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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

Gagnante de notre concours des fêtes 2015

07 jeudi Jan 2016

Posted by Michel in Biodiversité, Curiosités au potager

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Nous félicitons Madame Stéphanie Myriam Rochon, gagnante de notre concours des fêtes 2015. Elle s’est méritée des semences de courge Canada Crookneck, une variété rare de courge amérindienne. Madame Rochon profitera de la nouvelle saison d’été pour l’intégrer dans son futur « projet de ferme tinctoriale, une initiative écologique de plantes colorantes et de plantes à fibre destinées à la fabrication locale et artisanale de teinture, de textile, de papier et de matériel d’art graphique ».

Nous en profitons du même coup pour vous dire combien nous avons apprécié tous les bons mots reçus en même temps que vos réponses. Nous les lisons tous et même si cela ne vous donnait aucune chance supplémentaire, nous n’en revenons pas de votre support. Vous êtes de plus en plus nombreux à participer et, on avoue, difficile à berner.

En effet, une grande majorité ont donné la bonne réponse concernant notre petit quizz dans lequel on vous invitait à identifier le légume utilisé dans la confection de l’éponge exfoliante qu’on retrouve souvent dans les pharmacies (voir photo ici-bas à gauche). Et la réponse est…. la courge luffa ou loofah (en arabe).

Luffa séché versus Luffa en croissance.

Luffa séché versus Luffa en croissance (photo à droite: la fibre végétale)

L’idée de cette question nous a « poppé » à la suite d’un devoir de fin d’année de mon fils en maternelle.

En effet, il s’est vu demander de présenter une collection de 100 objets. Et tel père, tel fils, il a décidé de concentrer ses efforts sur la présentation de 100 sortes de semences provenant d’autant de plantes. Depuis septembre 2015, il amasse patiemment toutes sortes de graines. Et, pour l’encourager, Geneviève Bergeron, une charmante agronome et propriétaire de l’entreprise la fibre végétale, lui a remis des graines de ce légume plutôt inusité qu’elle produit commercialement depuis l’été dernier. Selon son site:

Les éponges de luffas vendues au Québec proviennent principalement d’Asie ou du Moyen-Orient en grande partie, et même si elles sont souvent certifiées biologiques, elles sont souvent traitées de façon à éviter l’importation d’organismes indésirables. Elles sont par ailleurs compactées et livrées par conteneur, ce qui fait qu’elles voyagent longtemps avant d’arriver dans votre maison!

En effet, les espèces Luffa acutangle et aegyptiaca Mill. (il en existe plusieurs autres espèces) peuvent se consommer avant maturité mais c’est la dernière citée qui procure cette texture naturelle aux gants de crin. Une vidéo ici-bas (en anglais seulement) vous montre justement la manière de récolter le légume une fois séché sur le plant. Originaire des régions subtropicales et tropicales (peu de sources se risquent à déterminer une région précise) mais plusieurs évoquent l’Afrique de l’ouest, l’Asie, la Malaisie ou le Pacifique. De son état naturelle il y a plusieurs centaines d’années, la courge se serait dispersée un peu partout avec l’aide de l’homme sous le vocable « éponge des blancs ». Aujourd’hui, on lui donne le surnom de courge-torchon puisqu’elle s’utilise dans moult contextes notamment en cosmétique, dans le transport de marchandise, la fabrication de cordage temporaire ou de filtre, la mode, comme éponge à récurer, etc. Biologique et versatile, elle se jette au compost après usage.

