bonne fin de semaine!

L’épinard Norfolk

06 jeudi Jan 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Épinard Norfolk (image: http://www.heritageharvestseed.com)

La recherche d’anciennes variétés est une véritable chasse au trésor, surtout si de surcroît, elles sont très rares. On ne sait jamais de quelles manières, ni de quels endroits elles vont provenir.

À l’occasion, ce sont des collectionneurs privés, des artistes engagés, un hasard d’une rencontre imprévue, la visite d’un potager, une référence d’un blogue obscur (un peu comme le mien), etc.

Cette fois-ci, les graines de ce cultivar d’épinard très rare proviennent d’un couvent, plus spécifiquement de la congrégation des Soeurs Saint-Vincent-de-Paul à Kingston en Ontario.  Je vous invites à visiter  la section ¨seed sanctuary » (en anglais seulement).

Semences Épinard Norfolk

En effet, ces religieuses préservent plus de 400 cultivars de légumes, fines herbes et fruits dans leur jardin fondé dans les années 1930.  Vous retrouverez des bijoux ayant été cultivé depuis plus de 100 ans. J’ai eu un brin de nostalgique lorsque j’ai reçu mon sachet de semences sur lequel était inscrit des infos tapées à la dactylo.

J’ai ainsi pu mettre la main sur cette variété en danger d’extinction supposément développée au Québec dans les années 1880. Le catalogue de Ewings Seeds de 1914 fait référence à la variété « Norfolk-Savoy ». Le catalogue de Reenie’s de 1920 quant à lui fait référence à la variété  Norfolk comme pouvant aussi s’appeller « Bloomsdale Savoy-Leaved ». Si c’est le cas, et bien nous sommes en présence d’une semence qui s’est fait renommer.

En effet, on retrouve ce cultivar aux États-Unis, plus pécifiquement à Omaha au Nébraska dès 1898.  Nous cherchons encore à confirmer si notre théorie se tient. En attendant, nous l’inscrivons à notre palmarès des légumes du Québec.

Graines d’épinard Norfolk

Culture: L’épinard aime le froid. Lorsqu’il commence à faire chaud, il monte en graines. C’est pourquoi vous pouvez le semer très tôt directement au jardin au printemps (en début avril ou dès que le sol peut être travaillé) ou très tard en automne (fin septembre). La variété Norfolk, selon certaines sources, pourrait même résister à des températures allant sous -35 degrés celsius (vous avez bien lu!), s’il est protégé du vent glacial. J’avoue douter beaucoup mais c’est en expérimentant qu’on saura.  Malheureusement, il est top tard pour cette année mais un jour, nous tenterons le coup. brrrrr!  Envoyez-nous vos commentaires si vous avez déjà fait l’expérimentation.

Le haricot: Thibodeau de Beauce

29 lundi Nov 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Haricot Thidodeau de Beauce

Ancien cultivar nain très productif en provenance de la Beauce au Québec. Possède de grosses cosses vertes striées mauves. Très jolies au jardin car les fleurs sont roses. Vous allez épater vos visiteurs. Cueillir jeune. Bonne saveur, tendreté et consistante. Plants vigoureux résistant aux températures pluvieuses et froides. Aucune maladie connue. En consultant divers documents, la semence ressemble énormément à une variété de haricot Mohawk mais mis-à-part l’aspect visuelle de la graine, là s’arrête la comparaison puisque je n’ai pu voir les caractéristiques de la plante ou du légume. Ce ne serait pas étonnant car la Beauce sit sur le territoire autrefois occupé par la nation Iroquoienne du St-Laurent vers 1500.

Haricot Thibodeau de Beauce

Culture: Lorsque le risque de gel est passé, semer sur un site ensoleillé à une profondeur d’une phalange directement sur buttes espacées de 50 cm. Chaque graine doit être distante de 30 cm environ.  C’est tout. La nature fera le reste. Germe dans la première ou au début de la deuxème semaine. Maturité 45 jours.

