• À propos…
  • Pour commander (arrêt définitif des activités)

Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives mensuelles : janvier 2013

Carte postale de janvier-février 2013

31 jeudi Jan 2013

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 3 commentaires

Jeune couple aux labours à La Tuque, en Mauricie (1926)

Jeune couple aux labours à La Tuque, en Mauricie (1926)

Dans le cadre de son travail, ma conjointe prépare un magazine pour la Saint-Valentin. Avant de l’envoyer à l’impression, elle m’a demandé de lire la préface pour l’approbation car elle nous concerne.

En effet, elle y fait mention d’attentions toutes simples de ma part qui l’ont marqué au cours de nos 17 ans de fréquentation. Après tout ce temps, je me suis aperçu que ce qu’elle avait conservé d’important en mémoire n’avait rien à voir avec les richesses, le glamour, les extravagances, les voyages ou le côté matériel. C’était des gestes simples du quotidien, quelques pensées, des attentions discrètes aux moments opportuns.

Il n’y a pas si longtemps, le couple était considéré par l’Église et l’État comme le centre de tout. Dans son livre « Une histoire des québécoises en photos », d’où sont tirées ces images, l’auteure, Hélène-Andrée Bizier y fait justement référence:

Le mariage fonde la famille, la famille crée la paroisse, la paroisse crée la nation et la nation crée l’État.

Je dédies donc à ma belle Véronique ces deux photographies. L’une pour notre jeunesse passée où tout était à semer et l’autre dans l’espoir de continuer la route ensemble jusqu’à devenir très vieux.

Chargement de foin à Chicoutimi (1920)

Chargement de foin à Chicoutimi (1920)

Comment reproduire et conserver vos semences de blé

24 jeudi Jan 2013

Posted by Michel in Production de vos semences

≈ 2 commentaires

Semer à la volée (source: clairejardin.com)

Avez-vous déjà songé faire des semis de blé? Quelle idée n’est-ce pas?

Pourtant, c’est la culture vivrière la plus importante au monde. Pour des assortiments de fleurs séchées,, un look champêtre dans vos plates-bandes et pourquoi pas pour votre propre consommation, elle est relativement simple même pour de petites surfaces car vous n’avez besoin d’aucune machinerie lourde. L’un des secrets réside dans la préparation des surfaces car si c’est mal fait, la plante devra compétitionner avec les mauvaises herbes. Pour vous aidez, nous vous suggérons, entre autre, la technique du « faux-semis » pour vous débarasser des indésirables aux systèmes racinaires peu profondes.  Pour les autres aux longues racines, une bâche opaque devrait être installée par terre pendant de long mois.

D’anciens textes font d’ailleurs état des piètres habiletés des premiers agriculteurs établis en Nouvelle-France concernant les faibles rendements et la qualité des récoltes. Ces derniers sont souvent d’anciens militaires reconvertis, des détenus purgeant leur peine en Nouvelle-France, des immigrants sans qualification ou encore des journaliers illettrés. Tous n’ayant aucune connaissance sur la manière de cultiver cette céréale pourtant dominante durant cette période.

Par exemple, John Lambert, militaire de formation ayant visité le Canada entre 1806 et 1808 donne son avis justement sur le sujet.

Les champs de blé que j’ai pu observer à divers endroits du pays étouffaient sous les mauvaises herbes et semblaient figés dans leur croissance. Les tiges, une fois coupées, dépassaient rarement 18 à 20 pouces de longueur, les épis étaient petits, et le grain décoloré était è peine plus gros que les deux tiers de notre blé anglais.

Le vanneur (Jean-François Millet 1848)

Le vanneur (Jean-François Millet 1848)

Ainsi, dès votre terrain bien préparé, munissez-vous d’une bonne poche remplie de la variété souhaitée et semez à la volée comme le montre l’image ci-dessus. Pendant des millénaires (ses origines peuvent être retracées jusqu’à 8000 ans avant notre ère) ce fût la technique utilisée pour les semailles. Pas besoin d’enterrer. La maturation variera en fonction du cultivar soit entre 110 et 130 jours.Ensuite, elles pourront être battues au fléau à grains. J’avoue que cette méthode requiert une certaine forme physique car assez ardue comme tâche.  Le vannage se fera simplement avec un ventilateur de fenêtre. Avec le temps et de la persévérance, vous trouverez à coup sûr votre propre système.

Entreposez le tout dans un endroit sec jusqu’à l’an prochain. Le pouvoir germinatif du blé est limitée à quelques années…. à moins d’avoir en votre possession du blé des pharaons. Un variété légendaire aux propriétés germinatives hors de l’ordinaire. Tellement fantastique qu’elle aurait germé des milliers d’années après avoir été enterré avec des momies. Évidemment, c’est une fable.

Le saviez vous?
Il existe du blé d’hiver et de printemps. Le premier, semé à l’automne, a besoin d’une période de dormance accasionnée par le gel tandis que le deuxième sera semé au printemps puisque supportant mal les basses températures.

