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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Réaliser un potager au balcon

16 vendredi Déc 2011

Posted by Michel in Types de jardins-potagers

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Vous habitez dans des espaces restreints? Vous croyez ne pas pouvoir faire pousser vos propres légumes fautes de terrain? Une solution pourrait contourner cette problématique.

En effet, le « potager en carré » s’avère une solution intéressante aux personnes qui souhaitent malgré tout faire pousser leurs propres aliments faute d’espace. Fallait y penser!

Bonne fin de semaine!

Un cadeau pour les collectionneurs de semences

15 jeudi Déc 2011

Posted by Michel in Non classé

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Organisateur à semences (source: http://www.leevalley.com)

Je ne sais pas pour vous mais c’est fou le nombre de personnes qu’on rencontre (en personne ou sur le net) possédant des dizaines voire des centaines de variétés de semences de toutes sortes (tomates, fleurs, fines herbes, etc.). Comme des collectionneurs aguerris, ils sont à la recherche de nouveautés anciennes ou modernes. Ils les classent, les étudient, font des échanges, bref, c’est une véritable passion. Offrez-leur un cadeau pratique: un organisateur à semences . Ils seront sûrement charmés. Ils pourront ainsi se déplacer en ayant en main leur précieuse collection lorsqu’arrivera le moment des échanges cet hiver.

Disponible chez Lee Valley, cet article est vendu à un coût très abordable et l’entreprise livre par la poste. Maintenant avec un site en français, leur catalogue en anglais est toutefois beaucoup plus complet.  J’aurai le goût de tout acheter. En tous cas, si vous ne trouvez pas d’idées de cadeaux de Noël à votre goût, vous êtes vraiment difficiles.

La tomate Québec #5

14 mercredi Déc 2011

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Québec #5 (source: ventmarin.free.fr)

Connaissez-vous Joseph-O. Vandal? Si non, et bien consultez notre article du 21 juillet 2011. Professeur généticien pendant plus de 30 ans à l’Université Laval (entre 1940 et 1970), il est l’un des pères de la vigne Vandal-Cliche et d’une multitude de créations horticoles plus résistantes sous notre rude climat hivernal. Il s’attardera durant sa carrière, entre autre, aux bleuets nains, aux bleuets de corymbe et aux poiriers pour ne nommer que quelques exemples.

Par contre, il possède aussi a son actif une lignée de  tomates  précédées du mot « Québec » (surtout conçues dans les années 1950 et 1960) telles: Québec #13, Québec #59, Québec # 245, Québec #309, Québec #314, Québec #3276 et celle qu’on aborde aujourd’hui, la Québec #5. Pas très original me direz-vous? Je suis d’accord avec vous. Nous avons pu la retracer dans le catalogue de semences de W.H. Perron en 1948:

Un hybride dont les fruits sont rouges foncés, de grosseur moyenne, très précoces et de bonne qualité. Demande une terre riche.

On a pu aller encore plus loin avec le Market Growers Journal (vol. 76), un journal du Kentuky aux États-Unis qui, en 1947 décrivait ce cultivar selon les dires de Monsieur Vandal:

 is earlier than Earliana. Vine is wide spreading but somewhat sparse. Fruits are smaller and smoother than Earliana, flattened to round, much better colored

Tomate Québec #5 (source: Bibliothèque et Archives Nationales du Québec)

Mais grâce aux recherches faites par Monsieur René Paquet, membre du semencier du patrimoine, celui-ci a pu mettre la main, via le site de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, d’une preuve sur sa date réelle de création en remontant en 1943. On y joint justement une photographie du fruit pour l’illustrer à cette époque.

Banal à première vue mais il est important de préciser qu’il y a certaines informations véhiculées concernant ce cultivar que nous aimerions porter à votre attention. Nous vous invitons à visualiser ici bas, une description qu’on retrouve un peu partout sur le net.

Les fruits ronds sont de grosseur moyenne. Bon rendement et très bonne saveur. Variété québécoise développée par Géo Vandal, à Saint-Hyacinthe, vers 1960. Maturité 67 jours.

Nous avons souligné en rouge ce que nous croyons erronnés avec une explication.

