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Potagers d'antan

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Potagers d'antan

Archives mensuelles : avril 2012

Comment reproduire et conserver vos semences d’amandes de terre

11 mercredi Avr 2012

Posted by Michel in Production de vos semences

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Amande de terre

Comme ils devraient être très secs avant la plantation, il sera important de réhydrater vos tubercules en les laissant tremper dans de l’eau tiède pendant 24 heures afin qu’ils germent plus vite. Chez-nous au Québec, dans notre zone de rusticité 5b, nous attendons après la date du dernier gel (mi-mai) car ils ne supportent pas les températures en deça de -5 degrés celsius.

Ainsi, plantez 2 à 4 amandes par butte à une phalange de profondeur dans une  terre très légère (ultra important). Les buttes seront espacées de 40 cm et chaque rang de 60 cm. La germination se produira à l’intérieur de 2 semaines, parfois plus tôt. Le plant ne produit aucune fleur et il n’y a donc aucun risque de pollination croisée.

Si c’est votre première fois, la petite pousse vous fera croire à de la mauvaise herbe mais ne vous en faites pas. Laissez pousser jusqu’à la récolte vers la fin octobre ou début novembre. À la fin, la plante ressemblera à une graminée. Vous saurez qu’il saura le moment de les arracher lorsque le feuillage changera de couleur, c’est-à-dire qu’il passera du vert tendre au brun. Vous n’aurez qu’à tirer sur la touffe. Les semences resteront accrochées à la motte si vous avez respecté la consigne de les planter dans une terre très très très légère. Si vous omettez cette directive, vous devrez vous astreindre à les récupérer un à un dans la terre lourde puisque les racines se seront cassées et se seront détachées du plant-mère. Et ça, c’est beaucoup de travail car cette espèce est très productive.

Ensuite, attendez 2 semaines en laissant les semences au garage, à l’abris des intempéries, le temps que la terre s’assèche complètement. C’est plus facile pour le nettoyage mais le goût sera par la même occasion plus concentré. Détachez les graines, frottez-les et nettoyez à l’eau claire. Vous aurez probablement besoin de quelques rinçages afin d’enlever toutes la terre collée. Si vous prévoyez une dégustation ultérieurement, faites sécher dans un endroit sec et bien aéré. Les pots de plastiques de fraises avec couvercles refermables sont idéaux. Séchés, les tubercules perdront le quart de leur poids en eau et de leur grosseur. Il deviendront aussi bruns et très durs. Si vous les laissez dans un contenant fermé, ils risquent de pourrir s’ils ne sont pas bien séchés. Pour les manger, vous n’avez qu’à les réhydrater pendant deux jours une fois dans de l’eau tiède en la changeant à quelques reprises. Durs, ils peuvent être moulus afin d’en obtenir une farine à intégrer dans vos recettes requérant une saveur d’amande.

Nous n’avons malheureusement aucune idée de la durée de conservation maximum de cette variété avant qu’elle perde ses propriétés germinatives. Nous faisons des expériences.

Comment se porte votre biodiversité humaine?

10 mardi Avr 2012

Posted by Michel in Biodiversité

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Il y a quelques années, j’animais des groupes destinés aux personnes prises avec de l’incertitude vocationnelle. J’étais en contact avec une foule de personnalités issues de toutes les couches sociales et d’horizons hétérogènes. C’est durant cette période qu’il m’a été donné l’opportunité de rencontrer des « rainbow people ». Rien à voir avec la communauté gaie.

En résumant un peu la philosophie de ces gens, ceux-ci adhéraient à des concepts de paix, d’amour et de liberté. Sans attache fixe, ils peuvaient travailler, par exemple, dans une coopérative agricole en Colombie Britanique durant l’hiver et revenir au Québec au printemps pour poursuivre d’autres occupations liées à leurs convictions profondes du bien-être (plantation d’arbres, animation dans des musées communautaires, production biologique, etc…). Une autre de leurs caractéristiques résidaient dans l’amélioration constante de leur nourriture en ingérant des produits biologiques  sains. L’un d’entre eux m’avait particulièrement impressionné par ses connaissances alimentaires.

