Récolte du maïs à grain avant l’apparition de la machinerie agricole (image: Ministère de l’agriculture, 1942)

Et voilà! Encore cette année, tout autour de chez-nous des champs à perte de vue de maïs à grain prêts à être récoltés. Du « blé d’Inde à vache » comme dirait nos anciens. Sans l’apparition de la machinerie agricole et l’augmentation de la productivité, jamais de telles superficies n’auraient pu être cultivées. Bon ou mauvais? Voici un autre débat.

Toutefois, comme le montre ces images ci-dessus, imagineriez-vous encore tout faire à la main? Avec le manque de main-d’œuvre, le désintérêt du secteur agricole par les jeunes et l’absence de relève pour de nombreuses fermes, inutile de dire qu’il aurait été impossible de rentabiliser l’entreprise. Couper, entasser les épis de maïs récoltés et les tiges puis les égrener à la main reviendrait à faire faillite. Quoique pour une version agrotouristique, ça pourrait s’avérer une activité familiale de sensibilisation intéressante pour recréer l’esprit d’antan.

Par ailleurs, en 1967, le Ministère de l’agriculture et de la colonisation publia une brochure intitulé « la culture du maïs » dans laquelle les agronomes  Maurice Hardy, Gaétan Lussier et Réal Martineau comparent les périodes de récolte du maïs-fourrager versus celui du maïs-grain (aujourd’hui celui le plus répandu) dans le sud de la province. Dans le premier cas, on l’ensilera au stade de grain denté ou après la première gelée. Dans le deuxième cas, on le récoltera avant les premières grosses gelées meurtrières; l’important étant qu’il contienne un taux d’humidité suffisamment bas pour qu’il se conserve. C’est pour cette raison qu’on entend depuis quelques jours les récolteuses toute la nuit…car « winter is coming« .

 

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