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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives mensuelles : juillet 2011

Le dessin agrobotanique

18 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Outils de références

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Bien avant la venue de la photographie, la seule manière d’obtenir de l’information visuelle transmissible exacte sur les plantes provenait des descriptions écrites et d’iconographies botaniques, c’est-à-dire une image la plus détaillée possible, représentant un ou plusieurs végétaux.

En Europe, cette technique est devenue au fil du temps, une véritable discipline en soi (peintre botaniste) et certaines réalisations de vraies oeuvres d’art.

Ainsi, lors de l’exposition universelle de Paris en 1899, la couverture du catalogue de semences de la Maison Vilmorin fût considérée un pur chef-d’oeuvre.

Au sommet de sa gloire, l’entreprise embaucha 15 peintres pour constituer une collection d’iconographies agrobotaniques qu’on peut apprécier dans le livre les plantes potagères, l’album de Vimorin (1850-1895).

Planche no. 42 (L'album Vilmorin)

En contemplant les 46 planches (voir un exemple à gauche), vous réaliserez la beauté de cette diversité alimentaire et du même coup, cette perte dans nos assiettes.

Ces illustrations sont d’ailleurs très utiles pour les chercheurs d’anciennes variétés car elles permettent de s’appuyer sur des faits précis, outre la description écrite pour valider leurs comparaisons.

Ici au Québec, bon nombre de professionnels (médecins, apothicaires, grainetiers, etc.) y ont eu recours pour illustrer et vendre leurs produits mais à des standards de perfection beaucoup moins élevés. 

Toutefois, les gouvernements (fédéraux et provinciaux) investissent beaucoup aussi dans du matériel pédagogique dédié à l’éducation en agriculture et l’utilisation de dessins agrobotaniques s’avéraient essentiel. Par exemple, le Ministère de l’agriculture Canada a édité en 1906 un manuel intitulé: Mauvaises herbes¨. Un document de 105 pages incluant 56 planches où graines, racines, fruits et plantes  y étaient dessinés en couleur, de manière très détaillée.

Cet outil se voulait également un moyen de sensibiliser les agriculteurs à ces types de plantes mais aussi aux moyens de s’en débarasser. Faute de photographies, la représentation dessinée s’avérait très utile.  

Que ce soit donc pour des catalogues, sachets de semences, livres, publicités dans les journaux, y’a pas à dire l’adage « une image vaut mille mots » atteignait sa cible.

Les expositions agricoles au Québec

15 vendredi Juil 2011

Posted by Michel in Événements et perfectionnement

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Défilé et vente d'animaux de ferme (exposition agricole de Sherbrooke 1961)

Les premières grandes foires agricoles au Québec remontent au milieu du 19e siècle.

Toutefois, c’est réellement à partir de 1851 qu’on organise ces événements en s’inspirant de l’Exposition universelle de Londres. N’oublions qu’à cette époque, le Haut et le Bas Canada (1791-1841) forment deux provinces de l’Empire Britanique et la mère patrie influence les moeurs et coutumes.

Ainsi, la première exposition agricole officielle a lieu à Montréal, en plein coeur du Plateau-Mont-Royal. On y présentait de l’horticulture, des animaux d’élevage et les nouveautés en machinerie agricole, des tours de ballons, des feux d’artifice et des courses de chevaux.

D’ailleurs, 6 foires encore en activité aujourd’hui, précèdent celle tenue à Montréal en 1851 et s’enorgueillent de détenir la pérennité. Il y eu même un temps où on a pu en dénombrer une cinquantaine dans la province comparativement à plus d’une trentaine maintenant. Ça varie avec les années. Nous en avons profité pour ajouter en bas de cet article l’année de fondation de chaque exposition (en ordre d’ancienneté) qu’on peut encore visiter. Vous pouvez aussi consulter leur programmation qui s’échelonne tout l’été via l’association des expositions agricoles du Québec.  Si vous vous dirigez vers la vieille capitale entre le 17 et le 28 août 2011, profitez-en pour fêter le 100e anniversaire de l’Expo-Québec.

Bonne fin de semaine!

