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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Le freeganisme, vous connaissez?

20 vendredi Jan 2012

Posted by Michel in Non classé

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Glanage alimentaire (source: TV-5)

Pour faire une brève rétrospective, il existe différents courants alimentaires:

  1. Le végétarisme consiste en une alimentation absente de chair animale.
  2. Le végétalisme élimine la consommation animale sous toutes ses formes (viande, lait, oeuf, miel, etc.).
  3. Le véganisme en plus d’avoir un régime alimentaire végétalien, refusera tout produit issus de la cruauté ayant été fait aux animaux (fourrure, maquillage, cire d’abeille, etc.).
  4. Le crudivorisme est associé uniquement à l’ingestion d’aliments crus, issus, la plupart du temps de productions biologiques.
  5. Le flexitarisme est l’un des modes énumérés ci-haut (surtout végétarisme et végétalisme) mais à temps partiel. Par exemple, un individu pourrait être végétarien à la maison mais, lors d’événements familiaux, manger du BBQ. Les exeptions étant justifiées par les raisons sociales, nutritionnelles, culturelles ou pratiques.

Mais, le freeganisme aussi appellé « déchétarisme » ou « glanage alimentaire », provient de la consommation alimentaire tirée des déchets périssables. Certains diront « BEURK! » mais pensez au nombre astronomique d’aliments (fruits et légumes entre autres) encore excellents jetés aux poubellex par les magasins chaque jour.

Timothy Jones, un anthropologue de l’université de Tucson en Arizona a passé 10 ans à analyser le gaspillage de nourriture en faisant l’excavation des déchets enfouis. Aux États-Unis de même qu’au Canada,40 à 50% de la nourriture produite se retrouve au site d’enfouissement.

Un véritable scandale alimentaire mondial. Un gouvernement moindrement éveillé de cette réalité pourrait créer une politique adaptée visant cette redistribution de la richesse ou du moins sa gestion; un pas réel vers la diminution de la pauvreté. Associée justement à l’itinérance ou à la pauvreté, certains transforment le « freeganisme » en une mode de vie en réaction à la surconsommation.

En effet, lors d’un reportage sur le sujet, un marchand du marché Jean-Talon affirmait que notre obsession pour les aliments parfaits nous ferait payer notre facture d’aliments frais jusqu’à 30% plus cher. Cela confirme notre article du début de la semaine (16 janvier 2012). Si le sujet vous intéresse,  consultez gratuitement  jusqu’au 31 mars 2012 l’épisode hors-série de TV-5, les déchétariens.

Bonne fin de semaine!

Quand l’histoire et l’agrotourisme s’unissent

19 jeudi Jan 2012

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial

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Claire Mercier et Normand Benoît, propriétaires de Rose des Champs (source: Le Reflet du Lac, 27 juin 2011)

Une petite nouvelle est passé inaperçue l’an passé.

En effet, le Conseil Agrotouristique des Canton-de-l’Est (CACE) a mis sur pied à l’été 2011, en collaboration avec 9 entreprises de ce secteur, un projet alliant l’histoire et l’agrotourisme: des panneaux d’interprétation historique.

En partant du constat qu’il y avait une grande force chez les commerçants pour expliquer aux visiteurs les processus de fabrication de leurs produits, l’organisme s’est aperçu aussi qu’il en était autrement en ce qui avait trait à l’histoire de leur propre terroir; liée intimement à l’aboutissement de leur production. Pour palier à cette lacune et avec l’aide financière du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, ils ont conçu 3 panneaux d’interprétation historiques bilingues par site. On pourra y lire, entre autre, des textes sur l’histoire agricole, l’élevage mais aussi voir des documents et photographies d’époque. Chaque panneau ayant une couleur propre à chacune des entreprises; une première au Québec.

Ci-dessous quelques anectodes tirées de ces panneaux d’interprétation historiques:

Au coeur de la pomme:
Le verger se situe sur les terres de l’ancienne ferme laitière d’Adélard Godbout, premier minitre du Québec en 1936 et de 1939 à 1944. M. Godbout est reconnu pour avoir, entre autre, accordé le droit de vote aux femmes.

