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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives mensuelles : janvier 2012

La tomate Petitbec

31 mardi Jan 2012

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Petitbec

Tomate Petitbec

Lorsqu’on a commencé nos recherches sur les anciennes variétés de fruits et légumes originaires du Québec, nous ne nous attendions pas à trouver autant de tomates. En voici une autre mais toute particulière par la grosseur de ses fruits et par sa précocité: la « Petitbec ».

Tomates Petitbec

Tomates Petitbec

En effet, un peu plus gros qu’une balle de golf, vous verrez ce plant produire une quantité phénoménale de grappes d’une douzaine de fruits rouges reluisants à la peau épaisse et légèrement acidulé. Très joli au potager. Conçue par l’agronome à la retraite Roger Doucet en 1976 à la Station de recherche de Saint-Hyacinthe, cette variété vaut la peine d’être plantée pour sa rapidité à produire des fruits (entre 50 et 60 jours). D’une hauteur entre 40 et 60 centimètres, compter environ 1 mètre de diamètre pour sa culture. Assez rare à trouver.

Tomate Petitbec en comparaison aux tomates Petit moineau (en bas) et Montreal Tasty (en haut)

Tomate Petitbec en comparaison aux tomates Petit moineau (en bas) et Montreal Tasty (en haut)

La chasse aux semences est commencée

30 lundi Jan 2012

Posted by Michel in Outils de références

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Pour les producteurs de semences janvier et février sont des périodes fastes en activité car c’est le moment fort pour les commandes et les envois postaux. Les nouveaux catalogues sont en ligne ou envoyés dans les chaumières. Nous observons aussi une tendance chez les grainetiers à ne concevoir qu’une version électronique offerte sur leur site web et ce, pour diminuer les frais de fonctionnement. Par exemple, le semencier du Patrimoine offre depuis cette année la possibilité à ses membres de recevoir soit la version papier, soit un code d’accès pour la version électronique ou les deux. Dans chacun des cas, la cotisation annuelle sera établie en fonction de ces choix.

Outre cette nouvelle réalité, nous avons une série de sites de petites entreprises de semences anciennes inclus dans dans nos liens en références mais d’autres, non inscrits, sont décrits de manière exhaustive sur le blogue « je suis au jardin » (article du vendredi 20 janvier 2012). Beau travail Jasmine! Mais il y a d’autres manières de trouver des semences rares à notre goût à prix très modeste: les sociétés d’horticulture.

En effet, il en existe partout au Québec et les coûts d’inscription y sont avantageux. Il y a toujours une fois dans l’année (habituellement en février ou mars) une rencontre organisée pour des échanges de plants, boutures, semences, bulbes, etc. C’est le moment idéal de rencontrer d’autres passionnés comme vous et parfois même de véritables collectionneurs aguerris.

J’en profites pour vous annoncer que notre section « pour commander » a été mise à jour pour 2012. La liste est petite mais elle grandira au fur et à mesure de nos trouvailles et des disponibilités. Nous n’avons aucune prétention à vouloir détenir une liste impressionnante mais bien de miser, en grande partie, sur les cultivars rares du Québec; ne l’oubliez pas. Malheureusement, nous n’avons pas encore de catalogue… mais ça viendra sûrement lorsque les enfants nous laisseront dormir un peu.

Bonne saison de jardinage 2012!

Comment reproduire et conserver vos semences de fraise

27 vendredi Jan 2012

Posted by Michel in Production de vos semences

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semences de fraises

Peu d’entreprises vendent des graines (de leur vrai nom « akènes »)  de fraise dans les présentoirs.  N’avez-vous jamais remarqué? J’avoue qu’il est plus commode de prélever des stolons et les replanter. De nombreux cultivars de fraise sont si productifs en rejetons. Par exemple, j’en ai planté 50 (à jour neutre) à l’automne 2009 et j’ai réussi à obtenir plus de 400 stolons l’année suivante. Ça prend bien moins de temps et vous aurez les mêmes caractéritiques que le plant-mère. Mais s’il vous est impossible d’utiliser cette méthode de multiplication végétative, la récolte de semences est fort simple.
Il est important de spécifier que l’industrie a développé des fraisiers monoïques, c’est à-dire auto-fécond mais qu’en contrepartie, les graines ne produisent pas de clones du plant-mère. Pour être sûr, faites vos essais sur d’anciens cultivars.
Choississez des fruits mûrs dont le ou les plants auront été isolés des autres variétés.
En effet, si vous en avez plus d’une de la même espèce à proximité, il y a des probabilités de pollinisation croisée.

tunnel en plastique pour fraisiers

De fait, vous n’obtiendrez pas les mêmes attributs mais aurez probablement développé un hybride. L’isolement peut être obtenu par exemple de manière physique (ex: tunnel en plastique ).