Les gens qui en veulent tout l’été sèment à plusieurs reprises dans l’été. Si vous désirez récolter les semences, laissez sécher complètement sur le plant 15 jours de plus ou jusqu’à ce que le plant soit complètement séché. Récoltez par temps sec, habituellement à la fin de l’après-midi. Ceci pour éviter que vos semences ne pourrissent, il est très important comme les chemises de l’archiduchesse qu’elles soient archi-sèchent (pas évident ni de le dire ou de l’écrire).

Annectode: Lors de mes premières années d’expérimentation, je recevais des semences de haricot et à la récolte, elles n’étaient pas de la même couleur. Que s’était-il passé? Y avait-il eu un autre cultivar près de chez-moi qui aurait pu contribuer à une pollinisation croisée? Ces questions sont restées en suspend pendant 2 ans jusqu’au jour où, ayant entreposé mes anciennes graines, je les ressorties et… celles-ci avaient brunies. Mystère résolu!

Haricot récolté en 2010 (à droite) et en 2009 (à gauche)

La pomme de terre « Veine Rose »

23 mardi Nov 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Veine Rose (Image d'Agriculture et Agroalimentaire Canada)

Même si Peter Kalm prétend qu’en 1749 « presque personne n’a de pommes de terre à l’île d’Orléan », un document cité par Fernand Ouellet précise quant à lui qu’en 1770,  22 000 boisseaux étaient produits à cet endroit. C’est précisément cette culture qui, cite Georges Gauthier-Larouche, expliquerait vers 1746 le début de l’agrandissement des caves, leur meilleure aération et la surélévation des rez-de-chaussées et ce, pour mieux entreposer ce légume.

Cette pomme de terre, aussi appelée ¨Belle rose¨provient de Monsieur Louis-Marie Ouellet de Saint-Onésime de Kamouraska au Québec. De forme longue et ovale, elle possède une peau rose pâle  et sa caractéristique principale est sa marbrure rose sous la peau, autour des yeux, comme la photographie l’illustre. Bien qu’il soit impossible pour le moment, de retrouver la trace exacte de ce spécimen dans le temps, la banque de gène d’Agriculture et Agroalimentaire Canada la juge suffisamment intéressante pour la considérée comme une pomme de terre unique du patrimoine du Québec.  Des échantillons, exempts de toute maladie sont disponibles sur le site de cet organisme. 

Saviez-vous qu’à l’époque, faute de moyens, on pouvait se fabriquer de la peinture de pomme de terre? Je vous inscris ici-bas la recette tirée de la Gazette des Campagnes (08 avril 1892, p.79).   

Cette peinture n’a pas la même solidité que celle que l’on fait à la chaux et au lait, mais elle est plus économique. Faites cuire des pommes de terre, pelez-les, écrasez-les, encore chaudes, dans dix livres d’eau bouillantes. Passez ce mélange au tamis de crin et mêlez-y une quantité de blanc d’Espagne que vous colorerez avec de l’ocre ou du noir de fumée pour lui donner une teinte grise.

Important: Aucun végétal qui se reproduit par un bulbe (ex: ail, pomme de terre, oignon égyptien…) ne peut passer les douanes sans une certification phytosanitaire gouvernementale. Ceci, afin d’éviter la propagation de champignons, parasites et autres bactéries nuisibles entre pays. Il est primordial de s’y conformer.  Cette certification est difficle à obtenir et surtout, à maintenir par les entreprises car des contrôles fréquents sont exigés par les autorités. Cela expliquerait pourquoi peu de compagnies offrent des pommes de terre. dans leur catalogue. 

Pour en obtenir des rares, il reste les échanges entre jardiniers, les fêtes des semences, les bazars « végétal » et autres journées thèmes de regroupements ou associations horticoles .

Veine Rose (Image d'Agriculture et Agroalimentaire Canada)

Culture: Vous souhaitez débuter une culture de pommes de terre. Pourquoi ne pas essayer la culture sous carton.

