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Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives d’auteur : Michel

La pleine lune des fraises

20 lundi Juin 2016

Posted by Michel in Non classé

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(Image: meteomedia.com)

(Image: meteomedia.com)

Si Les conditions météorologiques le permettent, un phénomène rarissime se produira: la combinaison du solstice d’été (20 juin à 18h34 au Québec) et une nuit de pleine lune supposément « rouge ». Cette manifestation porte les jolis noms de lune rose, lune chaude ou, par les amérindiens, de « lune des fraises ».

En effet, en fonction des pays, peuplades et tribus, les noms de chacune des 12 lunes fait référence aux labeurs, accidents, difficultés vécus et biens accordés par la nature. Par exemple, dans de nombreuses régions, la lune du mois de juin s’associait aux fraises en référence à la période très courte de la cueillette de ce fruit sucré. À titre indicatif, ici-bas, on vous inscrit l’appellation de chacune des 12 lunes de l’année des Algonquins de la région de l’Outaouais. Évidemment, il y a des déclinaisons ou des différences entres les clans mais plusieurs d’entre eux attribuent juin aux fraises.

(Image: portraitsdelune.blogspot.ca)

(Image: portraitsdelune.blogspot.ca)

CALENDRIER LUNAIRE DES ALGONQUINS

  1. JANVIER: Mois de la longue lune
  2. FÉVRIER: Mois de la marmotte
  3. MARS: Mois de l’oie
  4. AVRIL: Mois de la débâcle
  5. MAI: Mois des fleurs
  6. JUIN: Mois des fraises
  7. JUILLET: Mois des framboises
  8. AOUT: Mois des bleuets
  9. SEPTEMBRE: Mois du décorticage du maïs
  10. OCTOBRE: Mois de la truite
  11. NOVEMBRE: Mois du coregone
  12. DÉCEMBRE: Mois du début de l’hiver

D’un point de vue plus plus scientifique, la couleur du satellite s’attribue au fait que lorsqu’il apparaît à l’horizon, le soleil est encore haut (solstice oblige). L’éclat lunaire se voit filtré lui donnant une couleur rosée ou orangée; tout comme le soleil qui lui, s’illustre d’un large spectre de couleurs lors de son coucher. Ne manquez surtout pas ce phénomène céleste qui n’arrive qu’une seule fois dans une vie.

De fait, 1948 fût la dernière fois que ce phénomène a pu être visible au Québec.

Les herbes nuisibles: la bardane

18 samedi Juin 2016

Posted by Michel in Les herbes nuisibles ancestrales

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BardaneUn jour, ma jeune fille rentre à la maison en pleurant. Elle explique qu’elle ne peut le voir mais elle sait qu’un gros insecte inconnu trône sur son épaule et ne veut pas la quitter. Après un bref regard, le constat tombe: une vulgaire capsule de graines de « graquias » ou si vous préférez de bardane (Arctium Lappa L. Var. Minus Gray). Aussi appelée « glouteron », rapace, herbe aux teigneux (en France), tabac du diable, rhubarbe sauvage ou, en anglais, lesser burdock, common burdock ou clotbur, ce fût une belle petite leçon d’horticulture locale pour ma fillette. Mais il est intéressant de souligner que la même expérience inspira, en 1941, l’idée à George de Mestral (1907-1990), un ingénieur suisse, à créer le velcro.

De fait, lors de maintes parties de chasse avec son chien, l’homme se retrouvait souvent à arracher des capsules collées à ses vêtements ou la fourrure de son animal. Curieux de nature, il les observa sous un microscope pour constater un ensemble de petits crochets qui reprenaient leur forme originale une fois décollées. Avec l’aide d’un fabricant de tissus, il pu, en 1952, obtenir le brevet pour sa découverte. Je l’avoue, cette invention m’a été très pratique pour attacher les souliers de mes jeunes enfants en bas âge.

George de Mestral (image: alchetron.com)

George de Mestral (image: alchetron.com)

À quoi la bardane peut-elle servir? Outre cette idée de génie révolutionnaire mondiale, la plante originaire d’Europe, peut aussi se manger. Bleurk, diront certains! Avant mes recherches, j’aurai moi aussi douté de cette affirmation.