En effet, lorsqu’il regardait la liste des ingrédients sur l’emballage, il poussait la réflexion au-delà de l’information sur l’étiquette en décortiquant chacun dans toutes leurs compositions chimiques et/ou naturelles. Il avait aussi développé l’art de lire ce qu’il n’y avait pas d’inscrit fautes de législations adéquates (organismes génétiquement modifiés, produits chimiques utilisée pour faire pousser les fruits et légumes, antibiotiques injectés aux animaux, irradiation des produits importés, etc.). Et laissez-moi vous dire qu’il m’a ouvert les yeux sur ce que j’ingurgitais.

De fait, en croyant bien me nourrir, je répondais simplement aux stimulis et aux messages de nos entreprises alimentaires en me laissant berner par leurs tactiques de marketing et leurs emballages tape-à-l’oeil. Un vrai mouton! Pa r son contact, je suis devenu beaucoup plus averti.

Mon travail m’a donc donné l’opportunité de rencontrer ces personnes qui autrement, ne m’auraient probablement jamais abordés et vice versa. Nous n’avions, pensais-je, rien en commun à prime abord.

Par ailleurs, il y a un comportement implicite selon lequel on a tendance à fréquenter des gens qui nous ressemble. Ça ne vous fait pas penser à de la monoculture, c’est-à-dire à peu près tous pareils? Côtoyer d’autres individus aux valeurs, modes de pensée, croyances diverses m’a fait apprendre sur moi, m’a changé, certainement un peu transformé, sûrement fait grandir, m’a rendu plus objectif dans ma manière de voir la vie, etc. N’est-ce pas les mêmes idéaux qu’on souhaitent concernant la biodiversité des aliments (fruits et légumes); plus résistants, adaptés à leur terroir, meilleurs, etc.. Ne pourrait-on s’en inspirer aussi dans nos relations ?

Carte postale d’avril 2012

05 jeudi Avr 2012

Posted by Michel in Carte postale du mois

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L'amour aux champs (1888) Source: Archives de folklore de l'Université Laval, Fonds Jean Simard

Il fût un temps au Québec où on célébrait la fête de la grosse gerbe. Pour quelle raison l’appellait-on ainsi?

Et bien lors de la récolte des céréales en automne, tout le monde participait à cette tâche très physique et exigeante qui prenait entre 4 et 6 semaines. Il fallait couper à la faux, engerber, laisser sécher, ramasser, vanner et entreposer le grain à l’abri. 

À la fin, comme le montre l’illustration ci-haute, la dernière gerbe regroupait plusieurs plus petites pour symboliser la puissance résultant de l’union. Sa rentrée à la « batterie* » sera le signe de la fin des récoltes et le début des réjouissances. Elle pouvait être décorée, escortée par un cortège de moissonneurs, offerte à l’église, tressée et exposée dans les maisons pour porter chance… ça dépendait. Venue de France par nos ancêtres, cette ancienne coutume aussi connue sous le nom de « fête des moissons« ,  culminait par un repas communautaire faste en reconnaissance de  l’abondance de la nourriture.

Selon le réseau de diffusion des archives du Québec :

Aucune manifestation de la fête des moissons n’a été retracée aux XVIIe et XVIIIe siècles en Nouvelle-France mais on trouve quelques mentions au XIXe siècle où elle est encore observée, notamment dans l’ouvrage de Pamphile Lemay, publié en 1898 et intitulé Fêtes et corvées.

