Avez-vous, vous aussi, une table à tomates?

Chaque année vers la fin septembre, nous la ressortons. Destinée aux fruits encore verts, elle trône au soleil derrière la maison quelques semaines avant les grands froids.

En fait, c’est simplement le dossier d’un vieux banc d’église récupéré sur des trépieds.

Contrairement à plusieurs, nous cultivons de nombreux plants d’une même variété pour  sélectionner  les  semences des plus beaux spécimens répondant aux caractéristiques du cultivar.

Néanmoins, comme vous pouvez le constater, ça donne de bonnes quantités et c’est impossible de tout rentrer dans la maison. Juste pour vous donner une idée, nous avons récolté une demie brouette de tomates de type italienne « L’espagnol Lefebvre » juste avec 4 plants (non illustrée sur cette photo). Nous vous reparlerons de cete variété plus tard cette année.

Toutefois, nous rentrons les fruits sélectionnés pour en récolter les graines et malheureusement, nous ne pouvons pas toujours nous en occuper la même journée. Et qu’arrive t-il? Parlez-en à ma conjointe qui, chaque année me refait son laïus sur la quantité astronomique de petites mouches dans la maison, les odeurs de fermentation, les fruits coulants, les moisissures dégoûtantes et puantes ainsi que l’invasion visuelles des tomates du jardin dans sa/notre cuisine.

J’avoue que cette année, elle a eu quelques surprises supplémentaires avec une énorme chenille dégoulinante cachée et des asticots rampant sur son comptoir. Résultat: un sermont bien senti sur la propreté ponctué d’une gestuelle très convaincante avec en trame de fond les fous rires des enfants. Mais que voulez-vous… c’est la nature et pour assurer les meilleures taux de germination possibles, nous laissons les fruits plus longtemps sur le plant pour une maturité complète. Il arrive donc que certains intrus s’y glissent attirés eux aussi par ce buffet à volonté et cette odeur alléchante.

Je me demande si la table à tomates ne fût pas inventée par quelqu’un qui, lui aussi cherchait à préserver la quiétude de son union. C’est une question sur laquelle je plancherai cet hiver.

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