En effet, les Japonais et les Coréens mangent les longues racines et les jeunes tiges depuis des centaines d’années. Un mets connu sous le nom de « Gobo ». Cliquez sur le lien ci-contre pour obtenir une recette et la manière de la cuisiner. Ou sinon, il en existe plusieurs autres ici et là sur le net. On essaiera! Il paraîtrait qu’il existe plusieurs formes notamment de nouvelles variétés cultivées pour leurs propriétés alimentaires meilleures au goût. Pour les curieux n’ayant pas accès à une telle plante, visitez un magasin d’alimentation asiatique (vendu séché).

Comment s’est débarrasser? Simplement trancher les tiges au dessus du collet ou arracher la longue racine à l’aide d’une bêche lorsque le sol est humide et tendre; soit la première année ou la seconde avant que les graines mûrissent; seul moyen par lequel elle se reproduit. Si jamais le temps vous manque, sachez qu’elle fleurira uniquement à la deuxième année. Bien oui, c’est une bisannuelle.

Racines de bardane (image:lasavie.wordpress.com)

Racines de bardane (image:lasavie.wordpress.com)

PLANTS DE TOMATES A DONNER (mise à jour)

08 mercredi Juin 2016

Posted by Michel in Non classé

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Vous avez bien lu! À donner.

Pour nous assurer d’avoir les plus beaux plants, on produit toujours plus de semis afin de sélectionner ceux qui poussent le plus vite mais également ceux respectant les caractéristiques de chacun des cultivars québécois anciens.

Par la suite, on transplante les plus beaux sujets en santé. On se garde une marge de manœuvre car de temps à autre, il arrive des incidents nous obligeant à replanter des spécimens. Alors, on pige dans nos surplus. Sauf que cette année, on a vraiment eu la twist car tout c’est très bien passé et on se retrouve avec quelques plants supplémentaires et plus aucune place. Comme on ne se résigne pas à les jeter, on a décidé de les donner. Pour votre information, nous avons semé des plants de tomates « Petit moineau », Savignac, « Arthur Fowler », Petitbec, « Forme de coeur », « Montreal tasty », Maskabec et « L’espagnol Lefebvre ». Les plants sont petits mais très vigoureux. Aucune livraison (par transport ou par courrier). Vous devrez venir les chercher directement chez-nous à Saint-Denis-sur-Richelieu. On vous demande simplement de nous envoyer un courriel à potagersdantan@hotmail.com en y incluant vos coordonnées téléphoniques pour vous rejoindre. On choisira parmi les messages reçus le ou les heureux élus. Vous avez jusqu’au 10 juin 2016.

On tient à vous avertir finalement que plusieurs des variétés mentionnées ci-haut exigent beaucoup de place et ne conviennent pas aux petits espaces ou en pots. Bonne chance!

PS. On ne vous demande rien en retour mais on apprécie beaucoup les bulbes d’iris si jamais vous en aviez à échanger.

(Mise à jour 12-06-16): Je voulais remercier tous ceux et celles ayant répondu à notre invitation. Vous avez été très nombreux et nous aurions vraiment aimé tous vous en donner. On se sentait déchiré par les belles causes, les merveilleux mots et même les échanges proposés. On a voulu être juste et donner une chance à tous. C’est donc par tirage qu’on a procédé vendredi.

On tient donc à féliciter Stéphane Béliveau, Isabelle Léger, Julie Dion et Marc Beaupré. Chacun s’est mérité de nombreux plants de tomate de cultivars anciens du Québec. Je suis persuadé qu’ils ont trouvé de belles familles adoptives. À cause de la vitesse à laquelle nous voulions donner nos plants, nous avons procédez via notre blogue mais si le temps n’est pas un obstacle, on vous suggère d’utiliser Plantcatching  pour vos surplus végétal à partager (disponible uniquement via votre ordinateur personnel).

Les herbes nuisibles: le liseron des champs

05 dimanche Juin 2016

Posted by Michel in Les herbes nuisibles ancestrales

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Liseron des champs

Liseron des champs

Comme premier exemple d’herbes nuisibles dans notre jardin, citons le liseron des champs (convolvulus arvensis L.), un spécimen particulièrement coriace en raison de la vitalité de ses rhizomes charnus. En provenance de l’Europe Méditerranéenne, il est tellement difficile à extirper qu’au début du siècle passé, on lui attribuait le titre de « pire mauvaise herbe du Canada ». Appelée aussi en anglais Field bindweed, Small-flowered morning-glory ou Small bindweed, les noms francophones demeurent mes préférés tels la robe de la vierge, la campanette ou la clochette champêtre. Peu importe son nom, je rage à chaque fois qu’il étouffe mes framboisiers jaunes malgré mes efforts pour l’empêcher de nuire.