De plus, en 1947, le journal l’Action catholique souligne qu’elle fût célébrée à maintes reprises entre 1883 jusqu’au milieu du 20e siècle par l’École supérieure d’Agriculture de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Elle sera aussi recensée par le curé Eustache Santerre de Saint-Arsène de Rivière-du-Loup de 1923 à 1942. De nos jours, les épluchettes de blé d’inde ont remplacé cette vieille tradition et vous pourrez la vivre en maints endroits au Québec lors de festivités  agrotouristiques.

* Le terme « batterie » fait référence, selon nos lectures, à une chaudière pour faire cuire les aliments à gros bouillons.

Le « Heritage Wheat project »

04 mercredi Avr 2012

Posted by Michel in Céréales du patrimoine:

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Sharon Rempel (source: http://www.bakersjournal.com)

Pouvant être traduit librement comme le « Projet blé du patrimoine », cette initiative orchestrée par Sharon Rempel, agronome et « activiste céréalière », a débuté  en 1998 avec l’aide du  Garden Institute of British Columbia, un organisme à but non lucratif situé à Victoria en Colombie Britanique. L’un des mandats de ce programme consiste à trouver du financement pour aider les banques de semences locales, régionales et internationales. Depuis ses débuts, il a permis une série d’initiatives telles:

  1. Une étude préliminaire sur l’absorption par les semences de nutriments ajoutés dans le sol via des mélanges de bactéries et de champignons présents dans le thé de compost.
  2. La mise sur pied en Alberta d’un champs de quarantaine pour l’essai d’anciennes variétés de blé originaires des États-Unis.
  3. Le lancement du « Maritimes Heritage Wheat Project « . Ce programme a pu identifier un cultivar de blé cultivé depuis 1940 du nom d’Acadia. Cette variété  a comme principal mérite de s’adapter aux conditions agricoles et climatiques maritimes de l’est du Canada mais aussi d’être mieux digéré par ceux ayant des intolérances aux blés présents dans les pains industriels.
  4. Des champs d’essai (variétés modernes versus anciennes) afin d’en observer le comportement en tenant compte de nos techniques de culture biologiques contemporaires.
  5. La construction d’une base de données servant à jumeler les caractéristiques des anciens cultivars les plus susceptibles de répondre de manière positive aux changements climatiques mondiaux.

De plus, le site de Sharon Rempel, recense 34 anciennes variétés de blés canadiens créées entre 1885 et 1976 mais aussi de la documentation gratuite. Nous vous suggérons son oeuvre « Heritage Gardens….Inspirations from our Past« , dans laquelle vous pourrez consulter une section sur l’histoire de l’agriculture au Canada et plus spécifiquement sur les plantes (fruits, céréales, fleurs et légumes) cultivés entre 1600 et 1900.

Image symbolisant les mains responsables de l'approvisionnement alimentaire (photo: Terry Chapelas)

Le blé Marquis

03 mardi Avr 2012

Posted by Michel in Céréales du patrimoine:, Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Seriez-vous surpris d’apprendre qu’avec la création du blé « Marquis« , un croisement entre le blé « Red Fife »(voir article du 02 avril 2012) et le « Hard Red Calcutta » de l’Inde, naissait du même coup la biotechnologie au Canada?

En effet, il fût sélectionné en 1892 par Sir Charles Edouard Saunders (1867-1937) à la Ferme expérimentale centrale d’Ottawa et testé à la Ferme expérimentale d’Indian Head en Saskatchewan pour la première fois en 1907. Cette découverte fît exploser la productivité de cette céréale au pays et fît du même coup une différence cruciale durant la première guerre mondiale. Décrit à l’époque comme:

…un des plus grands exploits du monde dans l’amélioration génétique des cultures sur le plan économique.

… sa culture dépassa les 200 millions de boisseaux en 1911, une première historique au Canada.

Charles Saunders (source: www4.agr.gc.ca)

Avant cette prodigieuse percée, les agriculteurs canadiens ne pouvaient cultiver  suffisamment de blé pour nourrir la population nationale parce qu’ils ne parvenaient pas à maturité suffisamment tôt avant l’hiver. L’exportation à l’étranger s’avérait hors de question.

