• À propos…
  • Pour commander (arrêt définitif des activités)

Potagers d'antan

~ – Découvrez les fruits et légumes rares du Québec –

Potagers d'antan

Archives mensuelles : mars 2016

Maferme.ca, réunir agriculteurs et consommateurs.

26 samedi Mar 2016

Posted by Michel in Outils de références

≈ Laisser un commentaire

Logo Ma ferme.ca

Apres Provender, une application qui cherche à rapprocher agriculteurs et restaurateurs, une autre marche dans la société de partage dans le monde agricole vient de se construire avec Maferme.

En effet, éliminer les intermédiaires ainsi que les coûts de distribution tout en rapprochant cette fois-ci les agriculteurs et les consommateurs, voilà l’une des missions de la nouvelle plateforme fondée par Pierre-Luc Carmel Biron. Selon le fondateur:

Nous croyons aux bienfaits et aux avantages d’une agriculture de proximité, biologique, à échelle humaine et respectueuse des animaux, des producteurs et des consommateurs.

Dans quelques jours, vous pourrez ainsi géolocaliser le producteur le plus près de chez-vous, consulter ses produits et prendre connaissance de ses lieux de distribution. Les objectifs, espère t-il, sera d’augmenter la flexibilité mais aussi mieux contrôler les prix.

Photo: www.novae.ca

Photo: http://www.novae.ca

Le site prélève une commission de 2% sur les ventes réalisées par les agriculteurs. Des frais de 3% sont également facturés aux clients pour chaque paiement réalisé avec une carte de crédit. Selon Monsieur Carmel Biron, plus de 3000 consommateurs ont déjà manifesté leur intérêt pour ce service. Gagnant de la Bourse « André Waechter » de 10 000$ de la Fondation HEC en 2015, l’idée s’est réellement concrétisée lorsqu’il développa un système informatique pour aider sa tante au Lac-Saint-Jean à gérer ses commandes de la ferme. Selon le site:

Une première version de maferme est alors développée et utilisée, pour la saison 2015, par Les Jardins de Saint-Félicien, leurs points de livraison et plus de 200 abonnés.

À partir de ce succès, il décide de proposer une formule à la carte destinée à l’ensemble du Québec. Mais qui sait, peut-être sommes nous en présence d’une future star-up mondial?

De fait, bien que l’augmentation récente des prix du panier d’épicerie provient en grande partie de la marge de profits des « intermédiaires », des importations minées par la faiblesse du dollar canadien et des fluctuations à la hausse dues aux boursicoteurs, une économie de proximité élimine presque totalement ces variations, ce qui se refile automatiquement au deux extrémités de la chaîne: le producteur et le consommateur.

Dans ce cas-ci, un autre intermédiaire reprend la place mais comme Uber X et AirBnb, il y a de fortes chances pour qu’on soit en présence d’une autre petite révolution de la société de partage. Le temple de l’alimentation pourrait fort bien aussi commencer à trembler un jour. On verra la suite.

La « canne » de sirop d’érable

18 vendredi Mar 2016

Posted by Michel in Saveurs d'autrefois

≈ 2 commentaires

conserve sirop d'érableEntre 1920 et 1951, lorsque la population souhaitait acheter du sirop d’érable, les seuls contenants disponibles se présentaient sous la forme de gallons en verre ou en métal. Dans les deux cas, il y avait de nombreux inconvénients. Par exemple, une fois ouvert, le contenu des cruchons en verre changeait de goût voire surissait dû à la lumière et à l’exposition à l’air.

De même, comme les gens n’en mangeaient pas chaque jour, on pouvait facilement conserver un gallon pendant plusieurs mois. À cause de la cristallisation, on devait souvent en jeter; un gaspillage inutile d’un produit relativement coûteux.

Source: musée McCord

Source: musée McCord

De plus, durant les années 1940, on avait décelé la présence de plomb dans le liquide à cause des matériaux (chaudières, casseroles, évaporateurs…) soudés par ce même métal. Est-il important d’ajouter qu’en 1941, 25 000 fermes sur les 125 000 au Québec possédaient des érablières, soit 21  248 698 entailles ou 853 érables par établissement… Une grosse industrie.

D’ailleurs, les propos tenus par Jules Méthot, chef de la Division provinciale de l’Acériculture, lors d’une réunion de producteurs et retranscrits dans le Bulletin des agriculteurs d’avril 1951, y faisaient justement allusion.

Nous ne réussirons à conserver et développer les marchés de nos savoureux produits de l’érable que s’ils sont essentiellement purs et présentés dans des emballages répondant mieux aux exigences et ressources des consommateurs.

source: Le Bulletin des agriculteurs. mai 1953

source: Le Bulletin des agriculteurs. mai 1953

Ses affirmations touchaient donc pas mal d’acericulteurs. C’est ainsi qu’après avoir converti l’ensemble des équipements à l’aluminium, il fût conclut que pour répondre à la demande du consommateur, l’utilisation d’une conserve de 26 onces résoudrait à la fois les problèmes de pertes, de conservation et de salubrité.