Nom de l’exposition agricole

Année de fondation

de Bedford

1824

d’Argenteuil (Lachute)

1825

de Saint-Hyacinthe

1837

de Cookshire

1845

d’Ayer’s Cliff

1845

du Richelieu (Sorel-Tracy)

1849

de Richmond

1856

de Brome

1856

de Pontiac (Shawville)

1856

de Calixa-Lavallée

1858

de Victoriaville

1858

de Rougemont

1869

de Rimouski

1888

de Trois-Rivières

1896

d’Ormstown

1910

Expo Québec

1911

de Chicoutimi

1920

de Kamouraska (Saint-Pascal)

1927

du Témiscouata (Notre-Dame-du-Lac)

1929

de Montmagny

1948

de Beauce (Saint-Honoré)

1964

Rive-Nord (À St-Thomas dans Lanaudière) 

1967

d’Abitibi (Saint-Félix)

1969

de Lotbinière (Saint-Agapit)

1970

de Saint-Félicien

1972

de Drummond

1976

de la Vallée de Coaticook (Coaticook)

1977

de Portneuf

1980

du Bassin de la Chaudière (Saint-Isidore)

1982

de Bécancour (Saint-Pierre-les-Becquets)

1982

BBQ Bellechasse (Saint-Anselme)

1983

de la Matapédia (Amqui)

1985

d’Huntingdon

Indéterminée

du Témiscamingue (Saint-Bruno-de-Guigues)

Indéterminée

p.s. Vous connaissez les dates de fondation des deux dernières expositions, faites-le nous savoir.

La revitalisation des anciennes variétés

14 jeudi Juil 2011

Posted by Michel in Biodiversité

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On veut créer un réseau international de recherche en agriculture biologique et lancer un grand pavé dans la mare du mouvement de la conservation des semences. 

Michel Lachaume (image: le bulletin des agriculteurs, décembre 2010)

C’est en ces termes que Michel Lachaume, un free-breeder, veut brasser la cage de ceux qui croient qu’on peut maintenir indéfiniment d’anciens cultivars de fruits et de légumes sans les « revitaliser ».

Pour faire une brêve parenthèse, sachez que le terme « free-breeder » réfère, en traduction libre, aux hybrideurs qui,  comme Monsieur Lachaume, n’ont aucun intérêt commercial mais le font par intérêt et passion sur une base individuelle et gratuite. 

Par l’absence de terme français, l’association Kokopelli, souhaite justement  proposer  les appellations « polleniseurs » ou encore « pollinnovateurs » pour bien décrire ces gens qui, à travers le globe, sélectionnent les meilleurs spécimens pour en développer d’autres plus adaptés au monde d’aujourd’hui et ce, en utilisant du matériel génétique, entre autre, d’anciens cultivars.

Par exemple, l’américain Tom Wagner, autre « sélectionneur » reconnu, possède à son actif près de 100 000 lignées de pommes de terre et de tomates.

D’autres, concentreront leurs efforts à revitaliser les variétés d’antan afin de leur donner un second souffle.

Pour en revenir au sujet, Michel Lachaume renchérit en disant:

On se concentre tellement à sauvegarder des variétés pures que nous sommes en train de les faire disparaître.  

Effectivement, il regarde le thème sous un angle différent. L’importance de présever les anciennes variétés amène l’idée de les isoler pour ne pas qu’ils se croisent avec d’autres plants; ce qui modifierait leurs caractéristiques génétiques. 

Tom Wagner avec l'une de ses créations de pomme de terre (image: The Seattle Time, 4 juin 2011)

Malheureusement, selon lui, les faibles quantités produites appauvrissent justement la richesse génétique puisque dans la nature, les plantes s’échangent du pollen entre elles.

Ainsi, « la cosanguinité », après plusieurs générations, peut faire diminuer la productivité. Les fruits ou légumes vont se fragiliser. Les plants se dégénérer ou être sujet à la maladie. D’où l’importance de « recréer sans relâche la biodiversité au sein des anciennes variétés ». Le passé pourrait lui donner raison car l’une des théories concernant le goût exceptionnel du melon de Montréal était justement l’instabilité génétique du fruit qui faisait en sorte qu’on devait le sélectionner à chaque année pour en conserver la saveur unique. Et à l’époque, il y avait des milliers de fruits produits annuellement.

Cette constatation n’est pas faite par le premier venu car Monsieur Lachaume est de plus en plus reconnu pour son expertise à l’échelle internationale concernant l’amélioration des plantes au potager. Par exemple, il fait parti des rares nord-américains ayant développé des pommes de terre sans OGM, nutritives et surtout, libre de droits commerciaux. Et il est invité comme conférencier par plusieurs organismes ayant à coeur la biodiversité un peu partout dans le monde.

La tomate Itabec

13 mercredi Juil 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Itabec (photo: François Lebel)

Ce sera bientôt le temps des tomates de jardin et pour ma conjointe, si cela n’en tenait qu’à elle, nous mangerions des sandwichs aux tomates à tous les repas.