Verger Champêtre:
C’est en 1979 que Mario Mailloux et sa famille acquièrent le ferme où se situe le Verger Champêtre. Depuis 1860, elle était transmise de père en fils au sein de la famille Beaudry. Son dernier propriétaire, Rénald Beaudry, n’avait pas de relève.

Union libre cidre et vin:
Daniel Westover (1809-1886) – fils d’Asa Westover, un des pionniers de la région, arrivé en 1778 – plante en 1976, à l’âge de 67 ans, au-delà de 300 pommiers de toutes sortes à Meig’s Corner. Naît alors le premier verger du Canton de Dunham.

Vignoble de l’Orpailleur:
En 1796, Thomas Dunn et ses 34 associés érigent le tout premier canton au Bas Canada (Dunham). Ils le subdivisent en lots de 210 acres qu’ils vendent au coût de 200$ chacun. Ces lots trouvent preneurs principalement auprès de loyalistes venus des états américains voisins

La tomate Arthur Fowler

18 mercredi Jan 2012

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Arthur Fowler

Tomate Arthur Fowler

Voilà l’une des rares tomates oranges faisant partie de l’héritage horticole québécois. Si vous la cultivez, vous remarquerez qu’elle l’est autant par sa pelure qu’au niveau de sa chair. La citation suivante est celle qu’on retouve le plus souvent sur le net:

Variété qui fût cultivée pendant plus de 20 ans à Montréal par le Dr Fowler et transmise à François Lebel, membre du semencier du patrimoine en 1998.

Mais comme vous savez, nous aimons bien aller un peu plus loin qu’une simple description sommaire et  apporter un  nouvel angle plutôt qu’une simple reproduction de texte.

Ainsi, nous avons pu, grâce à Monsieur Lebel, obtenir les coordonnées d’Arthur Fowler afin d’y poser de plus amples questions sur cette tomate.

Arthur Fowler en 2011 (source: Arthur Fowler)

En effet, nous avions la chance de parler de vive voix au principal intéressé qui s’est dit flatté d’avoir une tomate à son nom par Monsieur Lebel. Né en 1951, il étudie l’acupuncture à l’Institut d’Acupuncture du Québec où, suite à son stage à ‘Institut de Médecine Traditionnelle Chinoise du Canada, il obtient son doctorat en 1974. Depuis, il oeuvre dans ce domaine. C’est grâce justement à son métier qu’il rencontre François Lebel en 1998 où, par hasard, ce dernier lui fait mention de son intérêt pour la culture d’anciennes variétés. Coïncidence, Monsieur Fowler cultive une tomate orange depuis 1978 obtenue par une dame de Saint-Jean-sur-Richelieu; elle-même l’ayant cultivé, selon ses souvenirs, depuis très longtemps. Malheureusement, il n’arrive plus à se souvenir du nom de cette dernière, depuis combien d’années elle la cultivait, ni où elle avait obtenu ses semences. Avis à ceux qui font des recherches historiques sur les anciennes variétés, vous avez maintenant un point de repères géographiques où poursuivre vos investigations.

Intérieur de la tomate Arthur FowlerNénmoins, il apprécie cette tomate peu acide, contenant peu d’eau et ayant un bon rendement (fruits entre 175 et 340 grammes). Il la consomme surtout fraîche en salades ou dans les sandwichs. Il nous précise que la variété est sujette à l’éclatement si son apport en eau est irrégulier. Même s’il ne la cultive presque plus aujourd’hui, il nous explique qu’il débutait ses semis intérieurs vers la fin de mars et pouvait ainsi goûter ses premières tomates vers la fin juin-début juillet. Précisons qu’elle était cultivée dans la région de Montréal (zone 5A) et considérée tardive par Monsieur Lebel (85 jours).

