Thérèse Raymond en 1941 au Jardin Botanique de Montréal (image: bibliothèque et archives nationales du Québec)

Thérèse Raymond en 1941 au Jardin Botanique de Montréal (image: bibliothèque et archives nationales du Québec)

En voyant cette photographie, je me suis reconnu hier soir attachant mes plants de tomates. Avec la température chaude et les pluies des dernières semaines, les petites pousses ont bien grandies. Certaines me dépassant presque.  Il est intéressant de savoir qu’il existe 8 espèces de tomate de par le monde de son nom latin « lycopersicon »:

  • peruvianum: Espèce sauvage du Pérou ayant le plus de variabilité génétique. Résiste à plusieurs types de ravageurs et on estime qu’elle possèderait le plus haut taux de vitamine C. Résistante à la sécheresse.
  •  pimpinellifolium: Aussi une espèce sauvage du Pérou qu’on nomme également « tomate groseille ». Adaptée aux très hautes températures ce qui lui donne un avantage  sur les autres car elle se féconde et croit bien dans ces conditions comparativement aux autres espèces tomates.
  •  cheesmanii: Espèce vivant uniquement aux Îles Galapagos. Résistante à l’eau de mer et elle n’a pas d’abcission au pédoncule floral.
  •  hirsutum: Espèce sauvage robuste qu’on retrouve en haute altitude au Pérou et en Équateur. Résistante à de très nombreux insectes, acariens, virus … Adaptée aux très basses températures; une caracteristique très utile en ce qui concerne la germination et la fécondation. Possède une haute teneur en béta-carotène.
  •  parviflorum: Espèce retrouvée dans les hautes vallées de Andes Péruviennes. Se distingue par sa teneur élevée en extrait sec et sa couleur intense.
  •  chilense: Originaire des régions sèches du sud du Pérou et du nord du Chili. Très résistante à la sécheresse.
  •  chmielewskii: Espèce qu’on remarque par sa haute teneur en sucre et sa couleur vive.
  •  pennelii: Espèce sauvage originaire de l’ouest du Pérou avec une résistance importante à la sécheresse. Haute teneur en vitamines A, C et en sucre.

Par ailleurs, les variétés sauvages sont grimpantes et peuvent mesurer plusieurs mètres de longueur. Nos jardins-potagers modernes ont adopté depuis peu des variétés dites déterminées (à croissance limitée), beaucoup plus pratiques. Il est devenu très rare de rencontrer des jardiniers amateurs qui cultivent des tomates en hauteur comme on le faisait au Jardin Botanique de Montréal dans les années 1940 (voir image ici-bas). Je me souviens entre autre d’une ancienne photographie montrant le père Armand Savignac grimpé sur une échelle récoltant ses tomates sélectionnées par ses soins. C’était un autre temps, là où les potagers étaient immenses.

Plants de tomates au Jardin Botanique de Montréal en 1940 (source: Archives et bibliothèque nationale du Québec)

4 variétés de tomates cultivées au Jardin Botanique de Montréal en 1940 (source: Archives et bibliothèque nationale du Québec)

Advertisements