Par la suite,  écrasez les fruits à l’aide d’une fourchette. Certains utiliseront un malaxeur mais pas plus de 5 secondes car vous riquez de briser les semences. Mettez cette purée dans un pot et ajoutez-y de l’eau. Mélangez.
En général, les graines commenceront à se séparer de la pulpe et celles viables se retrouveront au fond du contenant. Il sera peut-être nécessaire de répéter le processus à quelques reprises pour réussir à enlever tous les résidus collés aux semences. Enlevez ce qui flotte à la surface à l’aide d’une cuillère. Lorsqu’il ne reste que les graines viables au fond, videz le contenu du contenant dans un tamis au fil serré pour laissez passer l’eau. Déposez les semences mouillées sur du papier ciré. Étalez-les sur la surface. Faites sécher. Vous saurez qu’elles sont prêtes lorsque les semences se déplacent facilement sur le papier quand vous les poussez avec votre doigt.
Finalement, ensachez dans un sac de papier opaque (ex: une enveloppe brune à clé) en y inscrivant le nom du cultivar et l’année de prélèvement. Vos semences devraient se conserver pour une période de 2 ans à la température de la pièce mais au-delà si vous prenez la peine de les réfrigérer.
Bonne fin de semaine!

Saveurs d’autrefois: marmelade de melon citron

26 jeudi Jan 2012

Posted by Michel in Saveurs d'autrefois

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La conservation des fruits et légumes était vital dans l’histoire de nos ancêtres québécois.

C’est une des raisons pour lesquelles les cultivars possédant des caractéristiques de maturation rapide mais également de longue conservation se voyaient rapidement adoptés. C’est le cas du melon citron (à graines rouges ou à graines vertes). Les anglophones l’appellent « the red seeded citron » ou « the green seeded citron »(voir image ci-dessous).

De fait, laissez-le sur votre comptoir à la température de la pièce et il se conservera jusqu’à 1 an. Wow! Mais comme il est immangeable cru, nos grands-mères l’apprêtaient sous d’autres formes notamment en marmelade. En voici une ancienne recette.

MARMELADE DE MELON CITRON

  • 2 livres (environ 900 grammes) de chair de melon citron
  • 2 citrons coupés en petits morceaux
  • 2 oranges (coupés aussi en petits morceaux)
  • gingembre cristallisé (vous pouvez le faire vous-mêmes ou l’acheter à l’épicerie)
  • 3 livres (1.36 kg) de sucre
  1. Pelez, épépinez et coupez grossièrement la chair du melon citron
  2. Laissez tremper la chair du fruit toute la nuit dans un mélange de 2 c.à soupe de sel pour 1 quart de tasse d’eau
  3. Au matin, rinsez.
  4. Ajoutez les fruits coupés et le sucre.
  5. Faites mariner le mélange pendant 2 heures à la température de la pièce.
  6. Bouillir doucement jusqu’à consistance épaisse
  7. Versez dans des pots stérilisés

    Melon citron à graines rouges (image de http://www.seedsavers.org)

 

Avis de recherche: le Maïs « P’tit canayen »

25 mercredi Jan 2012

Posted by Michel in Avis de recherche

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Nous sommes tombés par hasard sur une communication d’un ancien forum de discussion du 10 octobre 2001 dans lequel un Monsieur R. Charbonneau évoquait des souvenirs de jeunesse. Il y mentionnait entre autre::

Quand j’étais jeune (il y a longtemps de cela) ici au Saguenay, on récoltait du Blé-D’inde « p’tit canayen », à peu près gros comme un manche à balai et trois ou quatre pouces de long. Un peu de fumier de vache était suffisant dans le fond du sillon de semence.

Cette citation vous évoque quelque chose?
Nous aimerions bien approfondir cette information.
Contactez-nous!

Votre bibliothèque de semences locales à besoin de vous

23 lundi Jan 2012

Posted by Michel in Biodiversité

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Banque de semences (source: Agence France-Presse)

Nous reproduisons ici un texte reçu par la poste la semaine dernière à l’intention des membres de l’organisme du Semencier du patrimoine Canada  car nous le jugeons d’intérêt pour ce blogue. Si ça vous intéresse n’hésitez pas à communiquer avec eux.

