Marché public de Saint-Hyacinthe en 1880 (source: Le Courrier de Saint-Hyacinthe)

Samedi, il y avait tellement de poussière sur la place du marché, qu’il y était tout à fait impossible d’y exposer de la viande sans la voir gâter et salie. Il semble toutefois qu’avec un peu de bonne volonté, notre conseil de ville pourrait faire arroser toutes les rues autour de la place du marché au moins une fois par semaine, le vendredi soir spécialement. Les cultivateurs se plaignent et ils ont entièrement raison de le faire.

Quel retour dans le temps, n’est-ce pas? C’est cet article qu’on pouvait lire le 20 juillet 1880 dans une édition du Courrier de Saint-Hyacinthe à propos de l’un des plus vieux marchés au Québec.

D’ailleurs, cet édifice a reçu cet automne le titre de monument historique. Érigé en 1876-1877, on pouvait retrouver en 1878 le beurre frais à 0,25$ la livre, les oeufs à 0,12$ la douzaine, le boeuf en moyenne à 0,10$ la livre et le mouton à 0.09$ la livre. 

À titre comparatif, les mêmes aliments en 1928 avaient augmenter à 0,65$ la livre pour le beurre, 0,18$ la livre pour le mouton, les oeufs à 0,65$ la douzaine. Le boeuf demeurait quant à lui au même prix à 0,10$ la livre.

Toujours en 1928, le tabac se vendait 0,40$ la livre, les concombres 0,40$ la terrine, les fêve 0,25$ le pot, les oignon en tresse 0,25$ et 1,00$ le minot, les patates 2,00$ le minot et les pommes 3,00$ le minots. Le minot étant une ancienne mesure de l »èpoque du régime français (1 minot = 3 boisseaux ou à titre de comparaison 38,086 litres). Mais les unités de mesure d’antan…. se sera pour un autre article.

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