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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

La vigne Vandal-Cliche

22 vendredi Juil 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

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raisin Vandal-Cliche (image: /www.vignobleorleans.com)

Pour faire suite à notre article du 21 juillet 2011, nous dressons un portrait du cultivar créé par Monsieur Joseph-O. Vandal et Monsieur Mario Cliche: la vigne Vandal-Cliche.

Aussi connu sous les appellations Cliche blanc ou Vandal blanc, cet hybride créé en 1989 est issu de la lignée des grands-parents suivants: Aurore, Chancellor, Prince of Walles et VItis Riparia.

Il est intéressant de noter que Jacques Cartier avait baptisé l’île d’Orléans « île de Bacchus », en raison de la vigne qui poussaient sur ses rivages. Et c’est, entre autre, grâce à cette vigne indigène (VItis Riparia) encore présente sur l’île si ce cultivar résiste aussi bien à nos hivers.

En effet, sa zone de rusticité peut aller jusqu’à -35 degrés celsius et ne requiert aucune protection hivernale.  On le décrit comme un raisin blanc rustique et précoce destiné à la production du vin aux arômes de poire, de pomme et de melon . Plant très productif. Belle maturité pour les régions nordiques. Le vignoble de Ste-Pétronille fut le premier à en cultiver de manière commerciale. Aujourd’hui, il a été adopté par bon nombre de vignobles québécois.  

Malheureusement, il est sensible à de multiples maladies. Cela explique pourquoi il est cultivé sur des sites venteux.

Bonne fin de semaine!

J’en profites pour lever mon verre de vin virtuel à la mémoire de mon père décédé il y a un an jour pour jour.
Tu aimais la vie. Tu aimais l’humour. Tu aimais les tiens et tes amis. Fais luire de là-haut un rayon d’espérance. Viens nous bénir pour qu’un jour, dans les cieux où tu vas les attendre, aucun de tes enfants et petits-enfants ne manque de se rendre.
Je t’aime papa!

Joseph-O. Vandal (1907-1994), père de la viticulture au Québec

21 jeudi Juil 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

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À droite: Joseph.O. Vandal (image: La semaine verte / Radio-Canada)

Bien que le frère Armand Savignac (voir article du 26 janvier 2011) soit l’un des premiers à avoir fait des croisements pour  l’acclimatation de la vigne au Québec, ce sera Joseph-O. Vandal qui permettra de sélectionner la première vigne 100% québécoise adaptée à nos saisons froides.

Diplômé de l’Institut d’Oka en agronomie en 1935, il poursuivra ses études à l’Université McGill (collège McDonald) puis aux États-Unis, plus spécifiquement dans l’État de New-York à l’Université Cornell.

C’est à partir de 1939 qu’il est embauché à l’Université Laval où il sera, entre 1940 et 1969,  professeur de génétique. D’abord au boulevard de l’Entente en 1940, puis à partir de 1962 à la Faculté des sciences de l’Université Laval à Sainte-Foy.

Ainsi, il développera toutes sortes de plantes, d’arbustes fruitiers et de cultivars de fruits plus robustes sous notre climat. Travailleur acharné, il souhaite fournir des plants à l’Université Laval et pour ce faire, il construit sa propre pépinière au nord du campus, près du chemin Ste-Foy. Par exemple, son inventaire de 1949 et 1950 montra qu’ il aurait planté plus de 11 000 jeunes plants appartenant à environ 130 espèces. Mais cette pépinière servira aussi à satisfaire ses goûts de collectionneur et son esprit de recherche dont une partie contribuera à l’avancement viticole.

En effet, en 1947, il débute la sélection de cépages adaptés à la viticulture québécoise.

Membres du Conseil des recherches agricoles. Dr G. Gauthier, M. Chevrette, J.O. Vandal, J.A. Ste-Marie, Dr Bernard et, au fauteuil présidentiel, le Dr G. Maheux. Bureau de M. Barré / Neuville Bazin . – 1947 (image: Bibliothèque et Archives Nationales du Québec)

Jusqu’en 1962, parmi les 12 000 semis de vignes produits, il transplantera les meilleurs spécimens à la ferme Deschambault, aujourd’hui le Centre de recherche en sciences animales de Deschambault.

