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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives de catégorie : Carte postale du mois

Liste de références pour aider à trouver d’anciens cultivars

Carte postale de juin 2019

08 samedi Juin 2019

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Léonidas Ouimet et son fils Georges récoltant de l’avoine vers 1942 à la côte à Ouimet à Laval (image: Serge Gravel)

En ce temps de commémoration du débarquement de Normandie, une grande partie d’entre nous ne s’en rappelle plus mais les agriculteurs possédaient un « certain » avantage comparativement aux citadins.

En effet, dû aux mesures de conscription prises par le gouvernement fédéral en 1941, les fils d’agriculteurs pouvaient quant à eux évoquer l’exclusion pour contribuer au plan alimentaire à l’effort de guerre. Par manque de main-d’œuvre, le gouvernement a même réduit à 14 ans l’âge requis pour l’obtention d’un permis de conduire, pour que des enfants puissent conduire légalement des camions de ferme et d’autres véhicules. Je me souviens d’une des rares anectodes de mon père sur cette période, alors qu’il avait 9 ans au déclenchement du conflit; un souvenir peu réjouissant.

De fait, pour fuir cette guerre interminable et éviter une mort probable, il fût envoyé par mes grands-parents sur une ferme à Durham-Sud en 1943 pour accompagner son frère aîné. Obligé de cacher leur véritable identité avec l’aide de la famille sur place, ils travaillaient aux champs le jour et se couchaient dans la grange le soir venu. Et, pour s’assurer que l’un d’entre eux ne se sauve pas durant la nuit, ils attachaient un de leur pied à l’autre. Pour les rares fois où il a évoqué cette période, j’en ressentais toujours un profond sentiment marqué de peur, mêlé de malaise et de culpabilité. Effectivement, toute la société valorisait la fierté de servir son pays et parfois, de jeunes enfants de 13 ans à l’apparence mature réussissait à s’enrôler. Par ce sentiment très fort, il n’était donc pas rare que les fils d’agriculteurs s’enrôlent eux aussi pour combattre l’envahisseur ou gagner plus d’argent dans les usines de fabrication; laissant beaucoup de travail aux plus âgés. Fichue époque! J’espère qu’elle ne reviendra jamais.

Carte postale de mai 2019

17 vendredi Mai 2019

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Récolte du foin de mer à Sainte-Famille-de-l’Ile-d’Orléans (image: collection privée et année inconnue)

Tout le monde connaît le « foin de terre », celui qu’on récolte dans les champs mais le « foin de mer », ça vous dit quelque chose? La différence se veut significative entre les deux car dans le premier cas, il se compose de plantes fourragères (légumineuses ou graminées) tandis que dans le deuxième cas, ce sont les joncs qui poussent le long du fleuve. Les anciens écrits font mention du « gros foin » ou du « sain-foin » et qu’on en faisait usage courant depuis le début de la colonisation par les fermiers de toutes les communautés jusqu’au milieu du 19e siècle. Qu’ils soient ramenés par les vagues sur la plage ou coupés directement dans les marais, la récolte doit s’effectuer souvent dans la boue. On lui attribut des propriétés particulières notamment le fait qu’il attire très peu les insectes par sa forte odeur et son côté hygroscopique (absorbant l’humidité de l’air). Offert en complément avec le « foin de terre », le bétail appréciait son goût salé. Il sera délaissé par le fourrage actuel après le milieu du 19e siècle.

Carte postale de mars 2019

03 dimanche Mar 2019

Posted by Michel in Carte postale du mois, Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Bouillage de l’eau d’érable (source: musée McCord)

Agathe de Saint-Père (1657-1748), aussi appelée Seigneuresse Madame de Repentigny, figure parmi les personnages méconnues de l’histoire du Québec. Souvent mentionnée dans les anciens écrits comme une femme d’affaires redoutable, on lui doit, outre la mise sur pied de la première manufacture de tissus au Canada et l’invention de la catalogne, la commercialisation du sirop d’érable grâce à l’amélioration de sa technique de fabrication.

