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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Comment reproduire et conserver vos semences de tournesol

23 lundi Mai 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

≈ 9 commentaires

Capitule de tournesol

Le plus difficile avec la production de semences de tournesol, c’est de savoir s’il y a une autre variété à proximité.

En effet, pour éviter la pollinisation croisée, la distance recommandée entre les cultivars, incluant les variétés sauvages se situe entre 800 mètres et 5 kilomètres. Autant dire que c’est presqu’impossible puisque dans un rayon de 5 kilomètres, comment savoir si un de vos voisins n’en cultive pas dans un coin non visible de son jardin.

En fait, ce sont les insectes qu’il faut blâmer. Ils raffolent de leur nectar. Ça les rend fous. C’est pouquoi il y a tant de bibittes autour d’eux. Mais, ils sont essentiels à la polinisation.

Et ce n’est pas tout. Lorsque les graines seront prêtes, elles seront à la merci des oiseaux qui eux aussi veulent s’en délecter.

Toutefois, c’est un bon baromètre pour comprendre qu’il est temps de récolter.

Pour éviter ça, vous pouvez, lorsque les graines se seront formées mais sont encore jeunes, couvrir le capitule (voir image) avec un sac de papier assez résistant ou un sac de toile en polyester. Évitez les sacs de plastique qui empêcheraient la plante de respirer et par le fait même la ferait moisir.

De cette manière, vous pourrez manuellement empêcher nos amis à plumes de s’en prendre à vos tournesols.

Séchage des tournesols

Lorsque les graines seront dodues et bien formées, coupez les tiges et faites-les sécher dans un endroit sec, bien aéré, à l’envers (comme sur l’image ci-contre) pendant quelques semaines. Vous vous assurerez ainsi un séchage optimal et éviterez l’humidité pouvant créer de la pourriture durant l’entreposage.

Au moment de retirer les graines, ne faites pas comme nous à notre première année d’expérimentation en tentant de les extirper avec vos doigts … AOUCH! Ça fait très mal. La plante en séchant devient dure et chaque racoin se compare à des aiguilles. Frottez plutôt deux capitules ensemble. Vous verrez, les graines se détacheront beaucoup plus facilement. Enlevez les débris et ensachez vos graines dans un sac en papier. Nous utilisons de grandes enveloppes 8 1/2 X 11 ou sac d’épicerie car il y en a souvent beaucoup mais d’autres utiliseront des pots en verre. Inscrivez le nom du cultivar et conservez le tout dans un endroit sombre, frais et bien aéré. Elles se conserverons pour un période de 7 ans.

Dernière chose, les graines ne sont pas toutes viables. L’embryon a pu être mangé par les insectes, malformé, absent ou attaqué par les champignons. Pour résoudre se problème faites un simple test de flottabilité avant de les semer. Ça consiste à mettre vos graines dans l’eau et jeter celles qui floterront en surface. Cette technique vous permet de voir plus facilement les graines vides. Ça ne veut pas dire que celles au fond seront viables mais vous contribuerez à augmenter votre taux de germination.

Avis de recherche: la betterave géante jaune Frontenac

20 vendredi Mai 2011

Posted by Michel in Avis de recherche

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Betterave jaune géante de Vauriac (image: http://www.willemsefrance.fr)

Dans son catalogue de 1948, le grainetier et pépiniériste W.H Perron, mentionne cette betterave fourragère crée par le Collège MacDonald  en 1940. Elle est décrite comme:

… ressemblant à la jaune géante de Vauriac (voir image ci-contre), mais plus uniforme et d’un plus gros rendement.

Une plante fourragère par définition est cultivée pour l’alimentaire des animaux. Nous n’avons aucune autre information, ni image de cette variété. Si vous ou quelqu’un d’autre en connaissez davantage, n’hésitez pas à nous en faire part via ce blogue ou notre adresse électronique.

Bonne fin de semaine!

Erreur de jardinier

19 jeudi Mai 2011

Posted by Michel in Non classé

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Racine de menthe en liberté

Depuis quelques semaines, je fais le tour du jardin en planifiant les priorités en attendant la fin de cette pluie incessante. L’une d’entre elle m’a sauté aux yeux la semaine dernière. La menthe était revenue. Comment avait-elle réussi à s’en tirer? J’avais tout fait pour la tuer.  Étouffée, ébouillantée, arrachée, ré-étouffée, ré-arrachée, elle était encore là. Se pointant le bout des feuilles hors du paillis déposé l’automne passé.

