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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

John Chapman (1774-1845), l’homme qui plantait des pommiers

28 samedi Sep 2013

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Johnny Appleseed (photo: www.todayifoundout.com)

Johnny Appleseed (photo: http://www.todayifoundout.com)

L’une des figures singulières de l’histoire de la pomiculture américaine est sans contredit John Chapman connu sous le sobriquet de Johnny Appleseed. Dans notre jargon du Québec, on lui aurait reconnu les traits d’un « quêteux ». Original, habillé en haillons, cet homme aux très maigres moyens a littéralement changé à sa manière l’Amérique du 19e siècle. Tout comme le personnage principal du film de Frédéric Back, l’homme qui plantait des arbres, celui-ci plantait… des pépins de pommes.

Pendant des décennies, a travers l’Ohio, l’Indiana et l’Illinois, il en planta des milliers. Il est pertinent de se rappeler qu’en plantant un pépin de pomme, il est quasi impossible d’obtenir une copie du plant-mère.

Par contre, la semence contient la génétique d’une foule de ses prédécesseurs et on ne sait jamais quel genre de fruits le plant développera. En agissant de cette manière, Chapman mit au monde des centaines de variétés adaptées au climat de leur région avec toute une gamme de formes, saveurs, textures, rusticité, etc. Des cultivars qui, dans certains cas, migrèrent jusqu’ici au Québec.

Ainsi, sans domicile fixe, il se promenait inlassablement en semant ici et là sur les terres incultes et enseignant aux gens la manière d’en prendre soin, de les élaguer. La magie de ce geste incita les nouveaux colons à s’installer sur ces terres remplis de pommiers ayant sous la main un moyen de subsistance. L’histoire incita même Walt Disney a créer un court-métrage animé en 1948 intitulé « Johnny Appleseed » (voir ici-bas… en anglais seulement).

C’est donc dire qu’une personne sans instruction, sans le sous ni bien et ni moyen, fût capable, par un geste gratuit et dénué d’intérêt, d’influencer des milliers d’individus. Il pourrait sans aucun doute devenir une source d’inspiration pour tous ceux et celles qui croit qu’on ne peut rien changer.

Aujourd’hui devenu personnage de légende, on s’accorde pour dire qu’il fût l’un des premiers écologistes de notre temps.

Pour en savoir davantage, visionnez le reportage de la semaine Verte du 6 juillet 2013 (La botanique du désir – la pomme – partie 1). Ou encore le musée Johnny Appleseed (en anglais).

Carte postale de septembre 2013

21 samedi Sep 2013

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Les labours d'antan, Fraserville (date inconnue)

Les labours d’antan, Fraserville (date inconnue)

Nous sommes de retour après plus de 2 mois d’absence en raison de rénovations plus ardues qu’on aurait imaginé. Vous savez, on sait quand ça commence mais pas quand ça finit. Merci de votre patience et de tous vos bons mots durant cette période.

En attendant de compléter le tout à temps perdu, on voulait recommencer tranquillement à vous réécrire et se refaire une plume. Nous avons été inspiré par cette image ancienne car on remarque depuis quelques temps un regain de popularité des labours à deux chevaux.

En effet, plus écologique et surtout, excessivement moins dispendieux que l’achat et l’entretien d’une grosse machinerie, de nombreux agriculteurs (jeunes cultivateurs bios et fermiers pré-retraites surtout) ayant de petites surfaces reviennent à cette échelle plus « humaine ».

Par exemple, pour la première fois, l’Institut de technologie Agroalimentaire de La Pocatière offrira un cours de 45 heures unique au Québec sur les travaux aratoires par traction animale. Les inscriptions ont même dépassé les attentes de la coordonnatrice, Madame Carole Cochrane. Ce retour aux sources ramène les hommes à un rythme davantage en lien avec la nature.

De fait, les chevaux obligeant les hommes à s’arrêter pour manger, se reposer voire dormir.