  1. Premièrement Géo Vandal devrait s’écrire plutôt J.O. Vandal.
  2. Deuxièmement, nous avons un doute concernant sa provenance. En effet, Monsieur Vandal a oeuvré surtout à l’université Laval à Québec et il y avait même fabriqué sa propre pépinière vers le milieu des année 1940 pour faire ses propres expériences; années où cette variété apparaît. Il se pourrait qu’il y ait eu confusion avec Roger Doucet, agronome (voir article du 16 décembre 2010) qui lui, a aussi hybridé plusieurs tomates au centre de recherche fédéral de Saint-Hyacinthe dans les années 1960. Mais cela reste à confirmer.
  3. Troisièmement, quant à l’année de conception véritable, nous n’avons pu la certifier avec exactitude mais nos recherches indiquent tout de même qu’elle était présente au moins en 1947.
Tomate Québec #5 en 1971 (source: Encyclopédie du jardinier horticulteur)

Tomate Québec #5 en 1971 (source: Encyclopédie du jardinier horticulteur)

Il est tellement facile de faire du copier-coller sans trop se soucier de la véracité des informations n’est-ce pas? Mais nous planchons là-dessus.

Néanmoins, même si cette tomate rouge à croissance indéterminée est peu distribuée, elle n’est pas considérée comme en voie d’extinction… tant mieux. Cela ne veut pas dire qu’elle ne mérite pas une place au jardin. Très intéressante pour les conserves et le marché frais.

L’Honorable Laurent Barré, Ministre de l’Agriculture, et M. Jules Simard, sous-ministre, reçoivent les membres du Conseil des Recherches. De gauche à droite: Dr Georges Fournier, secrétaire, J.O. Vandal, Dr Georges Maheux, président, J.A. Ste-Marie, Dr H.L. Bérard, Dr J.E. Chevrette / Léo. Fournier . – 1947 (source: Bibliothèque et Archives Nationales du Québec)

 

Comment reproduire et conserver vos semences de panais

13 mardi Déc 2011

Posted by Michel in Production de vos semences

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semences de panais (source: http://www.rustica.fr)

Le panais (pastinaca sativa) est une plante très rustique dans la majorité des pays nordiques. Vous pouvez sans crainte la laisser en terre pendant l’hiver. Et comme elle est biannuelle, c’est très pratique car elle produira ses semences la 2e année. Ça vous évite ainsi de l’entreposer.

Panais sauvage (source: http://www.visoflora.com)

Au printemps suivant l’année de plantation, conserver uniquement vos plus beaux spécimens en vous assurant d’une bonne distance entre eux pour laisser la place aux tiges florales. Comme la plante est hermaphodite, tout le travail revient donc aux insectes pollinisateurs.

La distance d’isolement est de ce fait, hyper importante et vous devrez comptet au moins 2 kilomètres entre une autre variété mais aussi le panais sauvage (Voir image) qui pousse un peu partout. Lorsque les graines arrivent à maturité, c’est à-dire brunes et bien dodues, vous pouvez couper les tiges et les secouer dans un sac en papier. Il se peut qu’il y a des débris, faites un peu le ménage et inscrivez l’année et le nom de la variété. Conservez au sec à l’abris de la lumière. Malheureusement, les graines de panais se conservent peu longtemps, soit 1 à 2 ans maximum. Vous devrez donc en replanter régulièrement pour vous assurer une bonne viabilité.

Dupuy & Ferguson, grainetiers et pépiniéristes (1886-1964) partie 1

08 jeudi Déc 2011

Posted by Michel in Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Alexandre Dupuy (Fondateur décédé le 4 février 1920)

Archibald Ferguson (fondateur-associé décédé le 5 janvier 1926)

Les entreprises de semences occupent une place de plus en plus importante au Québec à partir du milieu du 19e siècle. Avant 1850, les cultivateurs produisent eux-mêmes leurs semences. L’importation de nouvelles espèces de plantes notamment des États-Unis et d’Europe (France, Angleterre, Pays-Bas…) fait en sorte qu’on met graduellement de côté les variétés traditionnelles. Plusieurs de ces entreprises deviennent florissantes et apportent exotisme, diversité et saveurs nouvelles auprès des agriculteurs mais aussi chez les familles qui possèdent souvent un potager. Comme elles ont été un maillon important dans l’introduction et l’évolution des goûts, nous avons cru pertinent vous dresser un portrait de l’une d’entre elles: Dupuy & Ferguson. 