Durant toute sa carrière, il étudiera près de 300 variétés de vignes en provenance de France, des États-Unis et du Canada. À sa retraite, en 1969, une partie des plants transportables prirent le chemin de ses propriétés à Lotbinière. Poursuivant son hobby avec autant de ferveur, ses recherches aboutiront dans les années 1970 à 4 cépages de sa collection suffisamment rustiques et précoces pour être cultivés au Québec: Minesota 78, Léon Millot, Maréchal Foch et Eona.

Entre-temps, il fondera, le 2 novembre 1979, l’association des viticulteurs du Québec avec quelques collaborateurs.

Selon le producteur de vin, Jean Larsen, Monsieur Vandal trouvera la véritable utilité de ses recherches lorsqu’il visita au milieu des années 80 les installations du vignoble Ste-Pétronille à l’Île d’Orléans.
Toutefois, c’est avec l’aide de Mario Cliche, enseignant à l’Institut de technologie Agroalimentaire de Saint-Hyacinthe  lui-même spécialisé dans les croisements de la vigne qu’il développera enfin le premier véritable hybride rustique de vigne en 1985, le Vandal-Cliche. Soit plus de 40 ans après le début de ses travaux de recherche… le travail d’une vie, quoi!
Monsieur Joseph-O.Vandal décéda en 1994 à Sainte-Foy.

La tomate Plourde (mise à jour)

20 mercredi Juil 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Plourde

Tomate Plourde

Suite à des informations récentes sur cette tomate, nous tenions à faire une 2e mise à jour à notre article du 05 juillet 2011.

Ainsi, cette variété tardive fixée, d’une hauteur de 1,2 à 2 mètres, a été prénommé du nom de son créateur, Aurélius Plourde de Saint-Alexandre de Kamouraska dont la famille cultivait cette variété depuis 1925.

Selon les recherches de Michèle Renaud et de Mario Plourde, Aurélius Plourde est né le 20 octobre 1892 à Saint-Antonin-de-Kamouraska et décédé le 06 septembre 1979 à Rivière-du-Loup. Selon Madame Renaud:

Tous les frères et soeurs d’Aurélius habitaient St-Antonin ou St-Alexandre, sauf deux, qui se sont mariés à Rivière-du-loup et St-Philippe-de-Néri. Il est tout à fait possible que la tomate Plourde ait été cultivée par un membre de la famille d’Aurélius ou lui-même, les villages de St-Alexandre et de St-Antonin, étant à courtes distances l’un de l’autre.

Qui plus est, cette tomate résistante au fendillement aurait été sauvé de la disparition par Jeannot Pelletier. Ce dernier résidant à Saint-Alexandre de Kamouraska a épousé l’une des petites-nièces d’Aurélius Plourde. Cela explique en grande partie la manière dont il a pu obtenir des semences. A t-il eu des graines d’Aurélius Plourde lui-même ou d’un membre de sa famille? C’est à suivre!

Le site « Semences-partage »  en dresse ce portrait:

Fruit rond et plat aux épaules côtelées. L’insertion du pédoncule est moyennement creuse. Le plant porte des grappes ramifiées de 3-10 fruits. Rendement de 30 fruits par plant. Le goût est doux, dénué d’acidité. Devrait se cultiver en pot avec succès.

Cullture: Semis intérieur 6 à 8 semaines avant la date du dernier gel. Acclimatez les plants avant le repiquage au jardin. Si vos jeunes plants ont trop poussé, enlevez les feuilles les plus basses et couchez la tige en les enterrant jusqu’à la hauteur voulu sur un site ensoleillé et bien drainé. Ne laissez sortir que la moitié de la plante. De cette manière, le plant développera davantage de racines et augmentera considérablement son apport en énergie. N’oubliez pas de mettre dans la fosse une grosse poignée de compost et d’arroser généreusement. Si vous le pouvez, transplantez en période nuageuse. Le stress et l’asséchement seront moins intenses.  Les fruits pèsent entre 150 et 300 grammes. Maturité entre 80 et 90 jours.