Au Québec, la production d’éponges à titre personnel se fera sous abris à cause du climat puisqu’elle ne parviendra pas à maturité. À cause de cela, sa faible rentabilité économique la rend une curiosité dans nos potagers. Pour la consommation humaine, faites des semis intérieurs 5-6 semaines avant de repiquer au jardin. Les graines prennent entre 2 et 3 semaines pour germer. À PRÉVOIR POUR ALLER PLUS VITE: Avant de semer, faites tremper vos graines dans l’eau chaude pendant 20 minutes entre 45 et 55 degrés Celsius et dans l’eau tiède pendant 24 heures. On la replantera après tout risque de gel (mais idéalement à une température de 15 degrés Celsius) dans un sol irrigué, léger et riche en matières organiques. N’oubliez pas les treillis; c’est une grimpante. Espacez de 40 à 100 cm entre les plants et de 1.5 à 2 mètres entre les rangs. Elle fera sensation à des températures dépassant les 25 degrés Celsius mais vous devrez arroser par moments de sécheresse. Pour consommation humaine récolter jeune (15-20 cm de long). Sinon, pour la production d’éponges, laissez jaunir et sécher sur le plant le plus longtemps possible. Cela permettra un assèchement complet de la chair et facilitera son épluchage. Si ce n’est pas possible rentrez les fruits à l’intérieur jusqu’en décembre dans un endroit chaud, sec et aéré. Au moment de la transformation, vous sentirez sa légèreté. La pelure et les graines devraient s’arracher facilement. Dans le cas contraire, frappez sur les rebords d’une chaudière haute pour expulser le surplus de semences demeurées enfermées. Coupez vos éponges à la longueur voulue. TADAM! Vous venez de vous sauvez beaucoup de 6.00$ (+ taxes) pour un bout de 10 cm d’éponge exfoliante.

IMPORTANT: Les graines de cette courge sont considérées potentiellement nocives. Éviter de consommer.

Bonne année 2016!

01 vendredi Jan 2016

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Marché de la Place Jacques-Cartier en 1943 (photo collection Martin Duchesne)

Marché de la Place Jacques-Cartier à Montréal en 1943 (photo: collection de Martin Duchesne)

Nous tenons premièrement à vous souhaiter, avec chaleur, une belle année 2016! Vous rendez-vous compte, cela fait maintenant 5 ans et demi que nous vous entretenons à peu près à chaque semaine d’un petit sujet entourant nos fruits et légumes ancestraux du Québec. On nous avait dit qu’en démarrant un blogue, le secret pour réussir sera de le conserver vivant et de persévérer. 450 articles et plus de 500 000 visiteurs plus tard, je crois que c’est mission accomplie. De merveilleux commentaires, des rencontres inoubliables, de l’aide et des dons de trésors de notre patrimoine en voie d’extinction, des récits fantastiques et bien entendu, vos encouragements constants. Ça nous donne donc l’occasion de vous dire d’immenses mercis! Et dites-vous qu’il est facie d’écrire, si l’avenir le permet, encore 450 chroniques puisque le sujet semble intarissable.

En attendant, êtes-vous encore de ceux chez qui le réveillon du jour de l’an se traduit par musique, blagues, danses, jeux et boustifaille? Lorsqu’on décortique le contenu des chansons à réponde populaires de l’époque (ex: années 30-40), les sujets reflétaient souvent les préoccupations quotidiennes ou l’actualité. Vous n’avez qu’à écouter l’extrait de la Bolduc ici-bas pour vous en convaincre. Dans ce cas-ci, le thème du marché. Mon père avait une déclinaison beaucoup plus grivoise de cette chanson qu’il aimait nous rappeler justement le soir du jour de l’an. L’éloignement des villages faisait en sorte qu’avec le temps, les paroles se transformaient…. Un peu comme celles de l’histoire de nos légumes et fruits ancestraux.

Une courge amérindienne revit après 800 ans, un canular?

06 dimanche Déc 2015

Posted by Michel in Non classé

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Courge Gete-okosomin

Courge Gete-okosomin (image: seedkeeping.tumblr.com)

Depuis cet automne, une nouvelle enflamme le net concernant une courge amérindienne redécouverte et éteinte depuis 800 voire 850 ans. Malheureusement, comme bon nombre d’histoires relatives aux variétés anciennes, il semblerait qu’elle aussi ait traversé une distorsion de la réalité comme celle du jeu du téléphone. Pour bon nombre de sites, le récit s’articule comme suit… Et on vous a même intégré les images habituellement utilisées pour l’illustrer.

