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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Comment reproduire et conserver vos semences de blé

24 jeudi Jan 2013

Posted by Michel in Production de vos semences

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Semer à la volée (source: clairejardin.com)

Avez-vous déjà songé faire des semis de blé? Quelle idée n’est-ce pas?

Pourtant, c’est la culture vivrière la plus importante au monde. Pour des assortiments de fleurs séchées,, un look champêtre dans vos plates-bandes et pourquoi pas pour votre propre consommation, elle est relativement simple même pour de petites surfaces car vous n’avez besoin d’aucune machinerie lourde. L’un des secrets réside dans la préparation des surfaces car si c’est mal fait, la plante devra compétitionner avec les mauvaises herbes. Pour vous aidez, nous vous suggérons, entre autre, la technique du « faux-semis » pour vous débarasser des indésirables aux systèmes racinaires peu profondes.  Pour les autres aux longues racines, une bâche opaque devrait être installée par terre pendant de long mois.

D’anciens textes font d’ailleurs état des piètres habiletés des premiers agriculteurs établis en Nouvelle-France concernant les faibles rendements et la qualité des récoltes. Ces derniers sont souvent d’anciens militaires reconvertis, des détenus purgeant leur peine en Nouvelle-France, des immigrants sans qualification ou encore des journaliers illettrés. Tous n’ayant aucune connaissance sur la manière de cultiver cette céréale pourtant dominante durant cette période.

Par exemple, John Lambert, militaire de formation ayant visité le Canada entre 1806 et 1808 donne son avis justement sur le sujet.

Les champs de blé que j’ai pu observer à divers endroits du pays étouffaient sous les mauvaises herbes et semblaient figés dans leur croissance. Les tiges, une fois coupées, dépassaient rarement 18 à 20 pouces de longueur, les épis étaient petits, et le grain décoloré était è peine plus gros que les deux tiers de notre blé anglais.

Le vanneur (Jean-François Millet 1848)

Le vanneur (Jean-François Millet 1848)

Ainsi, dès votre terrain bien préparé, munissez-vous d’une bonne poche remplie de la variété souhaitée et semez à la volée comme le montre l’image ci-dessus. Pendant des millénaires (ses origines peuvent être retracées jusqu’à 8000 ans avant notre ère) ce fût la technique utilisée pour les semailles. Pas besoin d’enterrer. La maturation variera en fonction du cultivar soit entre 110 et 130 jours.Ensuite, elles pourront être battues au fléau à grains. J’avoue que cette méthode requiert une certaine forme physique car assez ardue comme tâche.  Le vannage se fera simplement avec un ventilateur de fenêtre. Avec le temps et de la persévérance, vous trouverez à coup sûr votre propre système.

Entreposez le tout dans un endroit sec jusqu’à l’an prochain. Le pouvoir germinatif du blé est limitée à quelques années…. à moins d’avoir en votre possession du blé des pharaons. Un variété légendaire aux propriétés germinatives hors de l’ordinaire. Tellement fantastique qu’elle aurait germé des milliers d’années après avoir été enterré avec des momies. Évidemment, c’est une fable.

Le saviez vous?
Il existe du blé d’hiver et de printemps. Le premier, semé à l’automne, a besoin d’une période de dormance accasionnée par le gel tandis que le deuxième sera semé au printemps puisque supportant mal les basses températures.

La micro-agriculture

15 mardi Jan 2013

Posted by Michel in Outils de références, Types de jardins-potagers

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Le jardinier-maraîcher

Peut-on bien vivre de la terre avec seulement 1 hectare ou moins du superficie cultivable?

La majorité des gens en douterait, agriculteurs compris. Comment espérer rentabiliser un si petit espace en considérant les coûts de la machinerie, la main-d’oeuvre et l’hypothèque, l’achat des semences, les engrais, l’essence, la rénovation, le fonctionnement et l’entretien des bâtiments et j’en passe ?

Pourtant, la micro-agriculture tend tranquillement à faire mentir les plus septiques si on s’y prend de la bonne manière.