L’ensachage des fruits

20 mercredi Juil 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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L'ensachage des fruits (photo: Jean-Claude Vigor, Le Devoir 7 et 8 août 2010)

L’ensachage des fruits est une technique ancestrale qui s’applique à la pomme, la pêche, le raisin et la poire.. Elle n’est plus utilisée de nos jours car elle a été remplacée par toutes sortes de méthodes phytosanitaires… pas toujours naturelles mais plus productives.

Em fait, pour l’industrie, cela s’avèrerait trop coûteux en main-d’oeuvre. Mais pour les amateurs possédant quelques arbres fruitiers ou pour les entreprises avec un marché très lucratif, c’est une belle manière d’obtenir de très beaux fruits biologiques, sans tache ou meurtrissure et à l’abris des prédateurs. Surtout la carpocapse, un papillon qui pond ses oeufs dans les fruits à pépins et noyaux. Une fois éclos, la larve se délecte du fruit le rendant impropre à la consommation. Cette méthode vous permettrait d’obtenir des fruits plus gros avec une peau plus mince et un fait intéressant à considérer, une couleur plus vive lorsque vous enlèverez le sac, 2 semaines avant sa récolte.

En effet, privé de lumière pendant sa croissance (en utilisant des sacs de papier brun de type Kraft), contrairement à l’image ci-contre, le fruit devient très sensible à la lumière et sa peau réagira vivement sous les rayons. Vos yeux en seront ravis. La technique est très simple et peu coûteuse en matériel. Ça prend surtout du temps!

Ça vous intéresse d’en savoir davantage, consulter le site POMUM qui vous montrera, photos à l’appui, comment préparer le matériel nécessaire et la méthode pour ensacher vos fruits.

Le « jardin économique » du Jardin botanique de Montréal

19 mardi Juil 2011

Posted by Michel in Types de jardins-potagers

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Jardin économique (photo: Le Canada, 2 septembre 1937)

Pendant la grande dépression (1930-1939), le gouvernement fédéral mené par MacKenzie King met en place un programme d’aide aux chômeur. Il sera fortement appuyé par Maurice Duplessis, premier ministre du Québec et Camilien Houde, maire de Montréal.
 
M. Henry Teuscher (1891-1984)

On oublie trop souvent que c’est grâce à ces projets de travaux publics d’envergure pour contrer la crise que sera fondé le Jardin Botanique de Montréal le 09 juin 1931 mais ouvert au public 6 ans plus tard en août 1937. Entre-temps, 2000 chômeurs y seront embauchés à 35 sous de l’heure pendant 3 ans pour une foule de travaux notamment l’érection du « jardin des plantes utiles », le long du boulevard Pie-IX.  

Aussi appelé « jardin économique », on y retrouvait des plantes fourragères, alimentaires, arbustes et arbres fruitiers.  Jusqu’à 15 000 visiteurs par jour pouvaient venir admirer cette réalisation. Cela en faisait l’une des sections les plus fréquentées.  
 
Pour souligner ses 80 ans, cette institution a créé une véritable banque virtuelle d’archives où vous pourrez consulter une foule de trucs. Vous y retrouverez, entre autre, les plans d’un jardin économique, conçu le 21 mars 1945 par M. Henry Teuscher. Ce fût l’un des concepteurs du Jardin botanique de Montréal qui, malheureusement fût accusé à tord d’espionnage aux profits de l’Allemagne nazie pour avoir soutenu Marie-Victorin dans ses efforts d’empêcher la Défense Nationale de transformer les terrains et les bâtiments du jardin botanique en école d’aviation durant la 2e guerre mondiale (1939-1945). 
  

Le dessin agrobotanique

18 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Outils de références

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Bien avant la venue de la photographie, la seule manière d’obtenir de l’information visuelle transmissible exacte sur les plantes provenait des descriptions écrites et d’iconographies botaniques, c’est-à-dire une image la plus détaillée possible, représentant un ou plusieurs végétaux.

