La facture d’épicerie augmentera d’au plus 2% en 2012. C’est le titre d’un article paru le 07 décembre 2011 sur le site de cyberpresse. On croit souvent que la responsablilité en revient aux spéculateurs en bourse, à l’appétit sans fond des intermédiaires, aux frais de transport dû à l’essence en hausse constante et aux marges de profits des chaînes d’alimentation. Mais savez-vous qu’il y a un facteur habituellement passé sous silence… NOUS. Oui, nous aussi faisons partis du problème. Pourquoi?

Simplement par notre obsession à vouloir des fruits et légumes parfaits.

En effet, le consommateur en optant pour la beauté et l’uniformité à tout prix obligent les producteurs à de véritables acrobaties pour atteindre cette cible. Résultats: de grandes quantités d’aliments sont jetés au compost parce qu’ils ne respectent pas les critères de sélection des grandes chaînes alimentaires qui elles, obéissent à la demande du client. C’est nous ça!

Que se passe t-il alors si, par exemple, une framboise ne répond pas aux critères de la catégorie A1 (fermeté, couleur, grosseur, texture, etc…)? Elle sera déclassée et son prix réduit substantiellement. Pour diminuer ses pertes, le producteur devra embaucher de la main-d’oeuvre supplémentaire pour récolter ses aliments dans des laps de temps ultra-précis. Il aura aussi, pour augmenter le pourcentage de fruits conservés, investir des sommes substantielles dans des équipements (serres, drainage, irrigation, etc.) afin que son produit soit exempt de tâches, blessures, ait une forme parfaite, etc.

Bref, de vrais aliments en plastique. Non mais c’est vrai! Regardez bien l’étalage de fruits et légumes chez votre épicier et on pourrait parfois jurer certains irréels tellement ils sont cirés, brillants et lisses… tous pareils.

Pourtant, un piment avec quelques imperfections n’aura aucune place dans cet endroit. Cette discrimination végétative à un prix. Et c’est nous qui devons le payer. Par notre obsession à vouloir un produit parfait, nous nous privons d’un moyen ultra simple de diminuer notre facture d’épicerie.

Si vous le pouvez, encouragez votre producteur local. Ce dernier ne pouvant écouler sa marchandise déclasée par les géants de l’alimentation tentera bien souvent, de l’offrir directement aux consommateurs. Ce ne sont pas de mauvais aliments, bien au contraire, seulement des rejetés. Pauvre eux! Ils ont tant à donner. Vous remarquerez automatiquement une diminution drastique du montant alloué à vos fruits et légumes et comprendrez que l’impecfection ne change absolument rien au goût. Cest simplement un changement d’habitude.

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