Pour remonter un peu dans le temps, reportons-nous il y a 8 ans. Mon beau père avait de la menthe dans son jardin. Elle était belle, fournie, sentait bonne… Je lui demande une pousse pour mon nouveau potager. Elle fera belle figure chez-moi me suis-je dis. Ce fût l’une des pires erreurs de ma vie de jardinier. JAMAIS! Dites-vous bien NE JAMAIS planter cette vivace  sans la contrôler par une barrière souterraine. Elle vous envahira et étouffera toutes les autres plantes de manière exponentielle.

J’avais cru, l’an passée m’en être débarrassée pour toujours mais la nostalgie en moi m’avait dicté d’en garder une bouture. Avec ma nouvelle sagesse, pensais-je, je pourrai la planter dans un pot en plastique épais sans fond (pour le drainage) et ainsi la retenir.

Ainsi, en faisant l’inspection du jardin il y a quelques semaines, quelle ne fût pas ma surprise de voir des repousses de menthe à 2 mètres du pot, commençant même à menacer l’ail planté l’automne dernier.

Déterrant le satané pot, j’aperçus une mince ouverture dans le plastique dû possiblement au gel et dégel successif. Une racine s’était faufilée et avait réussi à fructifier devant tant d’espace et en l’absence de compétition. J’en ai arraché la grosseur du pot et je me doute qu’il en reste un peu dans la terre. Le chauchemar se poursuit. Disons que c’est rendu presque comme un ennemi qu’on se plaît à détester.

Vous comprendez maintenant qu’il est très important de se renseigner sur le comportement d’une nouvelle plante au jardin avant de la planter. Ça vous évitera bien des ennuis.

La pépinière Guilbault

18 mercredi Mai 2011

Posted by Michel in Outils de références

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Couverture du catalogue Guilbault de 1834 (source: Bibliothèque nationale du Québec)

En écrivant « La manière détaillée de planter les arbres » en août 1827, la revue La Bibliothèque canadienne, mit en lumière un fait intéressant: J. Donnellan fût cité pour la première fois et devena du même coup, le premier pépiniériste de Montréal à être évoqué par ce titre professionnel.

Et même s’il est difficile de savoir quelle pépinière fût la première à établir pignon sur rue en territoire défini comme celui du Bas-Canada, il semblerait que Joseph-Édouard Guilbault (voir article du 20 avril 2011), ait été parmi les premiers à imprimer en 1832 un catalogue de vente de plantes en français au Québec; catalogue intitulé : Catalogue des Arbres Fruitiers et d’Agrément, Plantes et Arbustes à Fleurs, Arbustes et Plantes de Serre, Racines et Plantes Bulbeuses, Arbres &  Plants Américains $& Indigènes & c., Graines Potagères et de Fleurs… cultivés et à vendre au Jardin Botanique de Guilbault, Coteau-Baron, rue Saint-Laurent , Montréal.  Quel titre!

Nous trouvions important de nous y attarder car en plus de nous donner une meilleure idée des plantes offertes à cette époque, ce n’est pas tout le monde qui peut se permettre de visiter la bibliothèque nationale du Québec pour consulter les deux seuls exemplaires (1832 et 1834) encore disponibles connus.

Ainsi, en se référant au catalogue de 1832, 828 végétaux étaient offerts mis-à-part le catalogue de fleurs où l’on retrouvait respectivement 50 espèces différentes.

D’ailleurs, une annonce parue en 1831 dans le journal «La Minerve» invitait justement les gens à venir admirer les plantes importées des États-Unis et d’Europe.  

On y offre donc  (les chiffres avec parenthèses proviennent du catalogue de 1834 coparativement à celui de 1832): 9 (15) cultivars de poiriers, 32 (90) de pommiers, 8 (11) de cerisiers, 13 (24) de pruniers, 6 (6) de pêchers 4 cognassiers, des fraises (15), des vignes à raisins (12), framboisiers (5), etc.

Le catalogue de 1834 augmente considérablement l’offre de végétaux jusqu’à 2011 plantes différentes.  Groseilliers épineux, groseilliers à grappes, noyers, noisetiers, épines-vinettes et grenadiers ne sont que quelques autres exemples des ajouts. Malheureusement, la documentation consultée ne nous a pas permis de connaître les noms des cultivars. Nous comptons nous rattraper lorsque nous irons à Québec lors d’une prochaine fois.