Aidez-les à multiplier des semences pour votre collection locale. Certains échantillons sont petits et vraiment âgés. Faites connaître ce que vous pouvez cultiver, parce qu’ils sont à la recherche de « cultivateurs ». Aidez-les à construire la bibliothèque de votre communauté. Ils sont aussi à la recherche d’organisations à but non-lucratif comme partenaires.

La bibliothèque des Semences canadienne est un réseau de collection de semences régionales qui pourvoie les stockages locaux et la distribution de semences adaptées localement. Au lieu de stocker toutes les semences dans une seule place, il est plus logique de les garder dans plusieurs lieux pour plus de sécurité et, le plus important, pour les rendre accessible localement.

Merci à la bourse d’Agriculture durable de la Fondation J.W. McConnell, ainsi qu’à plusieurs partenaires bienfaiteurs, grâce auxquels ils vont créer six sites de stockage et de congélation où des milliers d’échantillons de semences seront sauvegardés, testés pour la germination et redistribués.

  • Deux sites communautaires de conservation ont été établis dans le sud de la province de l’Ontario, aini que  deux autres en Nouvelle-Écosse et d’autres sont à prévoir au Québec ainsi qu’en Colombie-Britanique au début 2012.
  • Plus de 1600 échantillons des semences les plus rares provenant des membres sont maintenant en sécurité dans la Bibliothèque des Semences.
  • Des échantillons de chaque variété ayant été à nouveau multipliés sont maintenant sauvegardés dans la banque PGRC.
  • Cet hiver, ils travaillerons en étroite collaboration avec leurs membres cultivateurs pour préserver encore plus de variétés.
  • Leur programme « adoptez une variété » a permis d’amasser plus de $59 000 à ce jour, afin de maintenir la collection à perpétuité.

Le site Internet de la Bibliothèque (en anglais pour le moment) contient toute l’information sur les semences contenues dans la collection – vos semences – vous pouvez donc savoir exactement ce qui a été fait.

Le freeganisme, vous connaissez?

20 vendredi Jan 2012

Posted by Michel in Non classé

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Glanage alimentaire (source: TV-5)

Pour faire une brève rétrospective, il existe différents courants alimentaires:

  1. Le végétarisme consiste en une alimentation absente de chair animale.
  2. Le végétalisme élimine la consommation animale sous toutes ses formes (viande, lait, oeuf, miel, etc.).
  3. Le véganisme en plus d’avoir un régime alimentaire végétalien, refusera tout produit issus de la cruauté ayant été fait aux animaux (fourrure, maquillage, cire d’abeille, etc.).
  4. Le crudivorisme est associé uniquement à l’ingestion d’aliments crus, issus, la plupart du temps de productions biologiques.
  5. Le flexitarisme est l’un des modes énumérés ci-haut (surtout végétarisme et végétalisme) mais à temps partiel. Par exemple, un individu pourrait être végétarien à la maison mais, lors d’événements familiaux, manger du BBQ. Les exeptions étant justifiées par les raisons sociales, nutritionnelles, culturelles ou pratiques.

Mais, le freeganisme aussi appellé « déchétarisme » ou « glanage alimentaire », provient de la consommation alimentaire tirée des déchets périssables. Certains diront « BEURK! » mais pensez au nombre astronomique d’aliments (fruits et légumes entre autres) encore excellents jetés aux poubellex par les magasins chaque jour.

Timothy Jones, un anthropologue de l’université de Tucson en Arizona a passé 10 ans à analyser le gaspillage de nourriture en faisant l’excavation des déchets enfouis. Aux États-Unis de même qu’au Canada,40 à 50% de la nourriture produite se retrouve au site d’enfouissement.

Un véritable scandale alimentaire mondial. Un gouvernement moindrement éveillé de cette réalité pourrait créer une politique adaptée visant cette redistribution de la richesse ou du moins sa gestion; un pas réel vers la diminution de la pauvreté. Associée justement à l’itinérance ou à la pauvreté, certains transforment le « freeganisme » en une mode de vie en réaction à la surconsommation.

En effet, lors d’un reportage sur le sujet, un marchand du marché Jean-Talon affirmait que notre obsession pour les aliments parfaits nous ferait payer notre facture d’aliments frais jusqu’à 30% plus cher. Cela confirme notre article du début de la semaine (16 janvier 2012). Si le sujet vous intéresse,  consultez gratuitement  jusqu’au 31 mars 2012 l’épisode hors-série de TV-5, les déchétariens.

Bonne fin de semaine!