De fait, avec ses 2 mètres de longueur, il s’enroule autour de ce qu’il trouve pour littéralement asphyxier son tuteur en le privant de lumière et de ses éléments nutritifs. Avec le temps, il prendra toute la place. Si vous en retrouver chez-vous, cela veut dire qu’elle apprécie votre sol lourd chargé d’azote et son manque de silice.

Comment s’en débarrasser? Une courte rotation de cultures comprenant des plantes racines (comme des patates) suivant la culture d’un engrais vert (ex: seigle d’automne fauché au printemps) devrait venir à bout d’une grande partie de l’invasion. L’application de chaux, de sel ou de paille qu’on recommande quelquefois sont inutiles; à moins d’en employer des quantités extraordinaires. Jadis, l’emploi fréquent d’une houe à cheval à large socs détruisait les nouvelles pousses et épuisait la vitalité de la plante. Mais on comprendra qu’aujourd’hui, peu de gens possèdent des chevaux de labour. Utilisez donc une grelinette ou un outil de jardinage avec de très longues dents pour creuser profondément et dégager les racines. Laissez-les sécher au soleil. Pour les premières apparitions, sachez que le moindre petit bout de racine germera si vous faites mal le travail. Je n’arrête pas de me le dire à chaque fois. Alors, soyez certain de tout extraire. Si vous n’avez pas le temps de le déterrer, enlever au moins les fleurs, même magnifiques, car les graines possèdent aussi un pouvoir germinatif. Ne lui donnez donc aucun chance. S’il y a une chose à retenir…. Décompactez !

IMPORTANT: Les informations ci-dessous ont été glanées dans divers ouvrages (anciens et récents). Consulter un professionnel de la santé avant une quelconque utilisation. 

À quoi le liseron des champs peut-il servir? Outre son pouvoir diurétique et laxatif, pas grand chose à dire. Si le goût vous disait d’essayer, faites bouillir 50 grammes de feuilles par tasse. Infuser 10 minutes. Boire avant chaque repas. L’application d’une feuille écrasée sur un furoncle l’amènerait aussi à percer plus rapidement.

Liserons des champs (source: www.gilbertjac.com)

Liserons des champs (source: http://www.gilbertjac.com)

Les herbes nuisibles: introduction

31 mardi Mai 2016

Posted by Michel in Les herbes nuisibles ancestrales

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Le désherbage, l’inévitable tâche du jardinier. Personne n’y échappe même avec les meilleures techniques. Calamité pour certains, zenitude pour d’autres. J’aime les détester. Elles me font prendre conscience de mon absurdité à vouloir tout contrôler dans mon potager. Elles m’obligent aussi à trouver des subterfuges pour les éradiquer. Mais, elles s’adaptent et reviennent. En y regardant de plus près, cette coexistence devient riche d’enseignement. La nature parle.

En effet, il y plus d’une centaine d’années, toutes les écoles d’agriculture enseignaient l’art de les reconnaître, les combattre et les éradiquer de manière écologique puisqu’il n’existait pas d’herbicides chimiques. Aujourd’hui, c’est autre chose.

En fait, les premiers herbicides de synthèse  apparurent après la seconde guerre mondiale vers 1941. Avant cette période, les agronomes du début du siècle passé voyageaient avec une valise de semences de mauvaises herbes pour s’assurer de leur bon diagnostic. Voir image ici-dessous. Mais qu’est-ce qu’une mauvaise herbe au juste? Selon le livre « Les mauvaises herbes du Canada » publié par le Ministère de l’agriculture du Canada en 1906:

Toute plante nuisible, importune ou désagréable à la vue, qui est en même temps inutile ou comparativement inutile.

Ainsi, du point de vue d’un agriculteur, elles causent des pertes de productivité énormes et diminuent le rendement des cultures. D’un point de vue historique, il est intéressant de noter qu’une multitude de plantes nuisibles qu’on croit indigène au Québec ont été importé par le transport des marchandises ou par des horticulteurs désireux de faire découvrir des plantes exotiques mais inconscients des dégâts qu’elles pouvaient causés dans un nouvel environnement.