En 2008, sur le territoire de la réserve Menominee dans le Wisconsin aux États-Unis, qu’elle ne fût pas la surprise d’un groupe d’étudiants en archéologie de Winnipeg de découvrir un vase d’argile (voir photo ici-dessous) de la grosseur d’une balle de tennis dans lequel se cachait des semences d’une courge inconnue. La datation au carbone 14 a permis d’apprendre que le pot en question avait au moins 800 ans. Wow! Imaginez-vous… Enterrée là depuis le Moyen-Âge, presque 300 ans avant la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb.

Urne retrouvée sur le site ayant conservée les graines de courge Gete-okosomin

Urne retrouvée sur le site ayant conservée les graines de courge Gete-okosomin

Étudiants ayant redécouvert les graines de courge disparue

Étudiants ayant supposément redécouvert les graines de la courge disparue

Testant la viabilité de ces anciennes semences autochtones, devinez quoi? Elles germèrent. Résultat: une ancienne variété éteinte (cucurbita maxima) depuis belle lurette a pu renaître. Nommée « Gete-okosomin » se traduisant en anglais « Big Old Squash» (grosse vieille courge) ou «Very cool Old Squash » (très cool vieille courge) le plus gros spécimen mesurait 3 pieds de long (presqu’un mètre) et 18 livres (8 kilogrammes). Certains sites ajoutent (traduction en français approximatif) :

La découverte de cette courge « cool » symbolise beaucoup plus qu’un simple légume pour cette communauté car il représente un moment de l’histoire où la nourriture était un droit citoyen.

Cela sert aussi de rappel à l’effet que les denrées retrouvés dans les supermarchés d’aujourd’hui ne représentent qu’une fraction du monde alimentaire existant.

Semences de courge Gete-okosomin

Semences de courge Gete-okosomin

Voilà grosso modo l’histoire qu’on retrouve un peu partout sur le net y compris via des médias reconnus. Pour les intéressés, cette courge existe réellement et le semencier du patrimoine l’a déjà mise en sécurité par l’intermédiaire de leur banque de semences. Il ne reste qu’à la parrainer pour la sauvegarder à long terme. Bien qu’on ne pourra peut-être jamais connaitre la vraie histoire, nous pouvons aborder une autre version.

David R. Wrone

David R. Wrone

En effet, voyant l’ampleur virale du sujet sur la toile, David R. Wrone, professeur émérite de l’université de Wisconsin-Stevens a voulu remettre les pendules à l’heure.

De fait, ayant consacré une partie de sa vie à l’étude des semences ancestrales des peuples autochtones ceinturant les grands lacs, sa lettre tente de décrire l’historiographie, en fonction de ses souvenirs. Selon sa description, il n’y aurait jamais eu d’urne, d’archéologistes et encore moins de datation au carbone 14. Le récit se veut beaucoup moins fantaisiste.

En fait, les semences lui auraient été envoyées par la poste en 2000 à la suite du décès d’un de ses amis, Jim (nom de famille non mentionné), lui-même les ayant reçues d’un couple d’Indiana à l’automne 1995 après une visite dans leur potager à l’été de la même année. Aux dires du couple, membres de la nation Miami, cette courge se cultivait depuis plusieurs générations voire plusieurs centaines d’années par cette même communauté autochtone. Une note envoyée au White Earth Seeds Library explique qu’une confusion a pu survenir avec une fouille archéologique simplement du fait qu’au même moment, il avait reçu d’une seconde source d’autres graines en provenance d’une vieille maison de l’Indiana enterrées profondément dans le sous-sol. L’humidité et la température aidante les auraient préservées durant plusieurs centaines d’années.