En effet, la méthode rudimentaire autochtone consistait à récolter la sève d’érable à l’aide d’entailles dans lesquelles on insérait une « goutterelle » (aussi nommée « coin » ou « goudrille ») juste au-dessus d’un « cassots » d’écorce ou d’un pot en terre cuite. Une fois récoltée, on la faisait geler pour ensuite enlever le couche de glace formée sur le dessus et en concentrer la saveur; cela a quelques reprises. Ce « sirop d’érable » non concentré, nommé en langue autochtone « pimi », servait surtout à humidifier leurs yeux pour contrer l’effet d’assèchement de la fumée des feux dans leurs habitations et comme liquide fortifiant pour le corps.

Toutefois, grâce à la venue des chaudrons en fer, la technique de bouillage de l’eau d’érable utilisée jusqu’à la fin du 19e siècle, s’améliora beaucoup. On l’exécutait à l’extérieur suspendu à un tronc d’arbre et, en un seul printemps, deux hommes pouvaient confectionner près de 200 livres de « sucre du pays ». On l’acheminait en grande partie en Europe à l’élite française où il fera son entrée à la Cour du roi Louis XIV sous forme de bonbons qu’on faisait fondre dans la bouche car on le considérait, entre autre, par les médecins de l’époque, comme un médicament. Et pour cela, il devint très populaire et tout aussi attendu chaque année. Plus tard, pour diminuer la perte de la chaleur et protéger la cuisson, on construira des abris. Ainsi naquit ce qu’on appellera aujourd’hui « la cabane à sucre ». Pour en savoir davantage sur l’histoire de l’érable, consultez le site des producteurs et productrices acéricoles du Québec. Bonne partie de sucre!

Partie de sucre, Piedmont (Québec) vers 1895 (image: Anonyme – Don de M. Raymond Cherrier) source: Musée McCord

Carte postale de février 2019

09 samedi Fév 2019

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Table de conversion (image: catalogue WH Perron, p.2, 1978)

À partir du 1er février 1977, la Commission du Système Métrique demandait aux marchands de semences d’offrir leurs marchandises en utilisant les unités de mesures propre au système métrique. Fini les pouces, gallons, livres. Place maintenant aux centimètres, litres et grammes.

En fait, ce changement ne représente qu’une autre manière mesurer.

Catalogue WH Perron 1978

En effet, pour les fouilleurs d’histoires agricoles, vous devrez aussi vous farcir la conversion d’une multitude d’autres unités de mesures d’antan faisant référence aux boisseaux, toises, roquilles, arpents de Paris… Quel labyrinthe! Aujourd’hui, avec les applications informatiques, la conversion revient beaucoup plus aisée. Mais, certaines doivent encore se calculer à la « mitaine » car trop anciennes.

Par ailleurs, lors de la première année d’implantation, pour aider leurs clients à s’y retrouver, l’entreprise de semences WH Perron a eu l’idée de fournir, via leur 50e catalogue, un tableau des équivalences destiné aux jardiniers amateurs. Car, vous ne le savez peut-être pas mais, la période entre janvier et avril se compare pour les semenciers à la période de Noël pour les marchands au détail.

Toutefois, après plus de 40 ans, force est d’admettre que les changements exigent beaucoup de temps. Certains, encore aujourd’hui, n’ont jamais réussi à s’adapter. Pour les gens du Québec, malgré l’obligation des établissements scolaires à enseigner le système métrique, combien de fois sommes-nous confrontés au quotidien aux deux unités combinées. Par exemple, en faisant notre épicerie ou en se pesant (kg/lb), lors de rénovations (pied/mètre) ou en regardant simplement l’odomètre de notre automobile (km/mile). Voici une autre distinction de notre belle province quant à notre capacité d’être le trait-d’union entre l’Europe et l’Amérique.

Carte postale de novembre 2018

25 dimanche Nov 2018

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Jardin chez Charles Auguste Brosseau à Brosseau-Station, comté Laprairie. (1950)

De nombreux canadiens subissent de l’insécurité alimentaire avec l’arrivée de l’hiver et la hausse du prix des fruits et légumes. C’est le cas dans de nombreuses régions éloignées où les aliments frais sont très chers. Stéphanie Blanchet, une journaliste de Radio-Canada a rencontré dans la semaine du 19 novembre 2018 des femmes de la Baie Sainte-Marie, une région acadienne de la Nouvelle-Écosse qui s’en tirent, encore aujourd’hui, grâce aux astuces de leurs grand-mères. Selon plusieurs études, les femmes ressentent davantage les complications reliées à l’insécurité alimentaire que les hommes souvent dû à leur espérance de vie plus longue.