Richard Ferguson

En 1886, Alexandre Dupuy fonde sa compagnie de semences. 15 ans plus tard, Archibald Ferguson s’y associera et ils fonderont dès lors la Maison Dupuy & Ferguson. Située à Montréal au 438-442, Place Jacques Cartier, ils y demeureront jusqu’à sa fermeture le 24 octobre 1964, soit pendant 78 ans.  Ils achèteront l’immeuble en 1929 et occuperont même dans les années 20 les étages inférieurs de l’édifice voisin; d’où les deux adresses mentionnées sur leurs catalogues. Si vous passez sur cette rue, vous remarquerez encore le lettrage fantôme du nom de la compagnie sur la brique. Les rennes de l’entreprise seront reprises par le fils d’Archibald, Richard Ferguson (année encore inconnue).

Le 08 avril 1933, le journal Le Devoir rapporte qu’elle exportait dans toutes les provinces canadiennes mais également aux Bermudes, en Irlande, en Pologne, au Brésil en France, aux États-Unis et dans différentes îles des Antilles.

L’an dernier, elle a même obtenu des commandes de la Chine en plus de son commerce régulier avec d’autres pays , rapportait Monsieur Ferguson.

Place Jacques Cartier (1931)

Ils se spécialisent dans l’offre de semences de fruits, légumes fleurs, gazon, bulbes et tout ce qu’il faut pour la ferme. Et ceci destinés aux fleuristes, les maraîchers et les propriétés privés. Par exemple, ils avaient expédié un tracteur aux Oblats, une congrégation religieuse établie à Good Hope près du cercle polaire.  

C’est également pour répondre aux besoins des agriculteurs d’étendre les surfaces cultivables en identifiant des variétés exigeant moins de temps pour venir à maturité mais aussi pouvant bien réagir à nos conditions climatiques, qu’ils mettent sur pied en 1930 une ferme d’essais et de démonstration. Située à Saint-Laurent, plus spécifiquement sur la Côte Saint-François, elle possède une superficie de 155 arpents et ce, pour tester toutes sortes de nouvelles variétés. Cet endroit se voulait l’ancêtre des contrôles aujourd’hui exercés par le gouvernement fédéral.

À titre d’exemple, on pouvait vérifier la viabilité d’au moins 900 cultivars différents à nos conditions climatiques tels: 15 variétés de broccolis, 48 de fêves, 40 de betteraves, 7 de choux de bruxelles, 19 de chicorées, 64 de choux, 29 de choux-fleurs, 48 de carottes, 24 de blé d’inde, 47 de concombres, 11 de céleris, 10 d’aubergines, 44 de tomates, 32 de navets, 45 d’oignons, etc.

Cet investissement allait propulser l’entreprise. Pour vous donner un exemple de l’effervescence de leurs affaires, en 1945, plus ou moins 35 000 commandes postales avaient été enregistrées à leur département de livraison.

Publicité Dupuy & Ferguson (source: Almanach de la langue française 1916)

Avis de recherche: la pomme Belle de Montréal

06 mardi Déc 2011

Posted by Michel in Avis de recherche

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Pommettes de notre jardin (variété inconnue)

Lors d’une grande exposition de fruits tenue à Philadelphie en 1878, cette pomme fût classée par les responsables comme l’une des plus belles représentantes québécoises. Nombreux américains se sont dits impressionnés par la qualité mais aussi par la diversité des fruits présentés par la belle province durant cet événement.

D’ailleurs, dans son livre de 1885, Le verger, le potager et le parterre dans la province de Québec, Provencher la décrit comme pomme d’ornement:

Jaune et rouge, d’un pouce et demi de diamètre environ; arbre très vigoureux et productif —De Montréal — « récolte en octobre ».

gelée de pommette (source: recettes.qc.ca)

De plus, dans son livre, Les fruits du Québec, histoire et traditions des douceurs de la table, Paul-Louis Martin la cite comme exemplaire dans la production de gelées, leur donnant un « rouge appétissant » et une odeur marquée.
 
Nous n’avons malheureusement trouvé aucun endroit où nous procurer cette variété. Aucune photographie n’on plus. Si vous pouvez nous aider sur ce point, n’hésitez pas à nous faire parvenir vos renseignements. 

Carte postale de décembre 2011

05 lundi Déc 2011

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Marché public de Saint-Hyacinthe en 1880 (source: Le Courrier de Saint-Hyacinthe)

Samedi, il y avait tellement de poussière sur la place du marché, qu’il y était tout à fait impossible d’y exposer de la viande sans la voir gâter et salie. Il semble toutefois qu’avec un peu de bonne volonté, notre conseil de ville pourrait faire arroser toutes les rues autour de la place du marché au moins une fois par semaine, le vendredi soir spécialement. Les cultivateurs se plaignent et ils ont entièrement raison de le faire.