En effet, la ferme la Grelinette de Saint-Armand située en Estrie,  a su faire des ventes de 100 000$ dès la 4e année d’exploitation. Aujourd’hui, l’entreprise génère des ventes entre 60 000 et 120 000$ par an. Pas mal pour un si petit lopin de terre. Leur secret: réduire les frais au maximum. Par exemple, ils ont su axer leur production sans recourir à aucune grosse machinerie. Tout est fait à la main ou à l’aide de petites machineres beaucoup moins onéreuses.

Qui plus est, un acre coûte moins cher en terme d’investissement s’il est loué; leur résidence étant elle aussi sise sur ce dernier. Plus de congestion routière… le bonheur TOTAL comme dirait ma mère. Ils ont aussi opté pour des produits (fruits et légumes bio) à valeur élevée sans passer par aucun intermédiaire, augmentant encore plus leur marge de profit. Bien entendu, ce n’est qu’un fragment de l’ingéniosité derrière cette technique bien particulière.

Jean-Marc Fournier (source: lejardiniermaraicher.com)

Jean-Marc Fournier (source: lejardiniermaraicher.com)

Bref, le jeune propriétaire Jean-Marc Fortier est tellement convaincu et enthousiaste par ses expériences et ce qu’il a vécu dans d’autres productions du même style qu’il a décidé en 2012 d’écrire un livre expliquant de manière très explicite son succès, chiffres à l’appui.

Le jardinier-maraîcher Manuel d’agriculture biologique sur petite surface propose une manière différente d’aborder l’agriculture et de la ramener à échelle humaine. Résolu à repousser les croyances, l’auteur n’est pas sans nous narguer qu’avec ses revenus, il se permet même 3 mois de repos pendant la période hivernale pour voyager et vaquer à d’autres projets d’intérêts. Disponible au coût de 30$.

Pour qui le sujet intéresse, on nous suggère LA ressource malheureusement en anglais: Growing for market, une revue américaine.

grelinetteLe saviez-vous? La grelinette est un outil de travail idéal pour le potager inventé par André Grelin en 1963. Elle aère le sol sans détruire la vie microbienne. Nous l’utilisons chez-nous depuis des années car elle remplace le fameux rotoculteur, prend beaucoup moins de place au garage et disons-le n’exige aucun entretien ou presque.

 

Le potager d’Ema De Matos (1935-2015); surprenant et gourmand

10 jeudi Jan 2013

Posted by Michel in Visites de potager

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Emma De Matos avec l'une de ses variétés d'hibiscus (photo: Le Courrier de Saint-Hyacinthe - Robert Gosselin)

Ema De Matos avec l’une de ses variétés d’hibiscus (photo: Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Robert Gosselin)

Une autre de nos belles rencontres durant l’été 2012 fût sans contredit celle survenue avec Madame Ema De Matos. Maskoutaine (ville de Saint-Hyacinthe) depuis 13 ans, vous n’aurez aucun mal à situer sa demeure si jamais vous passez devant chez-elle.

En effet, après avoir rencontré Josée Landry et Michel Beauchamps, un couple de Drummondville ayant eu des démêlés avec leur municipalité concernant l’aménagement de la façade de leur maison en potager, nous nous sommes mis à la recherche de gens ayant eu aussi l’idée de transformer la devanture de leur résidence. Et TADAM!

Façade de chez Emma De Matos

Façade de chez Ema De Matos

Résidente plus spécifiquement du secteur Douville, elle n’a pas attendu cette tendance du jardinage urbain pour s’y mettre. Pas un brin de gazon devant son bungalow. Au lieu de cela, une collection aussi inusité que magnifique d’hibiscus de tous genres.En fait, cette dame originaire du nord du Portugal entretient pas moins de 92 plants de cette fleur mythique connue depuis l’Antiquité et importée en Europe au 12e siècles par les Maures d’Espagne.  Arrivée au Québec depuis plus de 50 ans, Mme De Matos passe une bonne partie de ses journées à l’extérieur pour entretenir ses hibiscus qu’elle démarre la plupart du temps grâce à des semences qu’elle fait venir d’Ontario ou des États-Unis. Ses deux premiers plants, haut de près de 7-8 pieds et en provenance de Californie produisent d’immenses fleurs rouges foncés. Selon ses dires:

J’ai amené ces deux plants avec moi après avoir habité Saint-Denis-sur-Richelieu pendant 32 ans. J’ai bien essayé d’en faire des boutures pour en partir d’autres plants ou en donner  à d’autres personnes, mais ça n’a jamais fonctionné.