Entre-temps, nous vous entretenons d’une autre variété bien de chez-nous: la tomate Itabec. Crée en 1974, elle est l’une des nombreuses créations de l’agronome Roger Doucet lorsqu’il oeuvrait  à la Station de Recherches Agricoles (département: Amélioration des plantes) de Saint-Hyacinthe. Celle-ci se distingue par sa forme sphérique un peu aplatie, sa faible contenance en jus qui la rend idéale pour la confection de la pâte de tomate.  Les fruits rouges, entre 130 et 160 grammes poussent sur des plants déterminés entre 50 et 75 centimètres. Parfait pour les petits potagers ou la culture en pot, vous pourrez en déguster 70 à 75 jours après la plantation.

 
Un rapport américain écrit en 1974, le « ANNUAL REPORT OF COOPERATIVE REGIONAL PROJECTS » sur l’introduction, la multiplication, la préservation et l’évaluation des nouvelles plantes destinées à l’agriculture industrielle rapporte que la variété Itabec a été conçu pour résister à la craquelure tout comme les cultivars Maskabec et Précocibec; deux autres tomates mentionnées dans nos articles du 05 avril et 17 mai 2011. Cette caractéristique proviendrait du spécimen PI 250432 isolé à partir de la variété « Czechoslovakia ». Elle est considérée rare car peu distribuée parmi les entreprises de semences. Vous pouvez obtenir la source originale à Ressources phytogénétiques du Canada car Monsieur Doucet a eu la prévoyance d’esprit de leur en faire parvenir en 1977 pour en préserve la pureté et la conserver pour la postérité. Disponible aussi aux jardins de Nathalie.
 
 

Lecture estivale: Meurtres au Potager du Roy

12 mardi Juil 2011

Posted by Michel in Non classé

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J’ai reçu un livre de ma conjointe à Noël. Un peu tard me direz-vous mais pour le « déguster » à sa pleine mesure, je me le réservais pour les moments de farniente d’été. Et bien, nous y voilà.

Habituellement, je ne suis pas un grand lecteur durant mes temps libres car mon travail m’amène à lire et écrire très souvent.

Par contre, le mélange historique, gastronomique, horticole, chapeauté par un thriller d’époque renouvelle la formule… pour moi en tous cas. Sans vouloir vendre la mèche, l’intrigue peut se résumer comme suit:

En mai 1683, tout est mis en oeuvre pour satisfaire le ravissement gustatif de Louis XIV. Des centaines d’hommes et de femmes oeuvrent à son service dans ce seul but. Tout va pour le mieux jusqu’au jour où par un matin embrumé, la melonneraie est saccagée. Malheur, c’est l’un des fruits préféré du Roy et il comptait impressionner une délégation; surtout qu’il est hors saison.  Bientôt, on se rendra compte qu’il n’y a pas qu’au château de Versailles où les melons ont été détruits. Quels importants secrets cachent-ils au point où des jardiniers sont assassinés?

La recherche historico-horticole est très intéressante et on a peine à imaginer tout le grandiose et le faste culinaire de cette période. L’auteur a voulu recréer cette ambiance et va encore plus loin en y incorporant à la toute fin du volume, une série de recettes associées à la fin du 17e siècle. Une lecture très agréable pour cet été. Merci pour le beau cadeau Véronique!

Curiosité au potager: Le cerfeuil tubéreux

11 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Cerfeuil tubéreux (image: http://www.cookingmumu.com)

Cerfeuil tubéreux (image: http://www.cookingmumu.com)

Connue depuis l’antiquité et originaire des vieux pays d’Europe centrale, cette apiacée plutôt hideuse, provient plus spécifiquement de Russie, Sibérie, Allemagne et l’Autriche. Pas étonnant qu’il supporte si bien nos grands froids québécois.

En effet, les racines peuvent demeurer au potager pendant tout l’hiver où elles produiront leurs tiges florales l’année suivante. Vous pourrez même planter les graines dès cet automne puisqu’elles ont besoin d’une période de dormance d’au moins 6 semaines avant de germer.

Pour cela, vous avez deux options: semer à l’automne ou si c’est impossible, conserver les graines au frigo pendant au moins 6 semaines dans un sac en plastique avec un peu de sable humide que vous sèmerez au printemps dès que la terre se travaillera (dès le début avril et avant si c’est possible). Semer très faiblement dans un sol qui doit être maintenu humide jusqu’à la germination et ce, pour une levée rapide. Distancez les rangées de 30 cm. La saveur du tubercule se développera davantage 2 semaines après la récolte qui se fera lorsque les feuilles commencent à jaunir. Attention les feuilles et la tiges sont toxiques car elles contiennent des alcaloïdes. Vous remarquerez que la plante elle-même dégage une odeur plutôt désagréable.