Boîte de semences du début du 20e siècle (source: Collection des Soeurs de la Présentation de Marie)

Boîte de semences du début du 20e siècle (source: Collection des Soeurs de la Présentation de Marie)

Toutefois, les « remèdes » d’hier et les expérimentations de nos ancêtres s’avèrent très utiles aujourd’hui dans une approche biologique moderne. C’est pourquoi, en prenant comme exemple les « indésirables » de notre propre jardin et avec d’anciens écrits, on vous entretiendra sur la manière de les identifier, de les éliminer et, peut-être même de les utiliser à votre avantage. Nous n’avons pas la prétention d’être des experts et à vrai dire, nous utiliserons l’exercice aussi à notre propre bénéfice. Ça nous permettra du même coup d’ajouter des commentaires de notre cru.

Ainsi donc, parent-pauvre de la littérature horticole, nous vous publierons une série de capsules ayant pour thème « les herbes nuisibles »; car bien qu’indésirable, tout ce qui pousse dans le potager mérite qu’on s’y attarde.

Comment reproduire et conserver vos semences d’asperge

22 dimanche Mai 2016

Posted by Michel in Production de vos semences

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Graines d'asperge (image: http://2.bp.blogspot.com)

Graines d’asperge (image: http://2.bp.blogspot.com)

L’idée d’une aspergeraie vous plaît? Sachez qu’avant de manger la première asperge, vous attendrez facilement trois ans. Deux moyens s’offrent à vous pour débuter: par griffes ou par graines. Dans le premier cas, ça va un peu plus vite car vous achetez de jeunes racines ayant au moins deux ans d’âge comparativement au deuxième où vous commencez à partir de semis (directs ou intérieurs).

Par ailleurs, cette dernière méthode, beaucoup plus économique, vous permettra d’en produire énormément, de contrôler la qualité des plants, d’accéder à plus des variétés sur le marché mais exige un bonne dose de patience et d’étapes. Si la première voie vous séduit, la vidéo ici-bas vous  montre la manière de planter vos « griffes ». Il est important de déterminer l’emplacement final exact car la plante est vivace. et produira de nombreuses années.

Si vous adoptez l’option des semis, suivez les instructions sur l’emballage ou sinon, faites tremper vos graines 24 heures avant de semer directement au jardin. À cette étape, vous n’avez pas à planter à l’emplacement final car vous ne faites que produire le plant. Ça vous laisse une chance de travailler les tranchées qui les accueilleront l’année suivante.

Ainsi, dans un petit sillon d’environ 10 cm de profondeur et à 5 cm de distance, on recouvre les graines de 5 cm de terre. AVERTISSEMENT: Ne faites pas comme bon nombre de débutants (comme nous la première fois) qui plantent trop proche. Ça devient très difficile d’éclaircir par la suite sans tout arracher. Les gros doigts ne sont d’aucune utilité car ce ne sont que de minces fils verts émergeant du sol.

Fleurs d'asperge (source: http://www.lestaxinomes.org)

Fleurs d’asperge (source: http://www.lestaxinomes.org)

Par ailleurs, tout dépendant de votre zone de rusticité, vous pouvez aussi prendre de l’avance en faisant des semis intérieurs. Les sources suggèrent 6 semaines avant la transplantation au potager. N’oubliez pas, comme toute plante dorlotée à l’intérieur, de les acclimater une semaine ou deux (on est jamais trop prudent), pour leur donner un maximum de chances de reprise. En passant, les graines prennent du temps pour germer; quelquefois jusqu’à deux semaines et cela, en fonction du cultivar.

Par la suite, une fois vos plantules levées, éclaircissez à tous les 10 cm en recouvrant la minuscule tige jusqu’à 10 cm. À partir de là, le désherbage est important puisque l’asperge, comme bien des plantes maraîchères à cette étape de leur développement, n’aime pas la compétition.

Au printemps suivant, aussitôt les « turions » levés, déterrez-les et transplantez-les à leur emplacement décisif. Vos rangs devraient avoir près de 120 cm de distance et laissez 50 cm entre vos plants. Revisionner la vidéo ici-haute pour cette étape.