En effet, de nombreuses femmes âgées vivent toutes seules avec un seul revenu et ce n’est pas toujours suffisant. Par exemple, en rédigeant sa thèse de maîtrise concernant l’alimentation des femmes aînées en région rurale, Madeleine McKay a fait une découverte surprenante. Lors de ses interviews, elle a réalisé leurs grandes connaissances et leurs habiletés qui leur permettent de survivre. Par exemple, les femmes de 60 ans sont celles ayant le moins recours aux banques alimentaires. Elles forment à peine 10% de la clientèle. Dans cette région acadienne, de mère en fille, on se transmet le savoir-faire pour bien manger avec peu de moyens. Une manière de vivre qu’on surnomme « stretcher la piastre ». Comme le mentionne Janice Leblanc, l’une des personnes rencontrées, « je mange beaucoup de la nourriture que je plante« . « Je stretche ma piastre de cette façon-là » précise t-elle. Elle ajoute, « aujourd’hui, il fait – 8 degrés Celsius, mais j’ai du chou frisé« .

De fait, ses minis serres réparties dans son potager lui permettent de manger des légumes et ce, même en période hivernale. C’est une bonne amie, Suzanne Aucoin qui lui a tout enseigné. Madame Aucoin rajoute: « j’ai eu tous les trucs de ma mère et mon père« . Comme quoi, le savoir de nos anciens fournit encore des solutions simples à nos problèmes actuels.

Carte postale d’octobre 2018

26 vendredi Oct 2018

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Récolte du maïs à grain avant l’apparition de la machinerie agricole (image: Ministère de l’agriculture, 1942)

Et voilà! Encore cette année, tout autour de chez-nous des champs à perte de vue de maïs à grain prêts à être récoltés. Du « blé d’Inde à vache » comme dirait nos anciens. Sans l’apparition de la machinerie agricole et l’augmentation de la productivité, jamais de telles superficies n’auraient pu être cultivées. Bon ou mauvais? Voici un autre débat.

Toutefois, comme le montre ces images ci-dessus, imagineriez-vous encore tout faire à la main? Avec le manque de main-d’œuvre, le désintérêt du secteur agricole par les jeunes et l’absence de relève pour de nombreuses fermes, inutile de dire qu’il aurait été impossible de rentabiliser l’entreprise. Couper, entasser les épis de maïs récoltés et les tiges puis les égrener à la main reviendrait à faire faillite. Quoique pour une version agrotouristique, ça pourrait s’avérer une activité familiale de sensibilisation intéressante pour recréer l’esprit d’antan.

Par ailleurs, en 1967, le Ministère de l’agriculture et de la colonisation publia une brochure intitulé « la culture du maïs » dans laquelle les agronomes  Maurice Hardy, Gaétan Lussier et Réal Martineau comparent les périodes de récolte du maïs-fourrager versus celui du maïs-grain (aujourd’hui celui le plus répandu) dans le sud de la province. Dans le premier cas, on l’ensilera au stade de grain denté ou après la première gelée. Dans le deuxième cas, on le récoltera avant les premières grosses gelées meurtrières; l’important étant qu’il contienne un taux d’humidité suffisamment bas pour qu’il se conserve. C’est pour cette raison qu’on entend depuis quelques jours les récolteuses toute la nuit…car « winter is coming« .

 

Carte postale de septembre 2018

26 mercredi Sep 2018

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Travaux des champs, 19 août 1913 (image: Collection Monique Mercure-Vézina)

Avec des records de chaleur pulvérisés au Québec en 2018, il devient difficile de croire qu’en 1816, ce fût l’opposé. Appelée l’année sans été, on croit aujourd’hui qu’une telle « plaie d’Égypte » fût attribuable aux éruptions volcaniques du Mont Tambora sur l’île de Sumbawa en Indonésie survenues entre le 5 et le 15 avril 1815. Éjectant des tonnes de poussières volcaniques dans l’atmosphère, l’impact perturba tellement l’équilibre météorologique qu’il détruisit l’été suivant les récoltes du nord-est des États-Unis, celles de l’est du Canada (Bas-canada) et de l’Europe septentrionale.