Néanmoins, si vous produisez des semences, soyez avertis.

En effet, si vous récoltez vos semences de manière inadéquate, celles-ci vont se disperser un peu partout sur votre terrain et au printemps suivant, surprise, des petites pousses de cerfeuil germeront de manière aléatoire partout sur votre potager.En expérimentant depuis quelques années, vous devez absolument recueillir la tige avant que toutes les capsules soient mûres sinon, bonjour le désherbage et ça devient même envahissant.

Pour les gastronomes, en terme comparatif, on associe souvent son goût sucré à un mélange de pomme de terre et de châtaigne. Il est excellent pillé mais attention de ne pas surchauffer. Certains vont aussi la frire comme des frites… délicieux!  Pour ceux qui souhaiteraient la méthode de préparation de ce type de légume, visualisez le clip ici-bas et pour d’autres recettes, consultez ce lien.

 

Quasi absent au marché, les cultivateurs qui en produisent le vendront (en 2015) entre 5.00$ et 6.50$ canadiens mais les revendeurs vous feront payer jusqu’à 19.50$ le kilos. Ce n’est pas pour rien si en France, là où il n’y a qu’environ 5 producteurs de cerfeuil au pays, on n’hésite pas à comparer son prix à celui du caviar tellement il est rare et son goût raffiné.

Comment reproduire et conserver vos semences de radis d’été

07 jeudi Juil 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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graines de radis (image: http://maternelle-hauterives.over-blog.com/)

Le radis d’été est l’un des légumes préférés des enfants. Je parle ici du fait qu’il arrive à maturité rapidement (un peu plus d’une vingtaine de jours) et non pas nécessairement de leurs préférences gustatives. Ils peuvent ainsi vite récolter leurs légumes et même en semer plusieurs fois à l’intérieur du même été. Ça les encourage dans leurs efforts et vous pouvez, avec ce légume, les initier rapidement à la production de leurs propres semences.

Par contre, il est important de spécifier qu’un seul plant ne peut en produire. Il en faudra un minimum de 6 pour assurer une bonne diversité génétique et l’intérêt des insectes pour les polliniser. Faites aussi attention au radis sauvage car il pourrait contaminer vos efforts. Assurez-vous une distance de 800 mètres (certaines sources mentionnent jusqu’à 1 km) entre celui-ci, les autres variétés raphanus sativus var. sativus. (radis commun) et les raphanus sativus var. niger (radis d’hiver).

Pour être sûr de votre coup, utilisez des cages d’isolement et semer tôt, dès que le risque de gel au sol est passé pour vous assurer une récolte adéquate dans l’éventualité où la saison estivale serait fraîche.

Radis sauvage (image: http://www.gnb.ca)

Première étape: Lorsque le radis sera formé, choississez les plus belles racines et les plus précoces. L’idée n’est pas de propager une tare génétique en allongeant leur récolte…. au contraire. Fouillez un peu la terre pour vérifier la beauté de vos futurs plants-mères et replantez-les 45 cm entre chaque. Mangez les autres.

Pour notre part, j’en conserve toujours bien au-delà de 6 plants pour éventuellement arracher ceux ayant une tendance à monter trop vite en graines.

Deuxième étape: Plantez un tuteur de près d’un mètre de hauteur à côté de chaque plant car la tige florale poussera de près de 90 centimètres et plus. Ça impressionne souvent qu’un si petit légume puisse produire une si grande tige. Il faudra ainsi l’attacher pour ne pas qu’elle se casse lors de bourasques de vent.

Troisième étape: Récolter les graines lorsque celles-ci commenceront à brunir dans leurs siliques. Prenez les siliques et déposez-les dans un sac de papier brun (un sac d’épicerie fera l’affaires). Leur maturation se complètera dans les sacs et vous pourrez les égrener plus tard en hiver lorsque vous aurez du temps.

Quatirème étape: Finalement, ne soyez pas surpris si vous avez de la difficulté à extraire les graines des siliques. Faites votre deuil de tout récolter car ce sera impossible. En tout cas, si vous avez une technique infaillible, faites-nous en part.

Cinquième étape: Passez au tamis pour séparer les semences des débris. Les semences se conserveront entre 4 et 5 ans au sec, habituellement dans un sac en papier. N’oubliez pas d’identifier la variété et de noter l’année de la récolte.