Curiosités au potager: la pastèque miniature

01 lundi Juil 2013

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Melothria scabra (mini pastéque)

Melothria scabra (mini pastéque)

La pastèque miniature (Melothria scabra) est aussi connue sous les noms « concombre à confire », « melon de la souris », « cucamelon » ou encore « concombre du Mexique », d’où la plante tirerait ses origines. Grimpante et de la famille des curcubitacées, les fruits comestibles, gros entre 2 et 3 cm, doivent être récoltés avant leur maturité (entre juillet et octobre) pour être mangé cru ou confit dans du vinaigre et cela, pour éviter la production de graines.

Rappellant la saveur du concombre, il peut se déguster en entier en l’absence de graines. Sinon, il doit être coupé en deux dans sa longueur, débarrassé de ses graines et saupoudré de gros sel pour être dégorgé (entre 12 et 18 heures) dans un réfrigérateur. Il est important que le liquide généré ne soit pas en contact avec les fruits. Utilisez donc une passoire non métallique. Rincez et égouttez.

Il existe aussi des recettes de vinaigre notamment un mélange de menthe, d’aneth, d’épices à marinades ainsi qu’une petite pincée de poivre noir. Certains ajoutent un soupçon de sucre et de sel marin. Faites confire et goûter souvent jusqu’au goût désiré.

Facile de culture, semez en godet vers la mi-avril. Repiquez les plants dans un sol riche et frais exposés plein soleil lorsque tout risque de gel au sol est écarté. En fonction de votre lieu de résidence, compter près d’un mois  entre votre semis et la date plantation. Au repiquage, distancez de 60 cm entre les rangs. Palissez pour maximiser l’exposition au soleil mais aussi votre terrain. Les vrilles de la plante s’agripperont et couvriront près de 2 m². Un plant produira entre 10 et 15 fruits. Récoltez lorsqu’ils mesureront entre 2 et 4 cm. Maturité: 80 jours.

Pour un sujet de conversation assuré, proposez cette très ancienne variété à vos convives.

En vente chez Cottage gardener (site en anglais seulement)

La collection d’aquarelles du département d’agriculture des États-Unis

22 samedi Juin 2013

Posted by Michel in Outils de références

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Pomological Watercolor CollectionUne des tâches lorsque nous faisons des recherches sur une « supposée » ancienne variété du Québec est de recueillir son historiographie, c’est-à-dire trouver toutes sortes de données pour documenter son histoire (témoignages verbaux, écrits, descriptifs physiques, etc.) et éventuellement les comparer avec d’autres sources.

Durant cette partie, nous devons aussi, si c’est possible, nous tourner vers les dessins, vidéos, photographies, reportages et tout ce qui pourrait nous permettre de représenter le fruit ou le légume; ce qui n’est pas toujours possible lorsqu’on tend à reculer loin dans le temps.

Heureusement, il existe des ressources sur le web un peu partout dans le monde. Pour les cultivars du Québec, nous pouvons nous tourner vers le département d’agriculture des États-Unis et plus spécifiquement vers sa collection d’aquarelles (Pomological Watercolor Collection).

En effet, très peu connue, cette collection unique a été créée par divers artistes entre les années 1886 et 1942 pour mieux visualiser des cultivars développés ou introduits par les producteurs ou encore découverts par des explorateurs vers la fin du 20ème siècle. Techniquement précises, elles ont été utilisés à l’époque pour créer des lithographies afin d’illustrer des bulletins, annuaires et d’autres séries de documents distribuées aux cultivateurs et jardiniers à travers l’Amérique. Et si vous le souhaitez, vous pouvez même acheter une reproduction.

Comment reproduire et conserver vos semences de poireau

16 dimanche Juin 2013

Posted by Michel in Production de vos semences

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Culture du poireau (photo: www.rustica.fr)

Culture du poireau (photo: http://www.rustica.fr)

J’adore le poireau (allium ampeloprasum). On peut le couper en morceaux et le congeler pour utilisation ultérieure dans nos repas en hiver. Un vrai légume de conservation qui a élu domicile au Québec depuis des siècles avec l’arrivée des premiers européens.

De fait,  Pierre Boucher le souligne dans son oeuvre, Histoire veritable et naturelle des moeurs et production du Pays de la Nouvelle-France vulgairement dite le Canada, en 1664 et par le jésuite Louis Nicolas un peu plus tard sous le vocable « porreau ».