Le pois « Saint-Hubert »

02 mardi Nov 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Saint-Hubert

L’étymologie des noms de fruits et légumes est fascinante. On y découvre une foule de renseignements sur nos racines, notre histoire, nos moeurs et quelques fois de véritables épopées. Par exemple, l’appelation du pois « Saint-Hubert ».

En effet, une ancienne tradition européenne remontant au 15e siècle mentionne qu’une soupe aux pois serait associée à Saint-Hubert, patron des chasseurs et des forestiers.

En résumé, au 7e siècle, après s’être éloigné de Dieu et avoir chassé un vendredi Saint, Hubert aurait rencontré un cerf portant une croix scintillante qui l’aurait enjoint de propager la parole du divin.

Plants de pois St-Hubert

Plants de pois St-Hubert

Après maints exploits dont des miracles, il amena l’évangile dans les contrées lointaines et construisit de multiples lieux de prières dédiés au Seigneur. Il mourut le 30 mai 727 et fût consacré Saint le 03 novembre 743. C’est l’une des raisons qui explique qu’il soit célébré le 03 novembre en Belgique et le 30 mai en France.

Par ailleurs, les colons en provenance d’Europe auraient apporté cette variété au Québec au 17e siècle et aurait perpétué son nom à ce cultivar inclus dans la fameuse « soupe de chasse » et ce, en l’honneur de Saint-Hubert.

Pois Saint-Hubert

Pois Saint-Hubert

Cette légumineuse verte à sécher, exige un tuteur puisqu’elle peut atteindre 3 à 4 pieds de hauteur. Ses fleurs blanches donnent une douce couleur subtile au jardin qui produiront de belles cosses vertes. Rare et difficile à trouver. Est considérée en voie d’extinction.

Je n’ai pas encore trouvé la fameuse soupe de chasse mais je ne peux ici m’empêcher de vous transmettre cette simple recette de soupe aux pois tirée du livre du cercle des fermières  « Qu’est-ce qu’on mange, volume 1 ».

  1. 225g (8 oz) de pois verts séchés
  2. 60 ml (1/4 tasse) de lard salé
  3. 1.75 L (7 tasses) d’eau
  4. 1 oignon émincé
  5. 1 carotte, en cubes
  6. 1 feuille de laurier
  7. 10 ml (2 c. à t.) feuilles de céleri émincées
  8. 5 brins de persil
  9. 2 ml (1/2 c. à t.) sarriette hachée
  10. sel et poivre
  • Dans une casserole, combinez tous les ingrédients;
  • Amenez à ébulition;
  • Laissez bouillir 2 minutes;
  • Réduisez le feu et couvrir;
  • Laissez mijoter emviron 1 1/2 heure en remuant de temps en temps;
  • Retirez le lard salé;
  • Passez la soupe au mélangeur;
  • Vérifiez l’assaisonnement;
  • Décorez de quelques lardons;
  • Servez… Donne 2 Litres ou 8 tasses

Bon appétit!

L’ail Northern Quebec

22 vendredi Oct 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Une seule gousse d’ail Northern Quebec peut être aussi grosse qu’un 2 dollars

Comme c’est le temps de planter l’ail, j’ai songé vous en proposer une ancienne variété… évidemment!. Il est difficile de connaître avec exactitude la provenance de celle-ci puisque l’ail a été amené par les premiers colons et les vagues successives d’immigrants. Les anciens catalogues, vieux livres et références de l’époque ne mentionnent jamais le nom de la variété. Un peu comme si elles se ressemblaient toutes.

Celle-ci aurait été adapté depuis la Nouvelle-France. Elle possède une tige dure proche de l’ail sauvage qu’on peut consommer comme de la fleur d’ail et ce, avant que la fleur n’éclot. Si vous attendez, elle sera trop coriace et elle développera des bulbilles (petits bulbes) qui affaiblieront votre bulbe principal. À moins que ce ne soit votre intention car les bulbilles se consomment aussi. Une fois récoltée et séchée,elle se conservera plusieurs mois dans un sac de papier brun dans un endroit sec et aéré. Oubliez donc toutes les méthodes dispendieuses qu’on tente de vous vendre pour conserver l’ail.