Emma De Matos avec ses hibiscus

Ema De Matos avec ses hibiscus (photo: Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Robert Gosselin)

Ces plants sont donc assez uniques, souligne cette dernière. Qu’ils soient crème avec un centre rose, mauves, blancs, rouges vifs, fuchsias ou roses, ses hibiscus ne peuvent faire autrement qu’attirer l’attention des personnes qui circulent sur cette rue tranquille de Douville. En bordure du trottoir, du thym décoratif et couvre-sol remplacent le traditionnel gazon. La Ville de Saint-Hyacinthe n’a jamais causé de problèmes à la dame de 77 ans.

La Ville a planté des arbres sur la ligne de gazon près du trottoir et ils ont fait bien attention de ne pas malmener mes plantes. Ils les trouvaient même très beau. Au lieu de couper du gazon et de pourrir l’air avec nos tondeuses, j’aime bien mieux avoir toutes ces belles plantes.

Potager d'Emma De Matos

Potager d’Ema De Matos

Mais croyez-vous que cette dame allait s’arrêter au parterre? À l’arrière de la maison, l’étonnement se poursuit. Un immense potager s’étend en roi et maître qu’elle partage  avec huit personnes. Que ce soit des voisins, amis, une de ses filles ou petite-fille, tous ont leur petite parcelle de paradis. Légumes et arbres fruitiers y font bon ménage.

Avec mon âge, je partage mon terrain depuis 4 ans. J’ai toutes les fines herbes possibles, des tomates, des melons que j’adore et de beaux raisins de table.

Elle nous fait faire le tour de ce potager de rue. Kiwis rustiques… et oui, oui, des kiwis au Québec c’est possible!, figuiers, courges portugaises, courges butternut, artichauts, tomates italiennes et aubergines ne sont que quelques-unes des curiosités que nous dénichons dans cet espace gourmand!

Briser l’isolement, activité physique, diminution des gaz à effet de serre, protection de la biodiversité, production locale ne sont que quelques-uns des avantages d’une telle initiative. Combien d’autres qui, comme Ema De Matos, changent le monde vers quelque chose de meilleur? Une chose est sûre, il y en a beaucoup plus qu’on pense.

Ema de Matos (1935-2015)MISE À JOUR (2015): Nous avons le regret d’informer du décès d’Ema de Matos le 21 août 2015. Nous voulons offrir nos sincères condoléances à la famille. Nous espérons que ce petit article saura raviver le souvenir d’une femme unique.

Gagnante de notre concours de fin d’année 2012

07 lundi Jan 2013

Posted by Michel in Non classé

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Nous voudrions féliciter Madame Rebecca Carrier, gagnante de notre concours de fin d’année 2012. Celle-ci a choisi des semences ancestrales de tomate Savignac. En tous cas, toutes les personnes ayant participé ont eu la bonne réponse à notre petite question à savoir:
Quelle était la personne, reconnue dans le monde horticole, figurant sur cette ancienne photographie: Le frère Marie-Victorin (1885-1944).

Marie-Victorin

Figure emblématique et vulgarisateur émérite du milieu horticole québécois du début du siècle passé, un participant a même été jusqu’à préciser son nom de naissance « Conrad Kirouac ». On lui doit de nombreuses réalisations majeures tant littéraires (ex: la flore Laurentienne) qu’institutionnelle (ex: la fondation du Jardin botanique). Pour les intéressés, nous vous encourageons à lire une brève biographie en cliquant sur son nom ici-haut.

Encore une fois, félicitations à la gagnante et continuez de nous lire. Nous aurons sûrement d’autres petits quizz dans les prochains mois.