Pour les amateurs, ça vaut la peine d’en cultiver et de produire vos propres semences même si ça s’échelonne sur 2 ans. Biannuel, il produira ses graines la 2e année. Si ça vous tente, sachez qu’il vous faudra respecter une distance de 1,6 km d’une autre variété pour conserver sa pureté. Quand même n’est-ce pas!

Première chose, faites des semis intérieurs (entre 10 et 12 semaines avant la date du dernier gel). Repiquez au jardin en plein soleil dans une terre bien drainée à 15 cm de distance et 45 cm entre les rangs.  Le site « potager durable » donne de très bons trucs lors de la plantation.

Une fois poussé et l’automne venu, vous avez le choix:

  1. Pour les régions avec un bon couvert de neige: laissez-les en terre en autant qu’ils soient recouverts d’un bon paillis (paille, feuilles mortes, etc). Ceci, pour éviter les gels et dégels successifs qui risqueraient de détruire la plante.
  2. Pour les régions très froides avec une faible couverture neigeuse: Rentrez-les; préférablement dans un endroit froid et humide (entre 0 et 5°C ). Comme ce n’est pas tout le monde qui possède une « caveau à légumes », certains se serviront d’un vieux réfrigérateur en prenant soin de déposer les légumes dans de la terre ou du sable humide. L’important, c’est qu’ils soient recouverts. Ne les mettez surtout pas dans un sac de plastique. La condensation créera trop d’humidité et ils risquent de pourrir. Inspectez-les de manière régulière. Au printemps,  enlever toutes plantes ayant des signes de maladies, meurtrissures ou qui ne correspondent pas à un poireau en santé. Pour votre propre production, 5 ou 6 spécimens seront suffisants pour la transplantation. Bien qu’hermaphrodite, j’en plante toujours davantage pour palier aux surprises de dame nature mais aussi assurer une diversité génétique.
Fleur de poireau (source: www.mon-bio-jardin.com)

Fleur de poireau (source: http://www.mon-bio-jardin.com)

Au printemps, enlevez le paillis ou replantez-les au soleil. Pour assurer une pollinisation optimum, semez en carré, chaque plant d’une distance de 15 cm chacun. Viendra un moment où une hampe florale s’étirera. Dans un corridor venteux, il vous faudra peut-être un tuteur puisqu’elle peut facilement atteindre 1 mètre. À ce moment, surveillez l’apparition des fleurs en forme de boules au bout de la tige. Comme elle ne mûrissent pas toutes en même temps, faites un tour régulièrement au jardin pour recueillir les graines noires que vous devrez probablement dégager en frottant. À la fin de la saison, rentrez les fleurs non encore prêtes et faites-les sécher la tête à l’envers. Ensachez et elles se conserveront pour une durée de 3 ans.

Sachez toutefois que dès la 3e année, le taux de germination diminuera de 50%.

Préparez-vous donc à refaire l’exercice de manière chronique.

À retenir: Mangez les poireau qui produisent une hampe florale la première année. Ce n’est pas une caractéristique à reproduire.

Le centre d’interprétation de l’agriculture et de la ruralité

10 lundi Juin 2013

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial

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Centre d’interprétation de l’agriculture et de la ruralité

Lors de nos vacances en 2012 au Saguenay – Lac-Saint-Jean, le hasard nous a amené à visiter le nouveau potager du Centre d’interprétation de l’agriculture et de la ruralité, un endroit méconnu. Qu’est-ce qui nous a incité à vous raconter cette visite?

En fait, ce n’est pas tant le potager en lui-même, bien qu’il occupe une très grande superficie, mais l’individu derrière sa mise sur pied.

De fait, j’ai comme principe de dire que la richesse d’une terre ne tient pas seulement à son sol, ses fruits et légumes ou sa situation géographique mais aussi, en grande partie, à ceux qui la cultive.

À gauche, Claude Van der Heyden (photo: www.hebdosregionaux.ca)

À gauche, Claude Van der Heyden (photo: http://www.hebdosregionaux.ca)

Dans ce cas-ci Monsieur Claude Van der Heyden, belge d’origine est venu s’installer à Montréal dans les années 1970 mais il décida de déménager au Saguenay quelques années plus tard.  Lors de notre passage, nous avions bien failli le rater car celui-ci, en plus de ses fonctions courantes d’adjoint aux opérations, occupait aussi des tâches au bureau de poste de la localité de Métabetchouan-Lac-à-la-Croix sur l’heure du dîner.