Quand l’histoire et l’agrotourisme s’unissent

19 jeudi Jan 2012

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial

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Claire Mercier et Normand Benoît, propriétaires de Rose des Champs (source: Le Reflet du Lac, 27 juin 2011)

Une petite nouvelle est passé inaperçue l’an passé.

En effet, le Conseil Agrotouristique des Canton-de-l’Est (CACE) a mis sur pied à l’été 2011, en collaboration avec 9 entreprises de ce secteur, un projet alliant l’histoire et l’agrotourisme: des panneaux d’interprétation historique.

En partant du constat qu’il y avait une grande force chez les commerçants pour expliquer aux visiteurs les processus de fabrication de leurs produits, l’organisme s’est aperçu aussi qu’il en était autrement en ce qui avait trait à l’histoire de leur propre terroir; liée intimement à l’aboutissement de leur production. Pour palier à cette lacune et avec l’aide financière du Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, ils ont conçu 3 panneaux d’interprétation historiques bilingues par site. On pourra y lire, entre autre, des textes sur l’histoire agricole, l’élevage mais aussi voir des documents et photographies d’époque. Chaque panneau ayant une couleur propre à chacune des entreprises; une première au Québec.

Ci-dessous quelques anectodes tirées de ces panneaux d’interprétation historiques:

Au coeur de la pomme:
Le verger se situe sur les terres de l’ancienne ferme laitière d’Adélard Godbout, premier minitre du Québec en 1936 et de 1939 à 1944. M. Godbout est reconnu pour avoir, entre autre, accordé le droit de vote aux femmes.

Verger Champêtre:
C’est en 1979 que Mario Mailloux et sa famille acquièrent le ferme où se situe le Verger Champêtre. Depuis 1860, elle était transmise de père en fils au sein de la famille Beaudry. Son dernier propriétaire, Rénald Beaudry, n’avait pas de relève.

Union libre cidre et vin:
Daniel Westover (1809-1886) – fils d’Asa Westover, un des pionniers de la région, arrivé en 1778 – plante en 1976, à l’âge de 67 ans, au-delà de 300 pommiers de toutes sortes à Meig’s Corner. Naît alors le premier verger du Canton de Dunham.

Vignoble de l’Orpailleur:
En 1796, Thomas Dunn et ses 34 associés érigent le tout premier canton au Bas Canada (Dunham). Ils le subdivisent en lots de 210 acres qu’ils vendent au coût de 200$ chacun. Ces lots trouvent preneurs principalement auprès de loyalistes venus des états américains voisins

La tomate Arthur Fowler

18 mercredi Jan 2012

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Arthur Fowler

Tomate Arthur Fowler

Voilà l’une des rares tomates oranges faisant partie de l’héritage horticole québécois. Si vous la cultivez, vous remarquerez qu’elle l’est autant par sa pelure qu’au niveau de sa chair. La citation suivante est celle qu’on retouve le plus souvent sur le net:

Variété qui fût cultivée pendant plus de 20 ans à Montréal par le Dr Fowler et transmise à François Lebel, membre du semencier du patrimoine en 1998.

Mais comme vous savez, nous aimons bien aller un peu plus loin qu’une simple description sommaire et  apporter un  nouvel angle plutôt qu’une simple reproduction de texte.

Ainsi, nous avons pu, grâce à Monsieur Lebel, obtenir les coordonnées d’Arthur Fowler afin d’y poser de plus amples questions sur cette tomate.

Arthur Fowler en 2011 (source: Arthur Fowler)

En effet, nous avions la chance de parler de vive voix au principal intéressé qui s’est dit flatté d’avoir une tomate à son nom par Monsieur Lebel. Né en 1951, il étudie l’acupuncture à l’Institut d’Acupuncture du Québec où, suite à son stage à ‘Institut de Médecine Traditionnelle Chinoise du Canada, il obtient son doctorat en 1974. Depuis, il oeuvre dans ce domaine. C’est grâce justement à son métier qu’il rencontre François Lebel en 1998 où, par hasard, ce dernier lui fait mention de son intérêt pour la culture d’anciennes variétés. Coïncidence, Monsieur Fowler cultive une tomate orange depuis 1978 obtenue par une dame de Saint-Jean-sur-Richelieu; elle-même l’ayant cultivé, selon ses souvenirs, depuis très longtemps. Malheureusement, il n’arrive plus à se souvenir du nom de cette dernière, depuis combien d’années elle la cultivait, ni où elle avait obtenu ses semences. Avis à ceux qui font des recherches historiques sur les anciennes variétés, vous avez maintenant un point de repères géographiques où poursuivre vos investigations.