La micro-agriculture

15 mardi Jan 2013

Posted by Michel in Outils de références, Types de jardins-potagers

≈ 11 commentaires

Le jardinier-maraîcher

Peut-on bien vivre de la terre avec seulement 1 hectare ou moins du superficie cultivable?

La majorité des gens en douterait, agriculteurs compris. Comment espérer rentabiliser un si petit espace en considérant les coûts de la machinerie, la main-d’oeuvre et l’hypothèque, l’achat des semences, les engrais, l’essence, la rénovation, le fonctionnement et l’entretien des bâtiments et j’en passe ?

Pourtant, la micro-agriculture tend tranquillement à faire mentir les plus septiques si on s’y prend de la bonne manière.

En effet, la ferme la Grelinette de Saint-Armand située en Estrie,  a su faire des ventes de 100 000$ dès la 4e année d’exploitation. Aujourd’hui, l’entreprise génère des ventes entre 60 000 et 120 000$ par an. Pas mal pour un si petit lopin de terre. Leur secret: réduire les frais au maximum. Par exemple, ils ont su axer leur production sans recourir à aucune grosse machinerie. Tout est fait à la main ou à l’aide de petites machineres beaucoup moins onéreuses.

Qui plus est, un acre coûte moins cher en terme d’investissement s’il est loué; leur résidence étant elle aussi sise sur ce dernier. Plus de congestion routière… le bonheur TOTAL comme dirait ma mère. Ils ont aussi opté pour des produits (fruits et légumes bio) à valeur élevée sans passer par aucun intermédiaire, augmentant encore plus leur marge de profit. Bien entendu, ce n’est qu’un fragment de l’ingéniosité derrière cette technique bien particulière.

Jean-Marc Fournier (source: lejardiniermaraicher.com)

Jean-Marc Fournier (source: lejardiniermaraicher.com)

Bref, le jeune propriétaire Jean-Marc Fortier est tellement convaincu et enthousiaste par ses expériences et ce qu’il a vécu dans d’autres productions du même style qu’il a décidé en 2012 d’écrire un livre expliquant de manière très explicite son succès, chiffres à l’appui.

Le jardinier-maraîcher Manuel d’agriculture biologique sur petite surface propose une manière différente d’aborder l’agriculture et de la ramener à échelle humaine. Résolu à repousser les croyances, l’auteur n’est pas sans nous narguer qu’avec ses revenus, il se permet même 3 mois de repos pendant la période hivernale pour voyager et vaquer à d’autres projets d’intérêts. Disponible au coût de 30$.

Pour qui le sujet intéresse, on nous suggère LA ressource malheureusement en anglais: Growing for market, une revue américaine.

grelinetteLe saviez-vous? La grelinette est un outil de travail idéal pour le potager inventé par André Grelin en 1963. Elle aère le sol sans détruire la vie microbienne. Nous l’utilisons chez-nous depuis des années car elle remplace le fameux rotoculteur, prend beaucoup moins de place au garage et disons-le n’exige aucun entretien ou presque.

 

Le potager d’Ema De Matos (1935-2015); surprenant et gourmand

10 jeudi Jan 2013

Posted by Michel in Visites de potager

≈ 3 commentaires

Emma De Matos avec l'une de ses variétés d'hibiscus (photo: Le Courrier de Saint-Hyacinthe - Robert Gosselin)

Ema De Matos avec l’une de ses variétés d’hibiscus (photo: Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Robert Gosselin)

Une autre de nos belles rencontres durant l’été 2012 fût sans contredit celle survenue avec Madame Ema De Matos. Maskoutaine (ville de Saint-Hyacinthe) depuis 13 ans, vous n’aurez aucun mal à situer sa demeure si jamais vous passez devant chez-elle.

En effet, après avoir rencontré Josée Landry et Michel Beauchamps, un couple de Drummondville ayant eu des démêlés avec leur municipalité concernant l’aménagement de la façade de leur maison en potager, nous nous sommes mis à la recherche de gens ayant eu aussi l’idée de transformer la devanture de leur résidence. Et TADAM!

Façade de chez Emma De Matos

Façade de chez Ema De Matos

Résidente plus spécifiquement du secteur Douville, elle n’a pas attendu cette tendance du jardinage urbain pour s’y mettre. Pas un brin de gazon devant son bungalow. Au lieu de cela, une collection aussi inusité que magnifique d’hibiscus de tous genres.En fait, cette dame originaire du nord du Portugal entretient pas moins de 92 plants de cette fleur mythique connue depuis l’Antiquité et importée en Europe au 12e siècles par les Maures d’Espagne.  Arrivée au Québec depuis plus de 50 ans, Mme De Matos passe une bonne partie de ses journées à l’extérieur pour entretenir ses hibiscus qu’elle démarre la plupart du temps grâce à des semences qu’elle fait venir d’Ontario ou des États-Unis. Ses deux premiers plants, haut de près de 7-8 pieds et en provenance de Californie produisent d’immenses fleurs rouges foncés. Selon ses dires:

J’ai amené ces deux plants avec moi après avoir habité Saint-Denis-sur-Richelieu pendant 32 ans. J’ai bien essayé d’en faire des boutures pour en partir d’autres plants ou en donner  à d’autres personnes, mais ça n’a jamais fonctionné.