Son arrivée transforma donc le Canada en l’un des plus grands producteurs de blé au monde. La hausse de cette production coïncida comme une véritable bénédiction pour nos alliés français en 1915 puisque les sources d’approvisionnements en blé en provenance d’Australie et d’Argentine étaient stoppées par les sous-marins allemands. L’exportation de 90% du blé envoyé en France par le Canada s’avérait du « Marquis », un cultivar de printemps, à maturité précoce, possédantt une haute valeur boulangère et meunière.

Timbre-poste blé Marquis en 1909 (source: Société canadienne des postes)

En 1928, 90% de toutes les surfaces cultivables dans les Prairies canadiennes (20 millions d’acres) avaient été remplacées par cette variété. C’est dire l’énorme potentiel qu’il possédait durant cette période. Ce n’est pas pour rien s’il domina le monde pendant les décennies suivantes.

Toutefois, bien qu’il y ait encore des spécimens disponibles pour les chercheurs à des fins d’études, le blé Marquis a été remplacé par des variétés encore plus précoces et résistantes aux souches plus récentes de la rouille. Encore aujourd’hui et ce, depuis les 100 dernières années, il est très rare de ne pas retrouver une variété de blé ayant des croisements génétiques avec le « Marquis »; une souche exceptionnelle.

Pour en savoir plus, consultez, la découverte du blé Marquis.

Le blé Red Fife

02 lundi Avr 2012

Posted by Michel in Céréales du patrimoine:

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Blé Red Fife (source: http://elmhirst.ca)

« Pendant le repas, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la bénédiction, il le rompit ; puis, le donnant aux disciples, il dit : « Prenez, mangez, ceci est mon corps ».

Ça vous dit quelque chose? Ce fût le moment de l’institution de l’Eucharistie par Jésus Christ lors de son dernier repas avec ses disciples avant sa crucifixion. En raison du congé Pascal et de sa symbolique liée au pain, nous avons songé  écrire une thématique de 4 jours consécutives concernant les céréales et plus spécifiquement celles du patrimoine canadien.

En effet, elles ont joué un rôle primordial dans notre histoire nationale. Nous commençons donc par le blé « Scotch Fife » plus souvent reconnu sous l’appellation « Red fife », soit l’ancêtre de tous les blés du Canada. Comme son nom l’indique le mot « RED » fait référence à la couleur rouge du grain et « FIFE » à David Fife et sa famille ayant débuté sa culture en 1842 sur leur ferme de Peterborough en Ontario.

Selon l’encyclopédie canadienne, l’histoire de cette variété voudrait:

qu’un chargement de blé cultivé en Ukraine se trouvait sur un bateau dans le port de Glasgow. Un ami du fermier Fife échappa son chapeau dans le blé rouge, collectant ainsi quelques graines dans la bande du chapeau, qu’il envoya ensuite à Fife. Le blé poussa et la vache de la famille mangea tous les épis à part un qui fut rescapé par Mme Fife. C’est ainsi que débuta la culture du blé Red Fife au Canada.

David Fife (1805–1877)

En fait, les grains seraient plus spécifiquement originaires de la Galicie en Ukraine et leurs particularités résident dans la variabilité génétique qui leur permettent de s’adapter à des conditions de plantation variées. Le grain peut devenir dur ou mou, blanc ou rouge, se planter en hiver ou au printemps, etc. Il se caractérise aussi par un goût de noisette et une saveur robuste exceptionnelle. Ce cultivar revient à la mode après avoir atteint des sommets entre 1882 et 1909 où il déclassa l’ensemble des autres blés semés à travers le Canada.

Le blé Red Fife est d’ailleurs considéré comme la première variété de blé à protéger dans l’arche du goût de l’organisme Slow food Canada.

Pour en savoir plus sur l’histoire de cette variété, consultez les origines du blé Red Fife.

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