Quel retour dans le temps, n’est-ce pas? C’est cet article qu’on pouvait lire le 20 juillet 1880 dans une édition du Courrier de Saint-Hyacinthe à propos de l’un des plus vieux marchés au Québec.

D’ailleurs, cet édifice a reçu cet automne le titre de monument historique. Érigé en 1876-1877, on pouvait retrouver en 1878 le beurre frais à 0,25$ la livre, les oeufs à 0,12$ la douzaine, le boeuf en moyenne à 0,10$ la livre et le mouton à 0.09$ la livre. 

À titre comparatif, les mêmes aliments en 1928 avaient augmenter à 0,65$ la livre pour le beurre, 0,18$ la livre pour le mouton, les oeufs à 0,65$ la douzaine. Le boeuf demeurait quant à lui au même prix à 0,10$ la livre.

Toujours en 1928, le tabac se vendait 0,40$ la livre, les concombres 0,40$ la terrine, les fêve 0,25$ le pot, les oignon en tresse 0,25$ et 1,00$ le minot, les patates 2,00$ le minot et les pommes 3,00$ le minots. Le minot étant une ancienne mesure de l »èpoque du régime français (1 minot = 3 boisseaux ou à titre de comparaison 38,086 litres). Mais les unités de mesure d’antan…. se sera pour un autre article.

Saveurs d’autrefois: Gratin de tompinambours

02 vendredi Déc 2011

Posted by Michel in Saveurs d'autrefois

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Gratin de topinambours (source: http://www.rustica.fr/)

Au moment de la récolte de certains légumes et fruits d’époque, il nous arrive d’être dans l’incertitude.  Je m’explique.

En effet, ça peu paraître « in » de cultiver des variétés rares et patrimoniales mais si on ne sait pas comment les préparer, qu’est-ce que ça donne? Et de surcroît, s’ils sont peu communs, c’est encore plus difficile de trouver des recettes. 

À partir d’aujourd’hui, nous incorporerons une nouvelle section dans ce blogue intitulée:  saveurs d’autrefois.

Pour débuter et puisque c’est de saison, nous vous présentons une recette de gratin de topinambours. Ce plat m’a été présenté il y a de nombreuses années au boulot lors d’un dîner commun. C’est à ce moment que j’avais appris l’existence de ce légume.

Il est intéressant de noter qu’en 1737, mère de Sainte-Hélène en avait une opinion plutôt négative :

La grande disette réduit les habitants à manger des pommes de terre (topinambours) et autres choses qui ne sont pas propres à la nourriture humaine.

Heureusement, aujourd’hui, il y a des techniques de préparation plus savoureuses de cet aliments trop souvent associé jadis aux ventres creux. Il existe évidemment d’autres variations (voir lien de l’image).

GRATIN DE TOPINAMBOURS

Ingrédients:

2 lbs ou 4 ½ tasses Topinambours pelés et coupé en rondelles
1 tasse Crème 35% ou 15% à cuisson
1 c. à thé Sel d’oignon
1 ½ tasse Fromage cheddar ou mozzarella râpé
1 pincée Piment de cayenne
  Paprika (sur le dessus du plat)

Préparation:

  1. Préchauffer le four à 350o F.
  2. Rapidement, peler les topinambours avec l’économe et couper en rondelles. Pour éviter que les topinambours grisonnent, mettre les rondelles dans de l’eau citronné à mesure que l’on coupe.
  3. Dans un bol, mélanger les topinambours, la crème, le sel d’oignon, la moitié du fromage et le piment de cayenne.
  4. Déposer dans un plat de cuisson de (9 pouces X5 pouces).
  5. Parsemer du reste du fromage.
  6. Saupoudrer un peu de paprika.
  7. Cuire au centre du four pendant 45 à 50 minutes.

Bon appétit et bonne fin de semaine!

Un arbre à la mémoire de Diane Joubert… et un peu plus

01 jeudi Déc 2011

Posted by Michel in Non classé

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Diane Joubert, lors de sa candidature au Parti Vert aux élections fédérales de 2008

Comme promis, nous avons planté cette fin de semaine un arbre à la mémoire de Diane Joubert (voir article du 10 janvier 2011). Cette ambassatrice de la biodiversité décédée au début 2011, en avait fait l’une de ses dernières volontés.

Par contre, nous souhaitions en faire un peu plus.

