Résidence de chez Josée Landry et Michel Beauchamps (fin août 2012)

En 2012, Josée Landry et Michel Beauchamps ne se doutaient sûrement pas que leur potager allait générer une telle controverse au sein de la communauté de Drumondville et qu’elle allait même faire le tour du monde.

En effet, après s’être informés de la règlementation municipale concernant l’aménagement en façade de leur maison, ils se sont décidés à y aménager leur potager afin qu’il puisse profiter du plein soleil et de la protection contre les vents grâce aux grands arbres de leur voisinage.

De fait, l’arrière du terrain n’aurait pu y accueillir autant de biodiversité car trop ombrageux mais aussi occupé à 95% par la piscine, le patio, la remise et le coin BBQ. « J’avais un magnifique espace innoccupé en avant ». « Pourquoi ne pas en profiter » déclara Monsieur Beauchamps.

Quelle ne fût cependant leur surprise de recevoir durant l’été des avis répétés de la municipalité les obligeant à déconstruire leur aménagement avant le mois de septembre 2012. « J’avais respecté la règlementation en vigueur », disait-il. « J’ai rencontré l’urbaniste, les conseillers municipaux, rien n’y faisait ». « On ne pouvait pas me répondre, ni me justifier pour quelles raisons je devais détruire mon potager construit de nos mains aux coûts de plusieurs centaines de dollars » renchérissa t-il. « C’est très beau et bien entretenu ». Maintes personnes les encourageaient à poursuivre leur combat et il n’en fallu pas plus pour qu’après quelques photos bien placées sur Internet, la nouvelle éveilla l’intérêt de milliers de personnes. « Nous avons reçu plus de 8000 visites sur leur blogue en une seule journée » semblait s’étonner Monsieur Beauchamps visiblement surpris par une telle réception et les visites continues devant chez-lui.

Il n’en fallait pas plus pour intéresser les médias sociaux, la télévision, la presse écrite et la pression des citoyens pour que la ville et plus spécifiquement la mairesse, Madame Francine Ruest Jutras comprennent que le débat valait la peine qu’on revoit la manière d’encadrer l’aménagement en façade des résidences. Un sursis leur a donc été accordé…. jusuq’en mars 2013"… pour le moment. Ceci, pour diminuer la pression.

Après avoir rencontré le couple en fin de semaine dernière suite à leur invitation, ils ont manifesté leur étonnement face à la main mise de la pelouse dans la vie des citoyens propriétaires mais aussi été subjugué par les préjugés, souvent saugrenus concernant un potager en façade. Ils se sont dits d’autant plus surpris qu’avec les discours actuels concernant le développement durable, la diminution des gaz à effets de serre, la protection de l’environnement, la production de fruits et légumes locaux, ils ont dû recourir à un BED-IN pour faire prendre conscience aux gens qu’il y a encore tant de chemins à faire pour changer les mentalités si encrées dans l’uniformité.

Visiter leur blogue le potager urbain pour mieux comprendre leur cheminement mais aussi connaitre les prochaines actions de ces deux personnes forts sympathiques. Imaginez… c’était la première fois qu’il faisait un potager. Nombreux sont ceux qui se seraient découragés avant. Bravo! Re-bravo! et re-re-bravo!

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