En passant, si vous trouvez l’un de ces catalogues dans une brocante ou chez un antiquaire, nous sommes acheteurs.

La tomate Précocibec

17 mardi Mai 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Précocibec (image: François Lebel)

Aussi appelée « Value Precocibec », « Quebec Early Market Value » ou « Doucet’s Quebec Early Market », ce fruit précoce (maturité: 65 à 70 jours) a été créé en 1974 par Roger Doucet, agronome à la station de recherche fédérale de Saint-Hyacinthe. Avec un fruit entre 100 et 120 grammes (mais les sources peuvent aller jusqu’à 150 grammes), le fruit est uniforme mais était surtout destiné à la confection de la pâte de tomate ou pour, comme dirait ma mère, les « canneries » de l’époque.  Croissance déterminée. Hauteur: de 50 à 80 centimètres. Bouquet de 8 à 10 fruits. Très productif. Rare.

En consultant de nombreuses entreprises offrant cette variété, plusieurs ont affirmé qu’elle avait été l’une de leur meilleure productrice à leur première année d’expérimentation. Résistante à la craquelure.

Disponible sur le site de: Cultivez la différence.

Saint-Fiacre, patron des jardiniers

16 lundi Mai 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Saint-Fiacre (image: http://churchartist.blogspot.com/)

Après Saint-Isidore, patron des cultivateurs (voir article 08 février 2011), voici Saint-Fiacre, patron des jardiniers. Sur les images et vitraux, il est habituellement accompagné d’une bêche et habillé en paysan. À certains moments, on peut aussi le voir tenant un livre ouvert des Évangiles, ça dépend.

L’histoire de Fiacre débute à sa naissance vers le début du VIIe siècle dans une noble famille irlandaise. Le bouillonnement religieux du temps l’amène se diriger en Gaule où il s’arrêtera à Meaux. Il sera reçu par Faron, évêque de l’endroit. Ce dernier l’autorise à s’installer comme ermite dans la forêt de Breuil où il recevra une panoplie de miséreux. Pour atténuer la faim des pélerins, il demande à l’évêque un lopin de terre qu’il pourrait cultiver.  Selon les écrits:

l’évêque lui aurait octroyé en toute propriété l’espace de terre qu’il pourrait entourer d’un fossé en une journée de travail. Fiacre, laissant traîner son bâton derrière lui, aurait vu le sol se creuser de lui-même et les arbres déracinés tomber de droite et de gauche.

En plus des légumes, Fiacre cultive aussi les plantes médicinales et des fleurs. Il construit un petit oratoire en l’honneur de Marie et un hospice pour soigner les malades qui proviennent de tous le pays. Il se dépense ainsi entre prières, travaux manuels et soins aux plus démunis. Mort vers 670 au Breuil, un monastère sera érigé où se formera le village du même nom. On vient de partout dans l’espoir que sur son tombeau, soit guéri toutes sortes de maux notamment les hémorroïdes où parait-il, la tradition voulait qu’on ait juste à s’asseoir sur la pierre pour être guéri.

Le Verger Pednault, dernier de l’Île-aux-coudres

13 vendredi Mai 2011

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial

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Francis Pedneault

C’est le grand-père, Francis Pedneault, agronome dans l’âme, qui décida en 1918 de planter les premiers arbres fruitiers à travers les champs de pommes de terre, une culture très particulière aux pratiques de l’époque.

Tout est parti:

Premiers pommiers en 1918

grâce à un octroi gouvernemental, 300 pommiers achetés à Rougemont sont plantés sur la terre ancestrale à titre expérimental. On y retrouve alors les variétés Wealthy, Greening, Baldwin, Fameuse, Duchesse, Transparente, Alexandre et McIntosh.

Pour se perfectionner, Michel Pedneault, le fondateur de l’entreprise et 8e descendant d’une lignée d’agriculteurs, apprend à Sainte-Anne-de-la-Pocatière, la greffe et la reproduction des pommiers. Il pourra, dès lors vendre ses premiers arbres fruitiers (pruniers, cerisiers et pommiers) entre autres, à Saint-Joseph-de-la-Rive, à Petite-Rivière-Saint-François ainsi qu’aux autres villages environnants.