Toutefois, les courges de ce deuxième envoi se sont avérées peu goûteuses et rachitiques. Par hasard, les deux variétés ont étés envoyées au même moment à la bibliothèque de semences de White Earth et l’interprétation de Monsieur R. Wrone suggère que les histoires se seraient sûrement mélangées pour produire celle circulant actuellement. Cela confime simplement la simplicité avec laquelle il est facile de vicier une information non validée encore et encore jusqu’au point où, avec le temps, elle devient la vraie histoire. Ça m’arrive tout le temps lorsque je tente de retracer le parcours d’un cultivar québécois. Alors, pourquoi en serait-il différent ailleurs.

Néanmoins, il est navrant de constater le peu de rigueur de sources scientifiques accentuant voire encourageant cette désinformation. Une saine curiosité aurait pu leur mettre une puce à l’oreille. Pourquoi n’énumérait-on jamais le nom des étudiants en archéologie? Le carbone 14 n’est absolument pas indiqué pour la datation de la poterie. Vous ne me croyez pas? Écoutez l’émission 130 de Génial, une émission scientifique pour les jeunes de Télé-Québec qui répond exactement à cette question. 800 ans de préservation, même dans d’excellentes conditions, ça me semblait possible mais très gros. Quoiqu’on a supposément fait revivre des semences vieilles de 30 000 ans mais… congelées dans le pergélisol; déjà plus plausible. Pourquoi baisser la garde? Parce que ce n’est qu’un légume?

Bref, cela m’a fait songer à la phrase d’une ancienne série américaine X-Files: I want to believe (Je veux y croire). J’aurai tellement voulu moi aussi.

Pour enfoncer le clou davantage, on vous suggère un merveilleux article documenté sur la même nouvelle.

 

Comment reproduire et conserver vos pommes de terre

01 mardi Déc 2015

Posted by Michel in Production de vos semences

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Un des mes souvenirs gastronomiques d’enfance m’amène automatiquement à penser à la pomme de terre. Rissolée, frite, en fricassée, au four, pillée, revenue avec du gras de lard mais surtout bouillie. Il y en avait pratiquement à chaque repas et apprêtées de toutes les manières. Je me souviens de l’unique formule de politesse de ma mère pour mettre fin à une conversation: « Faut que j’aille éplucher mes patates ». J’ai longtemps banni ce tubercule de mon alimentation une fois quitté la maison; trop associé à des repas hebdomadaires plutôt ternes. Je n’en veux absolument pas à mes parents puisque c’était un légume-phare de l’époque.

En effet, vivant en campagne au début de 1970, peu de moments dans l’année nous amenaient une diversité gustative dans nos assiettes. 35 ans plus tard, j’ai redécouvert son goût en y ajoutant mon grain de sel, notamment en variant les cultivars et en calmant mes ardeurs quant à sa fréquence dans notre menu. J’ai même commencé à en planter il y a quelques temps, histoire de faire plaisir à mon beau-père. Je crois aujourd’hui l’avoir suffisamment puni et décidé de faire définitivement la paix avec ce légume qui nous accompagne au Québec depuis le milieu du 18ème siècle.

Source: goodlifepermaculture.com

Image: goodlifepermaculture.com

Pour cela, je vous dresse ici-bas la technique pour en reproduire et les conserver avec en prime, un lien vers un excellent texte en français de Bob Wildfong pour multiplier encore davantage le nombre de variétés sans devoir vos astreindre à entreposer de gigantesques quantités dans votre chambre froide. Lisez aussi un de nos anciens articles pour une production accrue sur un même espace.

De même, il existe une autre manière originale d’en cultiver sans labour, une vraie petite révolution en marche qu’on décrira éventuellement dans un article futur. Pour vous donner une idée, on vous joint une vidéo pour vous montrer le concept.

Lire la suite →

Curiosité au potager: la courge candy roaster

24 mardi Nov 2015

Posted by Michel in Curiosités au potager

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Courges candy roaster

Courges candy roaster

Très ancienne courge d’hiver d’avant 1800 et originaire des zones ceinturées par l’ouest de la Caroline du Nord, l’est du Tennessee et le nord de la Georgie aux États-Unis. Les premières notes concernant cette variété remontent à 1925 dans un article du journal Charlotte observer. On y mentionnait alors que:

…the “Indian Fair at Cherokee School” where Candy Roaster Squash seeds were made available to people who applied for them through the Chamber of Commerce.