Intérieur de la tomate Arthur FowlerNénmoins, il apprécie cette tomate peu acide, contenant peu d’eau et ayant un bon rendement (fruits entre 175 et 340 grammes). Il la consomme surtout fraîche en salades ou dans les sandwichs. Il nous précise que la variété est sujette à l’éclatement si son apport en eau est irrégulier. Même s’il ne la cultive presque plus aujourd’hui, il nous explique qu’il débutait ses semis intérieurs vers la fin de mars et pouvait ainsi goûter ses premières tomates vers la fin juin-début juillet. Précisons qu’elle était cultivée dans la région de Montréal (zone 5A) et considérée tardive par Monsieur Lebel (85 jours).

Qui plus est, les expérimentations de  ce dernier penchent davantage vers un plant « indéterminé » soit entre 1,2 et 2 mètres. Donc nécessitant un tuteur. Durant l’entrevue, même si Monsieur Fowler souligne qu’il n’a jamais détecté de maladies spécifiques, de nombreux commentaires sur les blogues et les forums de discussion semblent confirmer sa prédisposition à certaines d’entre elle (non spécifiées malheureusement).

Toutefois, l’ensemble des écrits font état de fruits savoureux de grande qualité, estimés et de bonne conservation.

Nous tenons à remercier chaleureusement Messieurs Fowler et Lebel pour leur temps, leur précieuse collaboration et les photographies numériques. Celles-ci étant bien entendu interdites de reproduction sans leur consentement.

Curiosités au potager: le piment-pénis

17 mardi Jan 2012

Posted by Michel in Curiosités au potager

≈ 2 commentaires

Ma conjointe m’a recommandé de ne pas écrite cet article de peur de recevoir une quantité astronomique de SPAMS ou de commentaires pervers dû à l’appellation de cette variété: le piment-pénis. J’ai donc hâte de voir si ses prédictions seront justes et si nos statistiques de fréquentation fracasseront des records. Au pire, je le retirerai si jamais nous sommes inondés de courriers indésirables.

Piment-pénis (source: http://www.alsagarden.com)

D’origine inconnue, bon nombre de sources s’entendent pour dire qu’il proviendrait probablement des régions de la Louisianne, du Texas aux Étas-Unis ou de Mexico, capitale du Mexique. Sa popularité serait dû à Frank X. Tolbert (1912-1984), un journaliste-historien du Texas oeuvrant au Dallas Morning News (entre 1946 et 1984) et écrivant des chroniques locales plutôt insolites.

En fait, Tolbert ne l’aurait semble t-il vu qu’une seule fois mais depuis il a été étudié par des experts en horticulture à l’Université du Texas à Austin et de la Louisiana State University. En anglais on l’appelle Peter Pepper (Capsicum annuum var. annuum, « Peter pepper »). Vous pouvez en retrouver des rouges, des oranges et des jaunes. La dernière couleur est plus difficile à trouver par contre. Ancien, original, brûlant au goût  (évalué de force 7-8 selon l’échelle simplifiée de Scoville), excellent séché, confit, il étonnera sûrement vos amis si vous leur en montrez. Commentaires et plaisanteries garantis.

Toutefois, ne vous méprenez pas car bon nombre de sites affirment qu’il est difficile à trouver, c’est archi faux (pour le rouge en tous cas).
 
Selon nous, c’est simplement qu’on a refait du copier-coller depuis belle lurette et qu’au départ, il était effectivement rare à dénicher et disponible uniquement via les collectionneurs. Mais maintenant, vous n’avez qu’à vous rendre sur ebay pour en retrouver à l’occasion ou simplement inscrire le nom du piment dans Google pour dénicher plusieurs  entreprises prêtes à vous faire parvenir des semences.
 
Si cette variété vous intéresse, les légumes mesurent environ de 3 à 4 centimètres, certains jusqu’à 10 centimètres et ils se cachent sous un feuillage vert foncé. Plant d’une hauteur entre 40 et 50 centimètres, il est parfait pour les petits espaces. Maturité: 100 jours à partir de la floraison. Cela implique qu’au Québec, vous devrez démarrer vos semis très tôt au printemps, c’est-à-dire à la mi-février et au plus tard au début mars.
 
Pour en savoir plus:

L’échelle de Scoville est une échelle de mesure de la force des piments inventée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville dans le cadre de son travail dans la société Parke Davis, à Détroit. Son but est de renseigner sur la teneur en capsaïcine, molécule responsable de la force du piment.

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