En Europe, cette technique est devenue au fil du temps, une véritable discipline en soi (peintre botaniste) et certaines réalisations de vraies oeuvres d’art.

Ainsi, lors de l’exposition universelle de Paris en 1899, la couverture du catalogue de semences de la Maison Vilmorin fût considérée un pur chef-d’oeuvre.

Au sommet de sa gloire, l’entreprise embaucha 15 peintres pour constituer une collection d’iconographies agrobotaniques qu’on peut apprécier dans le livre les plantes potagères, l’album de Vimorin (1850-1895).

Planche no. 42 (L'album Vilmorin)

En contemplant les 46 planches (voir un exemple à gauche), vous réaliserez la beauté de cette diversité alimentaire et du même coup, cette perte dans nos assiettes.

Ces illustrations sont d’ailleurs très utiles pour les chercheurs d’anciennes variétés car elles permettent de s’appuyer sur des faits précis, outre la description écrite pour valider leurs comparaisons.

Ici au Québec, bon nombre de professionnels (médecins, apothicaires, grainetiers, etc.) y ont eu recours pour illustrer et vendre leurs produits mais à des standards de perfection beaucoup moins élevés. 

Toutefois, les gouvernements (fédéraux et provinciaux) investissent beaucoup aussi dans du matériel pédagogique dédié à l’éducation en agriculture et l’utilisation de dessins agrobotaniques s’avéraient essentiel. Par exemple, le Ministère de l’agriculture Canada a édité en 1906 un manuel intitulé: Mauvaises herbes¨. Un document de 105 pages incluant 56 planches où graines, racines, fruits et plantes  y étaient dessinés en couleur, de manière très détaillée.

Cet outil se voulait également un moyen de sensibiliser les agriculteurs à ces types de plantes mais aussi aux moyens de s’en débarasser. Faute de photographies, la représentation dessinée s’avérait très utile.  

Que ce soit donc pour des catalogues, sachets de semences, livres, publicités dans les journaux, y’a pas à dire l’adage « une image vaut mille mots » atteignait sa cible.

Les expositions agricoles au Québec

15 vendredi Juil 2011

Posted by Michel in Événements et perfectionnement

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Défilé et vente d'animaux de ferme (exposition agricole de Sherbrooke 1961)

Les premières grandes foires agricoles au Québec remontent au milieu du 19e siècle.

Toutefois, c’est réellement à partir de 1851 qu’on organise ces événements en s’inspirant de l’Exposition universelle de Londres. N’oublions qu’à cette époque, le Haut et le Bas Canada (1791-1841) forment deux provinces de l’Empire Britanique et la mère patrie influence les moeurs et coutumes.

Ainsi, la première exposition agricole officielle a lieu à Montréal, en plein coeur du Plateau-Mont-Royal. On y présentait de l’horticulture, des animaux d’élevage et les nouveautés en machinerie agricole, des tours de ballons, des feux d’artifice et des courses de chevaux.

D’ailleurs, 6 foires encore en activité aujourd’hui, précèdent celle tenue à Montréal en 1851 et s’enorgueillent de détenir la pérennité. Il y eu même un temps où on a pu en dénombrer une cinquantaine dans la province comparativement à plus d’une trentaine maintenant. Ça varie avec les années. Nous en avons profité pour ajouter en bas de cet article l’année de fondation de chaque exposition (en ordre d’ancienneté) qu’on peut encore visiter. Vous pouvez aussi consulter leur programmation qui s’échelonne tout l’été via l’association des expositions agricoles du Québec.  Si vous vous dirigez vers la vieille capitale entre le 17 et le 28 août 2011, profitez-en pour fêter le 100e anniversaire de l’Expo-Québec.

Bonne fin de semaine!