Carte postale de décembre 2012

11 mardi Déc 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Lorsqu’on consulte d’anciens ouvrages relatifs à l’espace mais aussi aux semences requis pour nourrir une grosse famille sur une année, on se voit ébahi par l’ampleur des potagers. C’est un peu ce que nous a inspiré cette image (date inconnue) où l’on voit s’y affairer 5 femmes (l’une étant à droite et brouillée). Remarquez l’ordre, l’entretien, la santé des végétaux, la disposition, la variété. Un potager comme ma conjointe les aime; structuré, linéaire, fonctionnel comparativement aux miens plutôt désordonnés.

En fait, à l’époque on se devait de rentabiliser au maximum les surfaces cultivables. Il y avait donc juste suffisamment de place entre les rangées pour circuler. Pour compléter l’image et comme petit cadeau des fêtes, nous vous avons justement inclus un Guide du jardinier (1966) fourni par le Ministère de l’Agriculture du Canada rappelant les distances recommandées, les quantités de semences suggérées, le rendement moyen d’un rang de 50 pieds, le nombre de jours requis du semis jusqu’à la récolte, etc… vous serez surpris de l’abondance générée.

Curiosités au potager: Le blé bleu Utrecht

06 jeudi Déc 2012

Posted by Michel in Céréales du patrimoine:, Curiosités au potager

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Blé bleu Utrecht (photo: Gisèle d'Avignon)

Blé bleu Utrecht (photo: Gisèle d’Avignon)

Utilisée comme plante ornementale ou pour la confection de farine, vous ne manquerez pas d’être séduit par la beauté de sa couleur bleutée. Originaire d’Utrecht en Hollande et créé au début du 20e siècle, si vous êtes tentés de produire vous même votre farine, sachez qu’elle est très coriace à battre à la main.

Toutefois, d’une hauteur de 145 centimètres, elle peut facilement être séchée pour la confection d’arrangements floraux.

Jim Ternier, ancien président du Semencier du patrimoine en cultive justement depuis de nombreuses années avec toutes sortes d’autres cultivars anciens à l’abbaye de St.Peter en Saskatchewan. Vous pouvez justement consulter une bibliothèque d’images sur leur site Internet. Cet édifice est le plus ancien monastère bénédictin au Canada. Bien que l’emplacement Saint-Pierre de Münster remonte à 1903, la communauté a quant à elle été fondé par Oswald Moosmueller 10 ans plus tôt à l’abbaye de Saint-Vincent à Latrobe en Pennsylvanie (États-Unis).

Il est à noter qu’à chaque troisième dimanche d’août, Jim Ternier invite le public à visiter ses champs de blés anciens. Les gens sont également les bienvenus à tout moment mais il suggère de le contacter au préalable. N’hésitez pas à lui parler en français car il parle très bien cette langue.

Vous pouvez commander cette variété à Prairie Garden Seeds.

L’odyssée de la biodiversité

01 samedi Déc 2012

Posted by Michel in Biodiversité

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L'odyssée de la biodiversité (source: les aventriers voyageurs)

L’odyssée de la biodiversité (source: les aventriers voyageurs)

L’odyssée de la biodiversité, 10 pays, 300 jours pour sauver la planète… Ce film-documentaire réalisé par David Aimé et David Fabrega est distribué via les Aventuriers Voyageurs, un organisme sans but lucratif ayant pour but, entre autre, de soutenir les cinéastes de la relève.

Habituellement abordé sous l’angle du voyage et du tourisme, l’accent a été mis cette fois-ci sur un aspect excessivement important pour la survie de notre planète: le développement durable. Présenté sous forme de conférences suivant la présentation de leur oeuvre cinématographique, les auteurs se déplacent un peu partout au Québec (salles de cinéma, bibliothèque, salles de spectacles, maisons de la culture, etc.) afin de mettre en évidence des exemples de projets courageux et innovants de l’Amazonie, la Cordillère des Andes, le désert d’Arabie, la Mer Rouge et l’Océan Pacifique pour ne nommer que ceux-là.