Fruits d'asperge (source: http://www.usaquitaine.fr)

Fruits d’asperge (source: http://www.usaquitaine.fr)

Qui plus est, on l’oublie trop souvent mais l’asperge consommée n’est qu’une tige immature qui, si elle n’est pas coupée, s’allongera en une très longue tige fine d’où jaillira des minuscules fleurs (voir image ici-haute). On ne produira des semences qu’avec la pollinisation des insectes sur des variétés dites « dioïques » produisant une proportion quasi égale de plants femelles et mâles. Vous devrez vous assurez qu’aucune autre production d’asperges ne soient faites dans un rayon de près de 2 km. AYOYE! C’est loin hein! Les fleurs, une fois fécondées, se transformeront en fruits rouges contenant 6 graines. ATTENTION: LES BAIES SON TOXIQUES. NE PAS CONSOMMER CAR ELLES CONTIENNENT DE LA SOPONINE! Attendez en fin de saison pour les récolter. Laissez-les sécher à l’intérieur pendant quelques jours avant de les frotter pour en dégager leur contenu. Utiliser un plateau pour cette opération car il y y une foule de détritus qui tomberont (pelure, pellicule sèches, etc.). Nettoyer le tout à l’eau claire. Jeter les déchets et faites sécher sur le même plateau quelques jours. Ensacher dans un sac de papier qui sera entreposé dans un endroit sec à l’abris de l’humidité. N’oubliez d’inscrire le nom de la variété et l’année de récolte. Les graines ont un pouvoir germinatif de plusieurs années (5 ans et plus) mais à partir de cet âge, le taux de germination diminuera de 50%.

Le haricot Ferland

13 vendredi Mai 2016

Posted by Michel in Légumes du Québec

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Haricots de la Famille Ferland (en bas: cosses séchées en comparaison à un haricot moderne)

Haricots de la Famille Ferland (en bas: cosses séchées en comparaison à un haricot moderne)

En 2016, nous avons eu la chance d’obtenir des semences d’un haricot grimpant jaune ancestral québécois unique par l’intermédiaire de Monsieur René Paquet, un collectionneur chevronné, membre du Semencier du patrimoine.

Carmelle Ferland (source: nouvelle vie.ca)

Carmelle Ferland (source: nouvelle vie.ca)

En provenance de Saints-Anges, elles ont été remise à Monsieur Gérard Parent en 2001 par Madame Carmelle Boily Ferland (1916-2015), les ayant reçues auparavant de ses parents (Cleophas Boily et Demerise Turmel). Selon les dires de Monsieur Paquet, les ayant eues de Monsieur Parent, elles dateraient d’avant 1900. Évidemment, on photographiera et goûtera cette variété au fur et à mesure que l’été avancera.

D’ailleurs, Monsieur Paquet a eu la brillance d’esprit de nous le décrire avec précision. D’une hauteur d’environ 2.5 mètres et à fleurs blanches, chaque cosse plate (de 20 à 25 cm de longueur par 2 à 2.5 cm de largeur) contient entre 5 et 10 graines brunes dorées allongées et aplaties. L’une des particularités de ce cultivar est, paraît-il, qu’il se consomme même lorsque les cosses sont très développées. On verra! Maturité: 100 jours.

Plants de haricots Ferland à mi-hauteur

Plants de haricots de la famille Ferland à mi-hauteur

Carte postale de mai 2016

07 samedi Mai 2016

Posted by Michel in Carte postale du mois

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Le Cheval Blanc (source: société d'histoire de Beloeil - Mont-Saint-Hilaire)

Le Cheval Blanc (source: société d’histoire de Beloeil – Mont-Saint-Hilaire)

Il existe toutes sortes de trucs pour savoir quand semer et surtout éviter le « fameux » gel au sol si désastreux pour les plantations annuelles. Certains y vont avec la lune. D’autres selon le calendrier fourni par agrométéo.

Bref, chacun a sa petite manière de s’y prendre pour prédire le meilleur moment de planter.

Dans la même veine, il existe dans la région de Mont-Saint-Hilaire une légende chez les agriculteurs selon laquelle on doit absolument attendre de faire ses semis directs aux champs tant et aussi longtemps qu’on voit le « cheval blanc ».