Carte postale de juillet 2011

06 mercredi Juil 2011

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Initiation au jardinage au jardin botanique de Montréal (1940)

Juillet, c’est le mois des vacances pour une bonne partie des étudiants. C’est aussi un casse-tête pour les parents car ils doivent s’organiser pour faire garder leurs jeunes enfants et pré-ados. Les camps de jours sont l’une des options. Certains, plus spécialisés, offrent des thématiques particulières  de type scientifique, gastronomique, sportive, nature, etc.    

Depuis 1936, le Jardin botanique de Montréal, offfe toutes sortes d’activités dédiées aux jeunes où ils peuvent découvrir les rudiments du jardinage mais surtout expérimenter la réalité horticole. Marcel Racine, premier responsable des jardiniets écoliers mentionne en 1938 que :

La présence de jardinets d’écoliers sur le site du Jardin n’a pourtant rien d’incongrue lorsqu’on connaît le désir profond du frère Marie-Victorin de favoriser le contact direct des enfants avec la nature et de susciter des carrières scientifiques chez les jeunes canadiens français.

 

Jeunes jardinets (photo: Jardin Botanique de Montréal)

Situés autrefois sur le terrain de stationnement rue Sherbrooke. les « jardins-jeunes », furent déplacés maintes et maintes fois avant de s’installer définitivement le long du boulevard Pie-IX en 1991.

Encore aujourd’hui, des camps de jour sont offerts aux jeunes qui souhaitent s’initier à l’art du jardinage mais, il faut s’inscrire tôt dans l’année. Pour les autres, vous pouvez consulter, entre autre, l’association des camps du Québec.

Pourquoi écrire?

04 lundi Juil 2011

Posted by Michel in Outils de références

≈ 1 commentaire

Bonjour à tous!

Après deux semaines de révision des textes  de ce blogue (il nous en reste encore mais ça avance…) et l’écriture de nouveaux articles, nous avons dû nous rendre à une évidence. La recherche sur les anciennes variétés du Québec exige un certain acte de foi mais aussi beaucoup de temps et d’énergie. On se demande souvent: « À quoi ça sert de faire ça? » 

En effet, pour quelle(s) raison(s) poursuivre? Nous nous sommes posés la question, après 10 mois d’écriture intensive: « Quelle était la composition de cette flamme qui nous alimentait encore après cette période? ».

Au début, nous voulions laisser une trace, un leg aux enfants de demain. Un genre de brique à l’édifice de la connaissance planétaire sur nos racines horticoles québécoises. Nous pensons avoir réussi en partie mais c’est aussi utopique de croire qu’on puisse parvenir à tout écrire là-dessus. C’est quasi infini. 

Par la suite, cette motivation, bien qu’encore  très présente, s’est transformée par la richesse des rencontres et des échanges que ce blogue a engendrés.

Selon Hubert Reeves, nous serions la somme de nos rencontres . Ces échanges nous transformeraient au fur et à mesure de notre existence. Nous serions, encore selon cet homme, une multitude d’îles uniques reliées entre elles par d’innombrables ponts. Nous adhérons à cette image car nous avons eu la chance justement d’établir une foule de contacts avec de nombreuses personnes notamment Michèle Renaud, une passionnée des tomates anciennes et des pois de senteur. Elle nous a offert généreusement de participer à notre blogue en y ajoutant sa contribution car elle aussi fait des recherches de son côté. Il se peut qu’il y ait à l’occasion une petite note à l’intérieur d’un article avec sa touche personnelle (une citation, une image, un passage…). Nous la remerçions pour sa générosité. 

Ce sont ces commentaires, encouragements, désir d’implication et don de soi qui contribuent encore davantage à l’énergie intrinsèque de notre motivation car nous avons réalisé une grande chose: Nous ne sommes plus seuls. Des ponts se sont érigés et c’est très stimulant.

Nous en profitons finalement pour vous référer vers une ressource intitulée « L’Inventaire des ressources ethnologiques du patrimoine immatériel« . Ce sont aussi des gens qui ont aussi voulu laisser une trace d’un savoir intangible qui compose ce que nous sommes aujourd’hui socialement et culturellement. Vous y verrez en image et en son des histoires, des talents, des techniques de travail et toutes sortes de petites choses qu’on prend pour acquis mais qui, tranquillement tombent dans l’oubli. 

Nous ne vous l’écrirons jamais assez mais…  merci de nous lire.

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