Ail Northern Quebec

Ail Northern Quebec

Cette souche a été désignée menacée par le « Semencier du Patrimoine« . Un programme de protection de l’ail canadien est justement disponible via cet organisme pour ceux qui souhaiteraient faire leur part. Elle est très difficile à trouver.  En vous inscrivant, vous devrez choisir, à partir d’une liste d’ail menacé, les cultivars que vous souhaitez recevoir. Les responsables du programme vous enverront gratuitement environ 3 à 4 bulbes de chaque variété, soit assez pour commencer votre culture. Il va de soi que le nombre de cultivars que vous souhaiterez protéger dépend de la grandeur du terrain et de votre énergie à vous y investir. Je vous suggère toutefois de limiter vos ardeur à une ou deux pour commencer; histoire de prendre conscience de ce type de culture.

Culture: Au Québec, la plantation s’effectue 3 à 4 semaines avant le gel définitif du sol (pas avant la mi-octobre). Planter la gousse le bout pointu vers le haut à une main de profondeur espacé d’environ 20 cm entre chacun des caïeux. Après la première grosse gelée, recouvrir de 10 cm de feuilles mortes (TRÈS IMPORTANT) pour éviter les gels et dégels successifs . Vers la fin juin, couper la hampe florale (fleur d’ail) pour faire croître le bulbe. Récolter vers la fin juillet et sécher dans un endroit sec et aéré. Comme une photo vaut mille mots, suivez le lien suivant pour une séquence imagée.

Variété disponible dans la section « Pour comnander ».

Le pois-fève Laliberté

18 lundi Oct 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Pois-fève Laliberté

Une grande partie du patrimoine horticole du Québec était, à l’époque, pérpétué de génération en générations. Avec le temps, les semences s’étaient tellement bien adaptées au milieu qu’elles avaient acquis de nouvelles physionomies et/ou qualités génétiques qu’elles n’avaient pas lorsqu’elles ont été introduites par les nouveaux colons.

On pouvait dès lors, leur reconnaître leur unicité; d’où l’appellation des cultivars du nom de la famille productrice. C’est le cas de cette légumineuse. Ni pois, ni fève, elle se situe entre les deux.

En fait, le plant ressemble à un haricot nain et le légume à un pois. En 1999, elle était cultivée par Monsieur Laliberté de Lotbinière âgé de 80 ans qui confirmait le caractère unique de cette plante dans tout le Canada. Considérée en danger d’extinction, le légume frais est fade. Nous vous suggérons de le sécher et de le consommer en soupe au pois; mets traditionnel au Québec en début du siècle passé.  Là, il gagnera beaucoup en saveur.

Remis par le fils de Monsieur Laliberté à Antoine Davignon, un ange protecteur du Semencier du Patrimoine.  Décédé en 2003, c’est sa soeur, Madame Gisèle Davignon qui nous les a transmises.

Culture: Semer en terre une fois le risque de gel au sol écarté. Exige un tuteur car le plant peut monter jusqu’à 1 mètre de haut. Maturité entre 90 et 100 jours.

Variété disponible dans la section « Pour comnander ».

La rhubarbe « MacDonald »

13 mercredi Oct 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Rhubarbe MacDonald (image: backyardgardener.com)

Saviez-vous qu’il existait des dizaines de variétés de rhubarbe? Certaines à tiges vertes, rouges, courtes ou longues?

Une grande majorité de celles qu’on cultive encore aujourd’hui proviennent de Chine, Russie et Mongolie. Elles auraient été introduite en Amérique du Nord au début du 19e siècle et servaient, en grande majorité, à la confection de tartes; une tradition des anglo-saxons appelée « pieplant ». C’est justement à cause de son utilisation « sucrée » qu’elle a été classée comme un fruit par la Direction des Douanes de New York en 1947. Mais en réalité, les livres de botanique la classe comme un légume.