Graines de courge Candy Roaster

Graines de courge Candy Roaster

Une citation qu’on pourrait traduite librement comme « des semences de courge candy roaster seront offertes dans le cadre de la foire indienne de l’école Cherokee aux personnes les ayant encouragés par l’intermédiaire de la chambre de commerce« . Cultivée justement par la tribu Cherokee au sud des Appalaches selon la technique des trois sœurs, ses feuilles immenses procurent ombre et protection contre les mauvaises herbes. Son apport culturelle dans leur alimentation semble majeure et on la reconnait pour sa saveur douce et excellente pour la confection des tartes, beurre, soupe et pains et ce, sans ajout de sucre ou autres succédanées. Les amérindiens la chérissait aussi pour sa capacité à résister aux gels d’hiver et à sa longue durée de conservation. C’est justement durant l’entreposage que sa saveur gagnera en intensité. Lorsqu’elle est bouillie et transformée en compote, on peut comparer son goût à celui de la patate douce. Et, nous confirmons. L’originalité de ce légume l’amène à pousser sous toutes sortes de formes: oblongue, ronde, longue ou de poire. Même sa couleur diffère passant du jaune au rose saumonée, beige, verte ou encore orangée. On est toujours surpris.

Néanmoins, son poids n’ira pas en dessous de 10 livres, un monstre au potager (voir image ci-contre avec le chat). Certains spécimens rapportés dépassent les 250 livres. Alors, soyez sur vos gardes et installez-la dans un endroit ensoleillé mais isolé car elle prend beaucoup d’espace. Menacée, la nation Cherokee a jugé la situation suffisamment préoccupante pour la protéger en préservant des graines via une banque de semences tandis que Slow Food USA l’a reconnue parmi les cultivars en danger du terroir américain.

Courge Canada Roaster en comparaison avec un chat mâle adulte.

Courge Canada Roaster en comparaison avec un chat mâle adulte.

En effet, elle peut facilement se croiser avec une autre cucurbita maxima si elle n’est pas séparée d’au moins 1,6 kilomètres de distance. À cause de cela, il est important que d’autres jardiniers dévoués (amateurs ou non) prennent la relève afin d’assurer sa protection et contribuer à sa préservation. Si vous êtes intéressés, plantez directement au jardin, sur une butte (3 pieds de diamètre sur un pied de hauteur), 3 graines à une phalange de profondeur, espacées de manière équivalente, une fois le risque de gel au sol passé. Arrosez et laissez faire la nature. Pas plus compliqué. Vous pourriez peut-être devoir arroser en période de sécheresse. Si cela devait arriver, faites-le en fin de journée pour éviter les brûlures et les tâches sur les feuilles. Maturité: 95 à 110 jours.

Les rencontres de la permaculture

20 vendredi Nov 2015

Posted by Michel in Événements et perfectionnement

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Le 28 novembre prochain, les routes de la permaculture, une nouvelle communauté mise sur pied en 2015, vous invitent à leur premières édition des rencontres sur la permaculture. Pour se remettre un peu dans le contexte, sachez que ce concept « vise à créer une production agricole durable, très économe en énergie (travail manuel et mécanique, carburant…) et respectueuse des êtres vivants et de leurs relations réciproques, tout en laissant à la nature « sauvage » le plus de place possible« . L’idée peut sembler nouvelle mais les iroquois et les algonquiens pratiquaient ce type d’agriculture des siècles bien avant l’arrivée de Jacques-Cartier.

Selon les organisateurs, « cet événement vise à ressembler des personnes expertes, passionnées et curieuses de permaculture afin d’échanger des connaissances et des savoir-faire par de petits ateliers théoriques et pratiques« . Entre 9:00 et 19:00, au Carrefour Eusebe à Montréal, (2349, rue de Rouen), ils vous proposent une série de thèmes participatifs pour impliquer chacun. Selon les instigateurs:

Nous désirons apprendre et nous inspirer les uns les autres tout en construisant une communauté et un solidarité parmi les praticiens de la permaculture au Québec.