Qui plus est, les expérimentations de  ce dernier penchent davantage vers un plant « indéterminé » soit entre 1,2 et 2 mètres. Donc nécessitant un tuteur. Durant l’entrevue, même si Monsieur Fowler souligne qu’il n’a jamais détecté de maladies spécifiques, de nombreux commentaires sur les blogues et les forums de discussion semblent confirmer sa prédisposition à certaines d’entre elle (non spécifiées malheureusement).

Toutefois, l’ensemble des écrits font état de fruits savoureux de grande qualité, estimés et de bonne conservation.

Nous tenons à remercier chaleureusement Messieurs Fowler et Lebel pour leur temps, leur précieuse collaboration et les photographies numériques. Celles-ci étant bien entendu interdites de reproduction sans leur consentement.

Curiosités au potager: le piment-pénis

17 mardi Jan 2012

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Ma conjointe m’a recommandé de ne pas écrite cet article de peur de recevoir une quantité astronomique de SPAMS ou de commentaires pervers dû à l’appellation de cette variété: le piment-pénis. J’ai donc hâte de voir si ses prédictions seront justes et si nos statistiques de fréquentation fracasseront des records. Au pire, je le retirerai si jamais nous sommes inondés de courriers indésirables.

Piment-pénis (source: http://www.alsagarden.com)

D’origine inconnue, bon nombre de sources s’entendent pour dire qu’il proviendrait probablement des régions de la Louisianne, du Texas aux Étas-Unis ou de Mexico, capitale du Mexique. Sa popularité serait dû à Frank X. Tolbert (1912-1984), un journaliste-historien du Texas oeuvrant au Dallas Morning News (entre 1946 et 1984) et écrivant des chroniques locales plutôt insolites.

En fait, Tolbert ne l’aurait semble t-il vu qu’une seule fois mais depuis il a été étudié par des experts en horticulture à l’Université du Texas à Austin et de la Louisiana State University. En anglais on l’appelle Peter Pepper (Capsicum annuum var. annuum, « Peter pepper »). Vous pouvez en retrouver des rouges, des oranges et des jaunes. La dernière couleur est plus difficile à trouver par contre. Ancien, original, brûlant au goût  (évalué de force 7-8 selon l’échelle simplifiée de Scoville), excellent séché, confit, il étonnera sûrement vos amis si vous leur en montrez. Commentaires et plaisanteries garantis.

Toutefois, ne vous méprenez pas car bon nombre de sites affirment qu’il est difficile à trouver, c’est archi faux (pour le rouge en tous cas).
 
Selon nous, c’est simplement qu’on a refait du copier-coller depuis belle lurette et qu’au départ, il était effectivement rare à dénicher et disponible uniquement via les collectionneurs. Mais maintenant, vous n’avez qu’à vous rendre sur ebay pour en retrouver à l’occasion ou simplement inscrire le nom du piment dans Google pour dénicher plusieurs  entreprises prêtes à vous faire parvenir des semences.
 
Si cette variété vous intéresse, les légumes mesurent environ de 3 à 4 centimètres, certains jusqu’à 10 centimètres et ils se cachent sous un feuillage vert foncé. Plant d’une hauteur entre 40 et 50 centimètres, il est parfait pour les petits espaces. Maturité: 100 jours à partir de la floraison. Cela implique qu’au Québec, vous devrez démarrer vos semis très tôt au printemps, c’est-à-dire à la mi-février et au plus tard au début mars.
 
Pour en savoir plus:

L’échelle de Scoville est une échelle de mesure de la force des piments inventée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville dans le cadre de son travail dans la société Parke Davis, à Détroit. Son but est de renseigner sur la teneur en capsaïcine, molécule responsable de la force du piment.

Le prix du panier d’épicerie (partie 2)

16 lundi Jan 2012

Posted by Michel in Non classé

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La facture d’épicerie augmentera d’au plus 2% en 2012. C’est le titre d’un article paru le 07 décembre 2011 sur le site de cyberpresse. On croit souvent que la responsablilité en revient aux spéculateurs en bourse, à l’appétit sans fond des intermédiaires, aux frais de transport dû à l’essence en hausse constante et aux marges de profits des chaînes d’alimentation. Mais savez-vous qu’il y a un facteur habituellement passé sous silence… NOUS. Oui, nous aussi faisons partis du problème. Pourquoi?