Aux coûts de 10$ du billet, des rabais de 10% sont habituellement offerts aux membres de la FADOQ et aux étudiants directement à l’entrée. Il vous est aussi possible de devenir membre pour $10 et économiser sur les prochaines représentations et aussi profiter de rabais de leurs partenaires. Avis aux bénévoles, vous pouvez assister gratuitement aux projections

Visionner un extrait en cliquant sur le lien ci-haut ou consulter l’horaire des présentations.

L’abandon du patrimoine agricole bâti

27 mardi Nov 2012

Posted by Michel in Non classé

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Grange abandonnée

Selon le dernier recensement de Statistiques Canada, il y a avait en 2011, 1 238 fermes de moins au Québec qu’en 2006 (30 675).  C’est une tendance lourde qui s’opère depuis les années 1940 où l’on en dénombrait facilement plus de 150 000.

Il y a par exemple, davantage de citadins émigrant en  campagne et prenant la place des familles qui jadis, occupaient ce territoire comme mode de subsistance.

Évidement, ceux qui achètent non pas nécessairement le désir de faire de l’agriculture et laissent souvent les bâtiments à l’abandon, trop onéreux à restaurer.

Il y a quelques temps, une pancarte « vente de succession » est apparue devant une très vieille maison de notre rang, probalement de la fin du 18e siècle. Les personnes âgées n’ayant plus la force d’entretenir les bâtiments depuis longtemps les avaient laissés à l’abandon comme en témoigne cette photographie.

Il est dommage qu’il y ait une si belle visibilité concernant la restauration d’anciennes maisons (télévision, revues, livres…) et si peu sur le patrimoine bâti agricole. Ma conjointe ayant récemment réalisé un cahier spécial sur les anciennes maisons de la MRC des Maskoutains a rencontré une foule de gens propriétaires d’anciennes demeures et ceux-ci lui ont fait une révélation surprenante concernant les programmes d’aide.. « Il n’en existe aucun pour nous aider dans nos restauration ». « On doit se débrouiller seuls » ont t-ils tous déclaré. Imaginez pour le patrimoine agricole?

On doit donc se résigner à voir ces majestueuses fermes d’antan dépérir, laissant derrière elles une page de notre passé. Peut-on se surprendre de chercher nos propres racines si nous avons si peu d’estime de ce que nous avons accompli.

Carte postale de novembre 2012

19 lundi Nov 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Melon de Montréal en 1935 dans un concours de glaïeuls, de fruits et légumes (source: Encyclopédie du jardinier horticulteur)

Melon muscat de Montréal (type Décarie) cultivé au collège MacDonald (1922) Sur la photo Wilfrid-Henry Perron dégustant un petit melon cantaloup Pennsweet

Pour faire du pouce sur l’article précédent concernant Wilfrid Henri Perron, nous avons cru pertinent vous faire part de ses commentaires concernant le melon de Montréal, l’ayant lui-même cultivé lorsqu’il était étudiant-jardinier chez Arthur Savoie à Côte-des-Neige. Seul ces deux hommes avaient accès au champ de melons d’une superficie de 2 acres. Et pour cette tâche faite entre 19:00 et 21:00 chaque jour, il gagnait 0.50$ de l’heure supplémentaire, une fortune pour 1921-1922.

Le melon de Montréal était, à l’époque, le plus gros melon musqué du monde. Originaire de Notre-Dame-de-Grâce et de Côte-des-Neige à Montréal, il en existait deux types: Décarie et Gorman. Wilfrid Henri Perron les décrivait comme:

(en parlant du Décarie)… originaire de Notre-Dame-de-Grâce, avait plutôt la forme d’un potiron du fait qu’il était gros, court, à côtes bien marquées, aplati à chaque bout et pouvait peser jusqu’à 35 lbs. Il était en même temps fortement brodé.

(en parlant du Gorman)…il est défini: … lourd, plus long, aux bouts aplatis; ses côtés étaient bien marqués et son fruit fortement brodé. La chair verte dans les deux cas était verte et bien sucrée.