Nom de l’exposition agricole

Année de fondation

de Bedford

1824

d’Argenteuil (Lachute)

1825

de Saint-Hyacinthe

1837

de Cookshire

1845

d’Ayer’s Cliff

1845

du Richelieu (Sorel-Tracy)

1849

de Richmond

1856

de Brome

1856

de Pontiac (Shawville)

1856

de Calixa-Lavallée

1858

de Victoriaville

1858

de Rougemont

1869

de Rimouski

1888

de Trois-Rivières

1896

d’Ormstown

1910

Expo Québec

1911

de Chicoutimi

1920

de Kamouraska (Saint-Pascal)

1927

du Témiscouata (Notre-Dame-du-Lac)

1929

de Montmagny

1948

de Beauce (Saint-Honoré)

1964

Rive-Nord (À St-Thomas dans Lanaudière) 

1967

d’Abitibi (Saint-Félix)

1969

de Lotbinière (Saint-Agapit)

1970

de Saint-Félicien

1972

de Drummond

1976

de la Vallée de Coaticook (Coaticook)

1977

de Portneuf

1980

du Bassin de la Chaudière (Saint-Isidore)

1982

de Bécancour (Saint-Pierre-les-Becquets)

1982

BBQ Bellechasse (Saint-Anselme)

1983

de la Matapédia (Amqui)

1985

d’Huntingdon

Indéterminée

du Témiscamingue (Saint-Bruno-de-Guigues)

Indéterminée

p.s. Vous connaissez les dates de fondation des deux dernières expositions, faites-le nous savoir.

La revitalisation des anciennes variétés

14 jeudi Juil 2011

Posted by Michel in Biodiversité

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On veut créer un réseau international de recherche en agriculture biologique et lancer un grand pavé dans la mare du mouvement de la conservation des semences. 

Michel Lachaume (image: le bulletin des agriculteurs, décembre 2010)

C’est en ces termes que Michel Lachaume, un free-breeder, veut brasser la cage de ceux qui croient qu’on peut maintenir indéfiniment d’anciens cultivars de fruits et de légumes sans les « revitaliser ».

Pour faire une brêve parenthèse, sachez que le terme « free-breeder » réfère, en traduction libre, aux hybrideurs qui,  comme Monsieur Lachaume, n’ont aucun intérêt commercial mais le font par intérêt et passion sur une base individuelle et gratuite. 

Par l’absence de terme français, l’association Kokopelli, souhaite justement  proposer  les appellations « polleniseurs » ou encore « pollinnovateurs » pour bien décrire ces gens qui, à travers le globe, sélectionnent les meilleurs spécimens pour en développer d’autres plus adaptés au monde d’aujourd’hui et ce, en utilisant du matériel génétique, entre autre, d’anciens cultivars.

Par exemple, l’américain Tom Wagner, autre « sélectionneur » reconnu, possède à son actif près de 100 000 lignées de pommes de terre et de tomates.

D’autres, concentreront leurs efforts à revitaliser les variétés d’antan afin de leur donner un second souffle.

Pour en revenir au sujet, Michel Lachaume renchérit en disant:

On se concentre tellement à sauvegarder des variétés pures que nous sommes en train de les faire disparaître.  

Effectivement, il regarde le thème sous un angle différent. L’importance de présever les anciennes variétés amène l’idée de les isoler pour ne pas qu’ils se croisent avec d’autres plants; ce qui modifierait leurs caractéristiques génétiques. 

Tom Wagner avec l'une de ses créations de pomme de terre (image: The Seattle Time, 4 juin 2011)

Malheureusement, selon lui, les faibles quantités produites appauvrissent justement la richesse génétique puisque dans la nature, les plantes s’échangent du pollen entre elles.

Ainsi, « la cosanguinité », après plusieurs générations, peut faire diminuer la productivité. Les fruits ou légumes vont se fragiliser. Les plants se dégénérer ou être sujet à la maladie. D’où l’importance de « recréer sans relâche la biodiversité au sein des anciennes variétés ». Le passé pourrait lui donner raison car l’une des théories concernant le goût exceptionnel du melon de Montréal était justement l’instabilité génétique du fruit qui faisait en sorte qu’on devait le sélectionner à chaque année pour en conserver la saveur unique. Et à l’époque, il y avait des milliers de fruits produits annuellement.