Par ailleurs, l’une d’entre elles a été créée au Québec dans les années 1920 par le professeur Harold Murray du MacDonald Agriculture College: la « MacDonald ».  Ce cultivar aux longues tiges rouges (jusqu’à 2 mètres) peut servir à d’autres usages insoupçonnés.

Justement, une entreprise du Lac-Brome, La Rhubarbelle, utilise d’anciens cultivars de rhubarbe notamment la « MacDonald » pour confectionner des jus haut de gamme. Comme ce jus est disponible dans quelques établissements seulement dont le IGA Pépin de Saint-Hilaire, j’avais bien envie d’y goûter cette fin de semaine. Malheureusement, j’ai eu beau faire les allées, demander aux commis, impossible d’en trouver. Si vous avez davantage de chance que moi, j’aimerai bien avoir vos commentaires. Bonne dégustation!

Le topinambour

02 samedi Oct 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec, Plantes comestibles indigènes au Québec

≈ 11 commentaires

tubercules de topinambours rouges

tubercules de topinambours rouges

Le topinambour est une vivace originaire de l’est de l’Amérique du Nord. Samuel de Champlain relate son existence en 1612 via ses écrits sur les plantes trouvées en Amérique. Son nom est une confusion survenue à la cour du roi de France en 1613, lorsqu’il fût présenté en même temps que six amérindiens issus d’une peuplade brésilienne nommée « les topinambous ». Il portera aussi le nom d’artichaut du Canada, puis artichaut de Jérusalem, une déformation de son nom latin «girasole articocco». Il tombe dans l’oubli après la 2e guerre mondiale car associé à la disette mais surtout remplacé par la pomme de terre.

Le tubercule est fragile. Il se conservera quelques jours au réfrigérateur. Un vieux truc consiste à l’entreposer chez-vous et le recouvrir entièrement de sable pour en déguster tout l’hiver. Dans ce cas, il se conservera jusqu’à 2 mois; c’est pourquoi vous voyez de la terre sur les photos car ça le protège lors de la récolte. C’est le dernier légume qu’on récolte au jardin car le goût est à son meilleur après la première gelée au sol.

Culture : Plantez les tubercules au printemps ou à l’automne. Il ne demande aucune protection hivernale. Surveillez-le car il est très prolifique et envahissant. Aucune maladie ou insecte ennemi connu. Peut facilement atteindre plus de 2 mètres de hauteur.

Grosseur des topinambours envoyés par la poste (en bas) versus un topinambour d'un an après la plantation (en haut).

Grosseur des topinambours envoyés par la poste (en bas) versus un topinambour d’un an après la plantation (en haut).

Oignon ou échalotte de Sainte-Anne

28 mardi Sep 2010

Posted by Michel in Légumes du Québec

≈ 74 commentaires

Trouvaille dans un jardin familial de Sainte-Aurélie, ce légume y pousse depuis au moins 1950. S’agit-il de ciboule, de cive? Quoi qu’il en soit, ce légume vivace (et oui!, il reste en terre  pendant l’hiver) est consommé principalement comme échalote française mais le jeune feuillage peut aussi être mangé comme ciboulette ou oignon vert au printemps. Très prolifique et facile de culture!  Pour vous donner un aperçu, j’ai planté 10 oignons et déterré plus de 120 l’année suivante. Récolté le 24 juin, le goût est à son meilleur en mai et devient fortement accentué en juin; donc moins agréable. On le replante par la suite,  le 26 juillet (fête de la Sainte-Anne; d’où sont appellation). La croissance de cette plante est sensible à la photopériode. Ainsi, le feuillage grandit avec les journées qui rallongent. Aucun insecte ne l’a attaqué jusqu’à maintenant.  Laissez-en toujours quelques-uns en terre et vous en aurez pour toujours. C’est l’un des premiers légumes qu’on récolte. Imaginez! Vous faites déjà votre récolte en mai lorsque vous songez à planter vos légumes.

Variété disponible dans la section « Pour comnander ».

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