Dès mai 1816, le gel tua les semis. Au mois de juin, deux blizzards situés dans l’Est du Canada et en Nouvelle-Angleterre emportèrent dans la mort de nombreuses personnes. Presque 30 centimètres de neige tomba sur la ville de Québec durant ce mois-là. Avec d’autres phénomènes météo de même nature pendant l’ensemble de la saison estivale, on comprend qu’il devint très difficile de faire pousser quelques récoltes que ce soit; tant pour les humains que pour le bétail. Si on se fit aux écrits, on vit de la glace sur les lacs et les rivières d’aussi loin vers le sud qu’en Pennsylvanie et cela en juillet et en août. Partout dans les régions touchées, la famine, la mort d’animaux et de personnes, le froid, l’immigration massive vers des régions plus clémentes et l’arrivée de maladies contagieuses me font dire qu’au fond… on était pas si pire que ça.

Carte postale du mois de juin 2018

18 lundi Juin 2018

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial, Carte postale du mois, Visites de potager

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Maison-mère de l’Hôtel-Dieu et son jardin… date inconnue (photo: La Presse).

Au VIe siècle, les bénédictins (ou ordre de Saint-Benoît) furent les premiers religieux à devenir végétariens en adhérant à ce mode d’alimentation. L’objectif du fondateur, Benoît de Nursie (ou Saint-Benoît) demeurait la recherche de Dieu. Par conséquent, l’énergie des moines devait se diriger vers ce but ultime.

Selon les règles de Saint-Benoît :

Le monastère doit, autant que possible, être disposé de telle sorte que l’on y trouve tout le nécessaire : de l’eau, un moulin, un jardin et des ateliers pour qu’on puisse pratiquer les divers métiers à l’intérieur de la clôture. De telle sorte que les moines n’auront pas besoin de se disperser au-dehors, ce qui n’est pas du tout avantageux pour leurs âmes.

De plus, en agissant ainsi, ils « s’abaissaient » au niveau du petit peuple et par la même occasion syntonisaient leurs valeurs liées à l’humilité, la pauvreté et celles du partage.

En effet, contrairement à l’alimentation de la royauté et de la noblesse, où viande, pain et vin côtoyaient épices, noix et fromage, le paysan devait très souvent se contenter de racines, herbes et petits fruits, voire moins en temps de disette. Il n’est pas surprenant qu’une multitude d’autres communautés religieuses aient emprunté les mêmes courants de pensée et leurs méthodes de production alimentaire lors de leur fondation.

Religieuses dans le jardin du cloître de l’Hôtel-Dieu Vers 1970 (photo: Arbour Landry)

Par exemple, les communautés cloîtrées, comme celle des Hospitalières de Saint-Joseph vivaient dans un espace privé fermé au public jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle. Elles étaient séparées du monde extérieur par un mur d’enceinte entourant tout le monastère érigé en 1861 suite à leur déménagement du Vieux-Montréal et ce, jusqu’à leur emplacement actuel au pied du Mont Royal. Ces jardins assuraient subsistance monétaire et alimentaire à l’hôpital et aux hospitalières grâce à la vente de denrées mais aussi des moments de repos et de contemplation. En 1950, une religieuse hospitalière bénéficiait d’un seul jour de congé par an et celui-ci se prenait dans les jardins. Il se devait donc d’être très reposant. Les jardins de l’Hôtel-Dieu jouit aujourd’hui d’une reconnaissance historique. Situé dans l’arrondissement du Mont Royal, on peut le visiter à de rares moments dans l’année et les places s’envolent rapidement.

Toutefois, les lieux ont bien changés mais il reste un petit potager, le jardin de l’hôpital avec ses plantes médicinales et un beau verger (avec de vieux pêchers, pommiers et pruniers) qu’on reboise encore aujourd’hui. L’ancien caveau à légumes sert encore d’entrepôt notamment pour les pommes. Il y a quantité de fleurs et d’arbres de toutes sortes; un véritable oasis caché en pleine ville. Une belle visite pour les curieux et les amoureux du jardinage empreinte d’une atmosphère d’antan.