Cette constatation n’est pas faite par le premier venu car Monsieur Lachaume est de plus en plus reconnu pour son expertise à l’échelle internationale concernant l’amélioration des plantes au potager. Par exemple, il fait parti des rares nord-américains ayant développé des pommes de terre sans OGM, nutritives et surtout, libre de droits commerciaux. Et il est invité comme conférencier par plusieurs organismes ayant à coeur la biodiversité un peu partout dans le monde.

La tomate Itabec

13 mercredi Juil 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Itabec (photo: François Lebel)

Ce sera bientôt le temps des tomates de jardin et pour ma conjointe, si cela n’en tenait qu’à elle, nous mangerions des sandwichs aux tomates à tous les repas.

Entre-temps, nous vous entretenons d’une autre variété bien de chez-nous: la tomate Itabec. Crée en 1974, elle est l’une des nombreuses créations de l’agronome Roger Doucet lorsqu’il oeuvrait  à la Station de Recherches Agricoles (département: Amélioration des plantes) de Saint-Hyacinthe. Celle-ci se distingue par sa forme sphérique un peu aplatie, sa faible contenance en jus qui la rend idéale pour la confection de la pâte de tomate.  Les fruits rouges, entre 130 et 160 grammes poussent sur des plants déterminés entre 50 et 75 centimètres. Parfait pour les petits potagers ou la culture en pot, vous pourrez en déguster 70 à 75 jours après la plantation.

 
Un rapport américain écrit en 1974, le « ANNUAL REPORT OF COOPERATIVE REGIONAL PROJECTS » sur l’introduction, la multiplication, la préservation et l’évaluation des nouvelles plantes destinées à l’agriculture industrielle rapporte que la variété Itabec a été conçu pour résister à la craquelure tout comme les cultivars Maskabec et Précocibec; deux autres tomates mentionnées dans nos articles du 05 avril et 17 mai 2011. Cette caractéristique proviendrait du spécimen PI 250432 isolé à partir de la variété « Czechoslovakia ». Elle est considérée rare car peu distribuée parmi les entreprises de semences. Vous pouvez obtenir la source originale à Ressources phytogénétiques du Canada car Monsieur Doucet a eu la prévoyance d’esprit de leur en faire parvenir en 1977 pour en préserve la pureté et la conserver pour la postérité. Disponible aussi aux jardins de Nathalie.
 
 

Lecture estivale: Meurtres au Potager du Roy

12 mardi Juil 2011

Posted by Michel in Non classé

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J’ai reçu un livre de ma conjointe à Noël. Un peu tard me direz-vous mais pour le « déguster » à sa pleine mesure, je me le réservais pour les moments de farniente d’été. Et bien, nous y voilà.

Habituellement, je ne suis pas un grand lecteur durant mes temps libres car mon travail m’amène à lire et écrire très souvent.

Par contre, le mélange historique, gastronomique, horticole, chapeauté par un thriller d’époque renouvelle la formule… pour moi en tous cas. Sans vouloir vendre la mèche, l’intrigue peut se résumer comme suit:

En mai 1683, tout est mis en oeuvre pour satisfaire le ravissement gustatif de Louis XIV. Des centaines d’hommes et de femmes oeuvrent à son service dans ce seul but. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où par un matin embrumé, la melonneraie est saccagée. Malheur, c’est l’un des fruits préféré du Roy et il comptait impressionner une délégation; surtout qu’il est hors saison.  Bientôt, on se rendra compte qu’il n’y a pas qu’au château de Versailles où les melons ont été détruits. Quels importants secrets cachent-ils au point où des jardiniers sont assassinés?

La recherche historico-horticole est très intéressante et on a peine à imaginer tout le grandiose et le faste culinaire de cette période. L’auteur a voulu recréer cette ambiance et va encore plus loin en y incorporant à la toute fin du volume, une série de recettes associées à la fin du 17e siècle. Une lecture très agréable pour cet été. Merci pour le beau cadeau Véronique!

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