Toutefois, pour agrémenter l’aspect visuel de cet emballage (format no 2 1/2 et no 2) destiné exclusivement au marché canadien, le Ministère de l’agriculture, en collaboration avec la Division de l’Acériculture, organisa en 1951 un concours amateur tenu à l’Exposition provinciale de Québec. Comme cadre de référence, les propositions devaient illustrer des scènes d’érablières en plus de devoir répondre à des critères esthétiques et artistiques. Qui gagna? Il semblerait qu’à travers le temps, cette information fût oubliée ou du moins perdue. Personne ne se risque aujourd’hui à donner une réponse. Mais tentons de nous y rapprocher.

Conserve sirop d'érable (1951)Dans un premier temps, un article paru le 14 mars 1952 dans le journal « Le Progrès du golfe de Rimouski » et écrit par le Ministère de l’agriculture du Canada relate la description de « ces boîtes artistiquement lithographiées de blanc, de rouge et de vert qui indiquent le poids net, la classe du produit ainsi que le nom de l’empaqueteur« . On peut justement voir ici-contre une publicité en noir et blanc des Producteurs de sirop d’érable de Québec publiée en mars 1953 dans le Bulletin des agriculteurs illustrant la supposée image gagnante. Vous pouvez cliquer pour l’agrandir. C’est drôle mais elle ne ressemble pas réellement à tout à fait à notre fameuse « canne » de nos jours.

imageDe fait, lorsqu’une bonne partie des sources suggèrent qu’il n’y a pas eu de changements depuis ces 60 dernières années, je dresse ici un bémol.

En effet, comment expliquer qu’il existe 4 versions autorisées (voir images ci-dessous)? Y aurait-il eu 4 gagnants en 1951? Que comprendre aussi en comparant deux anciennes conserves de sirop des années 1970. Il y a aussi des différences même avec celles actuelles?

Qui plus est, où sont passés le rouge, le blanc et le vert comme l’affirmait l’article publié dans le Progrès du golfe de Rimouski? Où est également la feuille d’érable comme le montre la publicité de 1953? Les conserves d’aujourd’hui ne sont peut-être pas aussi « vintage » qu’on le prétend. Que comprendre? Le « questionneux » en moi ne relâche jamais. Si vous avez des pistes ou des éléments pertinents, n’hésitez pas à les inscrire dans notre section commentaires.

Pour en savoir davantage sur l’histoire de ce merveilleux produit, consultez le site « J’aime l’érable« .

image

Saviez-vous que: Les québécois sont les seuls au monde à consommer du sirop d’érable dans des conserves.

Carte postale de mars 2016

11 vendredi Mar 2016

Posted by Michel in Carte postale du mois

≈ 2 commentaires

Pour les nostalgiques d’une agriculture révolue. Un film de 2 minutes produit en 1941 par l’Office nationale du film. L’île d’Orleans est sans contredit le berceau de l’Amérique française où, encore aujourd’hui, on peut voir les vestiges du passé de nos premiers ancêtres arrivés en Nouvelle-France par la Normandie.

Cet endroit a d’ailleurs été décrété «arrondissement historique» par le gouvernement québécois en 1970, en vertu de la Loi sur les biens culturels. À cette époque, on y avait répertorié près d’un millier de bâtiments agricoles dans le cadre de l’inventaire patrimonial réalisé par le Ministère des Affaires culturelles et ce, sur une superficie de seulement 192 km2 (34 km de longueur par 8 km de largeur).

Catégories

  • Agrotourisme patrimonial
  • Avis de recherche
  • Événements et perfectionnement
  • Biodiversité
  • Carte postale du mois
  • Céréales du patrimoine:
  • Curiosités au potager
  • Fleurs alimentaires ancestrales
  • Fleurs d'antan
  • Fruits du Québec
  • Fruits et légumes du Canada
  • Légumes du Québec
  • Les herbes nuisibles ancestrales
  • Outils de références
  • Personnages liés à l'agriculture au Québec
  • Plantes comestibles indigènes au Québec
  • Production de vos semences
  • Saveurs d'autrefois
  • Types de jardins-potagers
  • Vieux trucs de jardinier
  • Visites de potager

Créez un site Web ou un blogue gratuit sur WordPress.com.

  • Abonnement Abonné
    • Potagers d'antan
    • Rejoignez 568 autres abonnés
    • Vous disposez déjà dʼun compte WordPress ? Connectez-vous maintenant.
    • Potagers d'antan
    • Abonnement Abonné
    • S’inscrire
    • Ouvrir une session
    • Signaler ce contenu
    • Voir le site dans le Lecteur
    • Gérer les abonnements
    • Réduire cette barre
 

Chargement des commentaires…