Simplement par notre obsession à vouloir des fruits et légumes parfaits.

En effet, le consommateur en optant pour la beauté et l’uniformité à tout prix obligent les producteurs à de véritables acrobaties pour atteindre cette cible. Résultats: de grandes quantités d’aliments sont jetés au compost parce qu’ils ne respectent pas les critères de sélection des grandes chaînes alimentaires qui elles, obéissent à la demande du client. C’est nous ça!

Que se passe t-il alors si, par exemple, une framboise ne répond pas aux critères de la catégorie A1 (fermeté, couleur, grosseur, texture, etc…)? Elle sera déclassée et son prix réduit substantiellement. Pour diminuer ses pertes, le producteur devra embaucher de la main-d’oeuvre supplémentaire pour récolter ses aliments dans des laps de temps ultra-précis. Il aura aussi, pour augmenter le pourcentage de fruits conservés, investir des sommes substantielles dans des équipements (serres, drainage, irrigation, etc.) afin que son produit soit exempt de tâches, blessures, ait une forme parfaite, etc.

Bref, de vrais aliments en plastique. Non mais c’est vrai! Regardez bien l’étalage de fruits et légumes chez votre épicier et on pourrait parfois jurer certains irréels tellement ils sont cirés, brillants et lisses… tous pareils.

Pourtant, un piment avec quelques imperfections n’aura aucune place dans cet endroit. Cette discrimination végétative à un prix. Et c’est nous qui devons le payer. Par notre obsession à vouloir un produit parfait, nous nous privons d’un moyen ultra simple de diminuer notre facture d’épicerie.

Si vous le pouvez, encouragez votre producteur local. Ce dernier ne pouvant écouler sa marchandise déclasée par les géants de l’alimentation tentera bien souvent, de l’offrir directement aux consommateurs. Ce ne sont pas de mauvais aliments, bien au contraire, seulement des rejetés. Pauvre eux! Ils ont tant à donner. Vous remarquerez automatiquement une diminution drastique du montant alloué à vos fruits et légumes et comprendrez que l’impecfection ne change absolument rien au goût. Cest simplement un changement d’habitude.

Le raisin d’ours

13 vendredi Jan 2012

Posted by Michel in Plantes comestibles indigènes au Québec

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Il y a quelques années, une finissante à la technique en horticulture ornementale nous a dessiné un plan d’aménagement paysager, entre autre, pour la façade de notre vieille maison. C’était son projet de fin d’études.

Dans notre cas, nous lui avions demandé de respecter le caractère ancestrale de la maison, c’est-à-dire d’utiliser des plantes corespondant à la fin du 20e siècle et de surcroît y intégrer des plantes indigènes comestibles.

Lors de sa présentation, nous avions été intringué par le raisin d’ours (Arctostaphylos uva-ursi) qu’elle avait utilisé comme arbuste d’ornement (15 à 30 cm de hauteur) et couvre-sol. Nommé ainsi par l’affection que porte l’ours à ce fruit, les amérindiens en fumait aussi les feuilles et l’écorce comme du tabac. Ils le nommait kinnikinick. Les baies peuvent se manger mais comme plusieurs aliments de la forêt, il y a des certaines contre-indications. Par exemple, certains ouvrages font état qu’il est non recommandé pour ceux souffrant d’insuffisance rénale et les femmes enceintes.  Se savoure mieux séché, en compote ou en confiture. Si l’envie vous prend d’en apprêter, consultez le blogue Les Folles-Avoines : Plantes comestibles et utiles du Québec. Vous y trouverez justement quelques recettes l’utilisant. Il n’est pas à jour depuis 2007 mais il contient de l’information pertinente sur une foule de nos plantes comestibles.