En effet, sur la route 116, lorsqu’on revient de la municipalité de Sainte-Madeleine (près de Saint-Hyacinthe), on aperçoit, sur la face nord de la montagne, jusque tard au printemps, un amas de glace qui perdure. C’est ça le cheval blanc.

Évidemment, il faut beaucoup d’imagination pour y reconnaître un cheval, mais c’est de cette manière qu’on surnommait jadis cette source d’eau gelée qui demeure figée sur le flanc de ce mont bien longtemps après que la dernière neige ait fondu. En l’honneur de cette croyance, la ville de Mont-Saint-Hilaire a même nommé une rue « du Cheval-Blanc » dans le district 3 – du Piedmont. Pour lire toute l’histoire sur la légende du Cheval, je vous invite à consulter ce lien.

Alacrity, les 100 ans de la première tomate canadienne

01 dimanche Mai 2016

Posted by Michel in Fruits et légumes du Canada, Personnages liés à l'agriculture au Québec

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Tomate Alacrity (source: catalogue Dupuy & Ferguson, 1916, p.25)

Tomate Alacrity (source: catalogue Dupuy & Ferguson, 1916, p.25)

2016 marquera un événement passé inaperçu dans l’actualité: le centenaire de la première tomate canadienne.

En effet, la tomate rouge Alacrity créée par la Ferme expérimentale du Dominion à Ottawa (aujourd’hui, Ferme expérimentale centrale), témoigne encore aujourd’hui, qu’à l’époque, il n’existait pas de variétés adaptées au climat froid nordique. Pour remédier à la situation, on avait misé sur une plante ayant une maturité plus précoce de 10 jours comparée à sa plus proche rivale américaine.

De plus, elle offre en quantité des fruits rouges ronds (voir image) d’environ 4 à 8 onces. Selon la traduction libre de la version anglaise du catalogue de 1916, Dupuy & Ferguson, la seule compagnie québécoise à offrir des semences lors de son année de lancement:

La totalité de la récolte peut être recueillie généralement environ trois semaines à partir du moment où le premier fruit mûrit.

William T. Macoun (source: Ottawa's farm: a history of the Central Experimental Farm)

William Terril Macoun (source: Ottawa’s farm: a history of the Central Experimental Farm)

En fait, cette nouvelle venue n’a pas été la seule découverte de l’institution fédérale.

En effet, vers 1900, Sir William Saunders, le premier directeur de la Ferme expérimentale reçu le mandat d’améliorer voire créer des spécimens (animaux et végétaux) ayant des cycles de développement plus courts ou une résistance accrue aux rigueurs du climat. C’était une des conditions « sine qua none » pour aider à la colonisation de l’est et du nord du Canada. Mais à qui doit-on au juste la création de cette tomate?

Et bien! Parmi l’équipe de travail, se trouvait un homme du nom de William Terril Macoun (1869-1933) qui, sans le savoir, deviendra l’un des plus célèbres horticulteurs canadien de son temps. On lui devra notamment la sélection des pommes Melba et Lobo, encore sur nos tablettes d’épiceries.

Catalogue Dupuy & Ferguson (1916)Par contre, au début du 20e siècle, la sélection se fait à tâtonnement et l’approche génétique en est aussi à ses balbutiements. Macoun s’inspire des découvertes faites sur la tomate par un américain, Alexander Livingstone, un semencier avant-gardiste. Son sujet initial fût justement l’une des tomates créées par ce dernier; la Stone. Introduite en 1889, sa popularité dans le nord des États-Unis, sa fiabilité, sa relative précocité, sa couleur rouge et sa forme ronde devint la référence idéale pour l’horticulteur. Mais il aura fallu 10 ans (1915) pour que Macoun obtienne la première candidate définitive qu’on appela Alacrity. En raison de l’urgence dû à la première guerre mondiale, on offrit les graines directement aux agriculteurs en 1915 via le réseau émergent des centres de recherche agricole du Canada. Mais dès 1916, elle pu être offerte au grand public. Pour la première fois, le Canada pouvait se vanter de posséder une tomate issue de son terroir. Pour les intéressés, vous pouvez vous procurer des graines de cette tomate historique chez plusieurs semenciers canadiens notamment Prairie Garden Seeds et Greta’s Organic Gardens.