Emma De Matos avec ses hibiscus

Ema De Matos avec ses hibiscus (photo: Le Courrier de Saint-Hyacinthe – Robert Gosselin)

Ces plants sont donc assez uniques, souligne cette dernière. Qu’ils soient crème avec un centre rose, mauves, blancs, rouges vifs, fuchsias ou roses, ses hibiscus ne peuvent faire autrement qu’attirer l’attention des personnes qui circulent sur cette rue tranquille de Douville. En bordure du trottoir, du thym décoratif et couvre-sol remplacent le traditionnel gazon. La Ville de Saint-Hyacinthe n’a jamais causé de problèmes à la dame de 77 ans.

La Ville a planté des arbres sur la ligne de gazon près du trottoir et ils ont fait bien attention de ne pas malmener mes plantes. Ils les trouvaient même très beau. Au lieu de couper du gazon et de pourrir l’air avec nos tondeuses, j’aime bien mieux avoir toutes ces belles plantes.

Potager d'Emma De Matos

Potager d’Ema De Matos

Mais croyez-vous que cette dame allait s’arrêter au parterre? À l’arrière de la maison, l’étonnement se poursuit. Un immense potager s’étend en roi et maître qu’elle partage  avec huit personnes. Que ce soit des voisins, amis, une de ses filles ou petite-fille, tous ont leur petite parcelle de paradis. Légumes et arbres fruitiers y font bon ménage.

Avec mon âge, je partage mon terrain depuis 4 ans. J’ai toutes les fines herbes possibles, des tomates, des melons que j’adore et de beaux raisins de table.

Elle nous fait faire le tour de ce potager de rue. Kiwis rustiques… et oui, oui, des kiwis au Québec c’est possible!, figuiers, courges portugaises, courges butternut, artichauts, tomates italiennes et aubergines ne sont que quelques-unes des curiosités que nous dénichons dans cet espace gourmand!

Briser l’isolement, activité physique, diminution des gaz à effet de serre, protection de la biodiversité, production locale ne sont que quelques-uns des avantages d’une telle initiative. Combien d’autres qui, comme Ema De Matos, changent le monde vers quelque chose de meilleur? Une chose est sûre, il y en a beaucoup plus qu’on pense.

Ema de Matos (1935-2015)MISE À JOUR (2015): Nous avons le regret d’informer du décès d’Ema de Matos le 21 août 2015. Nous voulons offrir nos sincères condoléances à la famille. Nous espérons que ce petit article saura raviver le souvenir d’une femme unique.

Gagnante de notre concours de fin d’année 2012

07 lundi Jan 2013

Posted by Michel in Non classé

≈ Laisser un commentaire

Nous voudrions féliciter Madame Rebecca Carrier, gagnante de notre concours de fin d’année 2012. Celle-ci a choisi des semences ancestrales de tomate Savignac. En tous cas, toutes les personnes ayant participé ont eu la bonne réponse à notre petite question à savoir:
Quelle était la personne, reconnue dans le monde horticole, figurant sur cette ancienne photographie: Le frère Marie-Victorin (1885-1944).

Marie-Victorin

Figure emblématique et vulgarisateur émérite du milieu horticole québécois du début du siècle passé, un participant a même été jusqu’à préciser son nom de naissance « Conrad Kirouac ». On lui doit de nombreuses réalisations majeures tant littéraires (ex: la flore Laurentienne) qu’institutionnelle (ex: la fondation du Jardin botanique). Pour les intéressés, nous vous encourageons à lire une brève biographie en cliquant sur son nom ici-haut.

Encore une fois, félicitations à la gagnante et continuez de nous lire. Nous aurons sûrement d’autres petits quizz dans les prochains mois.

Catégories

  • Agrotourisme patrimonial
  • Avis de recherche
  • Événements et perfectionnement
  • Biodiversité
  • Carte postale du mois
  • Céréales du patrimoine:
  • Curiosités au potager
  • Fleurs alimentaires ancestrales
  • Fleurs d'antan
  • Fruits du Québec
  • Fruits et légumes du Canada
  • Légumes du Québec
  • Les herbes nuisibles ancestrales
  • Outils de références
  • Personnages liés à l'agriculture au Québec
  • Plantes comestibles indigènes au Québec
  • Production de vos semences
  • Saveurs d'autrefois
  • Types de jardins-potagers
  • Vieux trucs de jardinier
  • Visites de potager

Propulsé par WordPress.com.

  • Abonnement Abonné
    • Potagers d'antan
    • Rejoignez 568 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • Potagers d'antan
    • Abonnement Abonné
    • S’inscrire
    • Ouvrir une session
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre
 

Chargement des commentaires…