Wilfrid-Henri Perron (1897-1977)

13 mardi Nov 2012

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Wilfrid-Henri Perron (1898-1977)

Né en 1897 à St-Philippe-de-Chester dans les Cantons de l’Est, Wilfrid Henri Perron ne se doutait sûrement pas qu’il fonderait en 1929 l’une des entreprises de semences francophones les plus importantes du milieu du 20e siècle en Amérique. Issu d’une famille de 18 enfants de parents  d’agriculteurs, (Arthur Perron et Olivine Gagnon), il s’enrôle à l’âge de 20 ans (1917) dans le « 79th Battery » après avoir obtenu son diplôme de ¨French Specialist certificate » de l’Université McGill. Il revient d’Angleterre deux ans plus tard pour s »inscrire une fois de plus à l’université McGill (campus de McDonald) mais cette fois-ci pour y apprendre, pendant 4 ans, l’horticulture. Il graduera en 1923 avec un baccalauréat ès-science agricoles et il y recevra

même le prix du ministre de l’Agriculture.

Embauché par la maison Dupuy & Ferguson, il recevra peu de temps après (à l’automne 1927), une bourse d’études  sur les recommandations de Sir Arthur Currie de l’Université McGill qui lui permettra d’aller étudier une année en France et plus spécifiquement à l’École d’horticulture de Versailles et à l’École municipale et départementale de Saint-Mandé, près de Paris.

De retour au Québec en 1929, il fonde aussitôt sa propre compagnie « W.-H. Perron & cie Ltée, grainetiers et pépiniéristes ». Décorateur-paysagiste émérite, il cumule avec le temps les responsabilités telles:

  • Expert attitré de la Société d’Expertise Agricole de Montréal;
  • Membre de la « Canadian Society of Technical Agriculturists »;
  • Membre de la Chambre de Commerce;
  • Membre du Comité des jardins de la Ligue du Progrès Civique; et
  • Représentant du Commerce Canadien de Semences à Ottawa

1er Catalogue WH Perron 1930 (source: whperron1.wixsite.com)

L’entreprise W.-H. Perron & cie Ltée se spécialise dans la vente de semences et d’accessoires de jardin et elle s’oriente vers les clientèles des jardiniers amateurs et des professionnels. C »est justement en 1930 qu’il lance leur premier catalogue de vente par correspondance. Vous imaginez-vous, dans leurs premières années d’existence, ils ont publié plus de 100 000 exemplaires de leur catalogue. Cet outil a souvent servi de manuel pédagogique à plusieurs générations de québécois désireux de connaître les techniques de production horticole. Plusieurs se souviendront sûrement de leur slogan « Chez Perron, tout est bon ».

Façade du magasin W. H. Perron au 935, Boul. St-Laurent à Montréal (1936)

Pépinière à L’Abord-à-Plouffe – 1940 (source: whperron1.wixsite.com)

1er Catalogue WH Perron (source: whperron1.wixsite.com)

Jusqu’en 1953, ils seront situés au 935, Boulevard Saint-Laurent au centre-ville de Montréal. Vers 1936, ils y construiront un entrepôt de 4 étages attenant au magasin de sorte qu’ils occuperont l’espace de la rue Saint-Laurent à la rue Saint-Dominique. Mais leur expansion constante les obligeront à déménager en 1954 au 515, Boulevard Curé-Labelle à Laval.

Dès 1959, l’achat de 2 arpents de terrain leur permettra de produire eux-même arbustes, plantes vivaces, arbres et confères. C’est en 1969 que Monsieur Perron prend sa retraite en laissant sa place à son fils Henri Perron, agronome.

Cela ne l’empêchera pas toutefois de publier en 1971 l’encyclopédie du jardinier horticulteur, une oeuvre majeure de 415 pages dans laquelle il relate la somme de ses 40 années d’expériences en horticulture. Il meurt 6 ans plus tard en 1977 à l’âge de 80 ans.

Aujourd’hui, on se souvient encore du nom de W. H. Perron puisque maintes initiatives portent son nom notamment une chaire de recherche et l’Iris d’or W.H. Perron, un prix horticole québécois prestigieux.

WP Perron à Laval au 515, boulevard Curé-Labelle 1950-1954 (source: whperron1.wixsite.com)

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