Plan des lieux de 1734 à 1828 (image: Musée des hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal)

Plan des lieux de 1734 à 1828 (image: Musée des hospitalières de l’Hôtel-Dieu de Montréal)

Carte postale de mai 2018

12 samedi Mai 2018

Posted by Michel in Carte postale du mois, Outils de références

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Ah les pomme de terre! Tant de choses à dire sur ce tubercule. Pourquoi l’explorateur-botaniste Pehr Kalm n’en trouve t-il pas dans les potagers de Nouvelle-France lors de son voyage de 40 jours en 1749? Cela ne veut pas dire qu’il n’y en avait pas puisqu’on connaissait déjà son existence et ses propriétés gastronomiques en Europe depuis le 16e siècle.

En fait, il y a de fortes chances pour que la réponse vienne de France où l’on considérait, à cette époque, qu’en manger pouvait rendre stérile, causer des maladies, voire mourir. J’imagine que ça donne pas trop envie aux colons d’en cultiver même sur le nouveau continent. Ainsi, il aura fallu un décret du tribunal révolutionnaire de France le 25 nivôse an 1  (25 avril 1792) pour obliger les agriculteurs à en planter.

Qui plus est, selon Jean-Marie Francoeur, auteur du livre « Genèse de la cuisine québécoise« :

Ailleurs en Europe, le roi de Prusse Frédéric II somme ses paysans de la cultiver, sinon on leur coupe les oreilles et le nez ! Nicolas Ier de Russie offre un choix à ses serfs : ou ils cultivent la pomme de terre ou c’est la Sibérie !

On ne niaise plus. J’aurai moi-même planté n’importe quoi en recevant la menace des autorités de m’amputer un membre.

Bref, ce n’est pas sans heurt qu’aujourd’hui cette plante à pris une si grande place dans notre alimentation et devenue, par la même occasion, la reine de nos fameux stands à patates. Pour les curieux d’en savoir davantage, consultez l’ouvrage « Épatante patate » relatant son histoire et son apport au patrimoine culturel du Québec. Y’a pas à dire, les chemins tortueux parcourus par nos fruits et légumes m’émerveillent à chaque fois.

Carte postale d’avril 2018

01 dimanche Avr 2018

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Source: haut

En haut: Donat Dame – vers 1926 – (image: Lyne Bellemare) En bas: ferme expérimentale de Ste-Clotilde -date inconnue- (image: Bibliothèque et archives nationales du Québec)

Je reçois régulièrement des images, demandes spéciales et documents de lectrices et lecteurs soulignant le vécu agricole d’antan de leur famille. Je les en remercie infiniment car ils me permettent de jeter un regard souvent neuf et inconnu sur une période de l’histoire relié à l’agriculture. J’aimerai pouvoir écrire le plus rapidement possible mais je suis trop souvent retardé. Mais j’y arrive! Je m’excuse à l’avance pour celles et ceux qui attendent encore. C’est justement le cas de cette photographie (photo en haut) où l’on voit le grand-père de Madame Lyne Bellemare de l’entreprise de semences ancestrales « Terre promise« : Donat Dame (1908-1967) âgé de 18 ans environ. Selon les souvenirs de son père, il travaillait à la ferme expérimentale de Ste-Clotilde (photo du bas) du gouvernement fédéral avant la crise de 1929. L’organisme gouvernemental y faisait des tests sur la pomme de terre. Au moment de la crise, Madame Bellemare explique:

il ramassait les grelots de patates pour rapporter à la maison et nourrir sa famille (dont ma grand-mère née en 1929, Jeannine Bellemare).

En cette journée de Pâques, je trouve qu’il est de circonstance de souligner aussi les sacrifices qu’on fait bon nombre de nos aïeuls pour qu’on puisse passer au travers des difficultés quotidiennes de la vie et nous donner un futur meilleur. Ils le méritent mais on les oublient trop souvent. La faim existe et existera probablement toujours. Mais pour plusieurs qui vivons dans une certaine abondance en comparaison aux autres plus démunis, donnez à une banque alimentaire près des chez-vous. Un de mes oncles, aujourd’hui décédé, avait l’habitude de nous dire devant un bon repas: « souhaitons qu’on en manque jamais« . Je vous transmet à mon tour ce souhait.

IMPORTANT: REPRODUCTION DE LA PHOTOGRAPHIE INTERDITE SANS L’APPROBATION DE LYNE BELLEMARE. 

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