Le saviez-vous? Vous pouvez demander (avec contribution volontaire) aux étudiants finissants de 3e année de la technique de paysage et commercialisation en horticulture ornementale de vous préparer vos plans. Vous devez, en début d’année scolaire (en août), faire votre proposition auprès de l’enseignant responsable du programme qui évaluera si votre projet respecte des critères précis. N’oubliez pas, l’étudiant sera noté sur cet exercice et il doit faire  la preuve qu’il maîtrise des concepts appris durant sa formation. S’il est accepté, votre demande sera remise aux étudiants n’ayant aucun projet ou à ceux éveillant leur intérêt. Il se peut tout de même que personne ne vous choississe. Ne vous fixez donc pas trop d’attentes.

Bonne fin de semaine.

Carte postale de janvier 2012

12 jeudi Jan 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Culture du tabac à Granby (source: Le Québec d'antan)

On oublie qu’au début du siècle passé, Granby fût parmi les plus grandes villes manufacturières du Québec.
En effet, en 1921, elle était classée au 9e rang relatif à la valeur de sa production et le tabac contribuait à cette renommée.
Par exemple, entre 1908 et 1974, la compagnie Imperial Tobacco of Canada, propriété de la famille Archibald, y transformera du tabac notamment pour la pipe et du tabac à chiquer et ce, à partir de variétés canadiennes et américaines. Comme on le sait, les changements d’habitudes de consommation feront en sorte que cette culture est désormais aujourd’hui presque disparue au Québec.
De fait, la vente en 2003 d’Impérial Tobacco à la British American Tobacco a mis un terme, après une présence de plus de 100 ans dans nos champs, à la culture de tabac à pipe et à cigare aux profits de pays comme Cuba et de la République Dominicaine. Résultat; les producteurs ont dû se recyccler dans d’autres secteurs d’agriculture… au pire réorienter leur carrière. L’avenir de la culture du tabac est très sombre au Québec car s’il n’y a pas d’autres débouchés, cela entraînera probablement la disparition des rares producteurs encore en activité.
Effectivement pour l’année 2011-2012, il n’y avait plus que 2 producteurs ayant un permis de production de tabac jaune, une variété surtout employée pour le tabac à cigarette.

OMERTO : un vin de tomate ancestrale

11 mercredi Jan 2012

Posted by Michel in Non classé

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Omerto, vin de tomate (source: http://www.charlevoixendirect.com)

Vous avez bien lu… un vin apéritif de tomate. Mais pas de n’importe quelles tomates.

En effet, ce produit unique au monde a été conçu avec des tomates biologiques ancestrales de surcroît telles la subartic, la Manitoba, la cerise noire pour ne nommer que celles là mais plusieurs autres sont requises pour amalgamer ce goût tout à fait particulier. Et ça ne goûte pas du tout la tomate comme on pourrait le croire.  On l’a essayé en 2013 lors de notre visite.

Champ de tomates ancestrales pour la confection du vin de tomate Omerto

Champ de tomates ancestrales pour la confection du vin de tomate Omerto

De fait, comme la recette provenait de ses ancêtres d’Europe, Pascal Miche a dû adapter sa recette en fonction des tomates du patrimoine d’ici; qu’il fait pousser à côté de chez-lui dans la région de Charlevoix. Et plusieurs années et essais ont été fait avant de parvenir à la recette actuelle. Connue pour sa géographie montagneuse, il a dû complètement retravailler les superficies cultivable pour qu’il puisse se prêter à cette culture qui exige soleil, chaleur, protection et irrigation.

Proposé en version demi-sec ou moelleux, vous épaterez vos convives lors de vos futurs repas champêtres cet été. Disponible depuis le 16 juin 2011 dans de nombreux points de vente, consultez leur site Internet de leur Domaine de la Vallée du Bras.

Ici-bas un vidéo pour en apprendre plus sur la manière de l’accompagner avec vos mets préférés et l’histoire de cette découverte qui remonte à 1938.

Gagnant de notre coucours de fin d’année 2011

10 mardi Jan 2012

Posted by Michel in Non classé

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W.E Ewing & cie (1897)

Nous tenons à féliciter Monsieur Richard Lemoyne pour avoir remporté notre tirage au sort de notre concours de fin d’année 2011. Il s’est mérité des semences de tomate « Oscar Gonthier ». Nous lui souhaitons bon jardinage 2012.