En effet, en 2004, nous avions débuté avec elle la rédaction d’un livre sur les variétés anciennes du Québec.  Malheureusement, le sort a voulu que nos énergies se dirigent ailleurs.

Toutefois, nous avions conservé précieusement son introduction écrite car il nous parlait et donnait du sens à cette oeuvre inachevée… pour le moment. Nous voulions vous la partager, presque 7 ans jour pour jour, afin de vous démontrer à quel point cette dame avait à coeur notre belle biodiversité mais aussi la paix pour l’humanité. Ceci… pour notre ultime adieu.

Semences, porteuses de vies

Les semences portent en elles la vie. Elles représentent de véritables embryons en dormance qui attendent le moment et les conditions propices pour germer et prendre vie. Mais derrière ces semences, il y a aussi de nombreuses vies, dont celles de jardiniers et de jardinières grâce à qui nous avons accès à cette diversité de plantes que nous offre la vie.

Nous sommes tous des gardiens et gardiennes de semences : nous avons cette responsabilité de prendre soin de la diversité biologique dont dépend la vie. Cette responsabilité commence en soi, par une prise de conscience de cette diversité inhérente à la vie. Être reconnaissants pour toute cette bonté de la nature constitue le premier pas : l’adage voulant que l’on récolte ce que l’on sème commence donc dans notre attitude lorsque l’on met en terre une semence. Cela devient un moment de communion avec la nature, un moment pour dire merci à la vie et pour mettre à germer la paix et la joie en même temps que les semences. Un sol de grande vitalité offrira des plantes dont la vitalité est également accrue. Ainsi, les semences et les aliments issus d’une agriculture respectueuse de l’environnement rayonnent de beauté et d’harmonie, pour notre mieux-être et celui de la planète.

Le pas suivant consiste à produire soi-même des semences. C’est alors que la générosité de la nature nous émerveille en nous choyant de son abondance. Cela nous guide à en faire de même : Nous sommes heureux de partager avec les autres les trésors que notre potager nous procure. Notre perception du monde se modifie : la vie est dorénavant perçue comme bienfaisante. Nous en venons à réaliser que nous vivons dans un monde d’abondance. Voilà un remède efficace pour faire disparaître nos idées de pénurie qui découlent de nos peurs (peur d’en manquer, peur de ne pas en avoir assez, peur de perdre ce qui nous tient à cœur). Nous récoltons aussi le fruit de nos pensées : en entretenant des pensées où règnent la paix, la joie et l’abondance, notre vie et nos rencontres deviennent imbues de ces qualités. Le monde meilleur dont nous rêvons tous nous fait alors un clin d’œil et nous savons que nous sommes sur le bon chemin.

Ce livre rend hommage aux jardiniers et jardinières qui nous ont précédés et grâce à qui les semences de légumes se sont rendues jusqu’à nous. J’ai aussi rédigé ce livre pour aider les gens à se réveiller, à prendre conscience de l’importance de protéger et mettre en valeur la biodiversité dans notre assiette et dans nos potagers, et pour faire revivre en chacun de nous notre responsabilité de gardiens et gardiennes de semences.

 texte de: Diane Joubert, Saint-Lambert, le 4 décembre 2004

Cahier spécial: Regard sur notre patrimoine religieux

30 mercredi Nov 2011

Posted by Michel in Non classé

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Regard sur notre patrimoine religieux (source: Le Courier de Saint-Hyacinthe)

Comme vous le savez peut-être, les communautés religieuses ont beaucoup contribué à l’implantation et l’avancement de l’agriculture au Québec. Elles ont aussi laissé derrière elles une multitude de richesses (immatérielles, bâties, connaissances, etc.).

C’est dans cette veine que je ne pouvais passer sous silence le travail de ma conjointe Véronique Lemonde pour la parution cette semaine du cahier de 32 pages, « Regard sur notre patrimoine religieux ». Avec brio, elle a su documenter l’architecture mais aussi les distinctions de plusieurs églises  retrouvées  sur le territoire de la MRC des Maskoutains. Je sais que je ne suis pas objectif mais ce sont de beaux textes, accompagnés de magnifiques photographies actualisées, des recherches approfondies mais aussi des anectodes personnalisées à chacun des lieux. Vous pourrez le consulter gratuitement en ligne et en couleur dans quelques jours via la section des cahiers spéciaux du Courrier de Saint-Hyacinthe, le plus ancien hebdomadaire francophone encore indépendant publié en Amérique du Nord.

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