Néanmoins, il a pu nous raconter combien il s’investissait dans ce nouveau potager où bénévoles  et  employés trimaient dur pour sensibiliser le public aux variétés du Nord du Québec adaptées à cette région.

Leur « volet production » permet d’ailleurs à des familles de s’inscrire et de recevoir chaque semaine, durant la belle saison, des paniers de denrées incluant de nombreux cultivars d’anciens fruits et légumes.

En plus des activités courantes (animalerie, musée, animation scolaire…), n’hésitez pas à visiter leur labyrinthe végétal entre les mois d’août et octobre; refait avec un nouveau thème chaque année. Lorsqu’on recontre des gens passionnés… ça paraît dans leurs yeux. Et ça nous incite encore davantage à vouloir les aider en transmettant à notre tour cette étincelle.

Visite de la petite famille au centre de l'agriculture et de la ruralité

Visite de la petite famille au centre de l’agriculture et de la ruralité

 

Gagnant de notre concours « printemps 2013 »

04 mardi Juin 2013

Posted by Michel in Non classé

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Nous tenons à féliciter Monsieur Charles Bender pour sa participation à notre concours printanier 2013. Il se mérite une variété de concombre unique qu’on a redécouvert récemment. Sans nous attarder sur le sujet, nous écrirons un papier beaucoup plus complet décrivant avec détails ce légume du terroir québécois qu’on souhaite refaire découvrir. Nous attendons simplement de prendre de meilleurs photographies et de peaufiner notre texte avant d’en faire l’éloge.

En attendant, pour vous remettre dans le contexte, nous vous avions demandé de deviner quelle était la « mauvaise herbe » de la fiole #80 incluse dans cette trousse du début du siècle passé destinée à des fins académiques et sur laquelle était inscrite … d’odeur (voir photo ci dessous).

Boîte de semences du début du 20e siècle (source: Collection des Soeurs de la Présentation de Marie)

Boîte de semences du début du 20e siècle (source: Collection des Soeurs de la Présentation de Marie)

Foin d'odeur (souce: Ministère de l'agriculture du Canada, 1906)

Foin d’odeur (souce: Ministère de l’agriculture du Canada, 1906)

Vous avez été très nombreux à y participer et nous sommes continuellement surpris par vos connaissances notamment ceux ayant répondu avec exactitude « foin d’odeur ». Aussi appelée en anglais « sweet grass » « holy grass » ou « vanilla grass », les amérindiens l’utilisaient lors de leurs cérémonies. Il la surnommait même les cheveux de la terre mère pour en décrire les agréables effluves lorsque brulée.

De fait, dans le livre de références « Mauvaises herbes », d’où est tirée l’image ci-contre, les auteurs George H. Clark et James Fletcher expliquent cette particularité par le principe odorant de la fève de Tonka et des Mélilots, la coumarine. Vivace et envahissante, n’en plantez surtout pas dans votre jardin au risque d’être pris avec une plante difficile à détruire. L’oeuvre suggérerait d’ailleurs aux agriculteurs de « faucher et bruler avant de jachérer afin de ne pas risquer d’enfouir des graines mûres ». « Le labour pour jachère doit être profond ».

Merci encore une fois à tous les participantes et participants et meilleure chance la prochaine fois.

Carte postale d’avril 2013

28 dimanche Avr 2013

Posted by Michel in Carte postale du mois

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La bénédiction de la machinerie agricole en 1959 (source: Archives R.S.R)

Il y a plus de 25 ans, mes parents ont inauguré leur nouveau garage de mécanique automobile. Pour l’occasion, ils avaient invité une foule de dignitaires, famille, amis, employés, le président de leur franchise mais aussi le curé du village pour la traditionnelle bénédiction. Adolescent et très peu pratiquant, je me demandais quelle mouche les avaient piqué de bénir les lieux. Il est important de souligner que mes parents faisaient partis de la génération rurale née en début 1930; donc, encore fortement influencé par l’église et ses valeurs.

