Tomate Québec #5 (source: ventmarin.free.fr)

Connaissez-vous Joseph-O. Vandal? Si non, et bien consultez notre article du 21 juillet 2011. Professeur généticien pendant plus de 30 ans à l’Université Laval (entre 1940 et 1970), il est l’un des pères de la vigne Vandal-Cliche et d’une multitude de créations horticoles plus résistantes sous notre rude climat hivernal. Il s’attardera durant sa carrière, entre autre, aux bleuets nains, aux bleuets de corymbe et aux poiriers pour ne nommer que quelques exemples.

Par contre, il possède aussi a son actif une lignée de  tomates  précédées du mot « Québec » (surtout conçues dans les années 1950 et 1960) telles: Québec #13, Québec #59, Québec # 245, Québec #309, Québec #314, Québec #3276 et celle qu’on aborde aujourd’hui, la Québec #5. Pas très original me direz-vous? Je suis d’accord avec vous.

Du plus loin que nous ayons pu la retracer au Québec, le catalogue de semences de W.H. Perron en fait la mention suivante en 1948:

Un hybride dont les fruits sont rouges foncés, de grosseur moyenne, très précoces et de bonne qualité. Demande une terre riche.

Et on peut aller encore plus loin avec le Market Growers Journal (vol. 76), un journal du Kentuky aux États-Unis qui, en 1947 décrivait ce cultivar selon les dires de Monsieur Vandal:

 is earlier than Earliana. Vine is wide spreading but somewhat sparse. Fruits are smaller and smoother than Earliana, flattened to round, much better colored

Banal à première vue mais il est important de préciser qu’il y a certaines informations véhiculées concernant ce cultivar que nous aimerions porter à votre attention. Nous vous invitons à visualiser ici bas, une description qu’on retrouve un peu partout sur le net.

Les fruits ronds sont de grosseur moyenne. Bon rendement et très bonne saveur. Variété québécoise développée par Géo Vandal, à Saint-Hyacinthe, vers 1960. Maturité 67 jours.

Nous avons souligné en rouge ce que nous croyons erronnés avec une explication.

  1. Premièrement Géo Vandal devrait s’écrire plutôt J.O. Vandal.
  2. Deuxièmement, nous avons un doute concernant sa provenance. En effet, Monsieur Vandal a oeuvré surtout à l’université Laval à Québec et il y avait même fabriqué sa propre pépinière vers le milieu des année 1940 pour faire ses propres expériences; années où cette variété apparaît. Il se pourrait qu’il y ait eu confusion avec Roger Doucet, agronome (voir article du 16 décembre 2010) qui lui, a aussi hybridé plusieurs tomates au centre de recherche fédéral de Saint-Hyacinthe dans les années 1960. Mais cela reste à confirmer.
  3. Troisièmement, quant à l’année de conception véritable, nous n’avons pu la certifier avec exactitude mais nos recherches indiquent tout de même qu’elle était présente au moins en 1947.
Tomate Québec #5 en 1971 (source: Encyclopédie du jardinier horticulteur)

Tomate Québec #5 en 1971 (source: Encyclopédie du jardinier horticulteur)

Il est tellement facile de faire du copier-coller sans trop se soucier de la véracité des informations n’est-ce pas? Mais nous planchons là-dessus.

Néanmoins, même si cette tomate rouge à croissance indéterminée est peu distribuée, elle n’est pas considérée comme en voie d’extinction… tant mieux. Cela ne veut pas dire qu’elle ne mérite pas une place au jardin. Très intéressante pour les conserves et le marché frais.

Disponible à la ferme De Bullion: http://semencesbio.ca

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