Saviez-vous que? Il existe un jardin commémoratif en l’honneur de William T, Macoun. Créé en 1933-34 sur le site de sa résidence, il travailla à la Ferme expérimentale de 1888 jusqu’à la fin de sa vie en 1933. Il conçu et développa outre des souches de plantes résistantes au climat canadien, de magnifiques cultivars de fleurs pour embellir les jardins.

Résidence officielle de William T. Macoun (source: Archives Nationale du Canada/PA-136870)

Résidence officielle de William T. Macoun (source: Archives Nationale du Canada/PA-136870)

Des granges, monuments historiques

22 vendredi Avr 2016

Posted by Michel in Agrotourisme patrimonial

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Vous prévoyez voyager dans les campagnes du Québec cet été? Profitez-en pour faire de petits détours si vous passez dans l’une des municipalités où ont été construit des attraits peu banals: des granges. On se désole souvent de constater le manque d’intérêt (ou de subventions de nos gouvernements) pour préserver ces vestiges d’une autre époque.

Toutefois, il est « quelque peu » réconfortant de savoir qu’une poignée de ces bâtiments agricoles ont été préservés et même classés « patrimoine historique » par le gouvernement provincial. Parmi ceux-ci on retrouve de véritables joyaux notamment:

LA GRANGE ADOLPHE-GAGNON (1835-1889)

Grange octogonale Alphonse-Gagnon (source: en haut: Radio-Canada et en bas: museeagricole.wix.com)

Grange octogonale Adolphe-Gagnon (source: en haut: Radio-Canada et en bas: museeagricole.wix.com)

Construite en 1888, cette grange-étable octogonale située dans le Bas-Saint-Laurent, à Saint-Fabien, est la seule à posséder quatre niveaux. Ce concept futuriste a valu à la veuve, Angèle Soucy, le Mérite agricole.

 

LA GRANGE LAJOIE

Grange Lajoie - en haut 2006 (source: Ministère de la Culture et des Communications) - en bas 1977 (source: Jean-Francois Rodrigue)

Grange Lajoie – en haut 2006 (source: Ministère de la Culture et des Communications) – en bas 1977 (source: Jean-Francois Rodrigue)

Dans le coin de Charlevoix et plus spécifiquement à Saint-Urbain, cette grange possède un toit de chaume. Elle fut bâtie par Ernest Lajoie vers la moitié du 19e siècle selon des techniques de construction du Régime français.

 

LA GRANGE ALEXANDER-SOLOMON-WALBRIDGE (1828-1897)

Grange Alexander-Solomon (source: en haut: Wikipedia, en bas (2009) Annie Tetreault)

Grange Alexander-Solomon-Walbridge (source: en haut: Wikipedia, en bas (2009) Annie Tetreault)

À Saint-Ignace-de-Stanbridge (Hameau de Mystic) en Montérégie, la grange Alexander-Solomon-Walbridge, bâtie en 1882, se distingue de manière singulière avec son toit en forme de collerette et son contour dodécagonal. Elle est la plus ancienne de cette forme encore préservée au Québec. Elle a deux étages soit celui du fenil et de l’étable.

 

LA GRANGE DAMASE-AMEDEE-DUFRESNE (?-1907)

image

À Austin, en Estrie en bordure du lac Memphrémagog, cette grange circulaire, construite en 1907, selon un plan populaire du 19e siècle des États-Unis, se distingue également par son toit conique et ses rampes d’accès couvertes. Contrairement à d’autres propriétaires de granges patrimoniales, celle-ci fut érigée par un charpentier payé par Damase-Amedee Dufresne.

 

LA GRANGE-ECURIE DES PRÊTRES CHAUMONT

Grange-écurie des prêtres Chaumont 2015 (source: Isabelle Huppé)

Grange-écurie des prêtres Chaumont 2015 (source: Isabelle Huppé)

Située au coeur de Sainte-Anne-des-Plaines dans les basses Laurentides, la grange-écurie des prêtres Chaumont se remarque à peine mais une fois devant, elle se remarque avec son toit à deux versants asymétriques. Érigée comme dépendance agricole vers la fin du 19e siècle, elle forme un ensemble avec la maison des prêtres Chaumont construite en 1884.

Vous êtes intrigués de consulter l’historique d’autres granges classées patrimoniales? Consultez le répertoire culturel du patrimoine du Québec pour en connaitre davantage. Qui sait! Il y en a peut-être même une près de chez vous bien cachée.

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