Pour les personnes intéressées, n’hésitez pas à consulter la description de leurs activités sur leur page Facebook. Vous pouvez également vous procurer des billets sur Eventbrite. Ouvert à tous!

Carte postale du mois d’octobre 2015

31 samedi Oct 2015

Posted by Michel in Carte postale du mois

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L’Halloween, c’était quand même bien plus épeurant auparavant. Vous imaginez-vous! Bien avant les films d’horreur, les seules références culturelles se véhiculaient par les croyances, les histoires orales ou les publications écrites par la religion.

En effet, il y a environ 3000 ans, l’année Celte se terminait le 31 octobre et non le 31 décembre comme c’est le cas actuellement. Et cette dernière nuit s’appelait « nuit de Samain, le dieu de la mort ». Comme la noirceur s’allongeait à cette période de l’année, la légende prétendait que les fantômes des morts en profitaient pour rendre visite aux vivants. Et Samain rôdait durant cette nuit pour rassembler les âmes trépassés dans l’année. C’était vraiment autre chose. Pour vous démontrer un peu de l’état d’esprit de nos ancêtres, on vous propose une collection de clichés anonymes (entre 1875 et 1955) tirés du livre Haunted Air d’Ossian Brown, préfacé par David Lynch. Cet ouvrage nous plonge dans l’ambiance macabre de l’Halloween de cette époque. Certaines photographies glacent le sang tellement elles rendent mal à l’aise. Si d’autres photos du genre vous intéresse, consultez ce lien.

Source: Hauted air

Source: Haunted air

Source: Hauted air

Source: Haunted air

Source: Hauted air

Source: Haunted air

Source: Hauted air

Source: Haunted air

23 vendredi Oct 2015

Posted by Michel in Non classé

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(Source: Défi nature 30x30 - Fondation David Suzuki)

(Source: Défi nature 30×30 – Fondation David Suzuki)

Reflet de Société: agriculture québécoise, préservation et anti-gaspillage

17 samedi Oct 2015

Posted by Michel in Non classé

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Reflet de Societe, un regrard différent sur notre societeOn nous demande souvent si nos potagers peuvent se visiter. Pour le moment, la réponse est « non » pour une question de temps mais aussi d’humilité.

En effet, bien qu’on aspire un jour à développer un potager-conservatoire, nous investissons davantage nos énergies à préserver des variétés en danger plutôt qu’à l’esthétisme de la chose. Aux dires de ma conjointe, il n’y a rien de conventionnel. Rien d’organisé pour l’œil et encore moins pour l’esprit. Il y a des surprises partout et un visiteur ne saurait sûrement pas s’y retrouver sans marcher sur un trésor. On tente de rentabiliser l’espace au maximum et de temps à autre des chats laissent aussi leurs cadeaux très désagréables sous le pied. On s’en accommode mais ça nous peinerait pour les visiteurs.

On a d’ailleurs refusé de nombreuses demandes de médias locaux et provinciaux.

Toutefois, nous avons fait une exception ce printemps 2015.

Delphine Caubet, journaliste (source: Reflet de Société)

Delphine Caubet, journaliste (source: Reflet de Société)

De fait, le 25 mars 2015 nous recevons une demande de Delphine Caubet, une journaliste de Reflet de société, un journal de la rue conçu par un organisme communautaire de prévention et d’intervention de Montréal. Ceux-ci organisait un numéro sur l’agriculture québécoise et elle voulait venir chez-nous pour qu’on lui parle de notre histoire et prendre des clichés de nos installations. Nous croyons fortement en l’implication citoyenne et la mission de l’organisme nous a convaincu d’y prendre part. Cinq mois plus tard, nous recevons deux copies du magazine à notre plus grande surprise. Vous pouvez consulter le lien suivant pour un aperçu de cette édition. On vous invite évidemment vous aussi à les encourager à votre façon.