Toutefois, 78 ans plus tard, en 1996, l’agrotourisme a été la solution pour sauver de la disparition le verger Pednault , dernier de l’Île-aux-coudres qui de part sa localisation géographique bénificie d’un micro-climat.

Michel Pedneault, fondateur

En effet, miser sur la préparation de produits cuisinés et dérivés, le tourisme, la production de cidre en plus de la vente de pommes fraîches, a permis à cette entreprise de transformer une perte annuelle de 5000$ à 10 000$ en une entreprise rentable et dynamique.

Aujourd’hui, c’est 3000 pommiers sur 14 hectares qui y sont cultivés et le verger continue de repousser les limites des terres en friche. Vous pouvez consulter un beau reportage de Radio-Canada (la semaine verte du 30 octobre 2010 – 4e segment) sur l’historique de l’entreprise et l’utilisation de variétés de pommes anciennes dans la production de leurs produits artisanaux.

Bonne fin de semaine!

L’illusion de la tranquillité à la campagne

12 jeudi Mai 2011

Posted by Michel in Non classé

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J’ai mis de nombreux mois avant de mettre en ligne cet article car je voulais prendre le temps de laissez retomber la poussière et recadrer le sujet de manière constructive. Mais ce matin, en voyant les grues devant ma porte, je souhaitais évacuer un peu.

En effet, pour de nombreux citadins, la campagne est synonyme de quiétude et d’air pur. C’est ce que nous avions cru lors de notre arrivée il y a 8 ans. Nous n’avions pas prévu la circulation lourde (camions de marchandises), l’épandage d’herbicide par les avions à 6 heures du matin, la déviation routière dûe aux multiples travaux d’asphaltage, les tracteurs qui labourent, hérassent, sement, récoltent, arrosent, les ébandeuses de fumiers, les manifestations anti-gaz de schiste ou les travaux de construction intenses de toutes sortes.

Il y a aussi la corneille à côté de la fenêtre de la chambre à coucher, les chattes en chaleur, le voisin qui commence sa journée à 5h00 du matin en préparant sa machinerie de construction, le coq qui chante toute la journée à partir de 4 heures le matin, les spectacle de pneus sur l’asphalte des jeunes à 23h00, la horde de VTT ou de motoneiges dans les champs l’hiver en plein milieu de la nuit, les files de motocyclettes Harley en balade en campagne. Sans oublier les vendeurs itinérants, Témoins de Jéhova, levées de fonds porte-à-porte, personnes en détresse, inspecteurs en tous genres, Il y a même un moment en automne où les séchoirs à grain s’en donnent à coeur joie nuit et jour rajoutant une autre couche à la liste déjà énumérée ci-haut.

Et vous remarquez ici que je ne mentionne même pas les services essentielles (postes, entretien de borne fontaine, déneigeur, vidange, récupération, charrue, pompiers, etc.).

Bref, il y a des jours où le côté bucolique de la campagne n’a rien à voir avec les belles images de télévision.

Et ce fût le cas ce matin en voyant justement ces pépines creuser notre terrain, sans avertissement, à 7:00 pour joindre notre entrée d’eau à la nouvelle canalisation installée en novembre dernier. Après 7 ans de travaux incessants dans notre petite municipalité (changement des tuyaux d’égoûts, asphaltage des rues, enfouissement des fils électriques, règlements pour le changement de toutes les fosses septiques non conformes…) nous aurions besoin d’un répit.

Évidemment, le bon côté des choses c’est que nous aurons belles installations pour les années futures.

Et finalement, je sais que je me plains le ventre rempli en comparaison à d’autres concitoyens moins fortunés comme par exemple les gens inondés de Saint-Jean-sur-Richelieu.

Toutefois, pensez-y avant de vous installer en campagne. Les beaux souvenirs de vos fins de semaine à la campagne, ce n’est pas y vivre à l’année. ouf! Ça m’a fait du bien! Merci!

L’ail des bois

11 mercredi Mai 2011

Posted by Michel in Légumes du Québec, Plantes comestibles indigènes au Québec

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Ail des bois (image: http://piedsnusformations.blogspot.com)

Un jour où nous avions des problèmes de tuyauterie, quelle ne fût pas notre surprise d’entendre notre plombier nous entretenir de semences du patrimoine en voyant nos petits plants de tomates anciens pousser au sous-sol.