Pour eux, la bénédiction faisait partie des gestes courants demandés aux ecclésistiques pour protéger non seulement les personnes mais aussi les lieux, les animaux, les événements et aussi les objets comme le fait foi cette image de 1959.

Après le slow food…. le slow money

17 mercredi Avr 2013

Posted by Michel in Biodiversité

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Woody Tasch (source: www.greenmoneyjournal.com/)

Woody Tasch (source: http://www.greenmoneyjournal.com/)

Vous connaissez le mouvement Slow food?
Cette organisation fondée en Italie en 1989 est maintenant établie dans plus de 150 pays à travers le monde, dont plusieurs communautés au Québec.

Au départ, elle a été lancé pour contrer la montée constante du « fast-food », la vie de plus en plus rapide des gens, la diminution de la qualité des aliments, la disparition graduelle des traditions gastronomiques locales, la perte de plaisir de la bonne bouffe et de l’engagement qu’elle crée envers la communauté et son environnement.

En 2008, cette philosophie a inspiré Woody Tasch dans une version « économique » qu’il a intitulé Slow Money.

De fait, il estime qu’aujourd’hui l’argent circule trop rapidement. Les titres d’entreprises sont échangés à des vitesse folles au gré de décisions à court terme. Il propose une alternative pour investir: moins obsédé par le rendement rapide, mais plus soucieux de financer l’économie locale et en particulier l’agriculture.

In soil we trust

Le type d’investissement proposé par Woody Tash peut générer « un modeste 3%, peut-être 6% certaines années ». Mais derrière tout ceci réside un « dividende » plus payant: la diversité.

Dans cette période d’agriculture industrielle intensive, où l’on sème la même variété de légume sur d’immenses superficies, où des millions de cochons sont produits avec les mêmes spécifications génétiques, « les petites fermes locales sont l’ultime refuge ». Elles préservent les semences traditionnelles et les espèces rares; elles ré-énergisent le sols avec des matières organiques et contribuent à mettre sur pied des marchés locaux en mettant en lien direct producteurs et consommateurs.

Voici en traduction libre, ses 6 principes:

  1. Ramener l’argent à une échelle terre-à-terre.
  2. Ralentir la circulation de l’argent – pas toute, bien sûr, mais suffisamment. Les entreprises sont trop grosses et la finance est devenue trop complexe.
  3. Le 20e siècle fut l’époque « d’Acheter bas / Vendez haut »  tout en remettant les gestes philanthropiques à plus tard. Le 21e siècle sera l’ère du développement du capital construit autour de principes tels la non-violence, la capacité de prise en charge, le soin des autres et ce, adapté à son milieu.
  4. Apprendre à investir en partant du principe que la nourriture, les fermes et la fertilité des sols sont importants. Nous devons relier les investisseurs aux lieux où ils vivent en créant des relations vitales et de nouvelles sources de capitaux pour les petites entreprises alimentaires.
  5. Rendre hommage à la nouvelle génération d’entrepreneurs, de consommateurs et d’investisseurs qui nous montrent la manière de changer l’optique de se « tuer à l’ouvrage » en moyen de « gagner sa vie » (adaptation libre de « Making A Killing to Making a Living »).
  6. Commençons à reconstruire notre économie à partir du sol, en nous demandant:
  • Que serait le monde si nous investissions 50% de nos actifs dans un rayon de 80 kilomètres de notre lieu de résidence?
  • Que ferions-nous si une nouvelle génération d’entreprises donnait 50% de ses profits?
  • Que se passerait-il s’il y avait 50% plus de matière organique dans le sol qu’il y a 50 ans?

Même si cette belle vision relève de l’utopie pour l’instant, des centaines voire des milliers de personnes à travers le monde s’y intéressent. Pour les gens bilingues, nous avons inclus une entrevue (30 minutes en anglais seulement) de Woody Tasch expliquant son concept.

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Lancement officiel du livre Potager Urbain

13 samedi Avr 2013

Lancement du livre Potager urbain

POUR LECTURE ET TÉLÉCHARGEMENT GRATUITE DE L’OEUVRE COMPLETE (250 pages) DIRIGEZ-VOUS: http://www.guidepotagerurbain.com

Publié par Michel | Filed under Événements et perfectionnement

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