La tomate Mémé de Beauce (mise à jour)

12 lundi Oct 2015

Posted by Michel in Fruits du Québec

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Tomate Mémé de Beauce (2011)

Certaines sources avancent qu’il existerait aujourd’hui près de 12 000 variétés de tomates différentes dans le monde. Ça en fait beaucoup! Losqu’on cherche un peu, on se rend compte qu’avant 1860, il n’y en avait pas au Québec ou peut-être seulement une ou deux (ex: large red tomato). C’est surtout le commerce avec les États-Unis qui les auraient apportées jusqu’à nous. Depuis, avec le temps, les cultivars ont développés leurs propres caractéristiques pour reussir à survivre à nos exigences climatiques.

Ainis, l’histoire entourant la tomate « Mémé de Beauce », comme bien des récits concernant l’historique de nos variétés ancestrales, est singulière. En 2015, après 10 ans de recherche, nous avons pu finalement parler directement à Gérard  Parent ayant reçu les fameuses graines afin qu’il puisse nous raconter la véritable histoire.

Vers 1995, à Saint-Joseph-de-Beauce, Monsieur Lessard*, un homme d’a peu près 70 ans, décide de rénover sa vieille maison abandonnée.

En effet, celle-ci se trouvait déjà sur son terrain mais il habitait une nouvelle maison beaucoup plus récente et plus loin sur son lot. En enlevant des planches entre le grenier et le plafond de son rez-de-chaussée, il decouvre une enveloppe blanche non identifiée, moins grande que celle qu’on trouve en commerce aujourd’hui. À l’intérieur, il y trouve 300 graines de tomates. Ayant habité la maison pendant de nombreuses années, il ne pouvait affirmer le temps que ces dernières auraient pu passer entre ces planches. Chose certaine, l’expression « elles ne dataient pas d’hier » pourrait très bien s’appliquer. Des sources s’avancent pour dire au moins 60 ans mais cette info demeure sous toutes réserve.

Par la suite, Monsieur Lessard les remet à Gérard Parent, très impliqué a l’époque dans l’organisation du Semencier du Patrimoine. Il réussit à faire germer 3 graines dans des serviettes humides puisque l’expérience directement en terre n’avait pas été concluante. Replantées en terre, il transmet les plants à Antoine D’Avignon, un pionnier au Québec dans la préservation des semences du patrimoine et qui travaille aussi pour Agriculture Canada dans la région de Québec. Après analyse auprès de spécialistes, l’organisme gouvernemental fédéral confirme le caractère ancien de la souche sans pouvoir l’identifier. Il existerait justement un dossier sur celle-ci au Ministère. Nous tenterons d’en obtenir une copie.

Tomate mémé de Beauce

Le fruit peut atteindre facilement 2 livres, soit près d’un kilo. Un cultivateur a même fait mention d’une tomate de 3 livres. AYOYE!. Une géante dans votre potager. Attachez les branches au plant car elles casseront. Charnue, de couleur rose à rouge, elle possède une peau fine et peut être sujet à craquer. Tardive, plusieurs mentionnent que la chair est molle lorsqu’elle arrive à maturité. Idéale pour les sandwichs car ça ne prend qu’une seule tranche. Pour les amateurs de grosses tomates…. TADAM!!!. Plant entre 1,2 et 2 mètres. Maturité entre 80 et 100 jours
Résistance aux maladie (oïdium et mildiou)
Bonne pour les sauces et les coulis
Très rare! Nous remercions chaleureusement Monsieur Gérard Parent pour son temps et sa précieuse collaboration.

Saviez-vous que: Le terme « Mémé » provient du nom de la lignée des Lessard. En effet, supposément à cause des nombreuses familles portant le même nom de famille dans cette région, les branches familiales ont porté différents noms pour se reconnaître. Et celle de Monsieur Lessard, le sauveur de cette variété, portait celle de « Mémé ».

*Le prénom de Monsieur Lessard a été volontairement omis pour respecter son désir de confidentialité.

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