Sur le même sujet, il renchérit en nous disant: « J’ai de l’ail des bois. Si t’en veux, je peux t’en donner. J’en fait pousser plein chez-nous » nous dit-il. Comme nous étions, dans ce temps-là, à nos premières armes en matière de plantes indigènes comestibles et curieux d’en savoir davantage, nous avons accepté la proposition. C’est fou le nombre de personnes qui s’intéressent au jardinage sous toutes ses formes.

Évidemment, la vente d’ail des bois est strictement interdite. La cueillette intensive en milieu sauvage l’est tout autant.

En fait, vous pouvez en récolter en milieu naturel, pour votre usage personnel, maximum 50 bulbes par année.

Rien toutefois, ne vous empêche d’en faire la culture chez-vous. Cette règlementation veut surtout protéger l’espèce contre la surexploitation de la ressource.

En effet, un bulbe met jusqu’à 7 ans pour se reproduire.  Pierre Gingras en fait justement une bonne description dans sa chronique radiophonique du 28 avril 2011 à Radio-Canada. Il y a tellement de sites qui décrivent cette plante que nous ne souhaitons pas trop nous attarder. Mais pour pour une marinade d’ail des bois, nous vous suggérons un blogue hyper intéressant (article du 19 mai 2009)  sur l’auto-cueillette des plantes indigènes au Québec. Vous y verrez une expérience de fermette autosuffisante à Ulverton depuis plusieurs années très instructive et bourré de trucs qu’on peut faire avec presque rien. Et si ça vous tente d’aller encore plus loin, ils offrent des formations sur les plantes comestibles et médicinales.

Curiosité au potager: le citron la main de Bouddha

10 mardi Mai 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

≈ 2 commentaires

Main de Bouddha (image: http://fr.wikipedia.org)

Le 13 janvier dernier, j’ai reçu l’image de cette « chose » d’une de mes correspondances. Curieux de nature, j’ai appris que ce citron se nommait « Buddha’s hand » ou si vous préférez, la main de Bouddha. Aussi connu sous les appellations « bushukan » (en Japonais), « Fo-shou » (en chinois) ou « fingered citron » (en anglais), on retrace supposéement l’origine de cet agrume au sud de l’Himalaya où il pousse à l’état sauvage. 

Toutefois, les chercheurs ne s’entendent pas sur l’histoire exacte du fruit.

En effet, plusieurs croient que les moines boudhistes l’aurait transporté 4 siècles après Jésus-Christ de l’Inde jusqu’à la Chine où il se serait développé de manière naturelle dans la vallée du Yangtze avec d’autres variétés de citrons. Donné en offrande dans les temple bouddhistes. il symbolise la joie, la bonne forture et la longévité. La  tradition voudrait que le Bouddha préférerait les doigts du fruits en position ouverte ressemblant à une main ouverte (comme sur l’image) ou ceux avec les doigts fermés symbolisant un acte de prière.

Quoi qu’il en soit, le producteur spécifie:

Le « main de Bouddha » produit un gros fruit en forme de main. Il est impossible de prédire la forme que la main prendra. Quelquefois, il se développera comme une main fermée, d’autres fois les doigts seront ouverts. Le jus n’est pas typiquement utilisé, mais la fragrante pelure épaisse est souvent préservée dans la saumure et ensuite confite.

Par contre, comme sa saveur très parfumée n’est pas si acidulée, vous pouvez couper les doigts en rondelles et les apprêter tel quel, incluant la pelure, en salade ou sur le poisson.

Vous vous demandez sûrement, est-ce que ça va pousser chez-nous?

En bien, je fais une petite entorse à mon blogue car, cet arbre fruitier ne peut demeurer en terre l’hiver et doit être remisé au chaud à l’intérieur. Rien ne vous empêche de le planter dans un grand pot et de le sortir l’été… c’est même suggéré pour qu’il profite de la chaleur. Mais il devra être rentré dès la baisse des températures en automne. Il craint surtout le gel mais on doit aussi faire attention à la sécheresse et la chaleur trop intense. Juste pour l’allure, ça valait la peine de le souligner. Et croyez-moi, en furetant un peu sur Internet, il y a des formes encore plus bizarres.

Disponible à la Pépinière Grange Verte.

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