Encore une fois, vous avez été très nombreux à participer et nous sommes constamment surpris par les connaissances de certains et certaines… de véritables encyclopédies.  La question était de nous dire quelle était l’année de fondation de l’entreprise québécoise de semences W.M. Ewing & cie. Et pour ceux qui se reconnaîtront, vous avez eu raison de répondre 1883.

Pour vous aidez dans vos réflexions, nous vous avions inclus une photographie de leur catalogue de 1897 (voir ci-contre). Il y était inscrit à la page 2:

Notre 28e catalogue annuel devient un intermédiaire par lequel nous formons des souhaits de bonne année à tous nos bons clients et amis. Il y a déjà vingt-huit ans que nous avons sollicité pour la première fois fois votre patronage.  Nous sommes heureux de constater que d’année en année nos affaires ont toujours augmentées en volume. Nous sommes pour ainsi dire les seules fournisseurs de graines qui aient suppléer le plus grand nombre de Merchands canadiens, Fermiers, Jardiniers et Amateurs, depuis 1889 sans interruption.

C’est en ces termes que William Ewing vantait son entreprise située à partir de 1878 au 142 rue McGill aux coins des rues Saint-Henri et Saint-Maurice. En fait, si vous calculez bien, il y a une petite attrape dans la question versus la citation ci-haute. 

En effet, avant de s’appeller W.M. Ewing & cie, l’entreprise avait été fondé en 1870 par William et Archibald Ewings, deux frères écossais sous le nom de « Ewing Brothers », collaboration qui cessa en 1882. L’année suivante William Ewing s’associa avec William Graham et James Henry Davison sous le nom cette fois-ci de « W.M. Ewing & cie ». Ha! Ha! Plusieurs se sont faits avoir…

La réussite de l’entreprise a fait en sorte que 10 ans plus tard, elle employait 6 voyageurs de commerce et 12 commis de magasins en plus d’être présente partout au Québec, en Ontario et dans les provinces maritimes. Elle changera de nom une dernière fois en 1914 pour se nommer « William Ewing Company Limited » et ce, jusqu’à sa fermeture en 1949.

412-414 rue McGill en 1896 (source: Musée McCord)

Petite anecdote: Vous remarquerez les adresses différentes 142-144 rue McGill (sur le catalogue) versus 412-414 rue McGill sur la photo ici-haute. Ce n’est pas une erreur mais bien des changements d’adresses civiques qui sont survenues par la ville de Montréal  mais nous n’avons pu encore établir l’année exacte.  

Saveurs d’autrefois: le lait d’amande de terre

09 lundi Jan 2012

Posted by Michel in Saveurs d'autrefois

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Lait d'amandes de terre (source: lasdietasdesusana.blogspot.com)

Pour ce premier article de l’année 2012, nous voulions trinquer avec vous. Nous avons donc songé à cette merveilleuse boisson nommée le lait d’amandes de terre ou si vous préférez le lait de souchet comestible.

Amandes de terre ou souchets comestibles

En effet, on se fait souvent demander comment apprêter ce petit tubercule. Outre le manger cru, il se prépare aussi en ce breuvage appelé chez les espagnols « horchata de chufa ».

Selon une légende, le nom serait dû à Jacques Ier d’Aragon (1208-1276) qui aurait répondu Això és or, xata (« Ceci est de l’or, petite ») à une fille qui lui offrit cette boisson.

Voici comment la préparer.

  1. Prendre 250 gr. de tubercules frais et les laver soigneusement. S’ils sont secs, laissez-les tremper au moins 24 heures à l’eau tiède en la changeant plusieurs fois.
  2. Vider l’eau, ajouter de l’eau claire et broyer.
  3. Filtrer (vous pouvez passer le broyat à la centrifugeuse).
  4. Ajouter 250gr. de sucre.
  5. Ajouter de l’eau pour obtenir 1 litre de boisson
  6. Conserver au frigo et consommer rapidement.

Tchin! Tchin!

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