Image: bangkokaccueil.org

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Premièrement, nous voulons vous souhaitez une très belle année 2015.
Que tous vos souhaits de jardinage s’accomplissent.
Bon… c’est peut-être exagéré mais le sentiment y est.

En attendant de se tremper les mains dans la terre, chose certaine, depuis quelques années, à chaque épiphanie (6 janvier), nous dégustons une belle galette avec une certaine appréhension de la part des enfant (et aussi des adultes) à savoir qui deviendra le roi.

En effet, pour déterminer l’heureux élu portant la couronne dorée, il y a une petite vedette qu’on oublie souvent: la fève. Pour quelle raison insère t-on une fève dans une galette? Et pourquoi la nomme t-on « galette des rois »?

En fait, la réponse résulte d’un mélange de plusieurs anciennes traditions.

Pour commencer, on remonte aux temps des romains… rien de moins. Pour célébrer le dieu Saturne entourant le solstice d’hiver, la population romaine festoyait pendant une semaine entière. Appelée les Saturnales, tout y était autorisé. Même les esclaves jouissaient d’une « relative » liberté. Pour souligner cette période, la coutume voulait qu’on envoi des gâteaux à ses amis. Sous l’ancien régime romain, ce moment coïncidait aussi avec les redevances féodales et on faisait aussi parvenir un gâteau à son seigneur d’où l’appellation « gâteau des rois ». La fève quant à elle déterminait le « roi du festin ». Blanche ou noire et habituellement utilisée lors des scrutins, on en choisissait une pour l’occasion qu’on insérait dans un gâteau.

De fait, cette coutumes sera adoptée plus tard, entre autre, par la religion catholique car elle coïncidait avec l’épiphanie, terme grec signifiant « apparition »correspondant  à la présentation de l’enfant Jésus aux Rois Mages. Il est intéressant de noter que la date du 6 janvier fût définitivement fixée par le Concordat de 1801.

Série de fèves dorées : « Habits de lumière ». (source: Wikipédia)

Série de fèves dorées : « Habits de lumière ». (source: Wikipédia)

Néanmoins, la galette des rois avait déjà cours dans la tradition française du XIVe siècle. À l’époque, celle-ci voulait qu’on la partage en portions égales au nombre de convives, plus une. La pointe supplémentaire, désignée  « part de la Vierge » ou « part du Bon Dieu » se destinait au premier pauvre à se présenter à la maison. Cela peut paraître surprenant de nos jours mais pendant longtemps l’épiphanie fût plus importante que le jour même de Noël. Ça change hein!

De nos jours, on dissimule un petit objet significatif (ex: une petite figurine d’un roi) et celui qui la trouve dans sa portion se voit déclaré roi. Il se coiffera dès lors de la couronne dorée fournie avec le dessert. Chaque année, la Maison Saint-Gabriel vous invite justement à mieux connaître cette belle histoire en invitant un historien ou un conteur pour cette journée bien spéciale. Comme ils le disent dans leur communiqué:

On est loin des fèves en porcelaine (apparues en 1870), en faïence et même en métaux précieux qui se cachaient dans les galettes des plus nantis d’antan. Ces fèves sont devenues de véritables objets de collection pour les « fabophiles« .

Qui plus est, si on avait vraiment respecté la coutume, notre plus jeune se serait glissé sous la table pour désigner à qui reviendrait chacune des portions pour éviter tout favoritisme. Chicane assurée!!! On a forcé le hasard pour que nos deux plus jeunes soient couronnés. J’espère juste qu’on ne confirmera pas une personnalité d’enfant-roi chez nos enfants.

Finalement, si vous ne trichez pas comme chez-nous, il est de circonstances que le roi offre la galette l’an prochain.

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